Défense : la paupérisation de l'armée française s'accélère

 |   |  1164  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Fin 2015, il manquera 10 milliards d'euros au budget de la Défense par rapport à la loi de programmation militaire initiale, selon le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud. En 2020, ce seront 40 milliards qui feront défaut si les pouvoirs publics prolongent le tour de vis actuel. L'effort de défense dépassera "à peine 1,3 %" du PIB à l'horizon 2015, contre 2 % en 1997. Principaux extraits de l'audition de l'amiral Guillaud devant les députés de la commission de la défense de l'Assemblée nationale.

C'est donc bien l'heure de la retraite pour les militaires français, des ambitions rangées dans les cantines des soldats, de l'influence de la France... racontée dans les livres d'histoire. Car l'audition devant les députés de l'assemblée nationale de la commission de la défense du chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, apparait comme un véritable électrochoc. La France rentre vraiment dans le rang. "Le ministre de la défense a obtenu que les crédits soient plus importants en 2013, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir : leur niveau actuel n'est pas loin de remettre en cause le choix d'une armée polyvalente et homogène, garantissant réactivité, souplesse d'emploi et endurance", constate sévèrement l'amiral Guillaud aux députés.

40 milliards d'euros en moins en 2020

Comment cela se traduit-il ? Par des chiffres qui ne mentent pas. "Le modèle sous-tendu par la loi de programmation militaire (LPM) en cours était bâti, entre autres, sur une prévision d'augmentation en volume des ressources de 1 % par an à partir de 2012, rappelle le chef d'état-major des armées. Dans les faits, le budget de la défense diminuera de 4 % en valeur sur la période 2012-2015. Au résultat, la divergence cumulée entre les ressources prévues aujourd'hui et la programmation initiale atteint 10 milliards pour 2013-2015, soit presque une année de masse salariale du ministère hors pensions ou la totalité du programme des six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) Barracuda. Si l'on prolonge la tendance actuelle, on obtiendra en 2020 un écart de 40 milliards en valeur de 2012, soit 130 % du budget total d'une année".

Les difficultés ont débuté dès l'été 2010, rappelle l'amiral Guillaud. Et de préciser que c'est à partir de 2012, que "la trajectoire des ressources diverge encore plus nettement de la trajectoire de référence tracée en 2008. La pression budgétaire s'est accrue après la révision des prévisions de croissance, compte tenu de l'obligation de redresser les comptes publics. En tenant compte des lois de finances rectificatives et du gel de crédits supplémentaires intervenu en juillet, les crédits de 2012 sont désormais en recul de 1,2 milliard par rapport à l'annuité initialement prévue. Conjugué à l'écart cumulé de 1,9 milliard de la fin de 2011 et sans préjuger des conditions de la fin de gestion de 2012, le recul dépassera les 3 milliards à la fin de l'année".

Des dépenses militaires réduites à 1,3 % du PIB

Pour l'amiral Guillaud, "un tel écart n'est pas de l'ordre de l'ajustement. Il nous impose de revisiter nos ambitions. Pour mémoire, l'effort de défense était, aux normes OTAN - c'est-à-dire hors pensions et hors gendarmerie -, de 2 % du PIB en 1997, avant de se stabiliser ces dix dernières années entre 1,6 % et 1,7 %. En 2012, il est de 1,55 %. À l'horizon de 2015, il dépassera à peine 1,3 %". Compte tenu de la situation des finances publiques, "le modèle en vigueur n'est plus soutenable. Nous devrons donc penser autrement", fait-il valoir. C'est-à-dire avec des ambitions à la baisse.

Une cessation de paiement en fin d'année ?

"Pour 2012, la fin de la gestion est sous tension, indique le chef d'état-major des armées. Ainsi, il a déjà identifié "les surcoûts des opérations extérieures (OPEX) et la hausse du carburant opérationnel, pour un total de 250 millions" et rappelle que "la levée des réserves n'a pas encore été obtenue. Enfin, le déficit structurel du titre II est en cours de consolidation". Pour l'amiral Guillaud, "il est essentiel d'appliquer les clauses de sauvegarde prévues par la LPM pour les OPEX, le carburant opérationnel et le titre II (fonctionnement). À défaut, pour éviter que certains postes ne soient en cessation de paiement dès la fin du mois d'octobre, il faudrait ponctionner une fois encore les crédits d'équipement ou aggraver le volume de nos factures en attente de paiement de fin d'année, autrement dit notre report de charges, ce qui n'est pas de bonne gestion".

