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Faute de volontaires suffisants à son plan de départs mondial lancé en décembre, le groupe Internet américain AOL, séparé de Time Warner depuis décembre, passe à la vitesse supérieure avec un plan de licenciements. En effet, seuls 1.100 salariés ont accepté le guichet départ. Moitié moins que les 2.500 souhaités par le groupe.
Aux Etats-Unis, les premiers licenciements, notifiés lundi, seront effectifs dès mercredi, tandis qu'en Europe, la direction va lancer le processus de consultation avec les représentants du personnel. Lundi, un comité d'entreprise extraordinaire a averti la centaine de salariés français de la fermeture définitive des portes. "Des réunions se sont tenues au Royaume-Uni, en Allemagne et en France et nous avons annoncé des projets de fermer beaucoup de nos bureaux en Europe, en démarrant par l'Espagne et la Suède", a expliqué Mathieu Carré, le porte-parole du groupe dans l'Hexagone.
L'objectif d'AOL, dévoilé en décembre, était de supprimer environ un tiers de ses effectifs mondiaux et de provisionner 200 millions de dollars de charges de restructuration. In fine, il devrait ainsi compter 4.400 personnes contre 19.000 en 2006.
En 2007, les salariés français, déjà visés à l'époque par un plan de licenciement après le rapatriement de la réalisation des sites du portail en Angleterre, avaient fait parler d'eux en réalisant un lipdub sur "L'Amour à la fançaise" (ci-dessous).
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