La Tribune

Espagne : la note de Bankinter dégradée par Standard & Poor's

Copyright Reuters
Copyright Reuters
Séverine Sollier  |   -  363  mots
L'agence financière S&P a abaissé à BB la note de solidité financière de la banque espagnole Bankinter dont le Crédit Agricole détient environ 20%.

Bankinter, dont Crédit Agricole SA possède près de du capital,  était notée jauparavant  "BB+". L'agence Standard & Poor's descend la note d'un cran à BB et place cette nouvelle note sous perspective négative, ce qui implique qu'elle pourrait la dégrader encore. Le secteur bancaire espagnol traversant une période de "hausse des risques économiques" marquée par "la détérioration rapide de la capacité de crédit de l'Etat" espagnol, après avoir abaissé la note du pays le 10 octobre dernier à "BBB-", à seulement un cran de la catégorie des emprunteurs à risques.

Après être monté à près d'un quart du capital en 2011, Crédit Agricole SA était passé sous la barre des 20% du capital au cours de l'été 2012, pour ne pas avoir pris part à une émission d'actions préférentielles. Ce franchissement de seuil a eu pour conséquence d'entraîner une déconsolidation de Bankinter dans les comptes du Crédit Agricole pour un impact négatif de 193 millions d'euros au troisième trimestre 2012.

L'affaiblissement de l'économie de l'Espagne

"Selon nous, les banques espagnoles font face à des risques de crédit plus élevés car l'affaiblissement de l'économie de l'Espagne, les coupes dans le secteur public et le chômage élevé vont probablement compliquer la capacité de crédit et la résistance des emprunteurs, publics et privés", indique l'agence.

Standard & Poor's a aussi dégradé les notes de la Confédération des caisses d'épargne (Ceca) et d'une banque de taille plus réduite, Ibercaja, de "BBB-" à BB+", soit un cran en moins. Elle a cepednant confirmé les notes des douze autres banques espagnoles qu'elle surveille, dont Santander ("BBB"), BBVA ("BBB-") ou encore CaixaBank ("BBB-"), mais avec une perspective négative, ce qui manifeste son pessimisme sur l'évolution du secteur bancaire espagnol en général.

Ces trois banques sont pourtant considérées comme très solides selon les spécialistes. Les cabinets conseil Oliver Wyman et Roland Berger, des analyses du FMI, et le gouvernement de Mariano Rajoy insistent depuis des mois sur la solvabilité des trois principales banques du pays : Santander, BBVA et CaixaBank.

Réagir

Commentaires

BOF  a écrit le 23/11/2012 à 15:15 :

Faisant parti du groupe en question, j'ai l'impression que ma maison mère a fait des choix stratégiques dans tout ce qu'il ne fallait pas, comme quoi il ne faut pas confondre conseiller et dirigeants...

xbar  a écrit le 23/11/2012 à 14:41 :

tu m'étonne Simone