Dans le football européen, des supporteurs ont (par endroit) déjà le pouvoir

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Un but du Borussia Dortmund, le 24 avril 2013. Copyright Reuters
Un but du Borussia Dortmund, le 24 avril 2013. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Trois modèles différents existent, en Angleterre, en Allemagne et en Espagne. Mais pas toujours avec des resultats probants.

Dans le football aussi, le modèle allemand est érigé comme le meilleur. Outre-Rhin, c'est la loi, les clubs doivent appartenir à 50% +1 voix à leurs supporteurs, au sein d'associations sportives à but non lucratif. Seuls le Bayer Leverkusen et le Vfl Wolfsburg, qui sont détenus par des entreprises depuis leur création, y échappent. Le modèle est le même en Suède.

Le résultat, c'est que les clubs allemands figurent parmi les plus rentables d'Europe. "Les intérêts de supporteurs sont les mêmes que ceux du club : ils ne veulent pas prendre mais donner de l'argent", analyse David Lampitt, directeur général de Supporters Direct, une association britannique ayant pour objectif de promouvoir l'actionnariat populaire dans le sport.

Du succès aussi sur le terrain

La popularité du football est forte en Allemagne, les tarifs d'accès aux stades étant raisonnés. Et la gestion des clubs s'inscrit plus dans le long terme, selon les analyses de Supporters Direct et de l'association A la nantaise, qui vient de lancer une levée de fonds pour devenir actionnaire du FC Nantes. "Et ils ont du succès sur le terrain aussi", souligne David Lampitt. Le 25 mai, la finale de la ligue des champions devrait se disputer entre deux clubs allemands, le Borussia Dortmund et le Bayern Munich.

Le directeur général de Supporters Direct ajoute cependant que cette structure n'explique pas seule la réussite du modèle allemand, "mais c'est la combinaison de cette structure et de la réglementation qui existe depuis une vingtaine d'années".

Actionnariat associatif au Royaume-Uni

Face à ce modèle allemand, le modèle britannique repose sur des associations de supporteurs rachetant des actions de leurs clubs. Au total, il y aurait 200 clubs au Royaume-Uni qui seraient, en partie, aux mains de leurs supporteurs. Pour 33 d'entre eux, ils seraient même actionnaires majoritaires. Portsmouth est ainsi détenu à 51% par des actionnaires, le club de Swansea l'est à 20%, explique Ronan Evain, secrétaire d'A la nantaise et spécialiste du supportérisme. Le FC Arsenal appartient à 3,5% à une association de supporteurs, rachetant chaque mois des parts du club coté en Bourse.

Le modèle se base donc sur des initiatives locales et associatives. Et, toujours selon ses défenseurs, il présente en bilan financier positif, du fait de la transparence financière et le gestion durable qu'il implique.

Le modèle est également proné par la Commission européenne et l'UEFA (union européenne des associations de football). Ce sont eux qui fournissent des aides financières à Supporters direct pour développer l'actionnariat populaire dans le football. "Les clubs de football, en général, sont très dépendant d'une personne, ce qui ne permet pas une approche sereine", explique Olivier Sieuzac, conseiller d'A la nantaise. Si le club connaît des problèmes de gouvernance, le jeu peut s'en ressentir. A l'inverse, en cas de succès "les retombées économiques doivent être capitalisées et mises de côté, pour qu'en période de vache maigres on puisse faire face", poursuit Olivier Sieuzac.

Les "socios" espagnols

Autre exemple d'actionnariat populaire, le modèle espagnol - également présent au Portugal et à Malte - se traine cependant quelques casseroles. Ce modèle, c'est celui des "socios" : les supporteurs, membres d'une associations sportive à laquelle ils versent une cotisation annuelle, sont propriétaires du club, à 100%. Le FC Barcelone et le Real Madrid, entre autres, ont contribué à populariser ce modèle en Europe.

Régulièrement, les socios sont appelés à élire leur président. Mais les promesses électorales qui en découlent entrainent souvent de graves dérives financières constatent les promoteurs de l'actionnariat populaire. "Plus de 60% de l'argent de la Liga va dans les droits de retransmission télévisée", ajoute David Lampitt. Le modèle manque de régulations.

