Contenu :

Télécommunications - 22/09/2011 | 07:37 - 368 mots

Les opérateurs alternatifs furieux contre le tarif social de l'Internet

Copyright Reuters
Copyright Reuters Copyright Reuters
SFR, Bouygues Telecom et Free reprochent à Bercy de ne pas leur permettre de répliquer l'offre d'Orange à 23 euros par mois du fait du dégroupage.

"On s'est fait rouler dans la farine", fulminait mercredi un opérateur alternatif, en sortant de la table ronde sur le tarif social de l'Internet, réunie à Bercy par Eric Besson, le ministre de l'Industrie, et Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat à la Consommation. Ces derniers ont présenté aux opérateurs le cahier des charges pour obtenir le label "offre sociale de l'Internet". Et se sont félicités qu'un opérateur, Orange, se soit engagé à proposer dans les six mois une offre répondant aux critères, à savoir un accès illimité à internet et à la téléphonie fixe à 23 euros TTC maximum, sans durée d'engagement, ni caution ni frais d'activation.

"C'est une mascarade, du cousu-main pour Orange", peste un autre opérateur. D'une part, pour obtenir le label, il faut que l'offre soit disponible pour au moins 98 % de la population métropolitaine, que seul l'opérateur historique couvre. Ainsi l'offre de Numericable à 4 euros par mois (Internet, TV et une ligne de téléphone) qui sera "accessible à 25 millions de personnes via les bailleurs sociaux ou les collectivités" n'est pas éligible car partielle.

"Offre de gros sociale"

D'autre part, SFR, Bouygues Telecom et Free versent 9 euros par mois par abonné à l'opérateur historique au titre du dégroupage (total) pour emprunter son réseau de cuivre, auxquels il faut rajouter la TVA et divers frais. "Compte tenu des conditions tarifaires d'accès à la boucle locale, nous ne sommes pas en mesure de répliquer l'offre d'Orange. Nous continuons d'étudier comment proposer une offre sociale", explique Didier Casas, le secrétaire général de Bouygues Telecom. Même discours chez SFR qui réclame "une offre de gros sociale", donc des tarifs de gros inférieurs à ceux en vigueur, afin de pouvoir élaborer une proposition équivalente à celle de France Télécom. La filiale de Vivendi envisage une offre en dégroupage partiel à 23 euros qui combinerait abonnement au service universel (6,50 euros) et un contrat classique (16 euros pour la part de SFR), mais ne serait pas labellisable.

De son côté, Iliad (Free), qui ne se faisait pas d'illusion sur cette réunion qu'il a snobée, rappelle que sa marque Alice propose une offre à 9,99 euros ou 19,99 euros (en dégroupage total) et que la demande est faible pour ce type d'offre.

Delphine Cuny - 22/09/2011, 07:37  | 
|
Commentaires sur l'article

Pseudo :

Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

Recevoir un email si quelqu'un répond à mon commentaire.

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous.

Entrez votre email :

> retour haut de page

  • patdu49 a écrit le 23/09/2011 à 10:42 :

    • perso en zone non dégroupée je paye 36 euros chez free sans télé donc, avec appel vers les mobiles ( qu'on m'impose, alors que pas l'utilité ). donc une offre à 23 euros, soit 156 euros d'économie par an ( 1,5 mois de mon budget alimentation ) je ne cracherais pas dessus, si offre accessible aussi aux bénéficiaires de l'allocation spécifique de solidarité.

      Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous.

      Entrez votre email :

      Commentaires sur l'article

      Pseudo :

      Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

      Recevoir un email si quelqu'un répond à mon commentaire.

      Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous.

      Entrez votre email :

  • Corso a écrit le 22/09/2011 à 15:13 :

    • Le tarif "social" est en réalité le vrai tarif, et encore, déjà élevé. Les prix devront baisser. Il faut compter à terme que la connexion devienne gratuite, seule subsisterait une facturation à la minute dont l'heure coûterait entre 8 et 10 centimes d'euro. La répartition se ferait uniquement sur le flux fichier constaté. Des prestations individuelles seraient faiblement facturées en sus comme la formation en vis à vis connectée ou des services B to B véritable cible du système. Chaque foyer et même chaque personne disposera de plusieurs écrans dits de l'ultra terminal. Un monde différent nous attend dans moins de 10 ans.

      • NICOBOSS007 a répondu le 22/09/2011 à 16:53 :

        • je ne suis pas vraiment convaincu que les clients 'internet' , habitués à un forfait 'illimités' Internet comme téléphone, seront d'accord pour payer à l'utilisation comme ce qui est encore de rigueur dans le mobile en fait. La levée de bouclier dernièrement sur la supposée fin de l'illimité est assez claire. En tous cas, moi, je préfère une facture fixe et prévisible à une facture dépendant de la consommation pouvant atteindre des sommets.

