La Tribune

Réforme bancaire: le projet de loi français serait-il le pire de tous?

Les critiques enflent contre le projet de loi sur la réforme du secteur bancaire élaboré par Pierre Moscovici. Copyright Reuters
Les critiques enflent contre le projet de loi sur la réforme du secteur bancaire élaboré par Pierre Moscovici. Copyright Reuters
Christine Lejoux  |   -  741  mots
Le projet de loi sur la réforme du secteur bancaire français, qui sera débattu à l'Assemblée courant janvier, «cumule les faiblesses de tous les projets existants» à l'étranger, juge le chercheur Gaël Giraud.

Les oreilles de Pierre Moscovici ont dû siffler. Concocté par le ministre des Finances, le projet de loi sur la réforme du secteur bancaire a essuyé un tir à boulets rouges, ce lundi matin. Le projet de loi français, qui doit être débattu à l'Assemblée nationale courant janvier, «cumule les faiblesses de tous les projets de loi existants (à l'étranger), sans hériter d'aucune de leurs vertus», a asséné Gaël Giraud, jésuite, chercheur au CNRS, à l'Ecole d'Economie de Paris et membre du laboratoire d'excellence sur la régulation financière.

Ce dernier organisait une conférence de presse à la Sorbonne, intitulée «Le projet de loi de séparation bancaire Moscovici sépare-t-il vraiment (les activités de détail des banques de leurs activités de marchés)?» Une question qui n'en était pas une, Gaël Giraud jugeant le projet français tout-à-fait insuffisant pour éviter la répétition d'une crise financière comme celle de 2008.

Pour mémoire, ce projet de loi impose aux banques françaises de cantonner leurs activités spéculatives dans une filiale ad hoc, laquelle doit en grande partie se financer par ses propres moyens. L'objectif: protéger les dépôts des épargnants des risques pris par les banques dans le cadre de leurs activités de marché. Le texte entend par ailleurs interdire les activités les plus spéculatives, comme la spéculation sur les produits agricoles et le trading haute fréquence (THF, ordres boursiers passés en rafale par des machines).

Les prêts aux hedge funds non interdits

«A l'instar de l'option Volcker [le projet de loi américain sur la réforme du secteur bancaire; Ndlr], le projet de loi français est ambigu sur la définition des activités de marché cantonnées», grince Gaël Giraud. Ainsi, le projet de loi prévoit de cantonner «toute opération impliquant des risques de contreparties non garantis, vis-à-vis des hedge funds (fonds spéculatifs)». Le hic, c'est que les crédits accordés par les banques aux hedge funds sont toujours montés avec des garanties... Résultat, «ces dispositions du projet de loi permettront aux banques françaises de continuer à utiliser les dépôts de la clientèle pour financer des prêts aux hedge funds!», s'indigne Thierry Philipponnat, secrétaire général de l'ONG Finance Watch.

Le risque systémique perdure

Autre faiblesse partagée par le projet de loi français avec, cette fois, ses pendants britannique et européen, les rapports Vickers et Liikanen: « Il ne scinde pas financièrement les entités bancaires et laisse entier le problème de leur solidarité de destin, en cas de faillite », explose Gaël Giraud. Contrairement au Glass Steagall Act américain de 1933, le projet français de réforme bancaire ne coupe pas juridiquement les banques en deux, avec d'un côté les activités de détail et, de l'autre les activités de marchés. Il les garde toutes deux au sein d'un même holding.

Or «la faillite d'une filiale «marchés» peut fort bien entraîner celle du groupe tout entier», se désole Gaël Giraud. Qui estime donc que le projet français ne permettra pas de limiter le risque systémique -c'est-à-dire de contagion- que les grandes banques font planer sur l'ensemble de leur secteur et, partant, sur l'économie. Avant lui, l'ancien ministre Michel Rocard, le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, mais également des banquiers comme Jean Peyrelevade, ex-patron du Crédit Lyonnais, avaient plaidé pour une séparation pure et simple des activités de détail de celles de marchés.

