Satellites : panne allemande pour le programme Galileo

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(Crédits : EADS)
Le constructeur allemand OHB boit la tasse. Et Galileo prend à nouveau du retard. La PME allemande est incapable d'assurer seule la livraison des satellites. Astrium et Thales Alenia Space ont été appelés en renfort à la demande de l'Agence spatiale européenne.

C'est chaud bouillant en ce moment dans la communauté spatiale. La raison ? Les difficultés d'OHB sur le programme Galileo, dont seuls quatre satellites IOV (In-Orbit Validation) de la constellation sont déjà en orbite au lieu de 18 depuis la fin de 2012. "Le programme ne va pas bien", assure un bon connaisseur du dossier. La PME allemande, à qui l'Union européenne a confié la fabrication de 22 satellites FOC (Full Operational Capability) de la constellation du futur GPS européen, est aujourd'hui incapable de s'en sortir toute seule sans aide, estiment plusieurs sources concordantes interrogées par La Tribune.

Arrivé en juin au centre d'essai de l'Agence spatiale européenne (ESA) l'Estec à Noordwijk (Pays-bas), le premier satellite n'est toujours pas qualifié alors qu'il aurait dû l'être dès le mois d'août. Pourquoi ? L'Estec n'avait pas les capacités pour le faire, explique-t-on à La Tribune. Le satellite devrait être finalement qualifié en novembre à l'issue des essais sous vide. L'union européenne (UE), l'ESA et l'agence spatiale allemande (DLR) sont donc mobilisés pour aider le soldat OHB mais la situation, selon plusieurs sources concordantes, semble compliquée.

Deux audits sur OHB

Deux audits - l'un de l'ESA, l'autre de Roland Berger Allemagne pour le compte de l'UE - ont été diligentés pour connaître l'étendue des déboires chez OHB... que cherchent absolument à minimiser aussi bien l'Union européenne que l'ESA, l'Allemagne et bien sûr l'industriel. "Nous avons notre part de responsabilité sur les retards mais pour seulement un tiers, confie-t-on au sein d'OHB. On avait sous-estimé certains risques et certains défis".

Grand artisan du programme Galileo, le  commissaire européen en charge de l'espace, Antonio Tajani, souhaiterait partir sur un succès de Galileo avant les élections de mai 2014. D'où sa  discrétion sur un sujet qui fâche. Tout comme le directeur général adjoint de la direction générale Entreprise et Industrie, le Dr Paul Weissenberg. Pour autant, la commission n'avait semble-t-il pas encore toute l'expérience pour gérer un programme de cette envergure, estime un industriel concerné par le programme Galileo.

Astrium et Thales appelés au secours

Pourtant, l'audit de Roland Berger aurait pointé la gestion défaillante du programme Galileo par OHB, qui aurait cumulé de nombreuses erreurs en terme de choix de technologies (des composants non adaptés) et de management. Aussi, selon ces mêmes sources, Astrium (EADS), le rival malheureux dans les deux compétitions organisées par l'Union européenne en janvier 2010 (14 satellites) puis en février 2012 (8), ainsi que Thales Alenia Space (TAS), ont été appelés au début de l'été pour jouer les pompiers de service à la demande de l'ESA et de l'UE pour aider OHB à remettre le programme sur les rails. Ce qu'on dément chez OHB, qui assure que c'est l'entreprise, qui a fait appel aux deux industriels.

La filiale spatiale d'EADS a une mission d'assistance à maîtrise d'œuvre pour aider OHB à gérer un programme de cette envergure. Un comble... quand on connait les rapports difficiles entre les deux groupes. Pour sa part, TAS, qui avait interdit de concourir en 2010 pour de sombres raisons de retour géographique, a été lui aussi appelé au secours pour aider les équipes d'OHB dans l'intégration des satellites de la constellation dans les deux chaînes de production sur deux sites de l'entreprise allemande. Une expertise reconnue de TAS Italie, qui a déjà travaillé notamment sur les constellations O3b, Globalstar et Iridium. Dans ce cadre, TAS a donné son accord pour envoyer une grosse équipe d'experts expérimentés en Allemagne. Pas question en revanche pour l'industriel tricolore d'avoir une quelconque responsabilité sur les satellites en orbite.

