Le crowdfunding devient encore plus légitime pour financer les PME

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Sur les 133,2 millions d'euros collectés par le crowdfunding en France, au premier semestre 2015, une cinquantaine de millions sont allés à des entreprises.
Sur les 133,2 millions d'euros collectés par le crowdfunding en France, au premier semestre 2015, une cinquantaine de millions sont allés à des entreprises. (Crédits : Décideurs en région)
La Médiation du crédit aux entreprises et l’association Financement Participatif France ont signé, mercredi 16 décembre, une convention de partenariat. L’objectif : informer un maximum de sociétés de l’existence des nouveaux financements alternatifs au crédit bancaire.

Patrons de PME, votre banquier se fait tirer l'oreille pour vous financer ? N'ayez crainte, la solution du "crowdfunding" (financement participatif) existe. Tel est, en substance, le message délivré mercredi 16 décembre par la Médiation du crédit aux entreprises et par Financement Participatif France, l'association professionnelle des acteurs du crowdfunding, à l'occasion de la signature d'une convention de partenariat. Pour mémoire, la Médiation du crédit avait été créée au plus fort de la crise financière de 2008 par Nicolas Sarkozy, alors président de la République, afin de démêler les situations d'entreprises - pour beaucoup des PME et des TPE - confrontées à des difficultés de financement de la part de leurs banques.

Depuis sa création, la Médiation, en travaillant au rapprochement des positions divergentes entre les chefs d'entreprise et leurs banquiers, est parvenue à débloquer un total de 6,5 milliards d'euros, pour le compte de quelque 20.000 sociétés. "Il ne s'agissait là que de crédits bancaires. Mais, aujourd'hui, les alternatives au financement bancaire se sont démultipliées, et le crowdfunding nous semble représenter une voie prometteuse pour le financement des PME et des TPE françaises", a déclaré Fabrice Pesin, le médiateur national du crédit, lors d'une conférence de presse.

Le crowdfunding encore méconnu des entreprises

De fait, si le crowdfunding ne pèse pas encore très lourd en valeur absolue, sa progression est en revanche impressionnante. Au premier semestre, les plateformes de crowdfunding - qui mettent en relation quasi directe, via Internet, des porteurs de projets en quête d'argent avec des particuliers désireux de prêter, d'investir ou de donner une partie de leurs économies - ont permis de collecter 133,2 millions d'euros, en France. Un montant qui a doublé en l'espace d'un an, et dont plus du tiers, soit une cinquantaine de millions d'euros, est allé au financement d'entreprises, a précisé Nicolas Lesur, président de Financement Participatif France, pour qui cette proportion est appelée à croître.

Cet essor du crowdfunding résulte certes de l'engouement des Français pour l'économie collaborative et de leur souhait de donner du sens à leur épargne, mais il est également encouragé par les pouvoirs publics, avec une réglementation ad hoc entrée en vigueur le 1er octobre 2014. Seul hic, "comme nous sommes encore assez nouveaux, nous avons besoin de nous faire connaître", souligne Nicolas Lesur, qui, depuis la création de Financement Participatif France en 2012, sillonne pourtant les régions de France afin d'y répandre la bonne nouvelle de l'existence du crowdfunding.

Les banques rechignent à financer les investissements immatériels

C'est justement pour contribuer à la promotion de ce dernier comme outil de financement des TPE et des PME que la Médiation du crédit et Financement Participatif France ont signé cette convention de partenariat. La Médiation s'engage ainsi, à chaque fois qu'une entreprise la saisira pour un refus de financement bancaire, à l'informer des possibilités de financement offertes par le crowdfunding. Attention, il ne s'agit pas d'orienter vers la finance participative les sociétés retoquées par leur banque en raison de leur grande fragilité financière. Mais la PME ou la TPE qui, malgré sa bonne santé, n'a par exemple décroché qu'un crédit bancaire de 200.000 euros, au lieu des 300.000 espérés. Via le crowdfunding, elle pourra peut-être trouver le solde de 100.000 euros. "Je crois beaucoup à la combinaison entre financement bancaire et financement participatif. En tant que médiateur, ce qui m'importe, c'est que les entreprises aient à leur disposition des sources de financement variées, tant sur le plan de la qualité que sur celui de la quantité", a souligné Fabrice Pesin.

Autre catégorie de sociétés concernées, celles qui, à l'image des jeunes entreprises innovantes, ont besoin de financer beaucoup d'investissements immatériels, tels que leur internationalisation. Des financements dont les banques ne sont guère friandes car ils ne leur permettent pas de prendre des garanties réelles, comme le nantissement d'un fonds de commerce. Un peu dans la même veine, certains patrons de PME et de TPE, en bons père de famille, ne veulent pas risquer leur patrimoine personnel dans leur aventure entrepreneuriale, et refusent donc de fournir les cautions personnelles exigées par les banques lorsqu'elles accordent un prêt. Pour ceux-là aussi, les plateformes Internet de prêt aux PME, qui n'ont pas ces exigences, peuvent constituer une solution.