En 2012, il évalue "à moins de 500 millions d'euros le surcoût des opérations en Afghanistan. En 2013, les surcoûts baisseront sous l'effet de la diminution du nombre d'hommes sur place - ils ne seront plus que 1.500 à partir du 1er janvier -, la fin de l'opération de désengagement étant prévue au 1er juillet. Les sommes consacrées à l'Afghanistan sont pratiquement équivalentes en 2011 et en 2012, mais les dépenses se sont déplacées des combattants vers les surcoûts logistiques". Pour 2013, "l'enveloppe de 630 millions consacrée aux OPEX me semble réaliste mais nous ne savons jamais exactement quelles seront les dépenses. Cette année, nous terminerons à 870 millions, pour 630 millions budgétés. Une loi de finances rectificative prendra l'écart en compte. Reste que le budget ne prévoit pas l'ouverture d'une opération nouvelle, qui pourrait intervenir en Afrique ou ailleurs".

Des matériels à bout de souffle

Sur l'achat de matériels, les économies réalisées sur les équipements représentent 850 millions. "Au total, la diminution des engagements atteint 5,5 milliards en 2012 et 2013, dont près de 4,5 milliards pour les seules opérations d'armement, le reste se répartissant entre les petits équipements des armées et l'infrastructure, souligne l'amiral Guillaud. Sur deux ans, elle représente plus de la moitié d'une annuité du titre V. Ces décalages, qui préservent les choix futurs, impliquent dans l'immédiat des aggravations ou de nouvelles réductions temporaires de capacité, sans parler de la prolongation d'équipements à bout de souffle : les cloisons intérieures de certains avions sont dans un triste état ; dans la coque de certains navires, l'épaisseur du métal n'est plus que d'un centimètre en comptant les couches de peinture ; le châssis de certains blindés montre des faiblesses..."

Rigidité du budget de la défense

Selon le chef d'état-major, la transition entre la LPM de 2009 et celle arrivant en 2013 "devra prendre en compte, outre les difficultés budgétaires du pays, les rigidités des dépenses du ministère à court terme - masse salariale, entretien des matériels, préparation opérationnelle ou fonctionnement courant -, tout en préservant les programmes nouveaux ainsi que la base industrielle et technologique de défense". Et d'estimer que "l'exercice sera difficile parce que les marges de manoeuvre sont étroites".

Pour résumer toutes ces inquiétudes, ces inerties, ces rigidités, il a estimé que "la défense est comme un grand navire lancé à 32 milliards d'euros : on ne peut pas réduire sa vitesse aussi rapidement qu'on le voudrait. Cela ne signifie pas qu'il n'existe aucune alternative à la situation tendue que nous connaissons, surtout si l'on considère l'ensemble des leviers, mais ceux-ci sont indissociables. Ne me demandez pas de choisir aujourd'hui : c'est la déclinaison
de l'ambition nationale définie par le Livre blanc qui déterminera le levier à privilégier".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/06/2014 à 13:51 :
Et si on arrêtait d'envoyer nos chers soldats et leurs familles en "vacances" dans les dom-toms, en leur offrant double salaire ?
a écrit le 14/02/2013 à 21:11 :
Si tu veut la paix prépare la guerre
Réponse de le 19/02/2013 à 10:04 :
La France s'appauvrit de jour en jour avec une activité décroissante pour une population croissante. Le budget de l'armée doit suivre. Dans le cas contraire, la population doit se serrer la ceinture encore plus et donc la misère gagnera du terrain.
a écrit le 26/10/2012 à 12:27 :
l'état a surtout peur de toucher aux fonctionnaires, je ne parle pas des militaires en général et de la police, mais des autres qui sont en surnombre, et qui glandent depuis des dizaines d'années....sans parler des planqués "ex fonctionnaires" je veux parler de la sncf, edf/gdf....qui ont un paquet d'avantages qui ne sont pas déclarés en avantages en nature, le privé, lui, y a pas de problème, n'importe quelle brindille doit être déclarée
a écrit le 25/10/2012 à 1:06 :
La France d'aujourd'hui est plus intéressée par les loisirs, les droits acquis et autres bien-êtres distribué par l'état et les collectivités locales que par les problèmes de défense nationale et de stratégie mondiale.De plus l'armée cela ne rapporte rien aux élections, alors que les mesures telles que les 35h et retraites à 60ans ça au moins ça paye...
a écrit le 24/10/2012 à 21:40 :
Plus l'armée sera pauvre, moins elle fera l'aventuriere à la solde des politiques, moins y aura gaspillage de l'argent des payeurs d?impôts comme pendant 10 ans en Afghanistan.
Réponse de le 25/10/2012 à 9:25 :
Cela fait également plus de 15 ans que l'armée patrouille dans les rues.
Il faudrait arrêter cela et permettre à vos amis d'Afghanistan de poser des bombes dans nos Églises et dans nos stations de métro. Ceci aurait pour conséquence de faire des économies (Sécurité sociale, entretien du métro...) et surtout permettrait à notre population d'être en meilleure santé : marche à pied, vélo...
Réponse de le 25/10/2012 à 13:53 :
Depuis quand @glycol, l'armée décide de ses interventions? Et les interventions "humanitaires" donnent-elles lieu à refacturation des charges au Quai d'Orsay?
a écrit le 24/10/2012 à 18:46 :
on est en guerre ? non, je ne savais pas, vraiment...
si le territoire national était attaqué, vous pensez réellement qu'on enverrait des soldats aux frontières, des chars et des avions ? on a des bombes assez efficaces, on peut donc s'affranchir de payer une rente pour quelque chose de totalement improductif.
a écrit le 24/10/2012 à 17:52 :