La constellation aurait dû être lancée fin 2012

Pour le calendrier de mise en service des satellites, c'est le flou qui règne. D'autant que l'ESA aurait dû publier début octobre un nouveau calendrier. Ce qui n'a pas été le cas. Car l'ESA attend la fin des essais sous vide, qui pourraient faire apparaître de nouveaux risques pour "solidifier" un calendrier. Une bonne fois pour toute. Petite piqûre de rappel. Les 14 satellites devaient être normalement en orbite fin 2012 pour la mise en service du service Galileo. Avec seulement 18 satellites sur les 27 au total, l'Europe aurait pu ouvrir un service à hauteur de 95 % du temps, notamment le service public réglementé, le service recherche et sauvetage mais pas le service commercial, qui devait être seulement à l'essai.

Le programme a été recalé une première fois depuis. Le lancement des deux premiers Galileo de la série des 14 était prévu en avril 2013. Arianespace a gardé des slots en avril, mai et juin pour Galileo, qui doit être lancé par Soyuz en principe. Chez OHB, on maintient que les deux premiers satellites pourront être lancés fin mai, début juin. Ce qui semble aujourd'hui optimiste. Car certains estiment que les 14 satellites ne seront pas lancés d'ici à la 2014. "Huit, ce serait miraculeux, quatre ce serait déjà bien", explique-t-on à la Tribune. Les services et donc les emplois générés par Galileo attendront... 2015. D'autant que les pays n'ont pas l'argent dans la mise en œuvre des services.

Un peu de retard, selon Geneviève Fioraso

Interrogée par "La Tribune", la ministre en charge de l'espace, Geneviève Fioraso, a reconnu début septembre dans une interview que le programme a "effectivement un peu de retard dans la livraison des satellites", mais, avait minimisé son impact en estimant que "pour un tel programme, c'est assez fréquent et cela ne remet pas en cause son intérêt".

Toutefois, il est notamment reproché à OHB, qui n'était jusqu'alors qu'un simple assemblier de satellites, d'avoir assuré à l'ESA lors des deux appels d'offre qu'il disposait de toutes les compétences pour maîtriser un programme de cette envergure, explique-t-on à La Tribune. Or, ce ne semble pas être le cas. "Ces retards étaient courus d'avance, il en fallait pas confier ce programme à une PME", note une autre source contactée. D'autant que le choix de la Commission en faveur des industriels allemands était fléché pour des questions de retours géographiques.

Rivalité entre l'ESA et l'UE

A qui la faute ? A l'UE et à l'ESA, qui sont comme chien et chat depuis la montée en puissance de la Commission en matière d'espace, se renvoient aujourd'hui mutuellement la responsabilité des déboires d'OHB, qui en 2010 avait été surpris d'être sélectionné pour l'ensemble des 14 satellites. "Nous nous attendions à être une double source d'approvisionnement et avoir quatre satellites, au mieux huit. Nous n'avions pas anticipé", rappelle-t-on chez OHB. Cette nouvelle crise intervient alors que l'UE et l'ESA sont en train de négocier une nouvelle gouvernance en matière de politique spatiale européenne.

Lors de la sélection d'OHB en janvier 2010, ce choix était une victoire passée un peu inaperçu de l'UE face à l'ESA. Car, au plus haut niveau de l'ESA, ce n'est pas tout à fait le choix qui aurait été fait. "L'ESA aurait pris en compte la dimension industrielle du projet", expliquait-on à la Tribune à cette époque. Sous-entendu, la réalisation des quatorze satellites (566 millions d'euros) aurait sans doute été partagée entre les deux rivaux, avec une prime à l'offre mieux-disante d'OHB.

