La Tribune

Rafale : le coup de blues de Dassault Aviation

120 exemplaires du Rafale ont déjà été livrés à l'armée française
120 exemplaires du Rafale ont déjà été livrés à l'armée française (Crédits : <small>DR</small>)
Michel Cabirol  |   -  1559  mots
Sous-traitance démotivée, jeunes cadres qui se détournent de l’aéronautique militaire pour le civil, cadence de production minimale.. Le coup de blues du PDG de Dassault Aviation.

« Si, demain, j'ai l'autorisation de la DGA (direction générale de l'armement, ndlr) de fabriquer tout en Inde, y compris les appareils destinés à l'armée française, je le ferai : je n'ai pas d'états d'âme ». Cette déclaration du PDG de Dassault Aviation faite à l'Assemblée nationale est passée inaperçue mais a fait l'effet d'une bombe dans les milieux aéronautiques. Au-delà d'une provocation calculée d'Eric Trappier - les contrats français imposent de fabriquer en France les Rafale, pour des raisons liées à la sécurité nationale -, il existe une certaine exaspération de l'industriel vis-à-vis de l'Etat, qui ne tient pas ses promesses.

Un coup de blues qui peut aussi se comprendre : de 320 Rafale prévus au départ, on est maintenant à 225, après être passé à 294 puis 286… Soit près d'une centaine d'avions de combat en moins à fabriquer pour les 500 entreprises « démotivées » - selon les termes d'Eric Trappier -, qui participent au programme.

 

Ce qui pose problème comme l'a explicité récemment le PDG de Dassault Aviation lors de son audition par la commission de l'assemblée nationale.

« De nombreux sous-traitants me disent : « si nous emportons le marché en Inde, ne pourriez-vous pas faire tout fabriquer là-bas, de façon à nous débarrasser de la production de Rafale ? ». C'est vous dire à quel point la sous-traitance est démotivée. En effet, alors qu'à l'origine on lui a parlé de 320 avions, elle voit, tous les quatre ou cinq ans, les décisions systématiquement remises en question (…). C'est un problème d'intérêt national : voulons-nous garder notre capacité à produire le Rafale ? J'y suis prêt mais je ne suis pas tout seul : il faut également proposer des perspectives de long terme à la sous-traitance ».

Les meilleurs ingénieurs préfèrent le civil au militaire

Selon le patron de Dassault Aviation, la sous-traitance est aujourd'hui « très sollicitée par le secteur civil, économiquement bien plus intéressant, comme le montrent les exemples d'Airbus et du Falcon ». De son côté, Airbus produit « entre 50 et 100 avions par mois », a souligné Eric Trappier. Toutefois, il a rappelé que « la production du Rafale relève aussi de l'intérêt national : il est donc important de maintenir un équilibre en faveur de nos sous-traitants et de préserver leur motivation ».

Plus généralement, Dassault Aviation est « confronté » à un nouveau problème déjà évoqué au sein du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas).

« Alors qu'il y a une dizaine d'années, le militaire attirait encore les meilleures compétences, a expliqué Eric Trappier, aujourd'hui, les jeunes qui entrent dans l'industrie préfèrent le civil, où de nouveaux programmes sont lancés tous les jours. C'est d'autant plus vrai que la fin du service national a rendu la société civile moins sensible aux questions de défense ».

L'export du Rafale vitale pour la bonne exécution de la loi de programmation militaire

Le patron de Dassault Aviation a rappelé qu'il avait besoin de construire « un Rafale par mois et onze par an pour conserver la capacité de production de cet avion ». Dans ce cadre, les 26 Rafale qui seront livrés en 2016 sont « en cours de construction ». Et de rappeler que la loi de programmation militaire (LPM) représente « pour l'État et l'industrie, un pari ». « Sous réserve d'obtenir des contrats à l'export, que nous avons bon espoir de finaliser dans les délais - même si les discussions sont longues et compliquées -, le pari sera gagné. Dans le cas contraire, nous en discuterons dans le cadre de la clause de rendez-vous », a-t-il confirmé.

La transformation d'un Rafale  en version exportable « demande une adaptation qui n'a rien de simple »

Une clause de rendez-vous prévu fin 2015 pour éventuellement modifiée la loi de programmation militaire en cas d'aléas, la non-exportation du Rafale en faisant partie. Mais pour Dassault Aviation, « le délai est un peu court entre 2015 et la fin du carnet de commandes. Une discussion est en cours avec le ministère de la Défense de façon à concilier l'inconciliable ». Car la transformation d'un Rafale destiné à la France en version exportable « demande une adaptation qui n'a rien de simple », a précisé Eric Trappier.

Si Dassault Aviation parvient « à obtenir un contrat dans des conditions compatibles avec une livraison en 2017-2018, tout ira bien », a expliqué le PDG de Dassault Aviation. « Dans le cas contraire, l'alternative, pour l'État, est la suivante : soit il arrête le programme, soit il le maintient à hauteur d'un Rafale produit par mois. Dans ce cas, la question du financement devra être abordée en 2015 ».

Dans le cas d'un arrêt du programme, l'impact sur l'emploi serait « important car la charge de travail liée à la construction d'un Rafale est le triple de celle d'un Falcon ». Et de souligner que « la conséquence, ce serait surtout une révision de notre modèle industriel au détriment de la fabrication d'avions de combat ». Pour l'instant, Eric Trappier ne s'inscrit pas « dans une perspective aussi négative ».

Quels espoirs d'exportation pour le Rafale ?

« Nous avons donc besoin d'une plus grande visibilité, car elle est aujourd'hui trop limitée. J'espère en tout cas que nous obtiendrons des résultats à l'export : cela remontra le moral de tout le monde », a assuré Eric Trappier. Les deux principaux prospects de Dassault Aviation sont l'Inde et le Qatar. « En Inde, le besoin de rénovation de sa flotte de combat est réel », a constaté Eric Trappier. L'objectif d'exporter « est important dans la mesure où il permettrait à Dassault Aviation et à ses sous-traitants de conserver un intérêt à produire pour le secteur militaire ».

Les opérations extérieures comme au Mali « ont eu un impact sur le Qatar et les EAU (Emirats Arabes Unis, ndlr) », a estimé le PDG de Dassault Aviation.

« La capacité de la France à intervenir en premier, avec des matériels capables de traiter les cibles de manière précise - bien plus qu'en envoyant une centaine de Tomahawk dans la nature -, et d'y effectuer des missions longues - directement entre Saint-Dizier et le Mali - a été appréciée. Non seulement elle l'a été sur le plan politique - car n'importe quel pays n'a pas une telle capacité d'intervention -, mais elle l'a été aussi sur le plan des moyens matériels et de la faculté à opérer parfaitement les manœuvres. Cela s'est vu un peu partout dans le monde. L'opération au Mali a donc eu une influence positive sur l'image du Rafale, comme avant celle effectuée en Libye ».

Une nouvelle commande française ?

A ce jour, la France a commandé 180 Rafale à Dassault Aviation, qui en a déjà livré 120. « La question porte sur la livraison et le paiement des 60 restants : quelles sont les préférences de l'État en la matière, compte tenu du contexte budgétaire compliqué que nous traversons ? », s'est interrogé Eric Trappier. Et de noter que « par ailleurs, rien n'exclut la commande d'une nouvelle tranche pour atteindre le format de 225 appareils visé par le livre blanc et les LPM successives, compte tenu du retrait de service des Super étendard - en 2015 - puis des Mirage 2000 - vers 2020. Je ne pense pas que l'on puisse envisager dans ces délais de trouver un successeur au Rafale. J'y serais favorable, mais cela demanderait un tout autre effort budgétaire. Il faudra donc faire vivre cet avion sur une longue durée ».