>> Lire aussi : Football : Les supporteurs du FC Nantes veulent des actions (du club)

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Commentaires
a écrit le 01/05/2013 à 15:16 :
voila encore une bonne chose du coté de l ALLEMAGNE qui ont deux dernieres places en foot ce qui prouve sa vitalité et que je pense que notre homme fort est une femme en MME MERKEL et je dis que l allemagne sortira vivante et que les autres qui meme s ils ont des quateries avec eux sont incapables de se mettre au niveau et cela me fait drole de voir qu un pays aussi bien soit critiqué par tous et bien s ils veullent la rattraper ils faut qu ils mettent de l huile de bras car on ne peut pas faire cela sans faire des efforts extraordinaires et de penser que l on peut trouver du travail en éspèrant de ne pas en trouver car dans ce pays ont n aime pas le travail et cela date pas d aujourd'hui et je dis vive MMERKEL et je n est qu une idée c'est de pouvoir revoir ce qui a réussi mais que l on a viré la MERKOZY.
a écrit le 01/05/2013 à 12:59 :
Ce n'est pas le bayern de Munich sur la photo, mais le borussia dortmund.
a écrit le 01/05/2013 à 10:31 :
Comme quoi le Made in Germany, Deutschland über Alles, Die Leitkultur, Deutsce Qualität ( meme en foot ball aussi ), sont des notions bien ancrees .Pas besoin d'etre jaloux car les allemands se donnent les moyens d'etre au dessus des autres.
Réponse de le 01/05/2013 à 11:00 :
Oui sauf que la Manschaft n'a rien gagné depuis longtemps, et que les joueurs majeurs de Dortmund et Munich se nomment Lewandoski, Robben ou Ribéry (bon j'admets qu'il y a aussi parmi eux Gotze Neuer ou Schweinsteiger). En tout cas ces équpes sont agréables a regarder c'est bien l'essentiel (ce qui est pas toujours le cas de leurs voitures :-)
Réponse de le 01/05/2013 à 16:12 :
si les allemands ne gagnent pas de trophées c'est parcequ ils ont leur DOMENECH. En effet, l'entraineur, Joachim LOEW qui ne dévisse pas de sa chaise est un incompétent.
Il veut juste faire l intelligent mais ne réussit pas (pas assez de Dortmund les dernières années, il ignore Weidenfeller et Kiessling, etc. etc.). Tant qu'ils auront LOEW, Deschamps doit juste faire attention mais pas forcément avoir peur).
Réponse de le 01/05/2013 à 17:34 :
Je ne pense pas que Low soit incompétent et la comparaison avec Domenech est totalement irréaliste selon moi. Et meme avec Domenech la France avait fait une finale de coupe du monde. Low, c'est malgré tout une demi-finale de coupe du monde, et une finale et une demi-finale a l'euro, on a vu plus incompétent. ll a largement amélioré le niveau de cette équipe, mais elle souffre encore d'énormes carences défensives et d'un manque de profondeur de banc a certains postes. Quant aux joueurs cités, ne me dites pas que Weidenfeller est meilleur que Neuer. A dortmund, les joueurs qui ont brillé s'appellent Lewandoski ou Kagawa, donc pas allemands. Les autres Gotze, Reus ou Hummels sont eux bien appelés donc....
Réponse de le 02/05/2013 à 11:00 :
rien gagné certes mais nous devrions leur envier la generation qui va eclore a la prochaine coupe du monde. gotze reus muller sont tre s jeunes et ont deja fait des demies de tournoi majeur. peu d'equipe peuvent en dire autant.je parie sur une domination allemande ds les prochaines années; EN FRANCE C4EST SUR QU4AVEC LES PIEDS NICKELE QU4ON SE TAPE ON EST PAS PRET DE MONTER SUR UN PODIUM? PUISQU4ILS PREFERENT L4ARGENT AU MAILLOT
Réponse de le 02/05/2013 à 12:37 :
Ca c'est du french bashing sans fondement. Au dela d'un probleme quelconque de mentalité, il faut tout d'abord reconnaire un trou de génération avec certains postes ou nos joueurs sont loin du niveau international (défense, avant-centre). Avec Varane ou Pogba, nous avons nous aussi des joueurs pour l'avenir, sans parler de joueurs comme Ribéry ou Cabaye qui sont tres convaincants. Oui l'Allemagne est forte, mais la France a une carte a jouer. Sauf qu'en France, les pseudo supporters ne sont derriere leur équipe que lorsqu'elle gagne, et pas seulement en foot.

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