Le commissaire européen aux Transports, Antonio Tajani, en a décidé autrement en choisissant OHB, bien aidé par Astrium qui avait présenté alors une offre commerciale très médiocre. La PME allemande avait du coup la meilleure offre technique et financière, selon les conclusions techniques d'une commission mixte ESA-UE. Mais aujourd'hui, on reproche aujourd'hui à l'ESA, selon des sources concordantes, son manque d'expertise et d'analyse sur les capacités d'OHB à maîtriser le programme Galileo.

Y avait-il la place pour un troisième champion européen ?

Avec OHB, l'UE et l'ESA a créé un troisième champion européen alors qu'Astrium et TAS ont déjà dû mal à vivre à deux. Résultat, en France, on commence à reparler d'un rapprochement entre les deux constructeurs de satellites. Ce qui serait un bain de sang au niveau social...Et tout "bénéf" pour l'Allemagne, qui est en train de gagner des compétences grâce aux redondances organisées par l'UE et l'ESA. C'est toute la morale de cette histoire. Et dire que Berlin avait voté contre le financement de Galileo en 2007. 

Le coût d'un satellite et de son lancement s'élève entre 70 et 80 millions d'euros. Le double quand on intègre dans la facture le système sol, la gestion de la constellation et les tests. Au total, un satellite Galileo coûte aux contribuables européens 160 millions d'euros.