La production du Rafale n'est pas seulement liée à l'équation budgétaire : « elle répond à un besoin opérationnel », a-t-il rappelé.

Le programme a été lancé « pour répondre à un besoin, et ce besoin existe toujours, quelles que soient les contraintes budgétaires. La marine doit obtenir ces avions rapidement pour équiper son porte-avions, en raison du retrait de service des Super étendard en 2015. Quant à l'armée de l'air, elle est prête à faire durer plus longtemps ses Mirage 2000, mais seulement dans l'attente de la livraison des Rafale. D'ailleurs, quand elle doit opérer à la demande du chef de l'État, c'est à cet avion qu'elle recourt en premier. Il appartient donc au ministère de la Défense de déterminer exactement quels sont les besoins ».

La DGA réceptionne le premier exemplaire d'un rafale équipe du radar AESA

La DGA a pris livraison ce jeudi du premier exemplaire de la 4ème tranche de production du programme Rafale. Les 60 avions de cette tranche de production sont tous équipés en série de capteurs nouvelle génération, à savoir du radar RBE2 AESA à antenne active, du détecteur départ missile nouvelle génération (DDM NG) et de l'optronique secteur frontal "Identification et Télémétrie".

"Le Rafale est le premier avion de combat européen en service à bénéficier de la technologie AESA (Active Electronically Scanned Array), qui permet d'améliorer significativement sa portée de détection", a expliqué la DGA dans un communiqué. C'est l'aboutissement de plus de 10 ans d'efforts de Recherche et développement (R&D) sur les antennes actives. L'avion, qui est le 121e Rafale de série livré, est un appareil biplace immatriculé B 339 destiné à l'armée de l'air. Il rejoindra dans les prochains jours la base aérienne de Mont-de-Marsan.

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Commentaires

jpp.jeanpierre  a écrit le 01/10/2013 à 17:31 :

Dassault s'est rempli les poches pendant des décennies en profitant de la bienveillance des services officiels Français...Depuis le Mirage III qui fut un succès à l'export les choses n'ont cessé de se dégrader avec le F I, le Mirage 2000 et maintenant le Rafale dont le programme a couté une véritable fortune!!
Dans le même temps la France a pris un très gros retard en matière de drones .....
Par le passé Dassault nous a aussi fait bénéficier de magnifiques fours comme le Mercure (construit à 12 exemplaires) qui a surtout couté au contribuable Français.....
Désolé, mais l'avion de dernière génération aujourd'hui est le F 35 (ainsi que le F 22 mais non exportable); pas le Rafale, ni d'ailleurs le Typhoon......
Si Dassault veut vendre à l'export il doit respecter ses clients potentiels et changer sa célèbre formule:"Dassault ne vend pas d'avions, on lui achète des avions".

James  a répondu le 02/10/2013 à 7:56:

"l'avion de dernière génération aujourd'hui est le F 35", cf l'article de la Tribune datant du 01/10/2013, 19:28 sur ce merveilleux avion!

titi  a écrit le 01/10/2013 à 10:07 :

blues ou bluff ?!!

Euh....  a écrit le 30/09/2013 à 16:36 :

A METTRE EN LIGNE VENDREDI MATIN

jean 23  a écrit le 30/09/2013 à 11:51 :

l/avion Rafale est dépassé et de loin trop cher ,on ne pourra pas en exporte au prix actuel !

Pol75  a écrit le 23/09/2013 à 17:14 :

Culotté ! Sachant que la société Dassault a toujours vécu sous perfusion de l'Etat français et que les contribuables ont largement surpayés les produits de cette entreprise, je serais son PDG, je parlerais moins fort.

gerardc27  a écrit le 23/09/2013 à 10:19 :

Il ne faut pas oublier que pendant des décennies Marcel BLOCH/DASSAULT vivait de son influence auprès des gouvernants et a assuré la fortune de sa famille en partie grâce à la bienveillance des pouvoirs publics. Son déclin a commencé quand DE GAULLE a imposé l'embargo à destination d'ISRAEL. Si les avions militaires s'effondrent, il reste quand même quelques pépites à la famille, dont DASSAULT SYSTEMES.

Hypocrites  a écrit le 21/09/2013 à 21:52 :

chez Dassault. Ils oublient que Marcel Bloch a toujours fait des mains et des pieds pour imposer ses coucous à la France au nom de l'indépendance nationale alors que la marine était preneuse pour des F18.
Si Dassault vend des avions civils si bien , il peut patienter pour les avions militaires, le payeur d?impôt français n'en peut plus, d'autant que c'est bien sa bourde d'avoir arrêté la fabrication du merveilleux mirage 2000, alors que les indiens en voulaient encore sans appel d'offre, pour essayer de leur fourguer le rafale.Il a laissé le champs libre aux monomoteurs concurrents qui lui taille des croupières.

James  a répondu le 24/09/2013 à 20:08:

De plus, il faudrait renforcer le pont du CdG car le Super Hornet avoisine les 30T à pleine charge!

C'est surtout des irresponsables.  a écrit le 21/09/2013 à 9:51 :

Ce que ne dit pas Trappier, c'est que les sous-traitants n'ont pas le droit de de vendre des technos "Rafale" à d'autres clients. C'est cela qui rend malade les fameux sous-traitants.

Le plus fou là-dedans, c'est que DA met la pression sur les sous-traitants dont il est actionnaire pour engranger du dividende tout en lui interdisant l'accès aux marchés concurrents.

J'en veux pour preuve un des sous-traitants de premier ordre dont DA est actionnaire à bonne hauteur vient d'annoncer coup sur coup une augmentation du dividende et des suppressions de postes, dont le détail montre que ce sont les entités concernées en premier chef par le Rafale qui sont concernées.

A méditer...

Pilote  a écrit le 21/09/2013 à 9:39 :

Et si nous regardions les faits, juste les faits. DASSAULT fabrique un excellent avion, c'est indéniable , fierté de notre industrie aéronautique (la seule, avec le luxe à avoir une balance excédentaire ). Il ne le vend pas, autre constat. Alors de deux choses l'une. Soit il a les pires commençants au monde (pas totalement à écarter !) soit et c'est mon avis, l'actionnaire de DASSAULT ne souhaite pas sa vente à l'exportation. Pourquoi ? Combien d'avances remboursables l'actionnaire devra t-il rembourser à l'état ? Il faudrait vendre combien de Rafales à l'export pour équilibrer les profits générés avec les remboursements?

PMI  a répondu le 21/09/2013 à 20:47:

Les avances remboursables sont justement remboursées proportionellement aux ventes.

Sezac  a écrit le 21/09/2013 à 3:13 :

Dassault, c'est le Blackberry de l?aéronautique militaire: un "has been" qui croit qu'il peut encore vivre des rentes que lui ont payé les gouvernements successifs de la France (y-compris ceux de Tonton). Technologie très onéreuse et complètement obsolète.

Arthur 25  a répondu le 21/09/2013 à 8:28:

Oui tellement obsolète qu'il a surpassé le f22 en dogfight et en bvr ils ont tout simplement refusé de si frotter : YouTube rafale vs f22. Éviter de parler de sujet ou vous n'y comprenez rien! Au moment ou je vous parles c'est le meilleur avions de chasse au monde mais plombé par un euros fort et par la pression us qui veut tuer l'industrie militaire européenne

Sezac  a répondu le 21/09/2013 à 14:31:

Alors comment expliquez-vous que personne, hors de France, ne veut de ce coucou fantastique ? L'euro ne compte que pour très peu dans l?échec commercial et la soit-disant "pression américaine" relève de la théorie du complot...trouvez d'autres explications.