Un projet trop peu ambitieux

«Le projet de loi ne prétend pas résoudre l'hypertrophie de la finance mondiale généralisée!», s'insurge Thomas Philippon, conseiller économique de Pierre Moscovici. «La France sera précurseur, nous serons les premiers à faire appliquer un texte de loi sur la réforme bancaire, avant les Etats-Unis», plaide Hervé de Villeroché, directeur adjoint du Trésor. «C'est vrai, le projet est précurseur», reconnaît Olivier Berruyer, actuaire et créateur du blog Les-crises.fr. «Mais il ne va pas changer grand-chose! Il devrait par exemple amener BNP Paribas à cantonner 0,5% à 1% seulement de ses activités! C'est ce que vous appelez un projet ambitieux?» Ambitieux, peut-être pas, polémique, c'est certain.

 

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Commentaires

Oups  a écrit le 30/01/2013 à 5:38 :

De quoi les banques sont-elles coupables?

Kévin  a écrit le 30/01/2013 à 5:25 :

Il parait que les banques à l?origine de la crise ne sont pas séparées. Ensuite les Freddie et Fannie, c?est bien des banques d?Etat. Elles ont fait des prêts à des gens qui ne pouvaient pas rembourser et tout le monde paye pour eux. Ils en ont de la chance ! En revanche, pour les 500 milliards, faut bien avouer qu?on n?a pas été très malins. Devons-nous retirer l?ambassadeur ? Tout le monde sait que l?antiaméricanisme primaire fait florès. Voyez les réactions après Moody. Avec la hausse des taux qui viendra questionner les finances publiques sur leur soutenabilité, c?est 15 milliards par point. Nous travaillons donc pour les américains dont les fonds de pension via les paradis détiennent les 2/3 de nos obligations et 45% de la bourse. Les profits filent outre-Atlantique. Les français n?ont pas droit d?être propriétaires de leur pays. Le socialisme qui paupérise la France roule pour les américains qui achètent le pays.

ernest  a écrit le 22/01/2013 à 19:39 :

c'est qui moscou vichy ? le grand écart permanent entre les idées et la réalité ?. Quand aux soit disants économistes, de grâce, donnez leur un jeu de monopoly pour qu'ils aillent jouer ailleurs et qu'ils arrétent de nous raconter des âneries d'intellos qui n'ont jamais mis les pieds dans le concret

Mag90Productions-Groupe  a écrit le 22/01/2013 à 15:56 :

Depuis tout ce temps des réformes et encore des réforme. C'est pas en réformant des banques ou en haussant les Taxes impôts et autres machin que la crise ralentira ou s'arrêtera. Qu'ils se mettent réellement au travail au lieu de nous baratiné de chose comme ça. En plus ils n'en pas l'aire de savoir ce qu'ils veulent.

aline  a écrit le 22/01/2013 à 14:47 :

si on confronte l'avis d'un politique à celui d'un économiste, c'est l'hopital qui se moque de la charité ! ces éconofumistes, y compris le prix nobel, n'ont pas vu que la france est le seul pays européen à être assis sur un gisement de gains phénoménal de sa dépense publique et donc de capacité de financement de la relance sans s'endetter plus, ce qui serait catastrophique, ils nous sortent des théories martiennes pour avancer.. Il faudrait une analyse un peu plus approfondie et bien cerner les causes des problème set non mettre des rustines sur les conséquences, travers permanents de ces chers théoriciens

alain  a répondu le 22/01/2013 à 19:35:

100% d'accord, les économistes ne sont que des philosophes souvent politiciens, il faut des gestionnaires, des pros

bartg  a écrit le 22/01/2013 à 14:39 :

Depuis 20 ans on priviligie la com et non pas le fond....reforme en toc comme la reforme fiscale comme avait ete le reforme des retraites etc etc etc....desesperant

STONE1  a écrit le 22/01/2013 à 13:51 :

Il suffirait peut-être de nationaliser les activités bancaires de dépôt et de laisser la spéculation au privé !! Banques d'Etat et banques privées cohabiteraient ainsi sans risque systémique!

