« La séparation des banques va dans le sens de l'histoire »

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Karine Berger, députée PS des Hautes-Alpes
Karine Berger, députée PS des Hautes-Alpes (Crédits : dr)
Rapporteure du projet de loi Moscovici sur la séparation et la régulation bancaire, dont le vote est prévu cette semaine à l'Assemblée nationale, Karine Berger est une des étoiles montantes parmi les jeunes nouveaux députés socialistes élus après l'élection de François Hollande. Économiste de formation, elle a la tâche difficile de trouver un équilibre entre la promesse du candidat, la volonté de la gauche de mettre au pas la finance et la défense acharnée du lobby bancaire.

LA TRIBUNE - Les détracteurs du projet français de réforme bancaire le jugent « trop mou », notamment en comparaison du rapport Liikanen commandé par la Commission européenne. Que leur répondez-vous ?
KARINE BERGER - Le projet de loi français s'inscrit totalement dans l'esprit du rapport Liikanen. Car il crée l'outil que Liikanen recommande. La seule différence porte sur la tenue de marché [qui permet de maintenir une liquidité élevée sur les marchés, ndlr], que le rapport Liikanen recommande de filialiser avec les activités les plus risquées, alors que, dans le projet français, il s'agit de la seule activité pour compte propre qui est laissée au sein de la maison mère.

Allez-vous camper sur cette position ou filialiser la tenue de marché ?
L'écrasante majorité de l'activité de tenue de marché est probablement utile au financement de l'économie. Cela dit, plus une banque dispose de stocks pour assurer la liquidité des marchés, plus elle est tentée de les utiliser pour dégager ses propres bénéfices. Faut-il donc mettre la tenue de marché dans la filiale? Il y a des « pour » et des « contre ». D'un côté, tout le monde nous dit qu'il est impossible de séparer, au sein de cette activité, ce qui relève de la spéculation de ce qui relève de la gestion de la liquidité. D'un autre côté, le maintien de la tenue de marché dans la maison mère ne permet pas de s'assurer qu'on a bien délimité le périmètre des activités spéculatives d'une banque.

Quelle est la solution ?
Nous allons travailler avec le gouvernement sur une meilleure définition de l'activité de tenue de marché. Et, puisque la problématique est celle du risque systémique, c'est-à-dire du danger que fait courir le poids d'une banque sur l'ensemble de l'économie, l'hypothèse de prendre en compte le poids de la tenue de marché dans la banque - pour imposer, ou non, sa filialisation - pourrait être explorée.

Le projet de loi va donc évoluer ?
Il faut démontrer que cet outil est suffisamment souple. Si nécessaire, il sera possible de passer devant le Parlement pour ajouter des activités au sein de la filiale regroupant les activités spéculatives d'une banque. La loi devra donc intégrer un principe d'évolution de la dureté de la réglementation. Cette mécanique très pragmatique est vraiment similaire à celle imaginée par Liikanen. La loi française sera la première au monde à mettre en ?uvre une réforme structurelle des banques, qui permettra d'agir a priori et non de faire un constat d'échec a posteriori, contrairement à ce qui s'est passé lors de la crise financière de 2008. De toutes façons, la séparation des banques va dans le sens de l'histoire.

Reste que la filiale devant se financer toute seule, donc à des taux plus élevés, les banques redoutent une baisse de leur rentabilité.
Mais c'est cela, le vrai prix, celui qui n'intègre pas la garantie implicite de l'État, laquelle représente pas moins de trois crans dans la note de solvabilité d'une banque! Ne pas payer le vrai prix pour faire son business, c'est ça, l'aléa moral!

Quid de la présence des banques dans les paradis fiscaux, un autre sujet que le projet de loi n'aborde pas ?
Il sera finalement demandé aux banques de faire preuve de transparence, en ce qui concerne l'activité de filiales basées dans un certain nombre de pays. Ce principe est acté.

Le lobby bancaire n'est donc pas si puissant ?
Les banques sont puissantes mais le pouvoir politique peut l'être encore plus, c'est de son entière responsabilité. Il n'existe pas d'interdit à la régulation du monde financier. Il n'existe pas de lobby bancaire auquel le pouvoir politique ne pourrait pas répondre. Il n'en demeure pas moins que le lobby bancaire est extrêmement puissant. Et ce, parce qu'il a une influence immédiate et concrète sur le sujet si important de l'économie et de l'emploi. Il est extrêmement difficile de réguler des gens auxquels vous demandez de l'argent le lendemain matin. La première raison pour laquelle nous devons réduire la dette publique, c'est pour ne plus être dépendants de ceux que nous voulons réguler.