Mobius  a répondu le 21/09/2013 à 15:07:

@ Sezac : et vous, vous avez des arguments pour parler de technologie onéreuse et obsolète? Trouvez d'autres explications.

Mobius  a répondu le 21/09/2013 à 15:11:

Ah oui, et en parlant de technologie "complètement obsolète", un peu de lecture :
http://files.newsnetz.ch/upload//1/2/12332.pdf

en passant  a répondu le 21/09/2013 à 20:50:

Si le Rafale ne s'est pas vendu, c'est pour beaucoup dû à la perte de puissance de la France dans le monde. Quand un pays veut acheter un avion de chasse (Rafale ou F?? US) les USA sont capables de signer un accord de défense de ce pays en cas de conflit. Les Français avec une poignée d'avions de chasse, pas de drônes etc... ne fait pas le poids.

France22  a répondu le 05/11/2013 à 13:40:

les etats unis on fait pression sur les pays potentiels acquéreurs de Rafale pour qu'ils ne le prennent pas, c'est prouvé.

Melissa  a écrit le 21/09/2013 à 0:20 :

L'argument de dire que Dassault fait vivre des familles est fallacieux.
Comme disait Bastiat, il y a ce que l'on voit (les emplois de Dassault) et ce que l'on ne voit pas.
Car l'argent publique est prit via les impôts à la sphere privée et tue les emplois. Il est évident que l?impôt tue plus d'emplois que n'en créent les subventions a Dassault.
Sinon il suffirait d'augmenter les impôts et les subventions en créant des emplois de gens qui font des trous et d'autres qui les bouchent.
La seule façon de créer de l'emploi c'est de réduire la part de l'Etat dans l?économie. En France aujourd'hui 57% du PIB vient de l'Etat....

Jason Bourne  a répondu le 21/09/2013 à 9:15:

Donc si on suit votre raisonnement, il aurait fallu utiliser l'argent public pour acheter des appareils de combats américains qui aurait financé des sous-traitants américains et fait vivre des familles américaines. C'est ce que font tout les petits pays qui n'ont pas d'industrie d'aéronautique de pointe car ILS N'ONT PAS LE CHOIX ! Ce qui n'est pas le cas de la France ...

Enkhan  a répondu le 21/09/2013 à 10:11:

Et dans votre raisonnement, a quelle moment placez vous la nécessité d'être autonome sur le plan militaire et le coût qu'aurait l'achat d'avion étranger?

claude33  a écrit le 20/09/2013 à 20:59 :

super et très intéressant tous ces commentaires de spécialistes
par contre en parlant d'aéronautique, alors que nous sommes bon dans ce domaine, je n'arrive pas à comprendre notre absence dans la domaine des drones au point de les acheter aux US (et qu'on va soupçonner de nous surveiller)

Jason Bourne  a répondu le 21/09/2013 à 9:22:

Cela est en grande partie la faute de nos industriels qui se sont tous tirés dans les pattes et aussi les politiques précédents qui n'ont pas su tranché envers tel ou tel . Du coup, on est obligé d'acheter américain car on n'a pas le choix ! Du moins, on ne peut pas encore se permettre de perdre 5-10 ans à développer nos propres drones alors que nos soldats sont en danger sur le terrain, du coup on va devoir s'équiper de drones Reaper qui sont EXCELLENTS ! Et oui, on peut rire du F35 mais niveau drone, les américains ont 15 ans d'avance sur nous, même les israeliens sont ont dépassé dans ce domaine

Gruick  a écrit le 20/09/2013 à 15:12 :

Lisez et analysez le bilan comptable de Dassault Aviation (si vous en êtes capables).
Vous constaterez alors que plus de 75 % des profits sont réalisés par les avions civils.
Si demain, Dassault ne vendait plus aucun avion militaire, il ne se passerait rien au niveau de l'entreprise et de ses salariés et dirigeants. C'est ce qui fait sa force. Les profits sont chez Falcon, pas chez Rafale. Cordialement

@Gruick  a répondu le 20/09/2013 à 15:42:

Comme nous rappelle un autre commentateur (jojo2), les développement militaires profitent à l'aviation civile. Loin d'être clair que le Falcon ne profitent pas des recherches faites pour les Rafales ce qui constituerait par ailleurs une subvention indirecte par l'Etat.

@@Gruick  a répondu le 20/09/2013 à 18:11:

Donc vous proposez que pour mettre fin à ces "subventions", l'armée ne doit pus s'équiper français ? Ou carrément, doit-elle disparaître ? Ainsi, plus d'argent publique dans Dassult, Safran, Thales, DCNS, Nexter, et autre profiteurs !! Par contre, on risque d'y perdre au change, par la chute des exportations, et l'augmentation du chômage...

Denis H  a répondu le 20/09/2013 à 19:01:

ah ? parce qu'un contrat commercial entre un état et des industriels , c'est une subvention directe ? elle est bien bonne celle la ! . Dassault n'est pas une association caritative loi de 1901 , c'est une entreprise qui vends des avions a des clients dont fait partie l'etat français. Et le fait d'etre l'état français ne lui donne pas plus de droit qu'un autre client ... sinon celui de ne pas respecter ses engagements comme cela a été fait pour le Rafale ...

Kiri  a répondu le 20/09/2013 à 19:43:

Même commentaire que pour jojo2 : évidemment que l'expérience acquise sur programme militaire est réutilisée dans le civil. Vous préféreriez qu'on ne profite pas de cette expérience sous prétexte qu'elle a été financé par les fonds publics? Pas étonnant que l'industrie française soit dans cet état avec des idées si saugrenues!

michel  a écrit le 20/09/2013 à 14:21 :

savent plus quelles "voies" prendre chez Dassault . et par chez moi les chasseurs sont à pieds .

el manici  a écrit le 20/09/2013 à 13:24 :

personne ne veut de la daube de serge bloch ?

bye bye  a écrit le 20/09/2013 à 12:52 :

les indiens ne connaissent pas la CGT, quel dommage... Ils bossent 50 heures semaines en plus !

gros comique  a répondu le 21/09/2013 à 9:44:

visiblement vous ne connaissez rien à ce qui se passe dans l'industrie de l'armement et chez ses sous-traitants.

c'est surtout qu'ils n'ont pas les mêmes obligations en matière de sécurité des employés et de rejets environnementaux.

à la vue de vos propos, je pense que vous fantasmez sur le XIX ème siècle. Le monde a changé, très cher.

rb  a écrit le 20/09/2013 à 12:24 :

Ce sont des comiques chez Dassault, ils oublient que leur avion a été intégralement finance via l'argent public a coup de subventions....Alors leur coup de blues et leur difficultee a exporter leur rafale,tout en menacant(c devenu un classique) de tout fabriquer hors de France.... ils sont un peu pathetique, ca ne leur a rien coute cet avion.
Encore des "grands" chefs d'entreprise incapable de se remettre en question, rejettant la faute sur l'etat forcement trop sociale en plus, tout en ne se privant pas de subventions publics pour faire tourner leur business, mais se gardant bien de l'ebruiter....Des parasites en somme

Totoff  a répondu le 20/09/2013 à 12:30:

inexact : à 75 %, 25 % ont été autofinancés...

