"L'époque exige une vision humaniste de l'économie" Jean-Hervé Lorenzi

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Pour Jean-Hervé Lorenzi, face à l'échec des solutions tant libérale que keynésienne, il est temps de mettre en avant l'épanouissement de l'individu.
Pour Jean-Hervé Lorenzi, face à l'échec des solutions tant libérale que keynésienne, il est temps de mettre en avant l'épanouissement de l'individu. (Crédits : DR)
A l'ouverture des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence 2017, le président du Cercle des économistes explique que, dix ans après la crise financière de 2008, le monde vit dans une bulle d'"incertitudes absolues" et doit inventer de nouveaux modèles pour retrouver une croissance durable. Le thème choisi, "À la recherche de nouvelles formes de prospérité", résonne avec l'époque, faite d'une montée insupportable des inégalités et du danger populiste et protectionniste. Pour Jean-Hervé Lorenzi, face à l'échec des solutions tant libérale que keynésienne, il est temps de mettre en avant l'épanouissement de l'individu.

LA TRIBUNE - Les Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence 2017 ont choisi pour thème la prospérité. C'est la question de notre temps, dix ans après la crise financière ?

JEAN-HERVÉ LORENZI - Oui, nous le pensons. Nous sommes convaincus que les problèmes des sociétés actuelles ne se résument pas à la seule question du retour de la croissance, mais nécessitent de couvrir un champ plus large qui recouvre l'inclusion, l'équité, la durabilité. L'époque exige une vision humaniste de l'économie, parce que nous vivons une transition qui se caractérise par des bouleversements technologiques, climatiques, énergétiques, et une montée des inégalités. Cela nécessite de refonder notre contrat social et de réformer nos institutions pour prendre en compte ces nouvelles exigences.

Cette réflexion s'inspire des travaux d'Amartya Sen, Prix Nobel d'économie, mais aussi d'auteurs comme John Rawls : il est temps d'inventer un modèle économique et social de long terme, pour bâtir de nouvelles formes de prospérité, afin de concilier la qualité de vie et l'épanouissement personnel dans un contrat social humaniste. Bref, c'est une vision économique qui veut remettre l'humain au centre du jeu.

Les économistes ont-ils trop eu tendance à occulter ce facteur humain dans leurs travaux ?

Pour l'économie classique, l'homme est un agent censé être rationnel et sujet d'analyses comportementales. Mais peu de travaux ont mis en avant la question des capacités et de l'épanouissement de l'individu, sauf peut-être le Prix Nobel Edmund Phelps dans son dernier ouvrage sur La prospérité de masse [Odile Jacob, 2017, ndlr], où il met en avant ce concept de good life.

Pour la grande majorité des économistes, l'institution dominante, celle qui garantit le contrat social, c'est soit le marché pour les libéraux, soit l'État pour les keynésiens. Poser la question de la prospérité, c'est donc remettre l'individu au centre, chercher de nouvelles réponses là où les deux écoles de pensée dominantes ont échoué.

Dix ans après la crise financière, le monde peut-il connaître un nouveau cycle de croissance ?

Je crois qu'il faut rester très prudent à ce sujet. Ce que l'on constate, c'est plutôt un changement de paradigme. La société de 2017 n'a plus rien à voir avec celle de 1997, lors de la dernière période de croissance mondiale forte. La situation que nous vivons dix ans après la plus grave crise financière depuis les années 1930 porte d'autres exigences que le seul retour à ce que nous appelons la croissance.

Les termes du problème ont changé : face à la mondialisation ou aux progrès technologiques, on voit bien qu'il y a des gagnants et des perdants. Et que ces perdants, partout dans le monde, notamment les classes moyennes des pays avancés, se révoltent sous différentes formes. Il y a la montée des populismes et des violences sociales ou confessionnelles que nous n'avions pas connues depuis longtemps, comme le terrorisme.