SI MON PAYS ME DEMANDAIT UNE COTISATION SOCIALE POUR SOUTENIR NOTRE ARMEE JE SERAI FIERE DE PARTICIPER AU BIEN ETRE DE NOS SOLDATS!!!!
a écrit le 24/10/2012 à 14:58 :
@aka le budget est de 32 milliards, votre chiffre est totalement farfelu!
a écrit le 24/10/2012 à 13:56 :
Quand on est un carrefour géographique, quand on possède la deuxième surface maritime au monde, quand on a notre histoire ont ne peux pas être neutre. La france ne peut pas être la Suisse comme la Suisse ne peut être la France.


Réponse de le 24/10/2012 à 14:22 :
A vous lire, l'Histoire s'est arrete quelque part avant le 20eme siecle ... il y a bien des Empires qui disparaissent !
a écrit le 24/10/2012 à 13:54 :
Le budjet de la France pour la défense c'est 126 milliards non? J'aimerai bien être paupérisé a se niveau là!! C'est plus que le PIB du Maroc par exemple...
Réponse de le 19/02/2013 à 10:41 :
En tenant compte des revenus du haschish?
a écrit le 24/10/2012 à 13:18 :
et si nous faisions comme les suisses ?devenir pays neutre ,plus de têtes brûlées a entretenir, plus de matériel obsolètes a faire fonctionner et des millions de litres de carburant
économisés,la revente des matériels et armement boucherai une partie du trou des finances
Réponse de le 26/10/2012 à 14:54 :
Quelle blague, neutre comme la Suisse alors que c'est un pays qui augmente ses dépenses de défense! Monsieur se la joue antimilitariste! Eh bien sachez brave homme que la Suisse ce pays neutre dispose quand même de 186 000 têtes brulés, plus un tas de matériel plus ou moins obsolète, la Suisse dépense 515 $/ habitant quand la France en dépense 658 ($/habitant). Est-ce vraiment la Suisse que vous voulez prendre pour modèle? L'armée c'est comme une assurance, on rechigne à payer tant qu'il arrive rien mais au moment ou on a un pépin on est bien content de les trouver. Arrêtons de gruger la Sécu! de gruger les impôts! travaillons 39H ou plus, et finis les grèves ! Terminer le luxe et le faste de la république! Le chauffeur pour Md la Préfete...et les 4000 ? du jardinier au Sénat, et les niches fiscales pour les journalistes (etc...) voila la solution et non pas de taper sur une institution plus vieille que la République, et qui plus est qui ne peut pas se défendre (la grande muette).


