Levée de fonds record dans la Blockchain auprès de banques dont trois françaises

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La technologie dite de chaîne de blocs, qui crée un registre numérique distribué et sécurisé, intéresse au plus haut point les banques. La startup R3 vient de réaliser le plus important tour de table de la Fintech dans ce secteur prometteur.
La technologie dite de "chaîne de blocs", qui crée un registre numérique distribué et sécurisé, intéresse au plus haut point les banques. La startup R3 vient de réaliser le plus important tour de table de la Fintech dans ce secteur prometteur. (Crédits : Corda)
Natixis, Société Générale et BNP font partie de la quarantaine de grandes institutions du monde entier ayant investi au total 107 millions de dollars dans la start-up new-yorkaise R3, qui développe des usages à but commercial de la technologie derrière le Bitcoin.

Une quarantaine d'institutions de premier plan, financières pour la plupart, dont les banques françaises BNP Paribas, Natixis et Société Générale, ont signé un gros chèque à la startup new-yorkaise R3, sorte de consortium ayant vocation à développer des applications commerciales de la technologie Blockchain : 107 millions de dollars exactement, le plus important tour de table dans l'univers de cette technologie émergente de stockage et de transmission d'informations. La technologie dite de "chaîne de blocs", le sous-jacent de la crypto-monnaie Bitcoin, crée une sorte de registre numérique distribué et sécurisé.  "Cet investissement est sans précédent" s'est félicité David Rutter, le directeur général de R3, dans un communiqué.

"C'est la plus grande levée de fonds au monde jamais réalisée dans la technologie de registre distribué. Aujourd'hui, R3 entre officiellement dans les annales de la Fintech. Nous ouvrons une nouvelle page de notre histoire pour devenir le nouveau système d'exploitation des services financiers", fait valoir David Rutter dans un message vidéo.

Un secteur nouveau mais déjà concurrentiel

Les plus importants contributeurs au tour de table sont le japonais SBI, Bank of America Merrill Lynch, HSBC, Intel et le fonds souverain de Singapour Temasek. R3 mentionne d'autres investisseurs majeurs dont Natixis qui a droit à sa citation dans le communiqué. Frédéric Dalibard, le responsable du digital pour la banque de grande clientèle de Natixis (groupe BPCE), déclare ainsi :

"Natixis étudie continuellement de nouvelles technologies et la façon d'utiliser celles-ci pour mieux servir nos clients. La technologie de registre distribué est extrêmement prometteuse et R3 s'est déjà imposé comme un pionnier dans son développement pour les services financiers. Nous sommes fiers de faire partie de ce groupe de premier plan à un moment passionnant pour notre secteur."

Blockchain mode d emploi

[Blockchain, comment ça marche ? Crédit : Blockchain France]

Fondée en septembre 2015, R3 compte désormais 110 employés. Ce tour de table (de série A) va financer le développement de la plateforme opensource Corda, lancée en novembre dernier, et sera complété d'une troisième tranche ouverte à des organisations qui ne sont pas encore membres du consortium, d'ici à la fin de l'année.

Le ticket minimum était d'un million de dollars selon Fortune, le pallier suivant étant de 2,5 millions de dollars. Les discussions en vue de cette levée de fonds auraient conduit à certaines défections ces derniers mois, notamment de banques américaines telles que JP Morgan, qui a lancé un autre consortium, l'Enterprise Ethereum Alliance, avec Microsoft, Santander, ING et UBS, mais aussi Goldman Sachs et Morgan Stanley. D'autres institutions financières, telles que Citigroup, Capital One, Nasdaq ou Visa, ont investi dans la startup californienne Chain Inc (aux côtés du fonds français Orange Digital Ventures) qui veut bâtir une infrastructure blockchain dédiée aux services financiers.

Le directeur général de R3 est convaincu qu'après la phase d'expérimentation l'an dernier la technologie de registre distribué va entrer pour de bon dans les marchés financiers.

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Commentaires
a écrit le 24/05/2017 à 2:01 :
Si l'on commence à réfléchir sur ce fait, il me semble que la "finance", soit, l'économie des hautes sphères, se voit contrainte de tourner en boucle de plus en plus fermée, suite à son atterrissage sans douceur en 2007. Ainsi, comme en 1870 et en 1929, les plus avides nous emmènent à nouveau dans leur dettes abyssales qu'ils n'assument jamais, espérant que le nombre sera suffisamment exploitable pour répondre à la bassesse de leur délire d'argent dont ils ne font ... rien. Picsou, revient...
a écrit le 23/05/2017 à 17:22 :
Avis aux pirates : Y'a à crouter...

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