La semaine dernière, les Pays-Bas ont nationalisé la banque en difficulté SNS Reaal, et exproprié ses actionnaires sans indemnisation. Est-ce là un bon modèle de résolution des crises des établissements bancaires ?
Le projet de loi français prévoit qu'en cas de faillite d'une banque, un certain nombre de créanciers - dont les actionnaires - ne seront pas remboursés. Il s'agit là d'un mécanisme de « bail-in. ». La priorité est de protéger les dépôts des clients.

Le « too big to fail » est-il trop gros pour exister ?
C'est la vraie question posée par la crise de 2008. Nous commençons à y répondre, avec les différents projets de séparation des activités bancaires en Europe, et aux États-Unis. Mais c'est la réglementation dite de Bâle III, relative au renforcement des fonds propres des banques, qui y répond le mieux. Car, avec Bâle III, les banques ont compris que, si elles voulaient grossir, cela allait leur coûter très cher.

Propos recueillis par Ivan Best, Christine Lejoux et Philippe Mabille

Interview parue dans La Tribune Hebdo du vendredi 8 février 2013

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Commentaires
a écrit le 12/02/2013 à 9:30 :
« La première raison pour laquelle nous devons réduire la dette publique, c'est pour ne plus être dépendants de ceux que nous voulons réguler. »KARINE BERGER.
Equilibrer les comptes de la nation, si on élimine la dette, est une bonne idée.
Equilibrer les comptes de la nation, si on conserve la dette, c?est se suicider l?honneur en moins.
Tout l?argent versé pour payer les intérêts de la dette, c?est de l?argent racketté sur l?ensemble du système économique, et condamner le peuple à l?esclavage et la misère.
« pour ne plus être dépendants de ceux que nous voulons réguler. » supprimer la dette
Qui est une fiction bancaire vis-à-vis de l?etat.

a écrit le 12/02/2013 à 9:13 :
Le collectif Roosevelt 2012 publie a ce sujet une proposition très réaliste
Et intéressante:


« En Angleterre, le gouvernement vient d?annoncer qu?il voulait « électrifier les parois entre les banques de dépôt et les banques d?affaires. » Les socialistes français peuvent-ils se permettre de voter une réforme nettement moins ambitieuse que celle que préparent les conservateurs anglais ? 

Plus de 25 000 personnes et une dizaine de réseaux ont déjà rejoint l'appel pour une vraie séparation des banques
. Une quarantaine de députés sont déjà d?accord pour voter les amendements que nous avons proposés. Il faut intensifier notre action.
Avez-vous signé l?appel ? « 
Pourquoi pas ?