a écrit le 24/10/2012 à 12:56 :
Quand est ce qu'on met les ressources militaires en commun ? Les prochains qui se battront seront les drones et les robots alors à la place de perdre du temps mettons en commun une défense européenne et qu'on arrête le gouffre financier ... Quant à la "pauperisation", elle n'est pas chez tout le monde, en particulier chez les gradés, trop nombreux et qui se gavent.
Réponse de le 07/11/2012 à 18:54 :
@armee europeene vous n'y connaissait rien
a écrit le 24/10/2012 à 12:51 :
je ne peux partager l'adjectif de "paupérisation" employé ici de manière provocatrice. l'armée française s'adpate comme tous les secteurs. ce serait du gaspillage que de l'équiper comme au temps de la seconde guerre mondiale. Les têtes dures doivent le comprendre. la question à poser est alors celle de son efficacité concernant ses missions : Protection interieure, projection extérieure et Renseignement. La première partie est assurée haut la main par des méthodes qui ne sont plus exclusivement "militaires" on peut donc parler de défense nationale. les budgets strictement militaires -dont en grande partie les salaires des gradés- doivent donc baisser en fonction de leur mise à la retraite et la réforme des armes. Sur le second point l'équilibre est celui de l'articulation des accords avec nos alliés, on ne fait plus en effet une projection seul. Des organismes, des traités nous l'interdiraient et puis est-ce nécessaire et dans quel but ? Le budget de cette pratique ancienne "colonialiste" est donc également à effacer. Porter l'ensemble à 0,5% de notre budget national ne serait pas un drame, l'essentiel encore une fois est celui des missions. Non d'assurer une rente à des petits malins.
Réponse de le 24/10/2012 à 14:01 :
Rien à redire. Pour moi en tout cas. Yapluka...Gloups.
a écrit le 24/10/2012 à 12:40 :
Il parait que pour être sûr de recevoir leur dotation l'année suivante certains dans l'armée font disparaitre en fin d'année tout le carburant inutilisé. Je préfèrerai que l'argent de l'Etat aille dans les hopitaux.
a écrit le 24/10/2012 à 12:02 :
Les mêmes causes politiques (socialistes) produisent décidément toujours les mêmes effets sur nos armées : Sous équipement et débâcle. Il faut croire que pour nombre de politiques le bien être des caisses de sécurité sociale passe avant l'efficacité de la Défense Nationale.. Cela a toujours un prix.
Réponse de le 24/10/2012 à 12:20 :
la paupérisation de l'armée n'a pas attendu les socialistes pour commencer, vos copains chirac et sarkozy ont bien oeuvré dans ce sens pendant 10 ans.
a écrit le 24/10/2012 à 11:26 :
Comme l'explique François Géré, Directeur de l'Institut Diplomatie et Défense, la France n'a pas adapté l'outil militaire à lafin de la guerre froide.

"C'est en 1986 qu'ont été prises en France les décisions de lancement des grands programmes d'équipement : l'avion Rafale, le porte-avions Charles de Gaulle, le char Leclerc, le missile nucléaire de courte portée Hadès ? Ces investissements considérables sont consentis alors que depuis un an le Secrétaire général du parti communiste d'Union soviétique est M. Gorbatchev. Il déclare alors son intention de mettre un terme à la Guerre froide.

[Après la fin de la guerre froide] il était souhaitable et encore possible de faire des corrections de trajectoire pour les décisions d'équipement prises en 1986.

La France conserve cependant le programme du char Leclerc, l'avion Rafale et le porte-avions Charles de Gaulle. Mais on les garde alors dans une perspective de paix ? et de réduction des crédits de la Défense.
Où faire fonctionner le char lourd Leclerc sur le champ de bataille européen ?

