Prêts aux PME : la Fintech Lendix soutenue par Bruno Le Maire et la BEI

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Le ministre Bruno Le Maire, aux côtés d'Olivier Goy, le fondateur et président de Lendix, et d'Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), entourés des équipes de la plateforme de prêts participatifs aux PME au siège de Lendix à Paris ce lundi.
Le ministre Bruno Le Maire, aux côtés d'Olivier Goy, le fondateur et président de Lendix, et d'Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), entourés des équipes de la plateforme de prêts participatifs aux PME au siège de Lendix à Paris ce lundi. (Crédits : DC)
La Banque européenne d'investissement abonde de 18,5 millions d'euros le fonds du numéro un français du financement participatif de PME. Le ministre de l'Economie est venu assister ce lundi à la signature de ce partenariat.

[Article mis en ligne à 9h20 et mis à jour à 10h50]

C'est l'une des success-stories de la Fintech française : la plateforme Lendix, numéro un français du financement participatif des PME, va accroître sa puissance de feu grâce au soutien de la Banque européenne d'investissement (BEI). Ce lundi matin, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a fait le déplacement au siège de la jeune pousse parisienne pour assister à la signature de ce partenariat par lequel le Fonds européen d'investissement de la BEI abonde à hauteur de 18,5 millions d'euros le fonds de co-investissement de Lendix dédié aux investisseurs institutionnels. Le fonds de Lendix atteindra ainsi 90 millions d'euros.

En un peu plus de deux ans, Lendix a permis la réalisation de 96 millions d'euros de prêts à des PME (à 95% françaises), financés en partie par des particuliers (18.000) et des institutionnels (la Bpi, CNP, Groupama et Matmut par exemple). L'objectif de ce soutien européen, sorte de label de qualité et de confiance, est d'attirer d'autres investisseurs sur la plateforme, au-delà de ces pionniers, et ainsi d'accroître l'offre de financements de Lendix aux PME et TPE françaises, mais aussi espagnoles et italiennes.

« Arrêtons de dire que l'Europe est loin des préoccupations des gens ! La signature de ce projet est un signe fort : à travers le groupe BEI, l'Union européenne est présente en France pour aider à financer des projets innovants et porteurs », a souligné Bruno Le Maire.

« L'innovation, c'est la clé de la réussite économique de demain, dans tous les domaines. La Fintech française, dont Lendix est un des brillants exemples, est désormais leader en Europe continentale. Arrêtons de dire que la finance est l'ennemie. Comment les PME pourraient-elles créer de l'emploi sans la finance ? La Fintech est un atout exceptionnel pour notre pays  », a déclaré le ministre.

Lendix Goy Le Maire BEI Fayolle

[Olivier Goy, président de Lendix, Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, Ambroise Fayolle, le vice-président de la BEI, au siège de Lendix, à Paris, ce lundi]

Voie prometteuse de financement

L'un des emprunteurs, le cofondateur de la chaîne BioBurger, Louis Frack, a témoigné de la rapidité de l'obtention des fonds, « 170.000 réunis en 2 heures et demi », après un feu vert  de la plateforme en une semaine, en plein mois d'août.

« Lendix c'est le circuit court du financement, les prêteurs connaissent les projets des emprunteurs. Lendix incarne le capitalisme qui a du sens », a fait valoir le jeune entrepreneur.

Le vice-président de la BEI, Ambroise Fayolle, était également présent. Il a souligné que le financement participatif constitue « une voie nouvelle de financement très prometteuse pour les PME et les porteurs de projet en Europe ».

« Nous sommes très heureux d'être le partenaire européen d'une Fintech leader telle que la plateforme Lendix et de développer auprès d'elle le financement participatif. Nous soutenons ce dispositif parce qu'il est très innovant et qu'il est européen. Je souhaite que de nombreux investisseurs nous rejoignent pour mobiliser de nouveaux financements en faveur des entreprises », a-t-il déclaré.