Bili hari  a répondu le 22/01/2013 à 14:19:

Superbe idée...je vous renvoie à l'affaire du crédit Lyonnais -130 milliards de pertes pour le contribuable- et à Dexia -les pertes aujourd'hui sont encore inconnues, mais les états sont aux commandes depuis le 7/10/2008...c'est sûr que vous avez La Solution.. Stone, le Monde est Stone..

francois  a répondu le 04/06/2013 à 23:21:

Bili hari
L'argument CL a été largement été entendu, mais une banque publique qui est compétition avec le privé (précisément dans un cadre de 1. non séparation des activités 2. de non nationalisation de l'intégralité du secteur non spéculatif) n'a aucune raison d'échapper à l'hybris et à la rapacité qui caractérise leurs cousins du secteur privé.
Quant à l'argument Dexia, il n'est pour sa part pas superficiel, il est carrément malhonnête puisque les Etats sont intervenus pour aider Dexia au bord du gouffre (et non l'inverse comme vous tentez maladroitement de le laisser entendre).
Bref, merci pour les grandes leçons arrogantes, cet exemple de pensée qui se fait hari-kiri! (lol)

Fan de Gaël  a écrit le 22/01/2013 à 10:46 :

Bien vu l'interview avec Gaël Giroud, j'adore... mais c'est quand même triste d'être obligé d'aller chercher un chercheur jésuite pour avoir un avis indépendant sur les banques... faut dire que' c'est pas au Trésor qu'on risque de trouver ça ;-)

Des paroles et des actes  a écrit le 22/01/2013 à 10:03 :

Vous avez tous marre des banques ? Vous voulez les voir "tomber" ? Une solution : retirez tous vos dépôts et on repartira pour un monde meilleur. D'autres banques se créeront car la nature a horreur du vide. Mais elles se créeront sur de nouvelles base.
Juste une info dont on ne parle jamais au sujet du risque systemique des banques : quand une grosse banque tombe, elle laisse ses créanciers en carafe mais ses débiteurs se frottent les mains. Et comme ses débiteurs sont plus nombreux que ses créanciers....

?  a répondu le 22/01/2013 à 10:20:

"ses débiteurs se frottent les mains" ? Car vous croyez que lorsqu'une banque fait faillite personne n'a plus a rembourser son pret ? Vous etes certain que le mot "liquidation" ne vous dit rien ?

@?  a répondu le 22/01/2013 à 11:10:

Oui pour la liquitation judiciaire si une banque fait faillite. Mais si toutes les banques font faillite, pensez-vous vraiment que nous garderons la législation actuelle ?
Je ne dis pas que les français ne paieront plus leurs prêts. Je dis juste qu'il n'y' aucun débat "technique" qui intègrent tous les tenants et les aboutissants avec les plus et les moins si ce cas arrivait.

Sun Tzu  a répondu le 22/01/2013 à 11:46:

Ca n'arrivera pas (car ça provoquerait notament des guerres civiles), les banques seraient nationalisées avant même que vous n'ayez le temps d'ouvrir le site de la Tribune, la perte serait instantanément monétisée et cantonnée par les BC. Il n'y a pas de débat technique à avoir, gagnez du temps, fantasmez sur autre chose. Le taux de couverture emploi ressources va passer sous les 100% d'ici peu et avec disparaitra votre autre fantasme qui est de voir les débiteurs éponger leur dette, d'ailleurs les plus gros débiteurs sont aussi les plus gros déposants et seraient globalement perdants dans cette équation.

bertrand  a répondu le 23/01/2013 à 5:12:

quand vous devez 10 000 ? à votre banque, vous êtes angoissés, quand vous devez 1 000 000 000 ? à votre banque, c'est la banque qui est angoissée !!

Asimon  a écrit le 22/01/2013 à 8:48 :

Rien ne justifie que les banques deviennent grosses au point d'être systémiques : le prix de leur ressource, l'argent, ne dépend pas de la taille mais de la qualité du bilan. Par conséquent, les laisser grossir comme l'ont fait les gouvernements et les superviseurs montre bien à quel point les politiques mangent dans la main des banquiers.
Notamment les banquiers français, qui ont de plus traduit le terme anglo-saxon "moral hazard" en "aléa moral". Ce qui est parfaitement spécieux : "hazard" veut dire "danger", et non pas "hasard" en anglais.
Messieurs, un peu de tenue, que diable !

copie à refaire  a écrit le 22/01/2013 à 6:55 :

protéger les clients sans garde-fous,c'est un peu léger pour un ex-candidat à la présidence de l'Eurogroupe!

bertrand  a écrit le 22/01/2013 à 2:47 :

on ne veut plus des banques mais il faut qu'elles paient le clientélisme des politiques !!!
la crise bancaire a été provoquée par les Etats toujours plus dispendieux !!
arrêtons de les prendre pour les boucs émissaires alors que ce sont les politiques qui veulent dépenser à tout va !!!!