Sans tomber dans le discours sur la stagnation séculaire de Robert J. Gordon, plus personne ne pense que le monde va retrouver une croissance aussi forte que celle des années 1990 et de début 2000. Cela va de pair avec la prise de conscience que la pensée économique a failli. La crise financière a démontré que le libéralisme fournit une analyse inadaptée des sociétés dans lesquelles nous vivons. Et les solutions keynésiennes mises en place à la suite de la crise n'ont pas non plus prouvé leur efficacité. Nous vivons une période d'incertitudes absolues devant l'avenir.

De la même manière que l'on voit apparaître des réflexes protectionnistes et de repli sur soi pour rejeter la mondialisation, des réactions négatives apparaissent contre les groupes technologiques géants qui veulent dominer le monde en détenant nos données personnelles. Le tout se nourrit d'une nouvelle perception des inégalités qui se creusent parce que les institutions ne parviennent plus à réguler la mondialisation et le pouvoir de la technologie. Dans des sociétés vieillissantes où le choc des générations se manifeste de façon plus nette que par le passé, tout cela invite les économistes et le monde politique à réfléchir à de nouvelles réponses.

« Si vous possédez un jardin et une bibliothèque, vous avez tout ce qu'il vous faut », a dit Cicéron. C'est cela, les nouvelles formes de prospérité auxquelles il nous faut aspirer dans un monde plus sobre ?

Le point commun entre cette citation de Cicéron et nous, c'est en effet que nous devons mettre en avant l'épanouissement de l'individu ou plutôt des individus qui font la société. Il faut leur fournir un jardin et une bibliothèque, au sens de les aider à se former et à développer leurs capacités tout au long de leur vie, et non pas seulement de 3 à 16 ans, comme le propose aujourd'hui l'école. C'est cela, la nouvelle responsabilité sociale, dans un monde où il faudra apprendre à s'adapter en permanence.

Il ne faut pas compter sur les grandes politiques économiques pour nous sauver. Après dix ans de crise, les politiques monétaires et budgétaires ont épuisé leurs effets et il ne reste pas beaucoup de marges de manoeuvre en utilisant les instruments macroéconomiques traditionnels.

Face à la prochaine crise, nous sommes désarmés. La solution sera donc ailleurs : dans l'éducation et la formation, pour élever le niveau du capital humain, car c'est le meilleur moyen pour lutter contre les inégalités. Nous vivons dans un monde très inégalitaire. Et je regrette que nous n'ayons pas assez travaillé cette question. Quels sont les ressorts des inégalités ? Quelle est la limite de ce qui, jusqu'à maintenant, était jugé acceptable et désormais ne l'est plus ? La question du revenu universel est désormais sur la table dans toutes les sociétés modernes.

Dans votre livre, L'avenir de notre liberté*, vous vous livrez à une critique virulente des Gafa, les géants technologiques de la Silicon Valley, et appelez même à démanteler Google. Ils sont une des causes de ces inégalités ?

Je voulais soulever ce débat qui m'est apparu évident : l'innovation est-elle forcément bonne pour le progrès, la croissance, l'inclusion sociale ? Selon moi, la révolution technologique est une des sources de la montée actuelle des inégalités. Il y a une captation, une concentration de richesses entre quelques mains, aux États-Unis les Gafa, dont la capitalisation boursière approche le PIB de la France. Cela pose problème car il y a aussi de leur part une vision très arrogante et dominatrice, universelle, qui est dangereuse à terme si personne n'y met un coup d'arrêt. Est-ce que cela viendra du monde politique, des clients, ou des autorités antitrust ? Personne ne peut le dire mais oui, pour un économiste, cette domination technologique pose un problème réel et sérieux.

Dans le monde à venir, la technologie devra être mise au service de l'humain, et non l'inverse, comme c'est le cas actuellement quand nous « travaillons » gratuitement pour Google. Au-delà des seuls Gafa, l'accélération des progrès dans le domaine de l'intelligence artificielle et de la génétique, la recherche sur l'embryon humain, le ciseau génétique CRISPR-Cas9, tout cela soulève des interrogations nouvelles, d'ordre éthique et philosophique : serons-nous encore humains dans ce monde-là ?