a écrit le 11/02/2013 à 20:29 :
Au bout du compte cela veut dire que le crédit et les opérations bancaires vont coûter plus aux entreprises et aux particuliers. Je pense qu'on devrait pareillement interdire à un producteur pétrolier d'être raffineur et/ou distributeur. ET à un notaire de représenter acheteurs et vendeurs, faut choisir. Son industrie bancaire est un point fort de la France et s'est développée selon un mode original (sans être parfait bien sur), pourquoi s'acharner à le mettre en infériorité vis-à-vis de ses concurrents. Intéressez vous au coût des services bancaires aux USA ou en Angleterre. Ça fait frémir...il sera trop tard pour râler ensuite.
a écrit le 11/02/2013 à 18:49 :
Une pétition du Comité Roosevelt 2012 : exiger la séparation des banques de dépôts et des banques d'affaires.
http://www.monadversairecestlafinance.fr/index#jesigne
a écrit le 11/02/2013 à 18:17 :
Si madame Berger était intellectuellement honnête, elle aurait proposé dans son amendement de fixer le seuil de filialisation de la tenue de marché à 10% du bilan et 100 milliards d'euros comme dans le projet de loi allemand et en ligne avec le rapport Liikanen (entre 15% et 25% du bilan et 100 milliards d'euros), alors qu'en laissant le soin au Ministère des Finances de déterminer ce seuil, on sait d'ores-et-déjà que ceux qui ont rédigé à Bercy le projet de loi initial vont rester aux ordres des banques. Autrement dit, Bercy va fixer un niveau bien supérieur à l'existant dans les banques françaises, pour que rien ne change. L'amendement de Karine Berger retire la souveraineté de nos députés à qui revient de définir ce seuil en adéquation avec les préconisations Liikanen.
a écrit le 11/02/2013 à 11:45 :
9 emplois pour ma part...et vous mon bon Bertrand, à part des emplois chez les fabriquants de claviers arrosés par du café de bon matin et à part les propos méprisants, qu'avez-vous créé ?
Réponse de le 11/02/2013 à 12:00 :
Bertrand croit qu'il est banquier, alors qu'il est employé de banque !
Réponse de le 11/02/2013 à 12:13 :
On a bien ce bon Mimile le retraité mythomane qui se dit "patron propriétaire dans le finance de marché" et qui sous divers pseudos "libre", "john galt" etc. passe ses journées sur la Tribune !
a écrit le 11/02/2013 à 11:15 :
beaucoup de commentaires sont agressifs sans donner d'arguments valables. je constate:
1) que la séparation des services dépot et bourse des banques relève de la justice; etant donne que les banques ne précisent pas ce qu'elle font des depots des clients (ou de manière si difficile a comprendre), et que l'activité bourse provoque des crises financieres, ce mélange soit etre empeche. La loi est bonne dans ce sens. je prefererais un clarte totale sur le devenir des depots, mais la puissance des banques rend impossible ce souhait (qui obligerait les banques a remunérer largement lesdits depots...)
2) que cela ne regle en rien le probleme numéro 1, qui a causé ce que vous appelez crise, c'est a dire le privilège de la création monéraire. La première de vos crises fut celle des subprimes (bien que nos états etaient en train de préparer la leur depuis par exemple 1973 en france -merci giscard et pompom) due au fait que les banques on t interet a preter sans recherche de la solvabilité de l'emprunteur. Avec des bénéfices de 400% annuel sur l'argent investi, on comprend qu'elle soient peu regardantes. pour vous en convaincre, demandez vous comment les oligarches qui dirigent ces banques font pour rouler a ce point sur l'or. il faut en gagner de l'argent sur le dos des autres...l'argent gagne par les banques atterit bien quelque part.
Réponse de le 11/02/2013 à 20:11 :
"demandez vous comment les oligarches qui dirigent ces banques font pour rouler a ce point sur l'or" et hop, encore une qui mérite d'être encadrée au musée de la débilitocratie !! Continuez d'écrire, vous ne faites aucun sens mais au moins vous êtes rigolo !!
Réponse de le 12/02/2013 à 11:51 :
d'accord mao !! la + belle est qd meme :" les banques ont interet a preter sans recherche de la solvabilité de l'emprunteur " la on touche au pantheon de la betise
a écrit le 11/02/2013 à 9:27 :
La tenue de marchés, le "market making" est un métier vieux comme les marchés, qui peut être fait par des sociétés de bourse, des brokers, et pas par des banques.
Banques, qui, en France, soit dit en passant, ont complètement détruit il y a vingt ans le marché des obligations cotées en bourse, pour faire çà entre elles. Ce qui n'a pas vraiment été un progrès.
Autre problème : si être banque teneur de marché sur des dérivés de change ou de crédit, c'est être contrepartie de ses clients entreprises, alors on est en plein conflit d'intérêt.
J'aimerais d'ailleurs bien être sûr que les grosses pertes de changes qu'on trouvait il y a quelques années dans les comptes de Thales ou Safran ou EADS n'était bien que du virtuel, et pas du fric qui tombait dans la poche des traders.
Mais cette remarque est sûrement une ânerie de plus à mon actif, fruit de mon incompétence, comme d'habitude quand çà dérange.
Réponse de le 11/02/2013 à 10:37 :
vous ne dites pas des âneries . En tout cas pas plus que ceux qui ont des convictions mais rien dans le petit tiroir ??connaissance économique?? de leur cerveau de français moyen . J insiste une fois de plus sur le fait que la dérégulation des activités des banques et des agents de change (Ex officiers ministériels ) a eu lieu sous les gouvernements de gauche, dont les membres ont bien profité. Attention, ces gens sont dangereux.