Serge  a répondu le 20/09/2013 à 12:46:

Des parasites qui font (bien) vivre quelques dizaines de milliers de famille grâce une entreprise qui fabrique d'excellents avions civils dont 80% de la production est exportee. Sans parler des logiciels avec Dassault Systemes qui est desormais n°1 français toutes categories et n°1 mondial dans son secteur . Sans parler de la reputation d'excellence technologique hors de nos frontières etc etc .
Dassault a plus apporté à la France que l'inverse. En fait le seul comique (mais ce n'est pas le terme le plus adequat ) ici c'est vous ;)

rb  a répondu le 20/09/2013 à 13:14:

@Serge:
Quand des chefs d'entreprise vantent la deregulation et la fin des états, et que dans le meme temps ils viennent se gaver de subventions....Vous ne voyez pas le probleme?! Ce n'est pas Dassault qui fait vivre des dizaines de milliers de familles, mais l'etat vu que c l'etat qui apporte le plus d'argent pour faire tourner cette boite ;)

Quand au fait qu'une entreprise fonctionne un minimum....Mais heureusement, le role d'une entreprise c d'embaucher et de faire tourner leur boite sans tomber dans l'esclavagisme et le nivellement par le bas social

Serge  a répondu le 20/09/2013 à 14:43:

Essayez donc de depasser votre ideologie simpliste. Commencez par vous informer et vous apprendrez que contrairement a vos idées reçues Dassault ne dépend en aucune façon des commandes de l'etat qui ne representent qu'une tres faible part du chiffre d'affaire de DA... Vous apprendrez aussi que << Chez Dassault Aviation, le salaire minimum est de 2552 euros. Seules 70 personnes gagnent moins de 2800 euros, et le salaire moyen est de 3674 euros. »>> . Au passage , profitez en aussi pour ouvrir votre dictionnaire et regarder ce que signifie le mot subvention .. etc etc

@rb  a répondu le 20/09/2013 à 14:46:

Vous n'avez semble t'il pas compris le message de Serge... Dassault aviation a une composante d'avions civils qui représentent plus de 80% de ses ventes, quasiment tout à l'exportation. Seul 20% (composante militaire) est donc financé par l'état (qui dépenserait tout de même cet argent s'il achetait américain plutôt qu'à Dassault). Il faut aussi souligner que Dassault aviation n'est qu'une petite partie du groupe Dassault dans son ensemble, puisque Dassault Systems est le numéro 1 français en développement logiciel, et n'a jamais été financé par l'Etat. Donc oui, la France doit beaucoup à Dassault, ne vous en déplaise.

en passant  a répondu le 20/09/2013 à 14:57:

@ rb : VOUS ne voyez pas le problème. Sans Dassault, l'Etat Français n'aurait jamais eu une armée de l'Air indépendante depuis des décennies, ni une telle industrie Aéronautique fortement exportatrice et créatrice d'emploi et de richesse. Encore un lecteur qui intervient sans rien connaître du marché de l'Aéro mais qui essaie de justifuer une lutte des classes d'arrière-garde. Et non, le rôle d'une entreprise n'est pas celui que vous décrivez. Sans des chefs d'entreprise, des familles comme les Dassault et des milliers d'autres plus modestes vous iriez travailler en Inde ou en Chine aujourd'hui.

rb  a répondu le 20/09/2013 à 17:05:

@en passant:
Les entreprises font partie de la societee, donc oui elles ont un role social, mais visiblement vous etes un adorateur du modele esclavagiste qui nous sert du "attends on leur donne un emploi" bah oui....Mais on peut avoir un emploi sans se faire exploiter. Les bangalais ne sont pas condamne a mourir sous les ruines de leur pseudo usine de vêtements qu'on nous vend a prix d'or ensuite.

Dassault est sponsorise par l'etat Français, votre raisonnement est donc caduque.
Et pour revenir a votre brillant raisonnement "Et non, le rôle d'une entreprise n'est pas celui que vous décrivez", et bien on peut l'appliquer a chaques citoyens alors ,et dans le meme temps tolerer tout les abus de chacun, allez suivons votre exemple: Bah noin c'est pas aux citoyens de ne pas violer, tuer son prochain, ce n'est pas son role, c un consomateur le reste l'ethique et tout le tralalal pfff on s'en tape.
Hahaha vous etes bon, vous faites parti de la France de derriere les stores ;)

en passant  a répondu le 20/09/2013 à 21:58:

@ rb : Vous faites quoi dans la vie? Personellement j'emploi quelques "dizaines" d'employés. Et croyez-moi heureusement qu'il y en a beaucoup parmis eux avec qui je me sent plus proche que de vos idées. Je les respecte et suis à leur écoute. Seulement le jour où on me dira que tout ce que je sacrifie pour avoir créé et développé mon entreprise est un devoir envers la société (civile), je laisse tout tomber et passe TOUTES les responsabilités, l'ulcère, les nuits blanches, les vacances annulées avec la famille, les nuits loin de la maison, une vie pleine de risques (si je me plante pas de chomage par exemple) etc... à celui qui veux le faire dans ces conditions et pour un salaire de cadre sup d'une grosse boite. Et vous?

@en passant  a répondu le 20/09/2013 à 23:21:

Sans rire, et pourquoi faites vous donc tout cela au lieu de profiter d'un 'salaire de cadre sup' dans une grosse boite? Un élan philantropique sans doute?

Xavier  a écrit le 20/09/2013 à 11:35 :

Il faut rappeler que le Rafale est extrêmement pénalisé à l'export par l'euro, beaucoup trop fort !

Enkhan  a répondu le 21/09/2013 à 10:21:

Donc pas plus pénalisé qu'un Eurofighter, son principal conccurent. De plus la pénalité à la vente d'avoir une monnaie forte est comblée par le fait que les ressources extérieur nécessaire à la création de l'appareil sont moins chère. Sur le long terme, avoir une monnaie dévaluée n'est jamais bon.

antoine  a écrit le 20/09/2013 à 11:26 :

Nonobstant les trop grandes proximités de la famille Dassault avec le pouvoir politique et des errements commerciaux non négligeables, il reste quand même que la France doit réellement se poser la question de sa force militaire. Avons nous ou pas l'objectif de conserver nos DOM et TOM? Avons nous ou pas envie de défendre notre ZEE? Ne pouvons nous pas tirer des enseignements des non choix européens dans les conflits ou possibles conflits récents ou prévisibles? Et en fonction des réponses, la composante aérienne forte ou faible ou absente devra être actée.

icietla  a écrit le 20/09/2013 à 11:07 :

Je vois bcp de commentaires pour trouver des "solutions" mais la réalité est qu'un avion de chasse n'est jamais rentable sans le soutien de l'etat (et c'est vrai pour les USA). en France on manque de liquidité voila où est le pb, il ne faut pas croire qu'un chasseur meme exporté permettra au fabricant de vire sans l'appui de l'etat. Par contre le discours sur la fabrication en Inde me fait me demander si ce n'est pas juste pour faire rever l'Inde afin qu'elle achete enfin notre avion?

Buena  a répondu le 20/09/2013 à 11:26:

La sortie sur l'Inde ...Je crois plutot qu'il s'agit de mettre la pression sur l'état français au moment ou , comme revélé par d'autres journalistes (Air&Cosmos) , Dassault et l'etat sont en pleine négociation sur les modifications éventuelles du contrat Rafale.

en passant  a répondu le 20/09/2013 à 11:58:

@ icieta : Le discours de faire "rêver" les Indiens comme on l'avait fait dans les années 70 avec les Grecs pour de la fab et de la maintenance sur les Mirage est dépassé. Les Indiens ont des fortes revndications à ce niveau. Trop importantes d'ailleurs puisqu'elles remettent en cause la propriété industrielle et le savoir-faire de Dassault. Ces pays là (INde, Chine, Brésil...) ont désormais les moyens grace à nous entre autre de faire des avions, des fusées et des bombes atomiques et des TGV. Seulement le fait de leur céder cette techno acquise par la R&D chez nous pendant 40 ans, leur fait faire un raccourci énorme dans le temps. Fini les emplois industriels en France comme-çà.

