La "finance de l'ombre" a encore enflé au niveau mondial

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Le shadow banking au sens strict a augmenté de 3,2% à 34.000 milliards en 2015, auquel il faut ajouter les autres intermédiaires financiers (OFI), par exemple les fonds de capital-risque ou de capital-développement, les entreprises de leasing et les captives. Ce graphique permet de comparer aux acteurs financiers non-bancaires (MUNFI, c’est-à-dire assurances, fonds de pension, soit 149.000 milliards de dollars) et à l’ensemble des actifs financiers (321.000 milliards).
Le shadow banking au sens strict a augmenté de 3,2% à 34.000 milliards en 2015, auquel il faut ajouter les autres intermédiaires financiers (OFI), par exemple les fonds de capital-risque ou de capital-développement, les entreprises de leasing et les captives. Ce graphique permet de comparer aux acteurs financiers non-bancaires (MUNFI, c’est-à-dire assurances, fonds de pension, soit 149.000 milliards de dollars) et à l’ensemble des actifs financiers (321.000 milliards). (Crédits : FSB)
Le "shadow banking", la finance parallèle peu ou pas régulée, atteint 92.000 milliards de dollars fin 2015, selon le rapport du Conseil de stabilité financière.

Depuis la crise financière mondiale de 2007-2008, l'ampleur prise par le « shadow banking », cette formule inquiétante désignant les financements issus d'établissements non bancaires, peu ou pas régulés, est surveillée de près par le Conseil de stabilité financière (FSB), un organisme mandaté par le G20. Or le dernier rapport du FSB, publié ce mercredi, qui dresse un bilan de cette « finance de l'ombre » dans 28 pays représentant 80% du PIB mondial - dont, pour la toute première fois la Belgique et les îles Caïmans - nous montre qu'elle a continué de croître.

Les sommes brassées dans ce système financier « parallèle », qui fait peser des risques de stabilité du fait de son intrication avec le système bancaire traditionnel, ont augmenté de 3,2% à fin 2015, pour atteindre 34.000 milliards de dollars. Cela représente 13% de l'ensemble des actifs financiers et l'équivalent de 69% du PIB des pays concernés.

Si l'on y ajoute les autres intermédiaires financiers (OFI), par exemple les fonds de capital-risque ou de capital-développement, les entreprises de leasing et les captives (auto), le shadow banking au sens large a progressé de 3.000 milliards pour s'élever à 92.000 milliards de dollars fin 2015.

shadow banking Belgique Caïmans

[Composition du système financier en Belgique et aux îles Caïmans. En rouge : les banques. En bleu : les assureurs et fonds de pension. En jaune : les autres intermédiaires financiers, fonds de capital-risque ou développement, hedge funds, etc. En violet : les banques centrales. En orange : les institutions financières publiques. Crédits : FSB.]

« La finance de marché apporte une diversification importante des sources de financement qui soutiennent l'économie réelle », relève Mark Carney, le président du FSB, par ailleurs gouverneur de la Banque d'Angleterre, dans un communiqué.

« La surveillance coordonnée et améliorée par les autorités continuent d'améliorer notre compréhension des activités financières non bancaires et les risques pour le système financier. Cela nous aide à forger notre opinion sur les mesures appropriées pour transformer le shadow banking en finance de marché résistante. »

shadow banking FSB fonds hedge etc

[Répartition et croissance annuelle des intermédiaires financiers non bancaires et non assureurs tels que fonds de private equity, courtiers, fonds obligataires, hedge funds, sociétés d'immobilier cotées, etc. Crédits : FSB]