a écrit le 11/02/2013 à 9:10 :
Enfin des propos mesurés qui ne puent pas la propagande.
Karine Berger, députée PS des Hautes-Alpes
Économiste de formation, elle a la tâche difficile de trouver un équilibre entre la promesse du candidat, la volonté de la gauche de mettre au pas la finance et la défense acharnée du lobby bancaire. JE RETIENS CE PROFIL PROMETTEUR
Je note qu'elle n'est ni avocate ni enseignante.
Bon courage Madame,
Ne nous decevez pas. Cela va être très dur; aussi sachez vous entourer de spécialistes même s'ils sont pas de droite !
Réponse de le 11/02/2013 à 9:27 :
ERRATUM
Lire même s ils sont de droite
Sorry
Réponse de le 11/02/2013 à 10:18 :
Economiste du Parti Socialiste, ça n'exite pas, c'est un oxymore. Créateur en impôt nouveau, est un terme qui les définit mieux.
Réponse de le 11/02/2013 à 10:41 :
Remarque tout à fait stupide.
Karine Berger est polytechnicienne et ancienne élève de l'ENSAE et a travaillé en qualité d'administatrice de l'INSEE au ministère des Finances en tant qu'économiste. Elle n'a donc pas de leçon d'économie à recevoir d'un vulgaire lecteur de la Tribune.
Réponse de le 11/02/2013 à 11:56 :
X-ENSAE, le cocktail dangereux, il ne manque plus que l'ENA.
Remember Messier, l'X Mines, Ena...
a écrit le 11/02/2013 à 1:17 :
ce n'est pas ce que la presse spécialisée ainsi que certains spécialistes écrivaient ces dernières semaines . Mon ennemie est la finance ! comme son maitre elle ns enfume !!!
a écrit le 11/02/2013 à 0:17 :
les politiques ne savent produire que du chômage, elle vont faire pareil avec les banques !! mais bon, le chômage, nous en manquons beaucoup !!!
a écrit le 10/02/2013 à 19:43 :
Merci à cette politique de nous montrer, une fois de plus, que les politiques sont malheureusement devenus les meilleurs commerciaux des banques, contraints et forcés. Madame. Qui croyez-vous vraiment convaincre au vu de la situation actuelle de nationalisation rampante de ce secteur afin de nationaliser les pertes, puis, les "revendre" à bas prix pour que les actionnaires s'enrichissent encore plus..?? Vous l'ignorez peut-être par immédiateté, mais VOUS participez à la concentration qui va provoquer à la fois votre chute déjà actuelle, mais aussi la chute de ce système vicié jusqu'à l'os. Donc, continuez.
Réponse de le 10/02/2013 à 20:25 :
Êtes vous sur de ne pas commettre un contre sens ? Mme Berger défend un projet de loi visant à imposer aux banques un Glass steagall act a la française dont les banques ne veulent pas. Ce n'est donc pas être " les meilleurs commerciaux des banques " comme vous dites. Un tel projet éviterait a l'Etat de devoir nationaliser les banques en cas de prêt sur le marchés. L'Etat laisserait tomber les banques imprudentes. Puisque les banques de dépôt seraient séparées des banques qui jouent en bourse.
Réponse de le 10/02/2013 à 21:53 :
Le projet dont il s'agit est si faible que le titre n'en est pas mérité. C'est de la com et rien d'autre. Prenez la peine de vous renseigner sur le texte.
Réponse de le 10/02/2013 à 22:51 :
Ne serait-ce pas vous qui faites un contresens ? La loi à été rédigée par le lobby bancaire en sous main et ne sera d'aucune portée ...
Réponse de le 11/02/2013 à 0:18 :
le lobby bancaire que vous décriez, ce sont des entreprises qui créent de l'emploi et de l'activité : et vous, que créez-vous ???
Réponse de le 11/02/2013 à 2:39 :
Mouarf! Par pitié, arrêtez betrand, je viens de cracher mon café sur le clavier!
Réponse de le 11/02/2013 à 20:17 :
Tant mieux votre clavier ne mérite pas mieux. Dès qu'on parle automobile ou sidérurgie on parle "emplois" et on est prêt à tout pour les protéger. Dès qu'on parle banques on oublie combien ce secteur représente en emplois et on tombe dans le fantasme collectif de banquiers en haut de forme et aux doigts crochus qui ne penseraient qu'à dépouiller leurs congénères. Pitoyable ...
a écrit le 10/02/2013 à 19:36 :
Elle va peut-être faire appliquer tout ça aux banques des Hautes-Alpes... En tous cas elle se donne du mal pour passer dans les médias, elle doit rêver à un ministère, vu le nombre de ministres amateurs elle a sa chance.
a écrit le 10/02/2013 à 19:29 :
C'est en fait le retour aux principes du "glass steagel act" établi aux USA suite à la crise de 1929, qui avait été annulé par une autre loi en 2002 (Sarbane Oxley act) qui a ermis la confusion des activités dans les banques et les assurances.
Mais que vaut une décision au niveau de la France, et même de la plupart des pays européens, si les USA, la Chine, et peut être l'angleterre font autrement ?
Réponse de le 10/02/2013 à 22:02 :
Les américains ont déja prévenu qu'ils ne suivraient pas les recommendations de Bâle III, alors ça m'étonnerait qu'ils se laissent faire.
Cette loi affaiblira encore un peu plus les banques françaises et européennes.
Réponse de le 11/02/2013 à 9:42 :
Cette loi a été écrite par les banques françaises ! En aucun cas elle ne remet au gout du jour le glass steagall mis en place par Roosvelt... Ce n'est qu'une manipulation médiatique de plus, un écran de fumée et Madame Berger n'est autre que la VRP des patrons des grandes banques françaises qu'elle appelle d'ailleurs par leurs prénoms lors des auditions par la Commission des Finances, de l?économie générale et du contrôle budgétaire... Renseignez vous à la source :
http://www.les-crises.fr/cr-audition-1/
http://www.les-crises.fr/audition-de-finance-watch/