La gauche aurait pu prendre la décision d'arrêter le char Leclerc, mais il était hors de question de mettre au chômage les employés de GIAT industries à Roanne, M. Auroux veillant à son destin. On a préféré étaler le programme dans le temps pour conserver les emplois."
a écrit le 24/10/2012 à 10:40 :
"la défense est comme un grand navire lancé à 32 milliards d'euros" Décidément, la métaphore maritime est à l'ordre du jour entre l'amiral et le ministre Sapin "le chômage Un navire lancé à pleine vitesse"....Espérons qu'il ne s'agit pas du même navire !
a écrit le 24/10/2012 à 10:39 :
Voilà l'Etat socialiste antidémocratique : on dépense sans compter pour des missions qui ne relèvent pas de l'Etat mais on délaisse les missions régaliennes, avec un mépris infini pour ceux qui se sacrifient, ceux qui sont les seuls véritables fonctionnaires. L'Etat socialiste, c'est l'exact contraire de l'Etat minimal régalien, qui se contente d'assumer ses missions régaliennes mais qui les fait bien. Soldats, policiers ! Combien de temps encore allez-vous supporter le mépris et même la haine de ces politiciens qui bafouent la démocratie ?
Réponse de le 24/10/2012 à 11:47 :
Je vous approuve.
Que l'état commence par remplir ses missions régaliennes.
pour l' AME on verra aprés.
Réponse de le 24/10/2012 à 12:30 :
Je suis on ne peut plus d'accord avec vous.
Réponse de le 24/10/2012 à 13:06 :
Quel rapport avec le socialisme? Cela fait 10 ans que la droite est au pouvoir sans interruption. Comment pouvez-vous croire que le manque de moyens de la Défense date d'il y a 5 mois?
Réponse de le 24/10/2012 à 14:03 :
Ca sent le populisme ici...Faut voter Copé alors.
Réponse de le 26/10/2012 à 14:58 :
@KCM67 Ca sent le caviar chez vous...Faut voter à gauche alors.
Réponse de le 27/10/2012 à 18:58 :
je vous propose de regarder la situation du budget de la défense sur les 25 dernières années; gauche et droite y était; puis vous pourre comparer et on verra qui a sacrifié la défense et qui ne l'a pas fait. je vous propose la réponse : à gauche, on supprime; à droite , on remet en état. mais pour les sceptiques, les chiffres sont très facilement trouva bles sur le site du mindef ou de l'assemblée nationale.
par ailleurs, pour tous les chaffoins, je propose de fouiller un peu avant d'énoncer des contre-vérités de cours de récréation de maternelle : la défense créé de l'emploi, soutient l'industrie et est le premier contributeur positif d la balnce du commerce extérieur; mais c'est vrai que ce sont de dangereux personnages, car ils travaillent plus de 35 heures et ne font pas grève 4 fois par an pour défendre les fameux droits acquis, car ils savent que face aux droits, ils ont aussi des devoirs; et en plus, ils sont payés à coup de lance pierre, quand ils le sont (Cf l'actualité récente).
salutations cordiales
a écrit le 24/10/2012 à 10:33 :
Puisqu'on est obligé de conserver nos capacités d'OPEX pour les dom-tom, mais que le budget devient insuffisant pour permettre la résilience de l'armée, il faut donc se spécialiser dans la projection de force de "marines" dans une défense européenne et laisser les unités lourdes( tanks et mlrs) à l'allemagne et la pologne, donc nos forces terrestres doivent devenir entièrement projetables, le nucléaire se charge nous protéger de toute invasion de l'est, c'est semble t-il déjà le processus en cours depuis plusieurs années.
Je propose de conserver la Task-force de porte-avion à Toulon avec une task-force amphibie, et de placer une seconde task-force amphibie dans l'océan indien sans doute à Mayotte( mais il faudrait construire un port en eaux profondes).
Réponse de le 24/10/2012 à 13:28 :
x-marc,pour l'amour de dieu,partout dans le monde mais pas à Mayotte.Avec un Préfet-Gouverneur,
PAF,Gendarmerie,Police Nationale,Legion Etrangère,Police Communale,etc.ne sont pas en mesure
de stopper les kwassas-kwassas qui semaine après semaine débarquent des clandestins sur
l'Ile.Cela me rappel à Fanfan la Tulipe ou les parades de Sissi.....
Réponse de le 24/10/2012 à 17:04 :
Si vous ne voulez pas de Mayotte, il y a aussi la Réunion, mais il me semble que son port militaire est trop petit.
Le retour au grand jeu dans l'océan Indien( là où le centre de gravité économique du monde se forme) fait penser à la politique maritime du 18ème siècle, où la France utilisait sa flotte de métropole pour les actions en Antilles et Méditerranée et avait une flotte indépendante en océan Indien.
a écrit le 24/10/2012 à 10:18 :
J'ai oublie de preciser que les etats europeens qui profitent de l'armee francaise(et celle du r-u) les laissant aller au conflit,doivent participer aux budgets de ces armees un minimum.L'armee europeenne c l'armee francaise et britannique....On fait tout reposer sur ces 2 armees et pendant ce temps la les autres pays peuvent consacrer 1,3% de leur pib a autre chose
Réponse de le 24/10/2012 à 10:27 :
N'oubliez pas la contribution de l'Allemagne et, dans une moindre mesure, des Espagnols
a écrit le 24/10/2012 à 10:18 :
Pour faire de l'humanitaire ou un défilé du 14 juillet ou sauver un ditacteur africain c'est encore trop d'argent.Une poisition commune de l'europe avec un budget européen serait bienvenue.
