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Les mauvais résultats de Citigroup: juste une illusion

Citigroup a déprécié sa filiale de courtage Morgan Stanley Smith Barney à hauteur de 4,7 milliards de dollars. Copyright Reuters
Citigroup a déprécié sa filiale de courtage Morgan Stanley Smith Barney à hauteur de 4,7 milliards de dollars. Copyright Reuters
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Retraités d'une dépréciation sur la filiale de courtage Morgan Stanley Smith Barney, les comptes trimestriels de la banque américaine s'avèrent supérieurs aux attentes du marché.

A première vue, les résultats de Citigroup n'ont rien d'enchanteur. La banque américaine a publié ce lundi un bénéfice net en chute de 88%, à 468 millions de dollars, au titre du troisième trimestre. Mais, en lisant entre les lignes, il apparaît que Citigroup a dû déprécier sa participation de 35% dans Morgan Stanley Smith Barney, la société de courtage dont elle est co-actionnaire avec Morgan Stanley. Ce qui lui a coûté la coquette somme de 4,7 milliards de dollars.

Retraité de cette charge exceptionnelle, le bénéfice net de Citigroup ressort à 3,27 milliards de dollars, soit 1,06 cent par action, un montant supérieur à l'estimation moyenne des analystes sondés par Thomson Reuters. Une performance qui résulte du regain de tonus des activités de marchés, aussi bien sur les actions que sur les obligations. En forme, également: les activités de crédit immobilier, qui ont permis à la division de banque de détail en Amérique du Nord de voir son bénéfice grimper de 18%.
 

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Commentaires

simple citoyen  a écrit le 15/10/2012 à 19:18 :

Euh... Juste une illusion en effet, mais pas tout à fait celle que vous décrivez. En fait le contraire.
Donc on part avec une perte nette de 964M$, à laquelle on ajoute une provision d'impôts, les ajustements sur les risques des portefeuilles de dérivés (CVA) et la perte liée à la vente de MSSB (4.7Mds$ avant impôts). On obtient 3.3Mds$ de profits.
Oui la vente des parts dans MSSB lui ont coûté 4.7Mds$, mais cette vente (et l'ajustement CVA/DVA) a néanmoins permis d'afficher un +3% des revenus qui sinon sont en baisse séquentielle non ajustée de 25%... chaque pièce a donc bien deux côtés. En ce qui concerne les donc 3.3Mds$ de bénéfice, on remarquera que presque la moitié provient d'une reprise des provisions pour risque sur le portefeuille (LLR), alors même que la banque enregistrait une augmentation de ses pertes sur engagement de 11% à 3.979Mds$... Donc on réduit les réserves pour pertes liées aux défauts des emprunteurs pour les réincorporer aux revenus, mais on constate dans le même temps une augmentation massive des-dits défauts... (schizophrenia anybody?) et une augmentation inquiétante des prêts "non conformes", c'est à dire dont la valeur de l'hypothèque est supérieure à la limite fixée par les régulateurs fédéraux (Freddie Mack et Fannie Mae) par rapport à la valeur du bien concerné... Conclusion: les chiffres de Citi sont excellents. ENfin, ceux qui les ont obtenus.

Pour une analyse détaillée, voir http://www.zerohedge.com/news/2012-10-15/half-citis-adjusted-net-income-comes-loan-loss-reserves-home-equity-loan-losses-surg