Dans la formulation actuelle du projet de loi, la filialisation ne concernera que?1% du bilan des banques.
a écrit le 10/02/2013 à 19:00 :
chouette. une francaise typique. elle utilise des mots ronflants "l histoire" etc. pour en fait ne rien dire. Depuis 1929 (et avant) c est connu qu il faut éviter trop de spéculation avec son propre fric. Encore un enfonceuse de porte ouverte. Allez, mettez en place la séparation et une réduction de la grosseur et les obligation de testament (à mettre en place entre le vendredi soir et le lundi matin). Et puis: enfermez les joueurs de casino s ils font la moindre connerie. Le peuple a besoin de têtes coupées pour ressentir un vent de démocratie: cela n'a pas changé depuis 1789.
Réponse de le 11/02/2013 à 0:21 :
la spéculation est une nécessité : la spéculation c'est anticiper une évolution qui peut être négative et détruire des entreprises.
Cela s'appelle de la gestion !!
et si les banques peuvent trouver là un moyen de se rembourser de l'argent que la France ne leur remboursera JAMAIS, elles sont dans leur rôle de trouver des solutions.
Réponse de le 11/02/2013 à 2:03 :
Drôle de raisonnement vous comparez la spéculation a du travail.
a écrit le 10/02/2013 à 18:43 :
Lisez Capital ce mois-ci, vous verrez combien de fois pèsent les bilans et encours des banques françaises par rapport au PIB ... Big is awfull !
a écrit le 10/02/2013 à 18:35 :
Décidement dans ce gouvernement les cons volent en escadrille. Une banque d'affaires non adossée a bien du mal à conserver son intégrité dans l'adversité. Ne pas le savoir peut se comprendre, ne pas le comprendre ne se pardonne pas. Bon chômage.
a écrit le 10/02/2013 à 18:12 :
aucune excuse, aucune ignorance ne sera tolérée quand on découvrira que les politiciens ont failli à leur devoir ils et elles devront répondre devant les citoyens français et l'histoire de leur lâcheté voir de leur collusion avec les banques.
a écrit le 10/02/2013 à 18:11 :
tous les observateurs objectifs vous diront que LA SEPARATION N EST PAS FAITE
a écrit le 10/02/2013 à 15:27 :
Je lui dresserai bien un procès en incompétence et en servilité féodale mais on va dire que je fais du machisme ou pire....
a écrit le 10/02/2013 à 13:40 :
@Roosevelt. Vous avez bien raison d'affirmer que les banques spécule à tout va avec notre argent et c'est bien pour cela qu'ils non plus de sommes importantes a vous retourner quand on leur demande notre argent de retour. Ils vous réponds" mais c'est beaucoup d'argent" comme pour dire l'argent on ne l'a pas en caisse il est au casino maintenant.