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Commentaires
a écrit le 28/01/2016 à 8:58 :
Galileo est la vitrine de l'Europe .
Une usine à gaz montée dans une tour de Babel.
L'essentiel surtout, est de ne pas faire confiance à ceux qui savent faire des satellites.
Réinventer l'eau chaude avec rien, pour faire mieux que ce qui est gratuit et marche déjà très bien.
La vitrine de l'Europe : un champs de ruine et d'échecs à répétition.
Jusqu'à quand?
a écrit le 22/11/2013 à 0:00 :
pas de pub sur les ondes
a écrit le 15/10/2013 à 23:15 :
Que de commentaires naïfs ? Des hommes politiques et des grosses sociétés ont mal digérer l'attribution de la commande à OHB ( petite société de 2000 pers.), qui avait dès le départ sous-traités une partie des commandes . Mais comment faire pour nuire à OHB ? l'empêcher de grossir et revenir aux sociétés traditionnelles : les coups bas sont tellement facile . D'ailleurs il suffit de voir l'attentat du Pakistan et ses ramifications politiques . Nous sommes tout petit . Vous ne connaissez absolument rien , tout se qui se passe en coulisse avec ses rancoeurs .
a écrit le 14/10/2013 à 11:36 :
l'Allemagne était contre Galiléo. N'a-t-elle pas saboté le projet intentionnellement, en ordonnant à OHB de traîner ?
Réponse de le 28/03/2015 à 11:04 :
Non, les teutons ne sont tout simplement pas la référence en électronique de pointe, surtout quand on parle du spatial , largement dominé par les entreprises françaises.
a écrit le 10/10/2013 à 18:49 :
Les Allemands sont des médiocres en informatique et électronique de pointe. Outre ce problème Galiléo, ils sont légion. C'est eux qui ont plombé le programme A400M; qui a coûté une fortune à cause d'une défaillance dans le programme de pilotage des moteurs (confiés à une société allemande) IL y a le cas de la boite DSG (ZF) qui compte déjà 1 million de rappels dans le monde, et des casses fréquentes avant 50.000 km etc... La liste est interminable.
Réponse de le 10/10/2013 à 21:42 :
mediocre? . . . sap et siemens . . . et infineon et bosch et . . .
Réponse de le 25/10/2013 à 10:08 :
"...sap et siemens . . . et infineon et bosch " font dans le classique, la force des allemands se situe dans les domaines traditionnels et largement éprouvés. Quasi rien dans l'électronique de pointe, la mécatronique, les logiciels... Contrairement à la France.
Réponse de le 19/11/2013 à 12:03 :
@antoine
SAP de l'informatique de pointe ? quele blague.
a écrit le 10/10/2013 à 18:30 :
OHB, c'est le TITANIC du Spatial !
a écrit le 10/10/2013 à 18:30 :
OHB, c'est le TITANIC du Spatial !
a écrit le 10/10/2013 à 17:06 :
Après les déboires de l'A380 et son retard de deux ans imputable à la partie allemande d'EADS, voici un entreprise allemande qui est incapable d'assurer son statut de partenaire. Merkel voulait en plus qu'Airbus fasse sa recherche en Allemagne, et récupérer son siège? Il faut faire bloc, à part quelque collabo de toujours, je crois que les ingénieurs français ont compris, il faut les soutenir politiquement. En France, heureusement il y a des Sarkozy, mais il y a aussi des Montebourg.
a écrit le 10/10/2013 à 17:04 :
Quand on parle d'Europe, on nous dit "Airbus"; il faudra aussi dire "Galileo"...
a écrit le 10/10/2013 à 15:05 :
Beaucoup ont oublié ici qu'Astrium était aussi allemand visiblement. Et ce n'est pas les allemands en soit qui sont à pointer du doigt dans cette affaire mais le juste retour géographique qui est une betise dans la construction de l'Europe! Enfin personne ne parle de l'ESTEC qui n'était pas pret à réaliser les essais... bizarre!
Réponse de le 10/10/2013 à 16:07 :
Astrium est une filiale d'EADS... Quant à l'ESTEC, je ne vois pas quelle est sa contribution dans l'échec d'OHB qui est maître d'oeuvre dans l'histoire.
Réponse de le 10/10/2013 à 17:52 :
Ici c'est Astrium GmbH, la branche allemande d'Astrium, qui était sur la réponse à l'appel d'offre, en concurrence avec OHB. Ces deux entreprise se proposaient en prime avec un partenariat avec SSTL (Royaume-Uni et propriété d'Astrium) pour OHB et avec TAS Italie pour Astrium GmbH.
Ce qui a joué sur l'appel d'offre c'est aussi les déboires d'Astrium qui avait bouffé les fonds dispo pour le programme pour les 4 premiers satellites (IOV). Résultat, la commission européenne avait peu de fonds pour FOC et avait devant elle le choix entre une nouvelle boite pas cher (OHB) mais n'ayant pas fait ses preuves et une autre plus chère ayant montré son incapacité à gérer 4 satellites.
Concernant l'ESTEC il est dit dans l'article qu'il n'ont pas fournis tous les moyens de tests nécessaires (vide thermique a priori). Mais ça semble flou.
Réponse de le 10/10/2013 à 18:28 :
Galileo n'est pas soumis à la règle du retour géographique puisque c'est un projet UE.... et l'ESTEC (ingénieurs et moyens d'essai) est mise à contribution jour et nuit, et les weekends, pour pallier les insuffisances d'OHB.