a écrit le 24/10/2012 à 10:15 :
Il faudrait reorienter le budet vers la dissusaion nucleaire et l'infanterie,ainsi que les petites fregates pour assurer la presence dans les eaux territoriales francaises.Le reste a la trappe.
A quoi ca sert d'avoir,par ex,des chars leclerc ou des helicopteres ultra moderne si en cas de conflits on n'ose pas les sortir de peur de se les faire exploser?....Surtout que l'on voit que la guerre du XXIeme seicel,n'est pas la meme que celle du XXeme,et qu'un boys avec un bazooka achete d'occas sur le marche noire peut faire exploser un engin de plusieurs millions d'euros
a écrit le 24/10/2012 à 10:00 :
Petite ambition, perte d'influence et du rôel international de la France, voilà qui plaira aux capitulards socialistes
a écrit le 24/10/2012 à 9:52 :
Il faut ajuster la politique etrangere avec les moyens (materiels/financiers) dont la France dispose. L'echelle de temps a beaucoup change ces dernieres annees. En clair, on joue dans la cour des grands que s'il on a les moyens.
a écrit le 24/10/2012 à 9:20 :
Il faudrait développer la retraite à points, et faire passer ainsi la note des pensions de l'armée dans le régime général. Nous aurions déjà une valeur plus juste de la dépense militaire.
a écrit le 24/10/2012 à 9:05 :
Les temps changent , nous faisons (à tord ou à raison ) partie d'un bloc et notre défense est naturellement assurée par ledit bloc .. est il indispensable d'entretenir une armée aussi coûteuse en 2012 ? là est la question , et en quoi la grandeur passée ou à venir de la France repose t - elle surtout sur l'aspect militaire ? je crois qu'il est temps que les mentalités évoluent ..
Pourquoi tout simplement ne pas envisager une armée de 40 000 professionnel aguérris , très bien payés , suréquipés à l'instar de certains commandos ? cela ne suffirait il pas à avoir une vraie force de frappe au lieu de toujours plus de bureaucrates faisant partie d'une énorme machine qui particiepe au chômage déguisé en vogue dans notre pays depuis des lustres ?
Réponse de le 24/10/2012 à 10:19 :
De quel bloc parlez-vous ? De la défense européenne ? Oubliez. De l'OTAN ? Comme force supplétive des États-Unis ? Renonçons alors à toute diplomatie dans le monde ! Pensez-vous que nos intérets se limitent aux frontières de l'hexagone ? Et que dire de ce monde qui réarme de toute part ? Depuis trop longtemps maintenant, le budget de la Défense sert de variable d'ajustement pour les politiques. De droite comme de gauche. Mais n'oubliez jamais que tout ce paye un jour. Au prix fort. Et le notre, compte tenu de toutes les dérives observées au cours des dernières décennies, risque d'être - la crise aidant, malheureusement exorbitant !
Réponse de le 24/10/2012 à 10:40 :
@Phidefer:L'allemagne,qui a une petite armee,ou la suede etcetc sur le plan diplomatique et sur le pland de defense de leurs interets a l'exterieur se debrouillent plutot pas mal....
Garder la dissusaion nucleaire et de l'infanterie et une flottile de fregate pour patrouiller dans les eaux territoriales francaises,ce sont les seules choses dont nous avons besoin.De toute manier,la france ne compte pas envahir un pays,et de toute maniere les vehicules de plusieurs millions,on ne les sort jamais en cas de conflits,trop couteux en fonctionnement et peur de se les faire exploser par un un mec equipe pour 1000euros sur le marche noire
Réponse de le 24/10/2012 à 13:53 :
Cher rb, les Tigre et les Rafale sont bien sortis en mission opérationnelle en Afghanistan et en Libye, non ?
Réponse de le 24/10/2012 à 14:09 :
à Totoff: et pourquoi? Parce que Nico s'est remis dans l'OTAN sans demander l'avis de personne. Et il se voulait Gaulliste. MDR.
Réponse de le 24/10/2012 à 15:01 :
Certes, mais cela est un autre sujet.
Réponse de le 24/10/2012 à 16:40 :
@Totoff:ils n'ont pas sorti les chars leclerc ou les helicopteres anti infanteries/blindes...Et si ils ont sorti les rafales c uniquement qu'apres que les "rebelles" aient mit hors controle les stations anti aerienne....On a du materiel couteux,qu'on n'ose pas sortir a moins qu'il yait 0 risque(sauf que lors de conflits ca n'existe pas) alors a quoi ca sert? A rien.Donc j'en reviens a mes precedents posts
a écrit le 24/10/2012 à 8:47 :
"Une nation peut survivre à ses fous, et même à ses ambitieux.
Mais elle ne peut pas survivre à la trahison de l'intérieur.
Un ennemi aux portes est moins redoutable, car il est connu et il porte sa bannière ouvertement.
Mais le traître se déplace librement parmi ceux qui sont à l'intérieur des murailles, ses murmures pervers bruissent à travers les ruelles, et on les entend dans les allées même du pouvoir.
Un traître ne ressemble pas à un traître ; il parle avec une voix familière à ses victimes, et il porte leur visage et leurs arguments ; il en appelle à la bassesse qui se trouve ancrée dans le c?ur des hommes.
Il pourrit l'âme d'une nation, travaillant en secret, inconnu dans la nuit, sapant les piliers de la ville.
Il contamine le corps politique qui ne peut plus résister.
Un assassin est moins à craindre.
Le traître c'est la peste."