Pour tous les commentaires des banquiers ici qui prône le jeu des casino des banques je vous dis assez d'écrire des conneries pour protéger vos intérêts personnels.
Réponse de le 11/02/2013 à 20:35 :
Alors là mon cher Cris vous en tenez une sacrée couche. Malheureusement vous êtes comme la plupart des commentateurs ici, c'est à dire ignorant de ce dont vous pensez parler savamment, et je ne qualifierai ni la forme ni l'orthographe...qui sont au niveau du fond.
a écrit le 10/02/2013 à 12:46 :
Karine Berger, députée PS des Hautes-Alpes, nous fera toujours rigoler !

Le 3 mars 2011, Karine Berger a publié un livre intitulé "Les Trente Glorieuses sont devant nous", Rue Fromentin Editions.

Mars 2011, je dis bien : mars 2011, "Les Trente Glorieuses sont devant nous", j'éclate de rire !

Un an plus tard, Karine Berger a été élue député, Parti Socialiste, le 17 juin 2012.

En fait, les Trente Glorieuses sont DEVANT ELLE : elle va passer les trente prochaines années, tranquille, peinarde, apparatchik du Parti Socialiste.
a écrit le 10/02/2013 à 10:43 :
Il faudrait que Karine Berger prenne du recul et ne se sente pas obligée d'appliquer des décisions communistes démagogiques. La séparation des activités des banques est une bêtise ; les banques qui ont fait faillite étaient justememt des banques assises sur un seul métier : la britannique Northern Rock était une banque de détail, Lehman Brothers une BFI uniquement... En France (et Belgique-Luxembourg), Dexia a connu de gros problèmes parce que l'Etat l'a poussée à continuer à prêter, à des taux faibles, de l'argent aux collectivités territoriales trop dépensières.
Réponse de le 10/02/2013 à 11:08 :
vous avez mal dû analyser le problème dexia....... quant à la séparation des banques, force est de constater, sans être communiste, que le système fonctionnait mieux avant.... qu'après qu'on les aie réunies.....

mais parfois, l'évidence doit être tellement grosse qu'on ne la voit pas......