Réponse de le 10/10/2013 à 20:10 :
Je n'ai pas d'infos sur ce qui se passe à l'ESTEC mais il est clair que quand un projet ne marche pas, c'est toujours la faute de l'autre :). Le mieux est d'attendre que les esprits se refroidissent et ensuite de comprendre ce qui n'a pas fonctionné.
Il est clair en tout cas qu'OHB n'avait pas l'envergure pour ce projet. Mais elle aurait pu l'acquérir, ce qui n'a semble-t-il pas été totalement le cas.
Réponse de le 10/10/2013 à 22:58 :
@GB : alors pourquoi Thales Alenia Space a-t-il été interdit de prendre part à la compétition en 2010 sur Galileo ?
Réponse de le 14/10/2013 à 9:45 :
L'article le dit : "Arrivé en juin au centre d'essai de l'Agence spatiale européenne (ESA) l'Estec à Noordwijk (Pays-bas), le premier satellite n'est toujours pas qualifié alors qu'il aurait dû l'être dès le mois d'août. Pourquoi ? L'Estec n'avait pas les capacités pour le faire, explique-t-on à La Tribune." Donc je m'interroge. Tout le monde tire à boulets rouges sur OHB. Mais quid de l'ESTEC, dont on met la responsabilité en jeu sans avoir vraiment d'informations complémentaires!
a écrit le 10/10/2013 à 12:32 :
Il faut attendre la réaction des concurrents malheureux......Une renégociation du contrat s' impose et des pénalités de retards . Dans ce cas des valises ont du circuler, dans cet univers tout le monde connait les capacités des uns et des autres......et que de Pinocchio dans cette commission Eu .
a écrit le 10/10/2013 à 12:11 :
Une histoire inventée par une presse française qui est dirigée par l'Etat français socialiste. Rien de surprenant.
Réponse de le 10/10/2013 à 12:28 :
Sûr qu'avec Sarko, les choses auraient été mieux. Ca tourne à l'obsession, chez vous...
Réponse de le 10/10/2013 à 13:23 :
@Pierre : En effet, d'ailleurs OHB est une invention de la presse française, tout comme ce retard de livraison, et même Galileo qui n'est qu'un complot bolchévique. Vivement que le peuple de France se réveille !
Réponse de le 10/10/2013 à 13:39 :
++1
Réponse de le 10/10/2013 à 16:37 :
Pierre, vous devriez retourner avec les marmottes pour envelopper le chocolat. La Noël approche et le père noël ne vous attendra pas
Réponse de le 10/10/2013 à 19:24 :
Effectivement hollande a dû commence a abotter le programme en fin des année 1800... Il était bien actif des les couilles de son arrière grand père. Le sujet est du domaine industriel arrêtez de tout tourner vers la politique. Si vous avez quelque chose contre Hollande remerciez Sarko de s'être présenter, si il avait eu intelligence de ne pas ce présenter hollande ne serait pas au pouvoir aujourd'hui...
a écrit le 10/10/2013 à 11:22 :
Et ce sont les français que l'on qualifie d'"arrogants" !
Réponse de le 10/10/2013 à 13:38 :
+1
a écrit le 10/10/2013 à 11:12 :
Le choix d'OHB était apparu aventureux et quelque peu irrationnel dés le début, si je me souviens bien ...
Réponse de le 10/10/2013 à 12:10 :
Dans le petit monde du spatial personne ne savait à l'époque d'où sortait OHB et tout le monde a pensé que la "chancellerie" avait fait un lobbying forcené;avec le résultat que l'on sait pour le programme (voir les articles de LA TRIBUNE d'alors)
Réponse de le 11/10/2013 à 3:08 :
Si vous ne connaissiez pas OHB à l'époque du choix, ça m?étonnerait que vous ayez fait partie du "petit monde du spatial."
a écrit le 10/10/2013 à 10:40 :
Les Allemands ont encore voulu jouer les gros bras... en exigeant qu'OHB s'en occupe. Faire cavalier seul, comme à leur habitude pour tout maîtriser. Et évidemment, c'est de la faute des autres s'ils ont échoué. Eux sont infaillibles, comme le Pape. Au moins, Benoît XVI a reconnu ses insuffisances. Pas eux !
Réponse de le 10/10/2013 à 11:19 :
@stéph : Ce ne sont pas "Les Allemands" qui ont échoué et sont incompétents, c'est simplement "OHB". Il ne faut pas non plus tout amalgamer.
Réponse de le 10/10/2013 à 12:27 :
Clair que s'obstiner à faire un satellite à propulsion arrière, ils feraient parfois mieux de voir les avantages de la traction.
Réponse de le 10/10/2013 à 12:41 :
ahah, j'adore ce genre d'humour. Merci.
a écrit le 10/10/2013 à 10:40 :
La grosse "ineptie" du fameux retour géographique européen quand on ne maitrise pas les technologies. Souvenez vous du FADEC du moteur de l'A400 que les allemands de MTU étaient incapables de développer. Résultat plusieurs années de retard et l'envoi d'une "task force" française en Allemagne et plusieurs années de retard. Imaginez seulemnt l'A350 développé par les allemands, "je ne vous cause pas les années de retard".
Réponse de le 10/10/2013 à 11:22 :
Encore un qui raconte n'importe quoi, aujourd'hui le FADEC est parfaitement opérationnel et viendra équiper d'autre engin propulsés. MTU a une excellente réputation et un carnet commande bien rempli. Au demeurant ce n'était pas le seul problème, ni le plus pénalisant du programme A400.