      • Corso a répondu le 22/09/2011 à 19:50 :

        • Il ne s'agit pas de l'internet tel que vous le connaissez mais de la totalité du flux, des films, des matchs, des logiciels, des journaux. Le tarif permet la réalité d'une consommation "illimitée" et il est possible de prévoir de brider un terminal, phone ou télé... mais un petit calcul vous persuadera que ce n'est pas vraiment nécessaire. Pour comparaison, ce système existe déjà en "manuel" dans les médiatèques par exemple.

      • libertad46 a répondu le 30/09/2011 à 18:30 :

        • NEGATIF L Illimité c'est I L L I M I T E !!! Inutile de tâter le terrain...Monsieur le troll de France Telecom !!!

      Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous.

      Entrez votre email :

      Commentaires sur l'article

      Pseudo :

      Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

      Recevoir un email si quelqu'un répond à mon commentaire.

      Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous.

      Entrez votre email :

  • azerty a écrit le 22/09/2011 à 11:28 :

    • 23euros il appel sa un tarif social! Cela me confirme que fréderic lefevre aime faire parler de lui pour pas grand choses.

      Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous.

      Entrez votre email :

      Commentaires sur l'article

      Pseudo :

      Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

      Recevoir un email si quelqu'un répond à mon commentaire.

      Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous.

      Entrez votre email :

  • Gilles a écrit le 22/09/2011 à 09:03 :

    • Les bénéficiaires du RSA pourront surfer toute la journée et encore plus travailler au noir pendant que les autres bosseront. Tant qu'il y a aura du boulot bien sûr. Car à cette allure...

      • Tom a répondu le 22/09/2011 à 11:52 :

        • Effectivement. Je ne suis pas sûr que la multiplication des formes d'assistanat (électricité, gaz, eau, téléphone mobile, internet, CMU...) soit favorable pour l'activité du pays. Quel intérêt les gens ont-ils à travailler pour un salaire modeste, sachant qu'en "contrepartie", ils perdront tous ces avantages?

      • yvan a répondu le 22/09/2011 à 12:51 :

        • Peut-être y-a-t'il du chômage de masse du fait d'une légère crise économique... Mais je me trompe surement.

      • Tom a répondu le 22/09/2011 à 13:41 :

        • Vous auriez raison s'il n'y avait pas de postes à pourvoir en France. Comment expliquer que des dizaines de milliers d'emplois ne trouvent pas preneur? Comment se fait-il que des restaurateurs proposant des postes de serveurs (dans des établissement de qualité) ne reçoivent pas la moindre candidature? Idem pour des entreprises recherchant des technico-commerciaux.

      • finaude a répondu le 22/09/2011 à 14:28 :

        • Qui les empêchent de faire de la pub de recrutement et de monter les salaires proposés ? Ils assument leur décision de sous-payer les gens et ces derniers assument leur décision de vivre mieux avec les alloc et/ou du travail au noir ! C'est bien fait pour ces entreprises, qu'elles périssent de leur radinerie !

      • ericlille a répondu le 22/09/2011 à 17:19 :

        • Arrêter un peu de parler de l'explosion du chômage en France ! En 1985, le taux était déjà de + de 10% (INSEE) Et ces sure que ttes ces aides, ça commence à faire beaucoup....

      • bancopasillico a répondu le 23/09/2011 à 10:53 :

        • +1 avec finaude, pour le commercial, j'en veux plus, vendre tout et n'importe quoi, n'importe comment à tout prix, ça devient un monde de dingue. Conseiller et dialoguer, oui, à la dde du client. Le forcer à consommer, non!! j'espère que le prochain millénaire verra une autre societé de consommation plus responsable de la vie humaine et de la planète..brulons un cierge!!

      • libertad46 a répondu le 30/09/2011 à 18:31 :

        • Si les trolls veulent bien me dire OU il y a 4.4 millions qui attendent ? Moi je cherche mais je ne les trouve pas !!!!

      Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous.

      Entrez votre email :

      Commentaires sur l'article

      Pseudo :

      Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

      Recevoir un email si quelqu'un répond à mon commentaire.

      Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous.

      Entrez votre email :

> Retour haut de page

    • Si les trolls veulent bien me dire OU il y a 4.4 millions qui attendent ? Moi je cherche mais je ne les trouve pas !!!!

      par libertad46 le 30/09/2011 à 18:31

Pied de page :