Bobo  a écrit le 20/09/2013 à 10:40 :

Tous les commentaires négatifs ci-dessous me rappellent les mêmes commentaires négatifs lors de l'achat par l'Etat français de drones Reaper américains. Tellement incohérents les lecteurs de Latribune !

PME  a écrit le 20/09/2013 à 10:28 :

Il serait bon de rafraîchir la mémoir de certains ici...Le Rafale est un très bon avion et Dassault Aviation une très belle société Française de haute technologies. Les bénéfices du groupe Dassault proviennent du civil (Falcon) et des logiciels (CATIA) qui sont fortement exportés. Pour info, Boeing utilise CATIA pour dessiner et produire ses avions. C'est aussi il faut le rappeler une entreprise familiale. Il est fort à parier que sans cette structure, la France n'aurait pas depuis longtemps le problème de produire le Rafale et de le maintenir. Les financiers auraient tout simplement coupé la branche malade du groupe. D'ailleurs un des PDG de SNECMA avait il y a quelques années menacé de ne plus prouire le moteur du Rafale (M88) qui ne représente certainement que des pertes vu le volume d'affaire généré. Il a été gentiment remercié par le gouvernement en place à l'époque (Chirac me semble-t-il ou Sarkozy). Pour les plus vsionnaires, les futurs avions de combat seront certainement à l'image des super-drônes US. Ce sont littéralement des mini-Rafale sans pilote. Seuls quelques pays au monde (moins que la moitié des doigts d'une main) ont la maitrise de ces produits. Dassault a pris du retard pour cause d'errances de l'Etat Français, mais dispose de la technologie. Un tel drône Français ne serait pas opérationnel même avec ce savoir-faire avant 2020-2025! Imaginez si on laisse tomber une société comme Dassault. Malheureusement les propos du PDG de Dassault sont fondés, les jeunes talentueux et les fournisseurs se tournent vers le civil et Airbus qui en fait rêver plus d'un. La vente de Rafale à l'Inde représente aussi un danger majeur pour notre pays. Transmettre TOUT le savoir-faire de Dassault à un pays qui lui, développera ses avions mais aussi et surtout les futurs super-drônes quand nous serons définitivement évincés de l'aéronautique militaire.

@PME  a répondu le 20/09/2013 à 11:43:

Ah , c 'est pour cela qu'en tant que spécialiste des équipements du M53-P2 équipant le Mirage 2000 j'ai été licencié !

sherpa  a écrit le 20/09/2013 à 10:07 :

artcile qui montre une des principale faiblesse des nos industries de la défense: l?État en tant que client...reduction des commandes, augmentation des délais..La première difficulté pour placer le Rafale à longtemps été le fiat que la France elle même n'en avait pas. Et le problème des sous- traitants est bien réel : j?ai connu des entreprises qui avaient lourdement investie pour être dans le "team Rafale", en se basant sur le niveau de commande et le timing initial...de mises au point en arbitrages budgétaires, les investissements avaient achevé leur amortissement comptable des années avant le première livraison opérationnelle...

samarinda  a écrit le 20/09/2013 à 9:40 :

Il faut remettre en mémoire au PDG, la vision de Dassault, une vision du refus le plus complet d'alliance avec la complicité de notre magouilleur national M. Chirac, plus occupé par les petites affaires politiciennes que par l'avenir de la France. Il oublie également que le Rafale est sorti grâce aux contribuables étude et développement à 75 pour cent par l'Etat. Aujourd'hui nous voilà dans l'impasse voulu par Dassault et M. Chirac. Comment en sortir et bien trouver un partenaire dans un pays émergents type Brésil. Pour ce qui est de se présenter devant une commission d'élus il y a de quoi à rire ces personnages de notre chère république bannière sont plus aptes à passer par la case mercerie pour choisir les boutons de la guerre du même nom que de parler de stratégie industrielle ou militaire. Allez Dassault vous avez l'intelligence du calcul l'intelligence manuelle cessez de vouloir magouiller avec le pouvoir chercher des alliances et éventuellement si le pouvoir est un obstacle alors oui changez de pays, on ne va pas mettre sur le carreau des compétences pour le plaisir!!! de ce qui n'en ont pas les élus.

Ignorance  a répondu le 20/09/2013 à 11:09:

Completement incoherent. Le refus des industriels et de l'etat français de participer au programme EFA a permis à la France d'avoir un avion meilleur marché , plus performant et mieux adapté aux besoins français (porte avions) que 'l'Eurofighter. Et ce en conservant 100% de l'emploi et des investissements en France.
Pour le reste , il faut savoir que si Dassault est maitre d'oeuvre , le programme Rafale est le fruit d'une alliance entre 3 grandes entreprises francaises , Dassault , Thales et Sagem, Chacun etant responsable de presque 1/3 de l'avion.

Nico  a répondu le 20/09/2013 à 11:39:

Non seulement l'avion au final est mieux adapté à nos besoi, mais en plus il est moins cher.

samarinda  a répondu le 20/09/2013 à 18:33:

@ Nous ne sommes pas sur la qualité d'un avion mais sur son avenir industriel. Pour ce qui est des performances je ne vais pas m'aventurer sur ce terrain car je n' ai pas compétence en la matière. Croire que nous sommes les meilleurs les plus forts les plus compétents économiquement est encore une vue d'un coq qui n'a plus la capacité de chanter le matin. Dire, le mieux adapté aux besoins français est une vue étriquée du monde qui ne tourne pas au tour de la France encore une vue de français qui ne comprend pas que la France a été mais n'est plus, l'affaire de la Syrie est un camouflet pour une France qui croit encore à son influence.Je me souviens de nombreuses stes qui étaient les meilleures les plus compétentes à la pointe mais qui aujourd'hui ne sont plus dans le peloton, mais plus vers une fin de vie le plus bel exemple Alcatel. Les erreurs de gestion des alliances chez Dassault est dans le même registre, si le meilleur meurt voilà un beau chant aux morts pour les salariés le contribuable et l'économie française. Vous dites moins cher , meilleur mais alors quel est "l'imbécile" qui n' arrive pas à le vendre, je voyage dans le monde, les meilleurs produits à des prix compétitifs sont toujours au top des ventes, même si dans ce cas l'affaire est politico industrielle.

PICSOU  a écrit le 20/09/2013 à 9:24 :

Cette déclaration si elle part du c?ur est plus que malvenue vis à vis des négociations en cours avec divers pays interréssés.Leur faire savoir que l'on est en situation de faiblesse n'est pas bon ni pour la confiance ni pour définir le prix final.

chs  a répondu le 20/09/2013 à 19:55:

Tout à fait d'accord, mais petite question: qui a décidé et annoncé que l'Etat (une fois de plus) se renierait en abaissant, à nouveau, le nombre d'exemplaires qu'il avait prévu de commander? La réponse est: ce n'est pas Dassault ! Le monde entier (militaire) a bien entendu les propos tenus par...le Ministre de la Défense française. Ce qui, évidemment, peut poser quelques problèmes aux commerciaux de Dassault dans les négociations actuelles! De plus, faire dépendre notre Défense (Loi de programmation militaire) de ventes (hypothétiques) d'immeubles ou de contrats export, voilà qui montre bien l'intérêt porté à la Défense Nationale... ais trouver de l'argent pour commander des drones aux USA, là pas de problème...même Montebourg n'a pas daigné en parler: il défens les marinières !

claude33  a écrit le 20/09/2013 à 9:20 :

je ne suis pas un grand spécialiste de l'armement militaire mais quand on lit cet article, on a l'impression que certains se font plaisir. J'ai l'impression que "garder notre capacité à produire le Rafale" coûte à la France un maximum pour pas grand chose!! Tous les autres pays achètent d'autres avions que le Rafale et ils se portent aussi bien que la France surtout si on utilise le Rafale pour aller tirer sur des 4x4 dans le désert. La Corée du Sud, qui est un pays très chaud du point de vue militaire, n'a pas de Rafale

Mobius  a répondu le 20/09/2013 à 9:36:

justement, c'est vraisemblablement la question que pose M. Trappier : il veut savoir si l'état peut et veut maintenir la production d'avion de combat. Ce n'est pas le "rafale pour le rafale", c'est juste qu'une fois la chaîne arrêtée, elle ne redémarre pas à moindre coût, et qu'il y a la question du maintien de compétence dans les avions d'armes.