" Résultat plusieurs années de retard et l'envoi d'une "task force" française en Allemagne " etant un projet Européen, les Français étaient déjà présents.
Réponse de le 10/10/2013 à 11:36 :
@lola, ce que vous dites ne vient nullement réfuter les arguments de gerardc27. Ce sont grâce aux Français que le FADEC a pu se développer et que MTU a aujourd'hui un carnet de commandes bien rempli.
Réponse de le 10/10/2013 à 11:54 :
" Ce sont grâce aux Français que le FADEC a pu se développer et que MTU a aujourd'hui un carnet de commandes bien rempli. " Non c'est faux.

Si ce j'ai écrit ne prouve aps le contraire, alors je ne puis rien, je ne suis pas religieuse.
Réponse de le 10/10/2013 à 12:03 :
MTU et SNECMA avaient je suis d'accord chacun leur part du moteur (avec RR)et le FADEC était dévolu à MTU qui n'est pas parvenu à complètement le développer malgré le délai qui leur avait été accordé.
Réponse de le 10/10/2013 à 12:23 :
AH si, il est finalisé, sans ça, l'A400 ne volerait pas, et le FADEC ne sera pas prévu pour d'autres programmes. Il n'y a pas de programme qui n'ait pas connu de retard ou de dépassement de budget.
Réponse de le 10/10/2013 à 14:36 :
Ah j'oubliais FADEC est un acronyme anglais qui veut dire en français "régulateur de vol pleine autorité"
a écrit le 10/10/2013 à 10:28 :
Il faut interdire à toute entreprise d'aider OHB. Qu'ils se débrouillent seuls, ou bien abandonner ce projet. C'est l'argent des contribuables encore une fois foutu.
Réponse de le 10/10/2013 à 12:31 :
Heeu... non. Ne PAS développer ce système est nous mettre pieds et poings liés avec le GPS US qui nous fournit, en plus, des données moins précises de géo-localisation. Là, nous gagnerions, au contraire, de l'argent. C'est ça, l'indépendance.
Réponse de le 10/10/2013 à 14:51 :
il y a le système russe aussi, qui lui fontcionne
Réponse de le 10/10/2013 à 16:40 :
Le GLONASS couvre effectivement toute la surface terrestre depuis fin 2011...la mise en orbite des 3 derniers satellite s'est terminée par un beau feu d'artifice.
Non, il faut absolument terminer ce GALILEO pour avoir notre indépendance vis à vis du GPS.
Le hic, c'est qu'OHB est une petite structure de 500 personnes (sur le site principal) dont le carnet de commande à gonflé plus vite que la capacité d'industrialisation. Ils sont engagés sur tout un tas de programmes EU grace au retour géographique. (Exomars, MTG, Galileo...)
Il faudra qu'on m'explique comment un contrat de 8 Galileo supplémentaire leur a été attribué alors que sur les 14 premiers, seuls 2 avaient été livrés, et encore avec 6 mois de retard...
Réponse de le 10/10/2013 à 16:45 :
Et le système chinois qui avance à marche forcée ...
a écrit le 10/10/2013 à 10:27 :
Marre de voir l'allemagne PILLER nos savoirs faire, apres Airbus, Aerospaciale, Astrium, et autres programmes paralleles (EF2000). Toujours la meme rengaine, les commandes sur gonflées pour s'arroguer le plus possible de transferts R&D, puis l'incapacité de l'allemange de delivrer programmes ET commandes. Il faut que cela s'ARRETTE.
Réponse de le 10/10/2013 à 10:47 :
Quelles commandes sur-gonflées? Un transfert de compétence n'est pas un transfert de R&D mais de la R&D elle-même.