@bertrand  a répondu le 22/01/2013 à 10:16:

vous avez en gros raison, mais il y a bien eu quand meme un probleme bancaire , ce qui n'enleve rien au probleme de la crise de la "dette" des etats.

xavier-marc  a écrit le 22/01/2013 à 0:53 :

Je ne me fais pas d'illusions, même avec la séparation des comptes clients de ceux de la banque, de toute façon à la moindre crise, l'état interviendra et racontera qu'on va lier les comptes "temporairement" pour augmenter ainsi les fonds propres et la sauver. Je n'ai plus confiance du tout dans le système, les mentalités qui sont au pouvoir n'ont pas changé un poil, toujours manipuler encore et encore en étant au service de la finance qui est devenue si gargantuesque omniprésente et invasive( on veut même nous forcer à abandonner l'argent papier pour le tout électronique) que le seul truc qui pourrait la détruire et libérer la population serait un black-out électronique généralisé causé par le soleil, et qui est même espéré par une frange écologiste.
Car une chose a changé, les banques ont pris le pouvoir, c'est la faute à Clinton diront certains, ces banques avaient déjà pris aussi le pouvoir en d'autres temps, lors des périodes de colonialisme, et c'est pour cela que les gouvernants les protègent, car elles sont des boites par lesquelles transite une grande partie de l'argent de la planète, et donc du pouvoir, par exemple pour les prêts aux entreprises internationales ou aux états; et donc l'objectif des gouvernants est que ces méga-banques( souvent gouvernées par des copains) grossissent toujours plus, c'est une course, elles sont plus grosses qu'en 2007, les entreprises ont commencé à s'adapter en devenant leur propre banque pour les plus grosses et d'autres commencent à s'allier pour ne plus dépendre des grandes banques, c'est bon enfin de la concurrence qui va faire réduire ces mastodontes.

John  a répondu le 22/01/2013 à 2:55:

Plus 1000 d'accord

Mao  a répondu le 22/01/2013 à 7:19:

Nimporte quoi. Separation des comptes clients de ceux de la banque ??? mais ca a toujours ete le cas !!! Les lier temporairement pour augmenter les fonds propres ??? rarement lu pareilles aneries. Vous ne comprenez visiblement rien a tout cela.

@Mao  a répondu le 22/01/2013 à 8:50:

J'aimerai bien savoir ce qu'a compris Mao? Avec plus de détails ont pourrai se faire un avis!

Sun Tzu  a répondu le 22/01/2013 à 9:56:

Il a compris que Xavier-Marc n'a absolument rien compris et débite des inepties au rythme de sa frustration sans avoir cherché 10 minutes dans sa vie à comprendre le fonctionnement d'une banque.

Sun Ra  a répondu le 22/01/2013 à 10:42:

Se planquer derrière un nom de stratège pour tirer sur une ambulance, c'est pas joli-joli, Môssieur Tzu...

xavier-marc  a répondu le 22/01/2013 à 15:23:

@mao; quand vous avez un compte dans une banque auquel vous versez une partie de votre salaire, il est en réalité vide, vous n'avez qu'une ligne de crédit sur la banque; c'est elle qui remplit l'argent demandé à fur et à mesure, c'est pour cela que si une banque "universelle" fait faillite, tous les comptes clients ne se retrouvent à 0 car ayant des créances sur quelqu'un d'insolvable( car la banque utilise un effet de levier ).
La séparation des comptes clients des activités de marché de la banque, cela signifie que les comptes clients sont appuyés par un crédit sur une contrepartie réelle( par exemple des obligations d'état), pour chaque compte, et ce donc, indépendamment de la santé de la banque qui pourrait donc couler sans rien endommager; cette garantie ne doit pas d'être d'état mais provenir de la banque de dépôt.
Rappelez vous quand Sarko( qui avait fait passer la garantie de l'état de 70000 à 100000euros par compte) avait dit qu'il n'y avait aucun danger sur les comptes grâce au modèle français puis 2 semaines plus tard, tout affolé il avait clamé qu'il avait sauvé tout le système et empêché la ruine des comptes des français, n'importe qui qui se rappelle de cette époque pas si lointaine ne peut pas avoir confiance, il n'y a d'ailleurs presque aucun exemple historique ou un dirigeant ou un ministre dise la vérité en période de crise, l'exemple le plus criant est en cas de dévaluation, le ministre dit qu'il n'est pas question de cela, une folie, le vendredi et hop le lundi dévaluation.
Pour votre information, j'étudie l'économie historique depuis 2004, depuis les sumériens jusqu'à nos jours; et je ne joue pas sur les mots comme les politiciens pour affoler ou rassurer ou crédibiliser ou décrédibiliser, ce qui m'intéresse c'est ce qui se passe réellement.