Mais bon, tout cela ressemble bien à un exercice de style dans un contexte de nouvelle LPM...

Totoff  a répondu le 20/09/2013 à 9:41:

Pourquoi la Corée du Sud n'a pas de Rafale ? 1/ parce qu'elle est sous parapluie américain 2/ en 2002, elle a dû changer les règles du jeu quand elle a vu que le Rafale était en tête des évaluations techniques et opérationnelles face au F-15 en y ajoutant un paramètre politique. Pourtant Seoul avait certifié à plusieurs reprises à DA que la compétition serait "fair" et transparente. Sauf que Seoul n'avait pas prévu que DA avait un meilleur avion de combat que Boeing. Il a fallu un coup de fil de Bush pour faire plier Seoul. C'est cela la réalité.... Voilà pourquoi Seoul n'a pas de Rafale et ne prendra pas l'Eurofighter

@claude33  a répondu le 20/09/2013 à 10:09:

C'est en effet une question politique et non économique : voulons nous confier notre défense nationale aux intérêts politiques et industriels Américains ou Chinois ? Ou sommes nous prêt à dépenser de l'argent dans notre indépendance ? La Corée du Sud n'est pas militairement souveraine au cas où vous ne le savez pas. Je vous ferais aussi remarquer que le programme Rafale a coûté moins cher à la France, que l'Eurofighter n'a coûté à chacun des pays partie prenante.

@claude33  a répondu le 20/09/2013 à 10:32:

c'est également une question économique : les retombées de notre industrie de l'armement nous ont permis d'être un leader dans le secteur aéronautique. Si nous ne conservons pas notre avance technologique, alors c'est un des rares secteurs qui se porte bien en France qui est à fort risque...

Bobo  a répondu le 20/09/2013 à 10:39:

J'espère que vous soutenez de tout c?ur le programme Prism ? Car ce que vous proposez, c'est de mettre la France sous protection militaire des USA, comme la Corée du Sud. Il serait donc ballot qu'ensuite, vous vous plainiez de notre perte d'indépendance, ou de la politique étrangère Américaine mise au service de son industrie nationale ;)
Souteniez vous aussi avec la même hardeur l'achat par l'état français de drones Reaper américains ?

@Bobo  a répondu le 20/09/2013 à 16:38:

Arrêtez vos fadaises: La France n'est pas indépendante! La France a eu besoin des USA pour la Lybie et pour le Mali. Et dans le cadre de la Syrie, on touche le ridicule avec Hollande qui joue les gros bras le lundi et qui part se cacher le mardi quand les USA décident de ne pas intervenir et de discuter en tête-à-tête (sans la France) avec les Russes.

lheritier  a écrit le 20/09/2013 à 7:55 :

il a qu a se consoler au conseil de carrefour comme edelstein on y apprends bcp de choses pas toujours tres catholiques d ailleurs !

vhisnou  a écrit le 20/09/2013 à 7:53 :

Le rafale est un avion hors pair avec son nouveau radar aesa et capable de pontage sur un porte avion.si la france le rafale est la fer de lance de sa force de dissuasion pourquoi en serait il autrement pour les pays eventuels acquereurs.si l'inde dans le futur va se placer dans les dix premiers du concert des nations, elle doit savoir que son independance strategique de dissuasion est sa priorite incontournable.Les tergivations d'importations du rafale de l'inde sont lies aux tractations de couloir du typhoon.Mais le typhoon est peut etre non pontable et son role multirole est limite et son radar est plus que limite.LA dissuasion de l'inde doit faire face au futur mig T50 ou 35 de l'urss et de la chine ou la dure realite du futur force de dissuasion de l'inde ne se negocie pas par des rabais car nous vivons dans un monde de dure realite d'imperialisme sino-sovietique non declaree.A votre avis pourquoi la chine a peur du programme militaire de l'inde.Car la chine a renforce son alliance avec le pakistan pour son homogenie globale et fait tout pour que l'inde du futur ne peuve rejoindre le concert des nations atomiques.vishnou a dit:a un homme soif tu lui donnes un verre d'eau ou une source d'eau.son disciple lui reponds.donne lui une fontaine d'eau.

Pierre  a répondu le 20/09/2013 à 11:10:

Mig-35 & Soukhoi T-50, très belles bêtes... Il me semble que l'Inde est partenaire du programme PAK-FA (Su T-50), quelqu'un sait-il pourquoi ils voudraient s'équiper du rafale alors qu'ils participent à la production d'un avion de chasse polyvalent 5G ?

@vhisnou  a répondu le 20/09/2013 à 11:17:

Blablabla .. L'Inde comme les autres pays se fichent des détails techniques. Les contrats d'armement sont politiques.

Rémi  a écrit le 20/09/2013 à 3:09 :

Dassault Aviation est une belle entreprise qui fait 20% de marge. J'ai du mal à pleurer. Par contre, je m'inquiète de l'influence de Serge Dassault auprès du pouvoir politico-médiatique vu qu'il veut le Parisien en plus d'avoir le Figaro.

@Rémi  a répondu le 20/09/2013 à 10:12:

Vous n'avez pas à pleurer en effet, car Dassault fait un bien plus grande marge dans le civil que dans le militaire, et abandonner l'activité militaire ne le mettra pas en faillite loin de là. Par contre, c'est la France qui pleurera sa perte définitive de compétences acquises difficilement dans l'aviation de combat, ses nouveaux chômeurs, et la perte de sa souveraineté militaire en achetant des technologies non maîtrisables, construites par les Américain ou les Russes.

Bob  a écrit le 20/09/2013 à 1:56 :

La France a le devoir de positionner ses fleurons de l'industrie de pointe dans une position de concurrencer les autres multinationales etrangeres qui sont subventionner a outrance par d'autres pays. Les commandes doivent etre augmenter considerablement pour permettre des economies d echelle. Pour cette raison il faut casser le diktat allemand au sein de l'Europe car il nous interdit primo de debrider les commandes publiques dans le domaine militaire, deuzio nous interdit de realiser des echanges de bons procédés entre entreprises, tertio incite nombre pays d'Europe acheter du materiel elaborer en dehors des frontieres de cette pseudo union. Ils ont voulu casser l'industrie nationale. On doit leur botter le c-l en relançant le complexe militaro industriel francais.

fred31  a répondu le 20/09/2013 à 13:04:

Vous êtes vraiment expert en géo-stratégie et géo-politique manifestement ... A bas les boches !! (lol)

Pour ce qui est de l'équipement et des exportations militaires, notamment dans l'aviation, ce sont avant tout les USA qui nous ont régulièrement dégommé. Le complexe militaro-industriel américain est sans pitié et sans complexe pour les concurrent. Il profite à la fois des dépenses d'armement faramineuses des Etats-Unis et d'une position de force lors des négociations politiques, sauf lorsqu'il s'agit de vendre à des Pays qui ne sont pas ses alliés. L'Europe est surtout malade de ses faiblesses (assumées) d'un point de vue militaire et de son rôle (également assumé) de simple valet et supplétif des USA. C'est probablement dans ces positions européennes que les allemands ont une part de responsabilité. A leur décharge, ils portent un fardeau très lourd depuis le 2nde guerre mondiale et ne veulent légitimement pas reproduire de mêmes erreurs que par le passé.