Cicéron (en latin Marcus Tullius Cicero), né le 3 janvier 106 av. J.-C. à Arpinum en Italie et assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. à Formia


a écrit le 24/10/2012 à 8:45 :
L'opération "en finir avec la France" se déroule tranquillement, l'Europe, la crise et tout le vent actuel va aussi supprimer l'armée donc en plus de se faire démonter par le commerce mondial et la finance nous serons vulnérable avec une armée équipée de jouet et incapable de nous défendre. Personne ne peu affirmer PERSONNE qu'il n'y aura pas de nouveaux conflits, ils seront surement de l'intérieur. Bon au moins nous ne pourrons allez jouer les donneur de leçon démocratique dans le monde, ouf ! (je n'ai pas le souvenir d'avoir voté pour Lisbonne ni pour le président de l'Europe; ni la sauvegarde des bankster, ni ni ni ni .... !)
a écrit le 24/10/2012 à 8:33 :
Nous savons très bien que France ne peux compter, pour la défense de son territoire, que sur son armée silencieuse, celle qui a sauvé son honneur lors de la dernière guerre mondiale, nous ne comptons ni sur les hommes politiques ni sur les généraux en place bien trop préoccupés par leur carrière
Réponse de le 24/10/2012 à 10:24 :
Tralala. Vous avez d'autres poncifs de ce genre, sur le mode chant des partisans ?
a écrit le 24/10/2012 à 7:43 :
Face à l'impuissance -voulue vu leur inféodation à l'européisme et à la mondialisation- des politiques, ceux ci se tirent en plus une autre balle dans le pied puisqu'ils ne pourront même plus faire diversion à l'avenir sur des opérations "de maintien de la paix" extérieures...
a écrit le 24/10/2012 à 7:33 :
Nous aurons l'armée que nous méritons: à l'image de notre monde politique. Celle qui n'a pas gagné une guerre depuis 1870.
Réponse de le 24/10/2012 à 16:14 :
A quelques exceptions près, l'ignorance et le mépris envers l'armée , ses soldats et leurs chefs stupéfient...Nous avons pourtant très cher, dans un passé pas si lointain, mépris, sous-équipement,et aussi paresse intellectuelle de tous les responsables entre 1920 et 1940...
Si vous voulez vivre libres, estimez et équipez ceux qui se battrons pour vous !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :