Procès Pérol : deux ans de prison avec sursis et interdiction de fonction publique requis

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François Pérol, l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy devenu président du directoire de BPCE, comparaît devant la cour d'appel de Paris pour prise illégal d'intérêts.
François Pérol, l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy devenu président du directoire de BPCE, comparaît devant la cour d'appel de Paris pour "prise illégal d'intérêts". (Crédits : JACKY NAEGELEN)
Le parquet a requis en appel une peine de prison de deux ans avec sursis, une amende de 30.000 euros et une interdiction définitive d'exercer toute fonction publique contre l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée sous Sarkozy, devenu président du groupe Banques Populaires Caisses d'Epargne.

Mêmes causes, mêmes effets : le parquet général a requis en appel les mêmes peines qu'en première instance contre François Pérol, qui comparaît pour "prise illégale d'intérêts", à savoir deux ans de prison avec sursis, 30.000 euros d'amende et une interdiction définitive d'exercer toute fonction publique. L'ex-secrétaire général adjoint de l'Elysée sous Nicolas Sarkozy, devenu président du directoire du groupe BPCE (né de la fusion des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne), est soupçonné d'avoir influencé ce rapprochement, alors que les agents de l'administration publique sont tenus à un délai de carence de trois ans avant de rejoindre une entreprise sur laquelle ils ont formulé des avis et propositions.

Il avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris en septembre 2015.

"Il y a une implication forte du prévenu dans les faits", a justifié l'avocat général Marc Rouchayrole.

"Si vous considérez que cette affaire est emblématique, il n'y a pas de raison de ne pas suivre ces réquisitions", a-t-il plaidé.

Il a cependant émis des réserves sur la pertinence de l'interdiction d'exercer toute fonction publique, François Pérol ayant démissionné de l'inspection des finances avant de rejoindre BPCE.

 (avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 10/03/2017 à 11:42 :
Mêmes causes, mêmes effets : la relaxe est très probable pour ce mauvais procès. Il n'y a aucun fait nouveau, et ce procès en appel n'a pas d'autre objet que de punir Pérol dont les seuls torts sont la proximité avec Sarkozy et l'insolente réussite à la tête de BPCE. Procès stalino-poutinien donc qui ne relève en rien l'opinion qu'on peut se faire de notre "justice".
a écrit le 10/03/2017 à 3:42 :
La France est un pays en retard, tout comme sa justice d'un autre siecle. Ici en Coree du Sud, l'ex presidente Park a ete condamnee aujourd'hui a l'unanimite par la haute cour de justice coreenne a la prison ferme pour collusion, prevarication et autres chefs d'accusation. Son avenir quelqu'il soit est desormais definitivement obere.
D'autres mesures vont suivre et seront annoncees.
La Coree du Sud envoie un splendide exemple, comme a son habitude au monde libre et democratique.
La France est a la derive, qu'elle prenne exemple sur cet etat.
a écrit le 09/03/2017 à 21:50 :
Conflits d'intérêts, népotisme, détournements de fonds....nos hommes politiques sont très forts lorsqu'il s'agit d'eux et nuls lorsqu'il s'agit d'oeuvrer pour l'intérêt collectif.....ce monsieur devrait être renvoyer du poste qu'il s'est taillé pour lui même avec la bénédiction du roi des voleurs....
a écrit le 09/03/2017 à 19:28 :
"Il a cependant émis des réserves sur la pertinence de l'interdiction d'exercer toute fonction publique, François Pérol ayant démissionné de l'inspection des finances avant de rejoindre BPCE."

Le mal est fait et bien fait, le sarkozysme aura dévasté le pays et personne pour nous faire cet état des lieux que nous autres citoyens prenant en plein dans la figure toutes ces magouilles.

Ils ont pillé le pays pendant 5 ans et s'en sortent ma foi plutôt bien tous.

Il n'y a pas de mot assez fort pour qualifier cela.

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