Il s'agit du premier prêt de ce type réalisé par la BEI en Europe continentale, a-t-il souligné. Il y a un an, la BEI a accordé un financement de 100 millions de livres (environ 114 millions d'euros), par tranche, à Funding Circle. Le pionnier britannique et géant européen de ce secteur émergent du crowdlending a prêté 2,7 milliards de livres à des PME du Royaume-Uni depuis ses débuts il y a sept ans. Il faudra à Lendix encore grandir avant d'atteindre ces montants.

Pour la plateforme française, c'est un coup de pouce bienvenu qui va démultiplier ses moyens.

«Notre idée de départ était de mieux financer les entreprises, car il y a des trous dans la raquette. Nous avons conscience d'être des Lilliputiens et je remercie la BEI de nous porter à bout de bras au-dessus de la foule ! », a lancé le président du directoire de Lendix, Olivier Goy.

C'est aussi une forme d'institutionnalisation dans un univers du financement participatif en voie de consolidation accélérée (rachat de KissKissBankBank par la Banque Postale et de Credit.fr par Tikehau Capital).

« Comme l'arrivée de la Bpi avait provoqué un effet d'entraînement en France, celle de la BEI, connue pour ses due diligences [audits, ndlr] très sérieuses, devrait convaincre d'autres investisseurs particuliers et institutionnels étrangers, espagnols, italiens, de rejoindre notre plateforme », nous confie Olivier Goy.

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a écrit le 04/07/2017 à 9:52 :
bonjour messieurs dames je suis en mesure de vous dévoilé mes recherches sur les rites théorique sur la finance et l'économie et la stratégie des compétitivités connue du temps du roi salomon il faut savoir que le roi salomon su connaitre la fianance la stratégie et la compétitivité de compétitivité émanent sa richesse il fur aussi savoir comment répartir sa fortune dans des conditions de sécurité afin de multiplier ces recette en mettent en oeuvre les règle de 4 les règle de 4 consiste a faire valoir cet compétence technologique et d'innovation a résoudre les problème du monde en tant de messager de l'ordre de l'alliance du seigneur de l'univers et donner une mesure de loi mondiale comportent aussi une monnaie portent le sceau de salomon de part le monde entier chaque finance chaque conférence du temps du roi salomon fur décider part le roi salomon afin de porter un jugement a résoudre les problème concernant souvent des conflits d'intérêts mes aussi il su rependre la sagesse de part le monde il fur connaitre les loi de la connaissance du monde invisible et visible il connue les langages de chaque créature du monde le bute pour moi et pour 2017 c'est de changer le comportement en sagesse mais aussi recréer une loi mondiale est monétaire portent le sceau du roi salomon est l'appellation de la jouvence de la terre et ceci mondialement merci a tous ceux qui veule aussi lutter contre la pollution mondiale
a écrit le 03/07/2017 à 11:02 :
La Banque européenne d'investissement abonde de 18,5 millions d'euros le fonds du numéro un français du financement participatif de PME.

Bruno Lemaire voudrait explique que l'Europe aide les entreprises Françaises ;

A l'évidence, 18,5 millions c'est une goutte d'eau minable au niveau d'un pays comme la France,

de surcroit cet argent n'est pas produit par l'Europe, c'est une infime minime partie des 19,8 milliards que verse les contribuables Français au budget de l'Europe ;

Monsieur Lemaire et la Coure des Comptes devraient nous expliquer combien de milliards d'euros de l'argent des Français sont versés par l'Europe aux pays de l'Est Pologne, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie, Roumanie, pour payer leurs usines neuves et leurs machines outils ultra modernes qui finissent par nous faire de la concurrence déloyale et tuer l'industrie française ?

Messieurs les journalistes, allez voir dans les pays précités comment ils financent leur concurrence déloyale avec l'argent des Français versés à l'Europe ...

Faites une enquête approfondie ...
Réponse de le 03/07/2017 à 23:13 :
Le jour ou la tribune cessera de faire des articles complaisant ca se saura....
a écrit le 03/07/2017 à 9:33 :
Tiens cela vaudrait le coup de voir s'il n'y a pas des conflits d'intérêt qui trainent, le contraire serait étonnant vu les protagonistes bei et le maire.

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