La réponse de l'économiste face à ces progrès, ce n'est bien sûr pas de proscrire l'innovation. Elle apporte aussi des avancées dans la médecine, la façon dont nous travaillons, ou nous déplaçons.

La concurrence doit permettre de réguler ces nouveaux monopoles, mais ce n'est qu'une partie du sujet. Ce qu'il faut aussi, c'est ré-humaniser la technologie. Démanteler Google, c'est adresser un signal fort en ce sens.

Google vient de se voir condamné à une très lourde amende par la Commission européenne pour abus de position dominante concernant son comparateur de prix. C'est un signal fort adressé à l'économie des plateformes ?

Nous avons ciblé Google, et quelques autres, disons-nous dans le livre avec Michael Berrebi, mais d'abord Google, parce que c'est le seul qui a créé une société holding, Alphabet, pour détenir des activités dans tous les domaines de notre vie sociale. C'est le cas le plus emblématique ; mais Facebook, Amazon et quelques autres soulèvent les mêmes questions. L'enjeu, c'est de faire comprendre aux citoyens et aux consommateurs qu'ils doivent reprendre le contrôle de leurs données personnelles. Il faut aussi, dans le domaine de la génétique, interdire la recherche sur l'embryon humain par un accord international.

Je souhaite la mise en place d'une agence mondiale de la génétique et de l'intelligence artificielle, construite sur le même modèle que celle qui lutte contre la prolifération de l'arme nucléaire. Il faut créer des institutions à la mesure des nouveaux dangers de notre temps, et fixer avant qu'il ne soit trop tard des limites claires à ne pas dépasser.

___

(*) L'avenir de notre liberté. Faut-il démanteler Google... et quelques autres ?, par Jean-Hervé Lorenzi, avec Mickael Berrebi, Editions Eyrolles (juin 2017), 256 pages, 17 euros env.

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a écrit le 08/07/2017 à 13:52 :
A-t-on besoin d'auteurs si grands soient-ils pour s'apercevoir que ces économistes libéraux ne se sont pas souciés de l'humain? Economie et équité, (avec ses corollaires liberté, fraternité) sont antinomiques bien sûr! Ces gens sont prisonniers de leur bulle, on les écoute parce que l'on ne prend pas la peine de s'informer...on les voit partout sur les plateaux de télé, toujours les mêmes prêchant la religion de l'égoïsme et du profit pour les nantis...
Même si rarement on aperçoit un économiste atterré (mouvement qui promet de penser l'économie autrement) bien tiède malgré tout...car il se sent bien seul sur un plateau!
Et on s'en aperçoit maintenant, comme du trou dans le budget judicieusement dévoilé avant la mise en place des mesures d'austérité pour les plus pauvres toujours plus pauvres au profit des riches toujours plus riches : prise de conscience un peu tardive, on dirait! Le peuple est moins ignorant qu'il n'y paraît, il comprend avec effroi que la froideur autoritaire des "élites" (enfin, les experts en chiffres et manipulations de l'opinion, pas élites en général!) s'abat sur lui...du haut de l'Olympe.
a écrit le 08/07/2017 à 6:02 :
À l’aube de notre ère, la Terre était peuplée d’environ 250 millions d’êtres humains. Elle en comptait 7 milliards 20 siècles plus tard, dont 1 milliard et demi de pauvres profonds. L’homme a ainsi créé 5 fois plus de miséreux qu’il y avait d’êtres humains de toutes conditions sur terre au début de son entreprise civilisatrice, quels que soient les bénéfices – au demeurant fort inégaux – que les autres aient pu en tirer.

Or chaque jour 280 000 êtres humains supplémentaires déferlent sur la planète, soit plus de 100 millions chaque année, pour aggraver son pillage et ses conséquences, et leur nombre dépassera bientôt les 10 milliards.