" allemagne PILLER nos savoirs faire, apres Airbus, Aerospaciale, Astrium, et autres programmes paralleles (EF2000). " Que diable! Mais de quoi parlez vous?
Réponse de le 10/10/2013 à 11:01 :
C'est vrai, en plus, ils se permettent le luxe de faire faire le boulot par des français et étrangers, et en même temps, ils apprennent les techniques étrangères, intelligents non?
Réponse de le 10/10/2013 à 11:12 :
@Bobby : Heu... Il faut un peu de mesure là, L'Allemagne ne "pille" pas nos savoir faire, ils ont leur propre savoir faire, qui est différent du notre. Par contre, on voit ici qu'ils pillent les marchés publics de la commission européenne, ça, d'accord.
a écrit le 10/10/2013 à 10:16 :
Les Allemands sont devenus suffisants depuis que leur excédent commercial a dépassé 50 milliards... Quelques leçons ne seront pas de trop pour les ramener au sens des réalités.
a écrit le 10/10/2013 à 10:02 :
http://www.marianne.net/La-guerre-economique-passe-aussi-par-l-espionnage_a201373.html
Une affaire plus compliquée qu'il n'y parait.
a écrit le 10/10/2013 à 9:28 :
OHB était le moins cher et allemand. Peu importe qu'il ne soit pas compétent. La qualité allemande et l'intransigeance allemande ont fait le reste ! Ce fiasco va s'ajouter aux précédents gros déboires de la gestion de gros projets en Allemagne, chez Airbus (A380), la gare de Stuttgart, et l'aéroport de Berlin ...mais curieusement ils se perçoivent toujours comme un modèle d'efficacité, de qualité et de vertu ...un peu de modestie ne leur ferait pas de mal. Mais on continue de nous bassiner avec le modèle allemand ...
Réponse de le 10/10/2013 à 10:29 :
biensur, y a pas eut de fiasco des allemands de hambourg à airbus, vous nous prenez pour des pommes ?
Réponse de le 10/10/2013 à 10:39 :
De la même manière l'on pourrait dire que le problème venait du logiciel utilisé à Toulouse. Petite pomme. :)
Réponse de le 10/10/2013 à 11:14 :
@Lola : Le SPD n'est donc pas Allemands, si je comprend bien ! Dans la même veine, l'UMP sont-ils les plus allemands des français ? C'est donc à cause des Allemands que nous sommes en faillite ?
Réponse de le 10/10/2013 à 11:16 :
C'est bien connu, les allemands ne font jamais d'erreurs, à Airbus, le problème venait du logiciel, pas de sa non utilisation (par des allemands ?), à Stuttgart tous les problèmes venaient de l'opposition (par des allemands ?) et à Berlin les erreurs venaient d'un parti politique (pas allemand ?) C'est sûrement une gestion de projets irréprochable qui a mené à ces errements (pas des fiascos allemands !).
Réponse de le 10/10/2013 à 11:52 :
Oh, l'absurde ne vous sera d'aucune utilité.

àTintin: c'est le PS qui a dit que le SPD sont les plus Français des Allemands. C'était une boutade. :D

@Deutsche Qualität : " Airbus, le problème venait du logiciel, pas de sa non utilisation (par des allemands ?)" Quoi toi écrire?

A Stuttgart, il n'y a pas eu de problèmes techniques mais une opposition populaire, ce qui aujourd'hui fait du drapeau Stuttgart 21 un symbole d'opposition au pouvoir. Ce sont les Faits.

Pour l'aéroport de Berlin, beh non petite tête, c'est bien des défauts de gestions et de directions qui sont responsables du fiasco. Gestion dénoncé par la CDU dès le départ.
Réponse de le 10/10/2013 à 12:25 :
Laissez tomber , vous n'arriverez à rien avec lola, elle est têtue et bornée à défendre les erreurs allemandes, c'est pas la peine de lui répondre, elle refusera toute critique.
Réponse de le 10/10/2013 à 12:43 :
Je ne refuse pas les critiques. Ici, je les ai démontés, faits à l'appui. Où est le problème plouf?
Réponse de le 10/10/2013 à 16:05 :
Lola, je comprends que vous avez une grosse tête. Je ne parle pas de problèmes techniques mais de gestion de projets. Ces trois projets ont été mal gérés et ont aboutit à des échecs plus ou moins coûteux. Point. Mais vous ne l'admettez pas ; un peu de modestie et d'humilité ne vous fera pas de mal.
Réponse de le 10/10/2013 à 16:10 :
Vous ne démontez rien du tout... Vous vous enfoncez, nuance.
a écrit le 10/10/2013 à 9:27 :
Puisque les décideurs ne seront en rien tenus pour responsables et continueront de bénéficier de conditions personnelles hors du champ commun. On les changera et on continuera.
Réponse de le 10/10/2013 à 16:46 :
+++++1
a écrit le 10/10/2013 à 9:21 :
C'est aux Allemands de se démerder ils ont fait pression pour rafler tous les marchés et les techs qu'on les laisse se planter et assumer la facture.

