La Tribune

Comment la DGSE parvient à recruter des espions de très haut niveau

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Michel Cabirol  |   -  879  mots
<b>Cyberdéfense -</b> C'est l'une des principales difficultés de la DGSE : comment recruter des spécialistes de très haut niveau sans être gêné par la grille trop contraignante des salaires de la fonction publique dans un monde... où la concurrence est très féroce pour s'attacher de telles compétences ?

Et la DGSE trouva la parade pour recruter des spécialistes de haut niveau en matière de sécurité de systèmes d'information ou encore des spécialistes de langues rares... Si le patron de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) souhaite "recruter un spécialiste de la cyberdéfense, à qui on ne peut proposer un traitement de fonctionnaire ordinaire, il devra sans doute procéder à la fusion de plusieurs ETPT (Equivalent temps plein annuel travaillé, ndlr), a récemment expliqué aux députés de la commission de la défense le patron de la direction des affaires stratégiques (DAS) du ministère de la Défense, Michel Miraillet. Mais une telle décision relève de sa seule responsabilité. Pour ma part, je ne fais que mettre des moyens à sa disposition". C'est d'ailleurs l'une des facilités qu'offre la LOLF (Loi organique relative aux lois de finances) en matière de gestion des personnels. "Cela ne veut pas dire que l'on peut faire n'importe quoi grâce à cette souplesse, explique-t-on à La Tribune. Il y a des plafonds et des planchers déterminés à ne pas franchir en termes d'effectifs et même de salaire".

En clair, à la DGSE un recrutement ne correspond pas toujours à un agent stricto sensu. Ce qui doit être le cas actuellement avec les moyens en hausse de la DGSE, priorité du Livre blanc de 2008. Ce que confirme d'ailleurs le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud : "la DGSE recrutera quelque 70 nouveaux spécialistes, notamment en sécurité des systèmes d'information. Elle ne peut en recruter davantage, tant le vivier -où puisent Thales, Areva ou d'autres administrations- est réduit".

Le budget de la DGSE en hausse

Pour 2013, les autorisations d'engagement au titre de la DGSE s'élèvent à 645 millions d'euros et les crédits de paiement à 600 millions d'euros, soit respectivement 9% et 3,8% de plus qu'en 2012. Une croissance extrêmement rare dans le budget du ministère de la Défense... mais au regard des enjeux vitaux, ce n'est pas du superflu. Cette croissance recouvre "en particulier les crédits correspondant aux 600 créations de postes (sur quatre ans, ndlr) en faveur des services de renseignement prévues par le Livre blanc de 2008 -un effort non négligeable dans le contexte actuel", a rappelé Michel Miraillet. Le budget de la DGSE est géré par la direction des affaires stratégiques du ministère de la Défense, dont le patron Michel Miraillet a la particularité de ne pas avoir d'autorité organique sur cette institution. "En fait, je joue un rôle de tiers facilitateur entre les différents responsables de budgets opérationnels de programme", a-t-il fait valoir devant les députés de la commission défense.

Difficultés de recrutement en 2007

En 2007, la DGSE avait connu des difficultés de recrutement. La direction de la DGSE avait eu dû mal à réaliser son schéma d'emploi 2007 en raison des difficultés récurrentes pour le recrutement de certains spécialistes (linguistes rares et spécialistes des techniques informatiques et des systèmes d'information). Il en résultait qu'en 2007, quelque 80 emplois étaient vacants au sein de la DGSE. Ces difficultés de recrutement étaient en partie liées aux salaires proposés. Ainsi, elle avait choisi de limiter les recrutements tout en maintenant la masse salariale afin de dégager des moyens lui permettant d'aligner ses offres de rémunération sur celles du marché et avait embauché des spécialistes mieux payés.

Interrogé par les députés sur le recrutement actuel, le patron de la DAS a expliqué qu'à sa "connaissance", le directeur général de la DGSE "se félicite de la qualité de son personnel, dont le recrutement obéit en effet à de fortes exigences, qu'il s'agisse des qualifications ou des garanties de sécurité". Et d'insister que "créer 150 emplois à temps plein chaque année pendant quatre ans témoigne, dans les conditions budgétaires actuelles, d'une volonté très forte, et le service en est tout à fait reconnaissant". Le directeur général "ne m'a rapporté aucune difficulté tenant à la qualité de ses ressources humaines même s'il est sans doute toujours possible de faire mieux en la matière, par exemple en nous assurant la collaboration d'un plus grand nombre de spécialistes de langues rares. Et si le service a pu par le passé rencontrer d'éventuels problèmes de recrutement sur telle ou telle qualification, ceux-ci n'ont jamais été insurmontables comme le prouve notamment la qualité du travail effectué par les services en Afghanistan, en Somalie ou en Libye. Ils oeuvrent certes dans l'ombre mais ils oeuvrent efficacement".