Même si la transition démographique que certains promettent depuis trop longtemps finit par se manifester et s’étend au monde entier, nous consommons déjà le double de ce que la terre peut nous offrir (et il ne s’agit pas seulement d’agriculture). Il devient donc plus qu’urgent que les experts en tous genres ; que les responsables politiques, religieux et scientifiques de tous niveaux, dans tous les domaines ; que toutes les bonnes volontés, dépassent leur vision surannée ou doctrinaire de la société, de même que celles parcellaires de l’économie, de l’écologie que sont le climat, l’énergie, les pollutions en tous genres, les ressources alimentaires, etc. derrière lesquelles se dissimule l’essentiel qu’est le fait démographique.
a écrit le 07/07/2017 à 14:02 :
Aucune mesure concrète dans ce texte .Mettre l'individu au centre de toutes choses ,vouloir son épanouissement sans rien lui demander de ce qu'il veut ,tout cela mene à une illusion .Parler de revenu universel sans rien dire de l'écart qui DOIT exister entre ceux qui travaillent et les assistés sociaux ,c'est aussi une illusion .Les entreprises ne peuvent partager que ce qu'elles gagnent et renvoyer dos à dos le keysianisme et le libéralismes sans rien dire de ce qu'on met à la place est la plus grande des illusions......
Réponse de le 08/07/2017 à 13:59 :
Je doute de la générosité des entreprises (CAC 40 en majeure partie) qui redistribuent leurs profits aux actionnaires toujours plus avides, au détriment des investissements, de la création d'emplois.
Du court terme pour courte vue...une nouvelle religion est née, avec ses prêcheurs(prêcheuses) emballés sur plateaux télé ...
Réponse de le 08/07/2017 à 13:59 :
Je doute de la générosité des entreprises (CAC 40 en majeure partie) qui redistribuent leurs profits aux actionnaires toujours plus avides, au détriment des investissements, de la création d'emplois.
Du court terme pour courte vue...une nouvelle religion est née, avec ses prêcheurs(prêcheuses) emballés sur plateaux télé ...
a écrit le 07/07/2017 à 9:19 :
Bonne analyse avec laquelle je suis d'accord sauf:"Selon moi, la révolution technologique est une des sources de la montée actuelle des inégalités. Il y a une captation, une concentration de richesses entre quelques mains, aux États-Unis les Gafa, dont la capitalisation boursière approche le PIB de la France."

Les inégalités ne viennent pas des multinationales d'internet, ces dernières ne payent pas d'impôts certes mais les multinationales canal historique ne payent pas d’impôts non plus, les GAFA n'ont que valider une pratique déjà existante mais dont il ne faut surtout pas parler.

En 1992 20000 milliards de dollars étaient estimés dormir dans les comptes offshore, 25 ans après combien de dizaine de milliers de milliards y sont entreposés ? Non les GAFA à eux seuls ne peuvent tout représenter.

Bref l'oligarchie canal historique n'a rien vu venir, alors qu'on aurait pu penser qu'elle allait tranquillement envahir internet, d'autres ont eu une excellente idée répondant à des besoins immédiats et sont devenus du jour au lendemain des concurrents de l'ancienne oligarchie.

Si la vieille oligarchie n'était pas remplie de gens incompétents et compromis, se reposant sur le conflit d'intérêt, l'achat de politiciens et la monopolisation des outils de production elle aurait certainement pu anticiper ce phénomène mais plus on possède et plus on est possédé et plus on est gras et moins on avance rapidement et plus on s’essouffle.

Alors d'accord avec vous à 100% que le thème de l'inégalité est totalement occulté par les décideurs politiques et économiques, volontairement même, par contre non le mal n'a pas débarqué avec les géants du net. ET en ce qui concerne nos données elles ont toujours été partagées, vendues, achetées entre multinationales c'est juste qu'avant internet ça ne se savait pas.

C'est pas internet qui a vendu les informations de nos cartes grises aux assureurs et aux constructeurs automobiles.
Réponse de le 08/07/2017 à 5:58 :
Comparer l’avoir des plus riches au dénuement des plus pauvres, comme le font OXFAM, Piketty, Stiglitz et autres champions d’une lutte des classes plus ou moins déclarée ayant pourtant fait depuis toujours et partout la démonstration de sa vaine obstination, c’est omettre que la richesse des uns est constituée d’actifs dont les autres tirent leurs revenus, aussi faibles soient-ils. Ce sont ces avoirs – ce fameux Capital – qui financent les outils de l’économie, le progrès, l’emploi et la rémunération de tous ceux qui participent à l’accroissement de la richesse globale de la société, ne serait-ce que par leur consommation, aussi faible soit-elle. Ramener ce mécanisme à une comparaison de richesses individuelle n’a aucun sens, sauf à réduire la légitime aspiration au bien être des plus démunis, en soif d’un égalitarisme sommaire et sans issue conduisant à l'exacerbation d'un sentiment de frustration mortifère.
Richesse et pauvreté sont des conditions relatives, et en cela l’essence même de toute inégalité – non limitativement d’ordre matériel d’ailleurs. La pauvreté existe par la richesse et réciproquement, instrumentalisée par les uns, combattue par les autres ; compensée dans une mesure toujours insatisfaisante, que ce soit par la charité, par la solidarité ou par par la loi. Avec ou sans capital, la pauvreté est une fatalité liée à la structure incontournablement pyramidale de notre société et à notre démographie. Par le sort qui le fait naître dans une condition plutôt que dans une autre, chacun est, de sa naissance à sa mort, le riche ou le pauvre de plus pauvre ou de plus riche que lui, quelle que soit l’évolution de sa condition au cours de son existence.
Ce qui n’est pas une fatalité par contre est la misère profonde dans une société d’abondance, et le nombre toujours croissant de ceux qui en souffrent, laissés pour compte du progrès.
À population constante, un tassement de la pyramide sociale, en réduisant l’écart entre son sommet et sa base entraîne un élargissement de cette dernière, (augmentation de la pauvreté), alors que l’accroissement de cet écart, tel qu’il résulte d’une étirement de la pyramide vers le haut (enrichissement général), a l’effet inverse. De même, quand la pyramide sociale se développe en volume, du fait de l’augmentation de sa population, le supplément d’activité de celle-ci accroît la richesse globale de la société, avec pour conséquence d’éloigner son sommet de sa base, et pour effet l’accroissement de l’écart entre richesse et pauvreté. Ces deux observations révèlent qu’à une augmentation de l’écart entre richesse et pauvreté correspond une réduction de la pauvreté et inversement, sans modifier les inégalités autrement que dans leur importance. En d’autre termes, l’augmentation de richesse collective réduit la pauvreté et sa diminution l’augmente. La Palice n’aurait pas dit mieux mais aurait pu ajouter que le partage des richesses est une tout autre affaire.
Plutôt que de nous obstiner, à la manière de la mouche qui se heurte contre la vitre qu’elle ne voit pas, à la poursuite d’une utopique suppression des inégalités, nous devons donc être conscients que notre seule possibilité est de les réduire par une population moindre – régulation des taux de natalité à l’échelle planétaire, par l’éducation notamment – et un choix entre plus de riches et moins de pauvres, ou moins de riches mais davantage de pauvres.
Réponse de le 08/07/2017 à 15:33 :
" nous devons donc être conscients que notre seule possibilité est de les réduire par une population moindre "

C'était exactement la théorie des nazis, trop de gens, plutôt que du social il faut les éliminer. Saviez vous que les premiers à y être passés sont les malades mentaux ?

Mais bon en lisant votre résonnement vous êtes logique avec vous mêmes c'est un fait, merci pour cette sincérité.

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