Déjà qu'ils ont planté Ariane avec leur lubie des vols habités..... Bon débarras.

a écrit le 10/10/2013 à 9:04 :
C'est surtout significatif de la confusion des rôles entre les donneurs d'ordre. La Commission Européenne a voulu être maître d'ouvrage d'un programme industriel. Est-ce là son rôle alors que des agences spatiales sont (normalement) faites pour ça ? On voit le même problème sur le programme COPERNICUS/GMES.
Réponse de le 10/10/2013 à 11:08 :
@Copernicus et @Lola : D'accord avec vous à 200%. La commission doit rester dans son rôle, à savoir trouver le financement, et sélectionner un maître d'ouvrage.
a écrit le 10/10/2013 à 8:43 :
il faut juste interdire à Astrium et TAS d'aider OHB. L'UE sera alors obligé de revoir sa position débile...! Il est important de savoir dire : NON
a écrit le 10/10/2013 à 8:43 :
il faut juste interdire à Astrium et TAS d'aider OHB. L'UE sera alors obligé de revoir sa position débile...! Il est important de savoir dire : NON
a écrit le 10/10/2013 à 8:12 :
Bref, ils ont menti sur leurs compétences et leurs concurrents français sont obligés de leur livrer leurs technos pour qu'ils fassent le travail ? Du beau travail... On s'est fait rouler dans la farine mais motus et bouche cousue. C'est si beau, l'Allemagne...
Réponse de le 10/10/2013 à 11:06 :
@Lola : Non mais au final, concrètement qui a le savoir faire et qui ne l'a pas ? Si l'entreprise allemande est incapable de satisfaire la commande, c'est qu'elle n'a pas le savoir faire. Si les 2 entreprises ont été appelées en renfort, c'est que l'on présume qu'elle ont le savoir faire. Et c'est bien le cas, car Astrium et Thales Alenia Space produisent nombre de satellites actuellement en fonction. Alors ne tentez pas d'inverser les rôles SVP.
Réponse de le 10/10/2013 à 12:30 :
Cela a valu un article dans quelques journaux en 2011. Je n'invente rien. HBO semble surtout crouler sous la charge de travail plutôt que de faire preuve d'incompétence.
Réponse de le 10/10/2013 à 13:18 :
Ce qui est synonyme d'incompétence de son management, de répondre à un appel d'offres sans avoir les moyens d'y faire face. On tourne en rond, cette boite est incompétente pour ce projet en particulier.
Réponse de le 15/10/2013 à 17:48 :
OHB n'a que deux clients l'ESA et le gouvernement Allemand! Dans les deux cas c'est le gouvernement allemand qui pese de tout son poids pour l"obtention de ses contrats
a écrit le 10/10/2013 à 8:02 :
Les entreprises allemandes sont de moins en moins fiables, décidément. Ceci dit, c'est compréhensible: les satellites, c'est autrement plus complique que les bagnoles.je leur recommande plutôt d'envoyer une Mercedes sur orbite, cela satisfera leur amour propre.
Réponse de le 10/10/2013 à 10:15 :
Vous voulez jouer les petits chefs ? Typiquement teuton...
Réponse de le 10/10/2013 à 12:57 :
Ceci écrit, il est vrai que même dans l'espace US, il y a plus d'équipements français qu'allemand... Sinon, l'expression exacte est : "Si on mettait les c.. sur orbite, on ne verrait plus le soleil."

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