Facilité de gestion

Outre les facilités de recrutement, Michel Miraillet a souligné que ces services accompagnaient "la montée en puissance de la DGSE, en facilitant ses opérations d'investissement grâce à la souplesse de gestion de l'ensemble du programme. Par exemple, si son directeur a besoin d'une avance de 30 millions d'euros, je peux la lui fournir en prélevant la somme sur une autre masse financière. Cette souplesse, autorisée par la loi organique sur les lois de finances, permet à chaque responsable de budget opérationnel d'atteindre ses objectifs particuliers".
 

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Commentaires

G92  a écrit le 13/06/2013 à 4:34 :

Jve y aller!!!!

Moli  a écrit le 22/04/2013 à 21:48 :

Heu désolé mais les meilleurs-entendez, les cerveaux quantiques et les vrais-sont rarement interessés: trop de pression, peu de reconnaissance et de respect de l'autre

Pasle à la fin dumois.com men c le début du mois  a écrit le 08/01/2013 à 6:44 :

A force de baver où de balancer les donneuses son pas les bien venu dans le milieux de l'espion
Tes KI t'en ka être une donneuset'es ki à se plaindre avec son chèque à la fin du mois

Le MAGICHIEN  a écrit le 08/01/2013 à 4:58 :

l' espionnage na jamais U besoin de blérot pour faire de la dés- informatons en attendant
L' appel à la connerie humaine est + appropprié
Bla bla bla

agentK  a écrit le 10/11/2012 à 13:02 :

Quoi ? que 600 millions de crédit ? Mais ils sont complètement barges, pour un service aussi important qu'est le renseignement, je pensai qu'il était d'au moins 2 milliards. tu m'étonnes qu'on ai des problèmes de sécurité et des failles majeures, faut pas venir pleurer pour les conséquence après on a ce qu'on mérite. il faut renforcer cela dans tous les domaines, on peut coupler le fisc pour créer une dualité pour le rendement en retour, car l'argent et le nerf de la guerre des délinquants en tout genre, quel qu'il soit .les USA ne lesigne pas sur les moyens, Clinton avait énormément investi sur l'espionnage des grande sociétés francaises et des politique pour nous spolier des grands contrats, et depuis on arrête pas de perdre sur tous les plans. il faut régler cela au plus vite, car le manque de moyen dans ce domaine peut couler notre pays pour longtemps. Sans renseignement on plonge. Les espions ne sont pas forcément des 007, ce sont des observateurs, des documentalistes, des hommes d'affaires, des journalistes, des cyber observateur, l'internet/telephone/informatique a particulièrement aidé la surveillance des individus ou des organisations mafio/terroristes. surtout les structures financières de spéculateurs écrans auquel se cache les états pour déstabiliser les pays par des attaques spéculative massives.

agentY  a répondu le 08/01/2013 à 8:02:

Non ça devrait être au moins 100 milliards.

Stephanie  a écrit le 08/11/2012 à 23:04 :

C'est ce qu'on appelle la com des espions. Voici un avis de recrutement qui passe sous le nez de beaucoup et qui annonce en meme temps l'ouverture de fronts.

peigne cul.com  a répondu le 08/01/2013 à 17:28:

Salut !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!s Sarkozy point com où peigne cul point com
Sophie Vermerie poin t com léches cul point com la cia

Difformité  a écrit le 08/11/2012 à 10:23 :

Il n'y a pas de problème de salaire en France, mais un problème de répartition des emplois. Une grande majorité des emplois qualifiés du tertiaire en France se trouvent en région parisienne. Vous pourrez monter les salaires jusqu'au ciel (et les impôts avec) il y aura toujours trop d'inconvénients à y travailler. 60% du PIB est public en France et 100% des ministères sont à Paris. Le résultat est à l'avenant.