Surpris  a écrit le 22/01/2013 à 0:46 :

Tiens tiens, cela expliquerait-il que le cours des banques a fortement monté en bourse dès que le gouvernement a détaillé son programme de "réforme" bancaire ???

Louis XIX  a écrit le 22/01/2013 à 0:41 :

La finance a démolli l'économie mondiale avec ses subprimes, ses crédits pourris, ses LBO, CDO et autres produits dérivés, il a fallu sauver les banques avec plusieurs milliers de milliards d'euros, dont encore 1000 milliards "prétés" aux banques européennes il y a un an, et après ces catastrophes majeures et les cadeaux énormes faits par les contribuables les banques restent incapables de se réformer, rien, aucun effort !!! On se fout de notre gueule !!!! Il ne faudra pass'atonner s'il y a de fortes perturbations sociales ou des votes extrèmes, comme après la crise de 1929 (1933, ça vous dit quelque chose ???)

bertrand  a répondu le 22/01/2013 à 2:50:

quand je suis obligé de prêter de l'argent et que je sais parfaitement que je ne serais JAMAIS remboursé, je dois trouver des solutions pour sauver la banque !!! la banque est une entreprise comme les autres !!

Gimo35  a écrit le 21/01/2013 à 22:52 :

Et oui il est temps de s'en appercevoir ! Nombreux sont ceux qui dénoncent cette loi et appellent à une loi de type Glass Steagall ( en référence à la loi de 1933 mise en place par Roosevelt) qui est une séparation pure et dure des banques. Finance Watch, Roosevelt 2012 et Solidarités et Progrès depuis des années (voir la campagne présidentiel de leur candidat Jacques Cheminade) défendent ce point de vu et sont tous les jours rejoints par de nombreux acteurs économiques et par des politiques.
Pour tous ceux qui s'interrogent renseignez vous !

Mao  a répondu le 22/01/2013 à 7:21:

Finance Watch, Cheminade, voila des references de haute volee !! MDR

mouette  a répondu le 23/01/2013 à 10:08:

oui!! mdr on va installer les banques sur la lune !! c'etait pas ca le programme de cheminade ??

churchill  a écrit le 21/01/2013 à 22:25 :

pinocchio a dit ' tout va bien, vous avez bien vote'

Cervus45  a écrit le 21/01/2013 à 22:07 :

http://www.monadversairecestlafinance.fr/

Bis repetita  a écrit le 21/01/2013 à 20:54 :

Mais c'est toujours la même photo de P.Moscovici !

Citoyen  a écrit le 21/01/2013 à 20:44 :

Cette mini réforme des apparences ne va pas redonner confiance dans les banques. Les épargnants et contribuables restent exposés aux risques bancaires. La seule attitude raisonable est de diminuer ses avoirs confiés aux banques. Les banques auront toujours la possibilité de se prêter de l'argent entre elles pour spéculer.

Robespierre  a répondu le 22/01/2013 à 7:25:

Bien d'accord et quand nous aurons retire nos avoirs des banques nous les mettrons a, euh...au, enfin mmmmhh, oui c'est ca, au fond du jardin enterres dans une cassette. Les banques se pretent de largent entre elles pour speculer, celle-la fallait l'inventer Citoyen niais ! Foutez moi ca a la bastille et apres couic.

tetenlair  a répondu le 22/01/2013 à 12:53:

eh oui, la moitié du bilan d'une banque universelle est constitué de dettes et actifs financiers concernant des opérations interbancaires.

José  a écrit le 21/01/2013 à 20:33 :

Mon adversaire c'est la fifi, c'est la fifi... Oh et puis non, laissons-la tranquille!

DRRW  a écrit le 21/01/2013 à 20:15 :

C'est toujours mieux qu'un code de deontologie... Et puis, trop ambitieux aurait ete trop, etc...

Pf  a écrit le 21/01/2013 à 20:02 :

La réforme des banques? En quoi les banques sont-elles coupables? On leur dit de faire des prêts à partir de 8% en caisse, en quoi sont-elles fiables? On devrait plutôt se poser la question de l'invasion des actifs toxiques américains en Europe et aussi des bulles immobilières qui existent ici où là, sauf en Allemagne...

Liena  a répondu le 22/01/2013 à 13:29:

Vous inventez. C'est en Allemagne que l'exposition au risque des subprimes a été la plus importante, les premières faillites...étaient en Allemagne (ex : IKB) en atteste, vous avez oublié? et le système bancaire allemand et chroniquement déstabilisé et au bord du gouffre...ceci explique cela! Il faut des contribuables et des pays qui payent pour compenser les risques pris pour compenser les erreurs des financiers allemands...!
Pour flouter l'ensemble : on accuse les grecs de tous les maux avec aplomb et assurance.
Il faut en finir avec la vertueuse Allemagne! un credo qui remonte si loin. Encore un oubli ?
En des temps sombres la collaboration s'est nourrie de ce credo! Un peu de mémoire par pitié!

michel  a écrit le 21/01/2013 à 19:56 :

Avec les socialistes c'est toujours des paroles mais quand il faut en venir aux actes il n'y a plus personne.

???  a répondu le 22/01/2013 à 0:43:

C'est sûr que Sarko, il a beaucoup parlé, par contre des actes on n'en a pas vu beaucoup... Rappeles moi, il était socialiste ?

Zefran  a écrit le 21/01/2013 à 19:39 :

Les banques seront raisonnables quand elles sauront que l'Etat ne viendra pas à leur rescousse en cas de de défaillance. Les banques doivent comprendre qu'elles doivent s'autocensurer, et les patrons de banques doivent comprendre qu'ils ne sont plus à l'abri de poursuites. Les principales leçons de l'affaire Kerviel sont toujours d'actualité...

José  a répondu le 21/01/2013 à 20:37:

Stiglitz dit que laisser plonger les banques aurait été finalement moins douloureux pour les états, et leur aurait servi d'avertissement pour la prochaine fois (parce que prochaine fois il y aura).

To big to fail  a répondu le 21/01/2013 à 21:18:

Si des banques américaines ont été sauvés en2008 c'est parce que l'Etat les avait jugées trop grosses pour que leur faillite n'entraîne celles d'autres banques ou notre prises a la façon d'un jeu de domino. C'est la force de ces banques qui se savent telles grosses que l'Etat n'a pas d'autre choix. De ce fait elle peuvent se permettre de prendre des risques qui seraient déraisonnables pour des banques plus petites, que l'Etat a laissé tombé.

xavier-marc  a répondu le 22/01/2013 à 1:03:

Idem pour les assurances et les fonds de pensions ou retraites complémentaires, si elles sont mal gérées ces entreprises doivent toutes couler et avec elles les économies de ceux qui leur avaient fait confiance et épargné pendant des décennies, ça leur apprendra à ne pas avoir de jugeote, parce qu'il est impossible de séparer les comptes dans ces cas là où l'argent n'est représenté que par une promesse future et non de l'argent réel. La finance c'est un myriade d'entreprises toutes liées entre elles, et un système hallucinant de prêts croisés entre elles.
Et si on ne peut plus avoir confiance dans tout versement futur( car l'entreprise va peut-être couler, alors il faut conserver l'argent épargné chez soi( ou un compte séparé dans une banque honnête) donc on est contre l'inflation qui va rogner l'épargne tel un impôt sans contrepartie, et pour être contre l'inflation il faut être contre le papier-monnaie imprimable sans retenue.
Bref ce n'est pas si simple de scinder les risques sans totalement bouleverser et changer de monde( revenir à la renaissance voir au moyen-âge), le système entier ne tient que par une méthode, imprimer encore et encore toujours plus d'argent pour inonder et colmater les crises jusqu'à ..

bertrand  a répondu le 22/01/2013 à 2:54:

si les banques sont responsables, les politiques doivent l'être aussi sur leur argent personnel : mais là, aucun risque !!!!
il est logique que les Etats viennent au secours des banques, puisque ce sont ces mêmes Etats qui ne remboursent pas leurs prêts !!!!!