Réponse de le 10/02/2013 à 12:42 :
Quel rapport avec le communisme ? Je ne vois pas en quoi séparer ces activités bancaires est communiste ?
Réponse de le 10/02/2013 à 15:13 :
Ce qui est communiste, c'est d'imposer un modèle unique à tous (la séparation) au lieu de laisser faire le marché. Si vous voulez déposer vos fonds dans une banque qui ne fait que du dépôt, rien ne vous en empêche : il y a en effet 7000 établissements financiers en Europe dont plus de 15% ne font que du dépôt. Pourquoi obliger tout le monde à faire la même chose ? De quoi ces politiciens incompétents et nuisibles se mêlent-ils ? La crise française n'est pas un problème de réglementation bancaire mais un problème de trop d'Etat, de trop de politiciens, à l'instar de Karine la parasite. Les banques servent de bouc émissaire pour cacher l'immense responsabilité des socialistes de gauche ou de droite dans la crise et le chômage en France. Ce ne sont pas les marchés financiers mais la vie politique qui devrait être réglementée, pour empêcher que toutes les "Karine" du PS ou de l'UMP trahissent leur pays pour s'engraisser.
Réponse de le 10/02/2013 à 17:32 :
@Anjou : je suis habituellement assez sceptique des mesures annoncées. Mais pour une fois je suis "pour". La séparation des activités de marché et des activités de "dépôts" est une évidence. En cas pépin sur les marchés financiers ce n'est pas aux citoyens de supporter les risques et encore moins d'en supporter le coût de financement.
Que les BFI spéculent et gagnent/perdent des sous-sous cela m'est égale. C'est leur métier après tout.
@? : " il y a en effet 7000 établissements financiers en Europe dont plus de 15% ne font que du dépôt. " Dans la pratique on va tous à la banque du coin, celle qui font de la publicité etc. Les banques auxquelles vous faites allusion ne sont souvent que des filiales des grandes banques. C'est un peu comme faire ses courses à Shopi au lieu de le faire à Monop'. Le nom change mais la maison mère reste la même.
a écrit le 10/02/2013 à 9:56 :
"Étoile montante ?" et bé on est pas sorti de l'auberge avec de telles étoiles ....
Réponse de le 10/02/2013 à 10:32 :
Employé de banque jaloux ?
a écrit le 10/02/2013 à 7:36 :
Pipeau intégral. Cette femme ne vaut absolument rien si ce n'est comme activiste politique. On se demandait déjà ce qui pouvait pousser BFM à lui accorder aussi souvent son antenne, tant ses déclarations sont limites de sectarisme et d'incompétence. Ce qui ne l'empêche pas ici de défendre dans la réalité le contraire de ce qu'elle prône, puisque le texte est totalement insuffisant et fait la part belle à l'industrie financière.
Quant au sectarisme de son attitude (ainsi que celle de Mazetier, dont on se demande également ce qu'elle vient faire dans cette commission d'experts) il suffit pour en juger de suivre la manière dont elle interroge les banquier et Philiponnat de Finance Watch (voir par exemple ici: http://www.les-crises.fr/)
Réponse de le 10/02/2013 à 11:46 :
BFM ou BfmBusiness n'est vraiment un étalon de qualité en matière de pensée économique (et boursière !). "Intégrale Bourse " mériterait d'ailleurs d'etre rebaptisée "Intégrale BourDe" .
a écrit le 09/02/2013 à 22:52 :
"le sens de l'histoire" on a commis des massacres de masses avec des raisonnements pareils
a écrit le 09/02/2013 à 22:14 :
La France, ce pays où les gens demandent une harmonisation au niveau européen, mais où toutes les décisions politiques ne sont que singularités..
a écrit le 09/02/2013 à 20:55 :
Pour mémoire, Northern Rock qui a fait faillite au UK n'avait aucune activité de marchés, tout comme n'avaient aucune activité de marché les Caja en Espagne ainsi que Wachovia aux US ce qui ne les a pas empéché de se trouver en situation de quasi faillite. Des centaines de petites banques aux USA ont fait faillite sans relation aucune avec des activités de marchés ainsi que le Crédit Immobilier de France. Une banque de détail mal gérée est tout aussi dangereuse qu'une banque d'investissement mal gérée. La séparation ne fait rien à l'affaire. C'est une fausse solution plus idéologique qu'efficace.
Réponse de le 10/02/2013 à 12:46 :
La séparation de ces deux activités bancaires n'a pas pour objectif d'éviter que les banques de réseau ou de marchés fassent faillite. Elle vise a compartimenter les banques, a la façon d'un cargo par exemples pour qu'en cas de voie d'eau dans ne activité, cela ne fasse pas couler tout le navire
Réponse de le 10/02/2013 à 18:23 :
Le modèle "mixte" des grandes banques francaises a plutot mieux résisté que d'autres. Pourquoi casser par pure idéologie ce qui fonctionne ?
Réponse de le 10/02/2013 à 19:08 :
Pas d'idéologie, il s'agit d'éviter que les banques ruinent leurs épargnants en jouant sur les marchés. Vous pourriez me répondre que le marché régulerait, mais l'expérience de la crise de 2008 a montré ce qui s'est passé. Il n'y a qu'à lire les posts sur ce forum pour voir que ce sont au final les politiques qui seraient pris à parti par le peuple ( tout le monde n'est pas libéral) Il est donc normal qu'ils régulent si c'est eux qui trinquent en mène temps que les électeurs.
a écrit le 09/02/2013 à 20:42 :
Tout ça n?empêchera pas la prochaine crise immobilière, et va contraindre la capacité des banques à financer l'économie.
Et bien sur, les banques US et UK sortiront renforcées de ces régulations...
Réponse de le 10/02/2013 à 9:29 :
Comment dire tout et son contraire dans la même phrase : on ne peut pas d'un côté regretter que l'absence de régulation du système financier finira par provoquer de nouvelles bulles spéculatives sur les actifs et de l'autre dire qu'il ne faut surtout pas réguler sinon les anglo saxons vont sortir renforcés de la régulation (hypocrite) des banques françaises. Déjà les anglo saxons n'ont pas grand chose à craindre des petits francais ... On a vu le poids réel et la vraie influence de la France lors de la magnifique envolée lyrique de Villepin à la tribune de l'ONU ...Sinon, hormis quand vous nous sortez trois phrases hors contextes des vieux grimoires de vos prophètes qui bouffent les pissenlits par la racine, Bastiat et Friedman, vous ne faites guère illusion (et encore, je suis sympa...). Comme 99,999999 % des gens, moi compris, vous ne comprenez rien à rien ! Vous ignorez ce qui se passe car vous n'êtes ni financier, ni encore moins dirigeant de banque centrale et vous vous permettez de jacter à longueur de forum sur l'air du yakafokon ! Je ne comprends pas ce qu'il se passe mais comme Charles Gave ou Olivier Delamarche, je commence à me demander si tout ça ne va pas finir en eau de boudin ! Et ce ne sont certainement pas les incantations et les propos simplistes tels que les vôtres, qui apportent quoi que ce soit au débat ! PS : le système bancaire US est tellement efficace que malgré les QE "open bar" de la FED, les USA sont en récession au dernier trimestre. Les américains ont aussi réussi "l'exploit" de relancer la construction et de se ré industrialiser sans embaucher ! C'est trop beau ! Magnifique, non pour un rentier comme vous ? (tout en sortant des stats du chomage tout un tas de gens, ce qui fait que les US voient leur population active stagner alors que la population totale continue à croitre à un rythme soutenu...). On est exactement dans le scénario de la trappe à liquidités japonaise : toujours plus de dettes, toujours plus de planche à billets mais une croissance qui s'effondre dès qu'on coupe le robinet à phynances ! Et des cuistres viennent nous expliquer la vie ...