Bob  a répondu le 20/09/2013 à 13:53:

L'europe dominé par le diktat allemand impose une stupidite de libre echange asymetrique aux autres pays europeens alors meme que les Usa, la Chine subventionnent achetent, stimulent artificiellement leurs economies nationales. Les Allemands imposent des règles iniques a leurs vassaux europeens pour préserver leur intérêt national.

bullishtar  a écrit le 19/09/2013 à 23:22 :

On ne construit pas des avions de chasse qui tuent (pas pour faire semblant) avec des esprits qui pratiquent la guerre sur wargames. Les joujous en acier qui tuent avec pilote embarqué, c'est complètement ringard. Maintenant, on a des drones et des gros diabètiques derrière des écrans et des remote control qui pilotent les engins à 8 000 km de là, et qui tuent pour de vrai,puis qui rentrent chez eux le soir pour se caler devant le Classico, une bière à la main.

cdf  a répondu le 20/09/2013 à 10:04:

vos drones ne fonctionne que dans les pays ou vous avez une superiorite aerienne incontestable. et celle ci a obtenue avec des pilotes humains (enfin pour l instant, on arrivera peut etre un jour a faire des avions robots capable de se battre tout seul mais on en est encore loin. un avion telecommande depuis 8000 km n a aucune chance face a un avion pilote par un humain)

alod  a écrit le 19/09/2013 à 23:17 :

ce qui manque au rafale pour qu'il soit parfait pour les futurs missions c'est l'invisibilité radar , techniquement nous sommes capables alors ...

@alod  a répondu le 20/09/2013 à 9:29:

Un radar est par définition non furtif, puisqu'il émet des ondes électromagnétiques pour sa détection de cibles. Mais ce n'est pas le seul équipement de détection du rafale. Renseignez vous sur le système Spectra dans sa globalité : le Rafale est en effet capable d'accrocher une cible/tirer un missile/détecter un missile avec son système de détection optique et infrarouge sans même démarrer le radar, et donc en restant furtif (aucune émission) :
http://portail-aviation.blogspot.fr/2013/04/rafale-lancer-un-missile-em-radar.html

pipolino  a écrit le 19/09/2013 à 23:00 :

Le vrais coup de blues. C'est quand les indiens ,brésiliens ,qatariens vont transformer leurs demandes d'achat en mirages....

@pipolino  a répondu le 20/09/2013 à 9:20:

j'ai eu un doute , à la 1ère lecture du commentaire , j'ai cru qu'il s'agissait des Mirages 2000 équipés de M53-P2 au lieu des mirages du désert !

Kiri  a écrit le 19/09/2013 à 23:00 :

Un énième article sans substance pour attirer le pékin moyen. Avec la franc-maçonnerie, Dassault Aviation et le Rafale sont des sujets avec lesquels le "journaliste" est sûr de trouver ses lecteurs pigeons. Aux uns on rappellera que Dassault a financé 25% du développement du Rafale sur fonds propres, fait inédit dans l'histoire de l'aéronautique militaire. À d'autres que les commandes de l'état français représentent 20% du CA contre 80% pour le secteur civil mais tous ces rappels sont bien inutiles vraisemblablement, puisque 90% des commentateurs de ce genre d'article ignorent que Dassault conçoit des avions civils. M. Trappier, avec la verve qui caractérise les PDGs de Dassault exprime le mécontentement généralisé des industriels français face à un État incompétent, insolvable qui, à l'image de la majorité de ses électeurs ne voit pas plus loin que le bout de son nez, transformant la France en une nation du tertiaire où même les ingénieurs préfèrent devenir traders que travailler dans l'industrie. Et cela ne change rien aux négociations en cours. Il y a un seuil de rentabilité en dessous duquel cela ne sert à rien de vendre, en Inde comme en France. Dassault Aviation n'est pas l'armée du salut, bienvenue dans le capitalisme!

jojo2  a répondu le 20/09/2013 à 10:13:

Vous allez un peu vite en besogne. Dassault a développé sa compétence dans l'aviation civile grâce aux généreuses commandes de l'Etat des années 1960 aux années 1980. Sans cela, Dassaut n'existerait plus depuis longtemps (comme tant d'autres constructeurs européens).

@ jojo2  a répondu le 20/09/2013 à 11:57:

Ridicule, comme si les entreprises devaient être redevable à leur clientèle ... Une entreprise bien dirigée doit savoir s'adapter et Dassault est allé la ou était le marché a un moment ou la France était soucieuse de son independance nationale et avait les moyens de sa politique. Dassault a toujours su attirer les meilleurs ingenieurs et aurait pu faire autre chose .par ailleurs , l'aviation d'affaire et l'aviation de combat sont des voies completement différentes. Aucun des concurrents actuel de Dassault dans l' aviation d'affaire (Cessna, Bombardier, Embraer, gulfstream..) ne vient du militaire et aucun des concurrents de Dassault dans l'aviation de combat ne fait des jets d'affaires. Si Dassault Aviation, qui existe depuis 1929, est toujours le seul groupe d'aviation au monde toujours détenu par la famille de son fondateur et portant son nom, c'est grâce a la qualité de ses dirigeants, pas à l'etat français.

jml  a répondu le 20/09/2013 à 12:59:

@jojo2

Dans les années 60 Dassault à développer et vendu un avion qui s?appelle le Mercure. Il a fait les beau jours de plusieurs compagnies en Europe. Avant il y avait eu le Flamant. La famille des falcons est issue des mystère 10 et 20.

Dassault à toujours fait des avions civils et des avions militaires.

jojo2  a répondu le 20/09/2013 à 14:03:

Aux intervenants : vous pensez que les développements des programmes militaires ne servent pas aux développements des programmes civils des contructeurs ? Etrange... Jusqu'aux années 1970, Dassault était un des principaux exportateur mondiaux d'avions de chasse. Dassault a beaucoup perdu de ce côté à la fin de la guerre froide, comme tous les marchands d'armes. La société avait investi dans la R&D militaire pendant 30 ans, pour répondre aux commandes publiques. Elle a pu développer des applications civiles à partir des connaissances acquises sur ses programmes militaires. Tous les constructeurs aéronautiques se sont développés sur le même modèle.

Kiri  a répondu le 20/09/2013 à 19:37:

C'est une évidence que l'expérience militaire a servi aux développement des avions civils et encore aujourd'hui (cf CDVE) Vous auriez préféré un cloisonnement des compétences sous prétexte qu'elles avaient été en partie subventionnées par de l'argent publique?

pipolino  a écrit le 19/09/2013 à 23:00 :

Le vrais coup de blues. C'est quand les indiens ,brésiliens ,qatariens vont transformer leurs demandes d'achat en mirages....

@pipolino  a répondu le 20/09/2013 à 10:36:

L'achat du Rafale sert pourtant justement à remplacer leurs Mirages ;)
Bref la réponse d'ici quelques mois, et j'espère que si c'est vous qui avez tord, vous aurez le courage de le reconnaître !

Gilles  a écrit le 19/09/2013 à 22:18 :

Choisir l'eurofighter aurait couté bien plus cher, et on plus on aurait des avions US sur notre porte avion.

