Trop de créances douteuses en Europe, dénonce le FMI

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Les effacements de créances dans les banques européennes sont bien plus faibles qu'aux Etats-Unis, affirme l'institution internationale dirigée par Christine Lagarde.
"Les effacements de créances dans les banques européennes sont bien plus faibles qu'aux Etats-Unis", affirme l'institution internationale dirigée par Christine Lagarde. (Crédits : © Handout . / Reuters)
Ces créances, héritées de la crise financière mondiale et de la récession qui s'en est suivie, atteignent désormais 1.000 milliards d'euros, déplore l'institution internationale. Mais des "Obstacles structurels" dissuadent les banques de s'attaquer au problème.

Les créances douteuses explosent en Europe, s'inquiète le Fonds monétaire international (FMI). Selon l'institution internationale, elles ont plus que doublé depuis 2009, pour atteindre 1.000 milliards d'euros.Une augmentation qui menace la solidité des banques du continent, dénonce le FMI dans un rapport publié jeudi 24 septembre.

"La crise financière mondiale et la récession qui s'en est suivie ont laissé en héritage des niveaux élevés de créances douteuses", particulièrement dans le sud de la zone euro, explique le Fonds. Mais ces prêts à risque pèsent sur le bilan des banques européennes et "immobilisent" des fonds qui pourraient pourtant être utilisés pour soutenir l'activité économique, déplore-t-il.

"La réduction urgente du volume des créances douteuses est, par conséquent, cruciale pour soutenir la progression des crédits, spécialement pour les petites et moyennes entreprises qui sont davantage tributaires des banques pour leur financement", écrit ainsi l'institution internationale.

Une "supervision insuffisamment poussée" en Europe

Le FMI pointe toutefois les "obstacles structurels" qui dissuaderaient les banques européennes de s'attaquer à ce problème en effaçant ces créances et en essuyant des pertes. "Les effacements de créances dans les banques européennes sont bien plus faibles qu'aux Etats-Unis", affirme le rapport.

Le Fonds met notamment en cause "une supervision insuffisamment poussée" qui permettrait aux banques d'éviter de s'attaquer à leurs créances douteuses et à les laisser à leur bilan "pour une période bien plus longue que nécessaire".

L'institution appelle donc à "améliorer" la supervision bancaire en Europe pour inverser cette tendance et place ses espoirs dans les mécanismes récemment mis en place dans la zone euro pour y parvenir.

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Commentaires
a écrit le 03/10/2015 à 23:40 :
Madame Lagarde est la personnification du proverbe sur l’hôpital qui se fout de la charité.

Sans vouloir mettre sous le tapis (sans jeu de mot) le bilan de son mandat de ministre de l'économie sous Sarkozy (oui je sais ça réveille de douloureux souvenirs et ça fait saigner les yeux) on ne peux que mettre à sont crédit (sans jeu de mot aussi) qu'elle a gardée ses fou concernant la forme pour raconter des choses hypocrite et flou qui laisserai même le champ libre à un dictateur pour interpréter ce message.
a écrit le 26/09/2015 à 4:39 :
On nous aurait menti ???
Les banquiers auraient des comptes caches à l'insu de la BCE ???

a écrit le 25/09/2015 à 15:32 :
et la chine, qu'en pense le FMI? il est tres silencieux............
oui parce que de memoire les banques etaient deja gavees de creances douteuses au debut des annees 2000, alors en 2015...........
Réponse de le 25/09/2015 à 20:25 :
@churchill 25/9 15:32
Excellente remarque mais je doute que FMI connaisse ce qui se passe réellement en Chine où tout n'est que spéculation sur les statistiques économiques.
On a déjà assez des problèmes pour obtenir des comptes fiables en Europe, aux EU et au Japon....
Cordialement
Réponse de le 26/09/2015 à 8:46 :
Et le Brésil ? L'Amérique latine etc... Elle raconte n'importe quoi ! 1000 milliards et pourquoi pas 15000 milliards
a écrit le 25/09/2015 à 13:27 :
Encore et toujours les banques en raison de la timidité (ou de la complicité) de nos CHERS politiques.....
a écrit le 25/09/2015 à 12:39 :
Il faudrait comprendre.
Les stress tests ont été effectués en 2014 et si on lit le rapport (executive summary), il manque environ Euro 25 Mlds sous le scénario critique avant recapitalisation. On suppose que l'épisode Grec du premier semestre 2015 n'a probablement pas été pris en considération dans ce scénario donc c'est plus élevé de 40 Mlds maxi (40 car c'est le chiffre qui circule pour la recapitalisation des banques Grecques et maxi car il y a peut-être double comptage).
Questions
D'où sort ce nouveau chiffre de E 1000 Mlds ?
Cela signifie t-il qu'il faut augmenter les barres des % des tests (actuels sont 5.5 et 8%) ?
Pourquoi n'a t-on pas fait les stress tests en 2015 ? (La Grèce est prévue, je crois)
Cordialement
a écrit le 25/09/2015 à 11:14 :
Et cela permet d'obtenir facilement les chiffres que l'on souhaite... Je vais en parler à mon banquiers : "Vous savez monsieur le conseiller, si vous effacez quelques débits de mon compte, je ne suis plus à découvert !"
Réponse de le 25/09/2015 à 11:49 :
On se demande pourquoi personne ne semble y avoir pensé avant : une méthode simple et ingénieuse....Retirer moi tous ces débits et autres défauts, que je ne saurai voir....

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