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Selon plusieurs sources concordantes, les négociations entre Paris et Abu Dhabi sur l'acquisition par les forces armées émiriennes d'une soixantaine de Rafale ont récemment repris. « C'est un classique des Émirats de négocier pendant le ramadan », sourit un bon connaisseur de ces dossiers. Cela avait été le cas pour les Mirage 2000-9 achetés en 1998 à Dassault Aviation. C'est dans cette perspective que les Émirats arabes unis (EAU) ont en quelque sorte « convoqué » il y a quelques jours l'équipe de négociations de Team Rafale et du missilier MBDA pour poursuivre les discussions, entamées officiellement en juin 2008. L'agence officielle des EAU avait alors indiqué que des « discussions préliminaires » avec la France avaient débuté en vue d'acheter jusqu'à 63 Rafale pour une somme comprise entre 6 et 8 milliards d'euros.
« Un sapin de Noël »
Avec cette nouvelle phase de négociations, qui sont passées par des hauts et des bas depuis trois ans, les Émirats ont semble-t-il changé d'attitude avec Paris. « Ce qui est nouveau, c'est qu'Abu Dhabi veut maintenant le Rafale », explique-t-on à « La Tribune ». Jusqu'alors, ce n'était pas vraiment le cas, Paris s'étant montré très insistant (voire trop) pour que le dernier né des avions de combat de Dassault Aviation décroche enfin un premier contrat à l'exportation. Du coup, les Émirats ont joué la montre tout en demandant à l'équipe française des développements technologiques sur le Rafale extrêmement coûteux qui avaient été estimés entre 4 et 5 milliards d'euros en juin 2010 par un des négociateurs français. « Le Rafale des EAU, c'est un véritable sapin de Noël », expliquait-il alors à « La Tribune ».
Ce qu'une source proche des négociations résume ainsi : « Lorsque vous rentrez dans une concession mais que vous n'avez pas besoin de changer votre voiture, vous vous montrez très exigeant avec le vendeur en lui demandant toutes les options possibles au meilleur prix. Ce qui n'est plus le cas lorsque vous avez vraiment besoin d'une voiture... ». À tel point que les Émirats sont même prêts aujourd'hui à renoncer au moteur d'une poussée de 9 tonnes (contre 7,5 tonnes pour le Rafale dans sa version actuelle), pourtant l'une de leurs exigences initiales, selon les propros récents du ministre de la Défense, Gérard Longuet (voir latribune.fr). Les Émiriens sont dans un état d'esprit complètement différents et les négociations sont beaucoup « plus raisonnables » qu'auparavant. D'autant que les observateurs du Golfe qui dissèquent les performances opérationnelles du Rafale en Libye ont été favorablement impressionnés.
Selon plusieurs sources interrogées, il est désormais envisagé par Paris, avec toute la prudence requise dans ce type de négociations, une signature entre septembre et la fin de l'année. À condition aussi d'autoriser l'exportation du missile air-air Meteor qui doit armer le Rafale. Un tel contrat, s'il aboutissait, serait bien sûr une très bonne nouvelle pour la filière aéronautique militaire française et permettrait aussi de dénouer plus facilement d'autres dossiers à l'export pour l'avion de combat qui tient la corde en Inde.
Curieux a écrit le 08/08/2011 à 10:59 :
Curieux comme les contrats d'armement se signent souvent dans les 6 mois précédant une élection présidentielle, comme les frégates séoudiennes Sawari, signées fin 1994, et les sous-marins vendus à perte au Pakistan fin 1994 aussi... Qu'en pensez-vous, Monsieur Takieddine ?
gerardc27 a écrit le 07/08/2011 à 14:45 :
Maintenant que Paris a débloqué des créneaux supplémentaires pour les liaisons des compagnies aériennes du golfe avec les aéroports parisiens, on peut discuter sur de nouvelles bases
chris33 a écrit le 07/08/2011 à 08:19 :
Surtout si le radar désuet du rafale n'est pas remplacé.
ClauZ a répondu le 08/08/2011 à 16:18 :
Où avez vous inventez celà? Les radars et toute l'électronique est remise à niveau régulièrement, ...évidemment, seuls les imbéciles ne sont pas au courant.
raf a écrit le 06/08/2011 à 16:27 :
Pourquoi enfin ? on ne vend pas une voiture qui n'est pas terminée, le rafale F3 est arrivé en 2008 et il vient de finir d'être certifie il y a de ca 6 mois. tous les autres étaient des prototypes. Rafale A,F1,f2. Il vient de prouver toutes ses qualités en LIbye ca été remarqué par tous les observateurs. Il a été toujours en tete es des evaluation, malheureusement sur le plan politique on fini dernier. les negociations de contrat sont politiques et peuvent durer 15 ans. Les USA vont essayé de pousser le F35 a n'importe quel prix meme si il doivent les donner gratuitement. On le voit aux Indes, ils propose le F35 a 65M$ au lieu des 200M$ qu'il coute.
Corso a écrit le 06/08/2011 à 11:51 :
Le deal d'après seconde guerre mondiale entre France et USA était : "D'accord, vous construisez des avions de combat, mais vous ne les vendez que là où l'on vous dit, en Inde ou ailleurs, pour des raisons géo-politiques, en fait lorsque nous ne pouvons vendre directement. En contrepartie, vous bénéficirez de la technologie et des licences à bon prix" Deal gagnant/gagnant tenu que le père Marcel Bloch/Dassault a géré durant des années, puis son fils. Depuis 2004, il a pris fin. La compétition entre les anciens alliés commence. La société Dassault devra s'intégrer à Thalès pour financer de tels contrat d'exportation. C'est ce qui est en cours.
Papier a répondu le 13/08/2011 à 23:09 :
" La société Dassault devra s'intégrer à Thalès" ....... C'est à dire ?
Tofly a écrit le 05/08/2011 à 19:01 :
Cela aurait il à voir avec les droits de trafic lachés pour Emirates (au contraire de nos voisins qui eux protègent leurs compagnies et leurs emplois)?
ICIDEMAIN a écrit le 05/08/2011 à 16:57 :
Pas évident d'éviter effectivement la pression des USA biens mal en point dans l'aviation civile avec l'envolée d'Airbus, ils auront surement à coeur de tout faire pour conserver leur pré carré dans le militaire !
Marco54 a écrit le 05/08/2011 à 15:47 :
Je ne pense pas que les ricains vont laisser faire.Prévenez nous quand le contrat sera signé...
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" La société Dassault devra s'intégrer à Thalès" ....... C'est à dire ?
par Papier le 13/08/2011 à 23:09
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DG Seattle a écrit le 08/08/2011 à 16:48 :
Moi, ce qui me surprend c'est le niveau de détail dans la divulgation des négociations en cours et les cocoricos prématurés et a peine dissimulés. N'est-ce pas un peu risqué ? Je pense que la discrétion devrait être mieux gérée.