Qu'elles  a écrit le 19/09/2013 à 22:14 :

Zut y pas de godrev ici. Mais ou est-il?

Pascal  a écrit le 19/09/2013 à 22:07 :

un petit bug .. déjà en ligne jeudi soir

JPG  a écrit le 19/09/2013 à 21:32 :

Plus d'acheter des électeurs que de vendre des avions

Ah ça me démange ....  a écrit le 19/09/2013 à 21:15 :

Qu'on m'explique l'intérêt d'un tel article en pleine négociations commerciales de ce type impliquant plus que la rentabilité d'une société ?
Moi je serais l'acheteur j'attendrais et un beau jour limite j'aurais ce que je veux gratis. Il y a déjà eu l'exemple des EAU il y a une dizaine d'année.
Ensuite, n'étant pas trop diplomate et politicien, je dirais à mon PDG que c'est à lui d'insuffler la confiance. À commencer en interne.
Pour finir, pour un Rafale livré (50 millions environ), combien de taxes URSSAF et autres impôts qui rentrent dans les caisses de l'état ? Combien de cotisations chômage économisées ? Quid du coût de la maintenance des vieux super étendard et M2000 par rapport au coût du Rafale et son coût d'utilisation ? Pourvu qu'on ai pas à pleurer ... Moi j'y crois en cet avion.

@. gratouille  a répondu le 19/09/2013 à 21:31:

Vous pensez que les quataris, les indiens et les brésiliens lisent la Tribune pour déterminer leur politique militaire ???

tetrompespasdecible  a répondu le 19/09/2013 à 21:33:

plutôt que de s'interroger sur l'intérêt de cet article, il serait préférable de s'interroger sur l'intérêt du PDG de Dassault de sortir ce type de déclarations en pleine négociations...-)

Mouaip  a répondu le 19/09/2013 à 22:36:

À chacun sa vision des choses. Ceci dit on ne peut pas avoir une omerta pendant des discussions commerciales. D'un côté des industriels qui cherchent à fabriquer et vendre. De l'autre des politiques qui cherchent des électeurs. Ça coince ...

Eric_FM  a écrit le 19/09/2013 à 21:07 :

On va pas pleurer sur un monsieur qui vit d'argent public depuis tant de temps, comme dit le bouquin 'argent public fortune privée', pendant ce temps des milliers de petits entrepreneurs sont en train de crever, sans aides publiques, dans l'indifférence totale et ils représentent bien + d'emplois que chez Dassault !!

Ah ça me démange  a répondu le 19/09/2013 à 21:55:

C'est un peu le but d'un programme militaire. Un état achète un programme à une société. À l'époque il y avait soit le franco français (Rafale) soit l'européen (Eurofighter) En termes de valeurs le programme Rafale n'est pas source de richesse pour DASSAULT. Étudiez le Chiffre d'affaire vous verrez. En plus, le Rafale c'est 1/3 DA, 1/3 Snecma et 1/3 Thales donc ... accusons aussi ces sociétés, non ?

Jim  a répondu le 19/09/2013 à 22:23:

Pleurer non mais s'informer cela devrait etre obligatoire... Dassault ne vit pas de l'argent public mais de ses logiciels et de ses avions d'affaires. Et non seulement il en vit bien mais il en exporte les 3/4 ...
Ce que dit sous entend pdg de Dassault c'est qu'il est pret à abandonner la partie militaire, et la ce n'est pas Dassault qui pleurera mais l'etat français et ses contribuables qui devront alors acheter des avions americains ... et les mêmes neuneus du cafe du commerce de crier de nouveau au scandale lol

Mouai  a répondu le 19/09/2013 à 22:33:

Dassault Aviation c'est à 70% de Falcons , civils, privés, et exportés à 95%

Tolomei  a écrit le 19/09/2013 à 20:59 :

Un programme d'armement comme le Rafale demande une constance politique sur de longues durées : 15, 20 ans. Malheureusement les politiques français gouvernent avec des horizons de deux ou trois ans et dans ce domaine, comme dans d'autres, on préfèrera toujours sacrifier le long terme au profit de gains politiques court-termistes. On préfère couper le budget de l'armée tous les 5 ans pour des economies de bouts de chandelles plutot que de reformer un etat providence obése et inefficace. L'Etat francais n'est pas fiable et si le Rafale devait être sacrifié sans successeur, la responsabilité en reviendrait à l'inconséquence de nos hommes politiques, certainement pas à nos ingénieurs car cet avion a prouvé qu'il etait meilleur que ses concurrents, pour un prix équivalent. Dans cet affaire Dassault a tenu les couts et les delais, l'Etat en revanche a toujours manqué a sa parole.

Ah ça me démange  a répondu le 19/09/2013 à 21:25:

J'ai l'impression qu'on est sur même longueur d'ondes mais un peu seul ... À désespérer.

Sempre  a répondu le 19/09/2013 à 21:40:

Ca fait plus de 20 ans que le programme Rafale a ete lancé officiellement et est ainsi financé par le contribuable !!! Plus de 50 milliards d'euros, Mr Dassault, sponsorise par l'Etat Francais depuis 2 decennies et meme plus !

@ Tolomei  a répondu le 19/09/2013 à 22:35:

Etat pas fiable et court termiste, que ne faut t'il pas lire !!! Qui a impulsé et financé le développement de l?infrastructure routière, autoroutière et énergétique du pays? Les programmes spatiaux, le TGV, le réseau téléphonique et les centrales nucléaires? Le court termisme il est du coté des actionnaires et des financiers qui veulent 15% de rendement. Si Dassault n'avait pas été sous perfusion de l'état combien de temps pensez vous que les actionnaires auraient financé à perte le Rafale? Surement pas 22 ans.

Jim  a répondu le 19/09/2013 à 22:43:

Ce n'est pas 50 milliards mais 40 milliards dont 25% de la recherhce financées par les industriels eux mêmes , avec un "dérapage" global de 4% ...
A comparer aux britanniques dont la future aviation de combat (Typhoon+f35) coutera a l'unité 75% plus cher que le Rafale. A comparer aussi avec le F35 dont le cout final devrait tourner au alentours de 1500 milliards avec près de 80% de dépassement de budget...
Le programme Rafale est un programme remarquable qui en plus de generer des emplois a permis aux industriels impliqués , a savoir Dassault , Thales et Sagem , de faire des bonds technologiques (radars, moteurs...).

Denis  a répondu le 19/09/2013 à 23:21:

C'est une ineptie de parler de perfusion ..Il s'agit simplement d'un contrat passé par un Etat à plusieurs groupes industriels nationaux pour la fourniture d'avions de combat. Ces groupes industriels ont respecté leur part du contrat en développant un excellent avion , moins cher que ses concurrents équivalents, et que l'Armée de l'Air couvre de louanges. Et ce en temps et en heure et sans dépassement de cout, ce qui est rarissime dans ce domaine. L'etat de son coté n'a pas respecté sa part du contrat en ne cessant de réduire la cible finale...

japo  a répondu le 20/09/2013 à 10:52:

ARRETONS DE REVER le rafale est peut etre le meilleur avion de chasse mais trop cher- la france n'a plus les moyens de subventionner ou d'acheter ce genre de projet toute seule- donc il faut ce mettre dans la tete ,que la défense franco française ;c'est fini- regroupons les constructeurs européens pour etre concurentiel

Totoff  a répondu le 20/09/2013 à 11:20:

C'est bien ce qui se passe pour la future génération d'avions de combat en Europe. Dassault Aviation et BAE Systems travaillent en ce sens. Et si les politiques leur foutent la paix, cela pourra marcher.