Les plateformes de dons, elles aussi, sont des outils de financement

Les plateformes de prêt mais également celles spécialisées dans l'investissement au capital de startups et, même, celles axées sur le don. Nicolas Lesur en veut pour preuve 1083, une jeune marque de jeans "100% made in France" qui a déjà récolté 100.000 euros via la plateforme de dons Ulule, sur laquelle les internautes peuvent précommander les jeans. 100.000 euros, "c'est une mise de départ pour créer son entreprise", insiste le patron de Financement Participatif France. A noter que, dans le cadre de la convention de partenariat signée le 16 décembre, les plateformes de crowdfunding s'engagent de leur côté à informer les sociétés qu'elles refuseraient de financer de l'existence de la Médiation du crédit, encore méconnue de nombre de petites entreprises, de l'aveu de Fabrice Pesin.

"Certaines startups que nous finançons en fonds propres souffrent ensuite de problèmes de trésorerie transitoires, dus, par exemple, à un contrat dont la signature se fait attendre, et elles sont obligées d'aller au tapis. Mieux vaut pour elles recourir à la Médiation du crédit [pour tenter de trouver des crédits de court terme ; Ndlr], plutôt que de prendre le chemin du tribunal de commerce...", explique Stéphanie Savel, présidente de la plateforme d'investissement en capital Wiseed.

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La menace des fintech est "loin d'être un mythe" pour les banques, selon S&P

La montée en puissance des sociétés de la fintech, des jeunes pousses présentes dans le secteur de la finance, "rogne sur les recettes des banques traditionnelles", les obligeant à repenser leurs modèles de développement, estime Standard and Poor's, dans une note publiée le 16 décembre. "La menace concurrentielle des fintech" est "loin d'être un mythe", elle "n'est pas encore déstabilisante pour la solvabilité des banques mais nous croyons que leur importance grandira au cours de la prochaine décennie", prédit l'agence de notation. Elle évalue à 12 milliards d'euros les investissements dans le secteur en 2014 et s'attend à un doublement en 2015.

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a écrit le 21/12/2015 à 10:24 :
Quand on est incapable de traiter un problème avec des solutions simples qui ont fait leurs preuves, on invente des mots nouveaux, en langue anglaise ou en Globish si possible.

Voilà donc le CROWDFUNDING ou financement par la populace! Vive le populisme d’une cuisante actualité !
Personne ne s’est aperçu qu’il s’agit de la toute première étape d’un modèle millénaire, déjà connu à Babylone et qui a permis il y a plus de cent ans à notre agriculture de connaître le développement que l’on sait.

Mais pour être poli tout le monde s’en fout, et plutôt que d’exiger que les banques jouent correctement leur rôle, ou de remettre à l’honneur le modèle coopératif et mutualiste abandonné même par la plupart de ceux qui en portent encore le nom, on préfère réinventer la toute première étape de ce modèle dont il ne sortira rien tant que l’on ne sera pas capable de la dépasser.

Le drame est que les échecs répétés de l’Aide Publique au Développement où l’on a englouti en vain depuis des décennies des sommes énormes, tiennent à ce refus systématique de remettre à l’honneur un modèle sans égal, mais que des inconscients incompétents ont décidé de déclarer ringard.

« C'est quelque chose qui marche assez bien dans la musique », rappelait sans rire, Fleur Pellerin alors ministre déléguée chargée des PME qui souhaitait faciliter ce type d’ânerie en France.
Cela doit même marcher plus qu’assez bien dans la musique puisque c’est du pipeau !
Chacun sait que la musique est avec les activités de pompes funèbres un élément d’avenir de la croissance les deux étant prises en compte dans le PIB alors tant mieux si ça marche assez bien !
C’est ce genre de gamineries qui nous enfonce de plus en plus dans la crise ! Lamentable !
a écrit le 20/12/2015 à 10:43 :
Quand on est incapable de traiter un problème avec des solutions simples qui ont fait leurs preuves, on invente des mots nouveaux, en langue anglaise ou en Globish si possible.

Voilà donc le CROWDFUNDING ou financement par la populace! Personne ne s’est aperçu qu’il s’agit de la toute première étape d’un modèle millénaire, déjà connu à Babylone et qui a permis il y a plus de cent ans à notre agriculture de connaître le développement que l’on sait.

Mais pour être poli tout le monde s’en fout, et plutôt que d’exiger que les banques jouent correctement leur rôle, ou de remettre à l’honneur le modèle coopératif et mutualiste abandonné même par la plupart de ceux qui en portent encore le nom, on préfère réinventer la toute première étape de ce modèle dont il ne sortira rien tant que l’on ne sera pas capable de la dépasser.

Le drame est que les échecs répétés de l’Aide Publique au Développement où l’on a englouti en vain depuis des décennies des sommes énormes, tiennent à ce refus systématique de remettre à l’honneur un modèle sans égal, mais que des inconscients incompétents ont décidé de déclarer ringard.

« C'est quelque chose qui marche assez bien dans la musique », disait sans rire, Fleur Pellerin , bien sûr puisque c’est du pipeau !
Chacun sait que la musique est avec les activités de pompes funèbres un élément d’avenir de la croissance les deux étant prises en compte dans le PIB .

C’est ce genre de gamineries qui nous enfonce de plus en plus dans la crise ! Lamentable !
a écrit le 19/12/2015 à 10:47 :
Quand on n'a pas confiance dans la finance et dans la bourse casino, cela me semble judicieux pour revenir sur du réel!

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