Réponse de le 10/02/2013 à 10:36 :
Quand on est retraité comme le Mimile, ça occupe de "jacter" sur les forums. Sinon qu''est-ce qu'on s'emm.....
Réponse de le 10/02/2013 à 21:55 :
Chers amis "jacteurs". C'est toujours un plaisir de passer pour un rentier imbécile à vos yeux, sans doute le jugement de deux experts en la matière.
A part les attaques personnelles sans intérêt, j'aimerais lire un peu plus de substance dans vos réponses, mais à part l'allusion récurrente à Friedman, je ne vois pas grand chose.
Alors je répète :
. la régulation Likkanen n?empêchera pas la prochaine bulle immobilière
. la régulation inspirée du GS act, mais surtout CRD4, va limiter la capacité des banques à financer l'économie
(renseignez vous, vous comprendrez pourquoi ces banques ont intérêt à acheter des govies plutôt que de prêter aux entreprises)
. les banques US et peut être UK ne vont pas subir les contraintes de Bàle 3 puisqu'elles ont refusé de s'y soumettre.
Bon voila un peu de temps perdu à vous répondre, mais, je pense qu'il faut continuer à vous expliquer les choses (ça vous évitera d'acheter des actions la prochaine fois).
Quant à moi, vous êtes peu perspicaces, puisque je ne suis pas rentier, mais un horrible patron/propriétaire dans la finance de marché.
Réponse de le 11/02/2013 à 11:59 :
Assez risible tentative de raccrochage aux branches : il y a la bonne régulation et la mauvaises régulation, ça dépend des jours pour Mimile mais le 9/02, il a fait fort en disant tout et son contraire dans la même phrase. Par ailleurs, il croit être le seul à savoir lire (je sais : quand on est retraité, on a que ça à faire...). Ce qui est amusant chez lui (un peu comme chez Jojo le Gagalt, d'ailleurs il est probable que sous deux pseudos se cache le même personnage), c'est son mépris suintant qui provoque le rire chez le lecteur, du fait de ses contradictions permanentes. En plus il tire complétement à côté de la plaque car il me semble ignorer qu'aux USA, les entreprises se financent majoritairement en dehors du système bancaire (via le système obligataire...) Comment faire rire de soi à ses dépends !
Réponse de le 11/02/2013 à 12:24 :
Encore une quenelle épaulée pour Miloo !!! A croire qu'il aime ça MDR !!!!!!
a écrit le 09/02/2013 à 19:32 :
La spécialistes Karine Berger est bien la seule à trouver des vertus à cette loi qui ne change rien, mais nous on n'est pas des spécialistes...
a écrit le 09/02/2013 à 18:51 :
"De toutes façons, la séparation des banques va dans le sens de l?histoire." Pathétique argument qui démontre l'inanité sidérante de la logique à l'oeuvre ! Quand les banques françaises puis européennes se feront tailler des croupières par leurs concurrentes, Berger la naïve viendra pleurer à la concurrence déloyale, mais ce sera trop tard. Quant à Bâle III, on sait déjà que cette réglementation ne sera appliquée qu'en Europe. Les minables socialistes antipatriotiques font l'impossible pour saboter notre économie et, au vu de leur bilan, c'est une grande réussite ! La question est de savoir pourquoi Berger et les autres socialistes détestent autant la France pour vouloir la trahir et la détruire ?
Réponse de le 09/02/2013 à 19:32 :
@haute trahison
Prenez vos cachets, votre peur est néfaste pour votre coeur. Vous vous êtes laissés bernés par les discours des banquiers, cela altère votre jugement.
Les banquiers dirigent le monde, ceci sans faire leur boulot. Est ce normal? N est ce pas choquant? Pourquoi limitent ils le montant des retraits? Pourquoi faut commander et justifier un gros retrait au guichet? Pour votre sécurité? Pour lutter contre la fraude? Que nenni. Votre argent n est plus disponible, on s en sert pour spéculer parfois sur les dettes des etats européens! Dans le même temps, les gouvernements élus par nos soins (gauche et droite) sont faibles. Mais nous 500 millions en europe et il est possible de faire avancer le monde autrement : Islande, Pays-bas, et ca marche! La séparation des comptes de dépots et des actions spéculatives permettra de mettre 1 terme à au moins un versants des chantages des banques. Il faut agir en ce sens:
http://www.monadversairecestlafinance.fr/
Réponse de le 09/02/2013 à 20:05 :
"La question est de savoir pourquoi Berger et les autres socialistes détestent autant la France pour vouloir la trahir et la détruire ?" Sans rire, ouvrez un dico au mot paranoïa.
Réponse de le 10/02/2013 à 0:42 :
Continuez à lire vos bréviaires du petit gauchiste français. Restez sur votre île et surtout ne vous intéressez pas à ce qui se passe en >Europe.
Réponse de le 11/02/2013 à 10:39 :
Roosevelt : J'adore cet exemple des Pays Bas que vous nous avancez sans rien comprendre.
Réveillez vous, et vous verrez que SNS qui a été nationalisée en urgence il y a 10 jours n'avait pas de salle de marchés, mais a explosé sous le poids de ses prêts à l'immobilier de bureau...
Idem pour le CIF qui a su exploser en vol sans salle de marchés, et sans vilains traders/rentiers/spéculateurs/assassins d'enfants...
a écrit le 09/02/2013 à 18:37 :
C'est le "too big to jail" qui s'est appliqué jusqu'alors vis-a-vis des nombreux banquiers qui ont fauté et agi sciemment dans la plus grande malhonneteté.
a écrit le 09/02/2013 à 18:33 :
Les lobbyies bancaires ont bien travaillé et les politiques (encore moins les économistes) ne sont pas de taille. Pour remettre la banque a sa vraie place (juste faire de la banque au service des gens), il faut un ... banquier (pour combattre un renard, il faut un renard). Les mêmes dirigeants qui sont à l'origine de notre crise sont toujours en place et ne se remettent pas du tout en cause. Un bon système bancaire est vitale aux citoyens d'un pays, c'est à dire un système simple, transparent et honnête. Une petite banque comme Boursorama fait 20% de résultat net en 2011 (c'est sur le net). Sans toutes les filiales de financement professionnel et sans trop de financement immobilier, ni investissement pour compte propre. La banque d'agence ne pourra pas lutter bien longtemps, surtout avec une connexion internet qui va aller petit à petit en dessous de 20? mensuel.
Réponse de le 09/02/2013 à 21:06 :
La banque du net ne peut marcher que pour une toute petite fraction des Français. Ça ne sera pas un modèle majoritaire avant longtemps. Et puis elle est rentable car elle fait peu de choses.

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