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Commentaires
a écrit le 11/05/2017 à 10:26 :
Allez Monsieur Macron, il vaut mieux récupérer pour les finances publiques l'argent planqué dans les paradis fiscaux que de s'attaquer aux retraités ou aux cadres avec la hausse de la CSG. Une taxe sur les transactions financières permettrait de faire baisser les impôts et ça serait plus juste que de toujours taxer le travail.
Réponse de le 11/05/2017 à 12:25 :
Ah ! très embêtant car beaucoup de niches fiscales le permettent , alors faudrait-il avoir une volonté de casser la baraque .
Réponse de le 11/05/2017 à 13:16 :
Comme un grand, tapez 'taxe+transaction+financieres' dans google.
a écrit le 10/05/2017 à 23:00 :
Bien sûr, cette finance est aussi facile à chiffrer que les montants qui trainent dans tous les paradis fiscaux. Donc, rien n'est fait contre, bien au contraire. Gênant, car les circuits officiels ne peuvent pas ponctionner mais ce n'est pas grave car ces circuits rapportent aux officiels de façon occulte. Les gars, là, faudrait peut-être vous dire qu'officiellement, ça va VOUS retomber dessus. Jadis, un certain Marx avait vu le truc...
a écrit le 10/05/2017 à 20:34 :
A mon avis, il faudrait séparer cette finance douteuse, pas stable par essence de celle nécessaire aux pays et populations les plus vulnérables !
Une solution serait de créer une Monnaie Internationale Numérique d'Aide, qui (hors des systèmes bancaires actuels), en fonction des niveaux de revenus, lisserait les extrêmes de revenus par le bas afin d'arrêter la descente des bas salaires et la précarité grandissante !
a écrit le 10/05/2017 à 20:07 :
La "bête" est désormais gigantesque et sa croissance ne cesse de s'accélérer en raison de son attractivité du fait de réglementations minimales.

L'"intrication" avec l'économie réelle est reconnue par tous et ne fera que se développer, recherche d'opportunités et propension à l'expansion obligent.

Un cataclysme certain. Seule la date manque.
Il n'est pas très sorcier d'imaginer les risques que le shadow banking [la lecture même très rapide des 96 pages du rapport fait plus qu'éclairer] fait courir à tous les acteurs de l'économie, des plus puissants aux plus fragiles, car tôt ou tard les intérêts contradictoires des uns, opérateurs du shadow banking, et des autres, acteurs de l'économie réelle, déclencheront les premiers cyclones [on en a déjà eu un avant-goût, à plusieurs reprises, ces dernières années]. Et étant données l'instabilité systémique de l'essentiel des processus en jeu, d'une part, et l'absence d'arsenaux d'actions à la hauteur des besoins, d'autre part, le terrain sera "mur" pour une escalade qui risque de provoquer un véritable cataclysme aux répercussions sans commune mesure avec ce qu'on a pu connaitre par le passé, ou observè dans des simulations avancées sur des modêles ´solides´ et des scénarios pessimistes.

Pendant ce temps, le gouverneur d'une des cinq plus grandes banques centrales, endort son auditoire plutôt que d'appeler à plus de vigilance ET d'alerter sur l'urgence d'actions concertées pour déminer ce qui le peut être.

En attendant un léger mieux, un léger plus, de lucidité, on a un nouveau mantra à réciter :
Le ton est rassurant. Toute défiance est inutile.
Le ton est rassurant. Toute défiance est inutile.
Le ton est rassurant. Toute défiance est inutile.
Le ton est rassurant. Toute défiance est inutile.
Le ton est rassurant. Toute défiance est inutile.
Le ton est rassurant. Toute défiance est inutile.
Le ton est rassurant. Toute défiance est inutile.
a écrit le 10/05/2017 à 19:27 :
Épargnant depuis 40 ans ou moins, préparez-vous à voir ponctionner vos placements afin de colmater la brèche du « shadow banking »,après qu'elle aura créée un tsunami d'une ampleur inégalé. Vous étiez fourmi, et vous ne finirez pas cigale !
a écrit le 10/05/2017 à 19:00 :
Merci infiniment pour cet article.

"Mafia et finance : la crise favorise les liaisons dangereuses" http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2012/08/30/mafia-et-finance-la-crise-favorise-les-liaisons-dangereuses

"La mondialisation criminelle" https://www.monde-diplomatique.fr/publications/l_atlas_mondes_emergents/a54110

"Comment la cocaïne nous a sauvés de la crise financière" http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20141017.OBS2476/roberto-saviano-comment-la-cocaine-a-sauve-les-banques-du-crash-financier.html
Réponse de le 11/05/2017 à 7:30 :
Ils vous dirons que cette finance n'existe pas ???
Réponse de le 11/05/2017 à 13:07 :
"Répétez mille fois un mensonge et vous en ferez une vérité."

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