Bilan  a répondu le 22/01/2013 à 10:06:

Le bilan des états est aussi opaque que celui des banques. Mais pourquoi contraindre les etats à rembourser les prets que les banques leur font payer 200 à 600 fois plus cher que les taux auxquelles elles empruntent elle-même auprès de la BCE??? LA BCE DOIT PRETER DIRECTEMENT AUX ETATS! C est le role d une Banque centrale!!!
Quant à Mosco, pfff ce n est qu un serviteur de plus aux ordres. Il n y a meme pas le debut du commencement d une volonté politique de réformer la finance. On se souvient des tergiversations de Hollande au sujet de la city... Droite ou gauche, rien ne bougera avec ces "fonctionnaires de la politique". Mais pendant ce temps, les guerres coloniales se succèdent aux frais des populations (libye, sirie) pour servir les intérêts d'entreprises aux conduites de voyous qui ne versent meme pas d impots à la france. Alors qu ici, en france on manifeste pour appeler mariage, l union civile de 2 personnes du meme sexe. Bref, le monde regresse et les libertés alors que l'Islande est en pleine croissance...

Firefly  a répondu le 22/01/2013 à 16:58:

Si les banques étaient tombé(faillite) sans que l'Etat ne les aides, alors les entreprises auraient aussi fait faillite.
Car s'il n'y a plus de comptes en banque pour l'entreprise et le citoyen cela induit des dépôts de bilan et du chômage.
A l'inverse de Stiglitz, je ne suis pas économiste, mais moi j'ai un cerveau.

Cassis  a écrit le 21/01/2013 à 19:39 :

C'était le moment de réformer le système bancaire. Mais voilà, le ballon se dégonfle. Finalement, à part de belles paroles électorales, c'est le désert de la pertinence et du courage !

Parole de banquier  a écrit le 21/01/2013 à 19:11 :

Les banquiers de réseau n'ont pas dit leur dernier mot: et comme on dit dans les grandes banques: "on a qu'une parole, la dernière!"

Conseil  a répondu le 22/01/2013 à 0:44:

Virez tous les traders, financiers, banquiers d'investissement qui ternissent votre réputation... Virez les, foutez les dehors, séparez votre activité des leurs !!!

Bili hari  a écrit le 21/01/2013 à 19:04 :

Rocard, Stiglitz, un failli du Credit Lyonnais.. Il est urgent de se référer à d'autres penseurs qui pensent vraiment..et qui savent simplement compter..

Grognard  a écrit le 21/01/2013 à 18:52 :

La réforme a été vidée de sa substance en raison du lobbying des banquiers ; notre épargne ne sera pas protégée?ne rêvons pas le changement là comme ailleurs c'était les promesses d'un candidat!!! Les banquiers ont déjà baptisé cette loi 'légère comme évian' ils savent qu'ils pourront encore spéculer avec la garantie des dépôts des épargnants 'pile ils gagnent face les contribuables perdent'.....

emi  a écrit le 21/01/2013 à 18:51 :

mais quand est-ce qu'il se rasera vraiment!
il n'a plus la trentaine pour jouer la barbe de deux jours!

il n'a  a répondu le 21/01/2013 à 19:07:

pas l'air tres franc non plus - il ne parait pas tres "raffine" pour un ministre !

José  a répondu le 21/01/2013 à 20:41:

Et c'est quoi l'ectoplasme derrière lui? On dirait que ça a dégouliné du plafond.

les amateurs  a écrit le 21/01/2013 à 18:27 :

font encore de l'amateurisme.

Pas sur  a répondu le 21/01/2013 à 21:23:

Ne trouvez vous pas curieux que le ministre français soit amateur ? Il a pourtant des équipes autour de lui. Et l'article précise que le projet américains et les projets des autres pays européens ne sont pas non plus à la hauteur des enjeux. Alors? Tous amateurs ? Ou bien aucun ne veut mettre en place cette régulation de peur que les capitaux partent chez le voisin et désavantagent les banques de son pays...
Quand des personnes semblent amateurs, je vous conseille de vous posez la question de savoir si elles n'auraient pas des enjeux que vous n'aviez pas vus.