La SNCF émet une obligation verte hors norme

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SNCF Réseau avait émis en mars un green bond d'un milliard d'euros. C'est sa troisième émission d'obligations vertes en moins d'un an.
SNCF Réseau avait émis en mars un green bond d'un milliard d'euros. C'est sa troisième émission d'obligations vertes en moins d'un an. (Crédits : SNCF)
L'entreprise publique a émis son troisième green bond, d'un montant de 750 millions d'euros et d'une durée inédite de 30 ans. Elle devient l'un des 15 premiers émetteurs au monde d'obligation verte.

La transition écologique et son financement sont résolument en marche chez les collectivités et les entreprises françaises, décidément en pointe en matière de finance verte. SNCF Réseau, le gestionnaire du réseau ferré français, vient de réussir l'émission de sa troisième obligation verte (green bond), d'un montant de 750 millions d'euros et d'une maturité exceptionnelle de 30 ans.

"Il s'agit de la plus longue émission green jamais réalisée en euro", se félicite l'entreprise publique dans un communiqué ce mercredi soir.

La demande des investisseurs a été forte, le livre d'ordres ayant atteint 900 millions d'euros. Les plus grands acteurs de l'investissement responsable (ISR) ont souhaité participer, à l'image du leader mondial de la gestion d'actifs, le géant américain BlackRock, très sensible à la thématique du climat.

"Acteur mondial incontournable" des green bonds

Cette troisième émission porte à 2,65 milliards d'euros le montant total levé depuis octobre dernier par la SNCF sous forme d'obligations vertes pour rénover son réseau, en incluant celle d'un milliard d'euros sur 17 ans, en mars dernier. SNCF devient ainsi "en moins d'un an l'un des 15 plus gros émetteurs au monde de green bonds" se targue le groupe, en excluant les émetteurs chinois "onshore" (green bonds en RMB et accessibles aux seuls investisseurs nationaux).

"Cette émission, sur une durée exceptionnelle de 30 ans, démontre la confiance des investisseurs dans la signature SNCF Réseau, dans la qualité de nos actifs et de notre stratégie industrielle centrée sur la modernisation durable du réseau structurant", a déclaré Patrick Jeantet, le Pdg de SNCF Réseau, dans le communiqué. "Notre entreprise, en offrant une vraie liquidité aux investisseurs, devient désormais un acteur mondial incontournable du marché du green bond", a-t-il fait valoir.

SNCF Réseau avait mandaté les banques Crédit Agricole CIB, Goldman Sachs, Natixis et Société Générale CIB en tant que co-chefs de file de l'opération.

La RATP a émis fin juin sa toute première obligation verte, d'un montant de 500 millions d'euros, pour financer des projets à fort impact environnemental.

Pour mémoire, l'Etat français a émis en janvier le plus important green bond jamais émis par un Etat, pour un montant de 7 milliards d'euros sur 30 ans.

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Commentaires
a écrit le 17/07/2017 à 0:54 :
C'est quoi ce truc green ? Je croyais la SNCF n'avait plus d'argent ? Ils attendent quoi pour baisser les prix des trains et TGV ? Ils attendent quoi pour améliorer les voies et avoir des trains plus propres ou nombreux ? Avec tout cet argent.
a écrit le 15/07/2017 à 13:05 :
mais qui commande la sncf
il y a le ministre de tutelle
qui intervient pour un oui pour un non
et il y a les présidents de region qui change d'avis au gres du vent
puis la direction qui ne pense qu'a immobilier
et d'evantuel contract au usa
mais qui des horaires ils s'en moque
plus de au poste et rien ne change
virer les enarques et embaucher le n2 des trains japonnais
a écrit le 15/07/2017 à 11:19 :
Juste étonné que ça coûte autant, alors que l'on peut juste impliquer les clients (que la SNCF appelle les usagers) et éduquer les attitudes via serious games, par ex.
Évidemment avec une telle facture il ne faut pas espérer de voir baisser les prix de billets TGV
a écrit le 13/07/2017 à 11:44 :
L'aspect "green" n'est pas toujours flagrant, mais bon, cela peut peut-être participer à émergence de vocations et d'idées.
A la base, le transport en commun électrique est écologique et il faudrait autant que possible l'utiliser pour le transport de marchandises. Dans ce domaine on n'a pas spécialement besoin de vitesse, mais de performance, par exemple en travaillant sur la réduction des coûts de transport et sur la logistique.
Autre possibilité de développements "complémentaires" :
Il y a déjà le transit de la fibre par le réseau SNCF, en partenariat avec Orange
Je présume que le réseau électrique en parallèle du ferroviaire est aussi très développé.
A terme il faudra que la SNCF ou les collectivités organisent les infrastructures de parking des voyageurs pour accueillir les bornes de recharge électrique. Ce qui va aussi nécessiter de disposer des puissances électriques, donc d’infrastructures spécifiques.
Pourquoi pas des murs solaires le long de voies de chemin de fer, au moins sur les tronçons est/ouest. Comme un mur antibruit mais sur un seul pan et à distance suffisante des rails, le passage des trains provoquant des compressions et dépressions d’air, néanmoins cela doit être techniquement faisable.
a écrit le 13/07/2017 à 10:22 :
Ils ont trouvé un moyen ( maintenant classique ) pour assurer le financement des ses nouveaux investissements, qui toutefois ne résout toutefois pas la question de sous-capitalisation par rapport au niveaux de dettes abyssales.
a écrit le 13/07/2017 à 7:34 :
Une obligation qui va servir à financer les lignes et des trains Diesel encore très nombreux. Il y a d'autres pays qui électrifient ces lignes pour protéger l'environnement, mais pas la France. C'est moins de parler de COP21 et de rien faire de concret.

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