Missiles chinois en Turquie : le ton monte entre Ankara et l'OTAN

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Selon le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, personne n'a le droit d'intervenir dans les décisions indépendantes de la Turquie.
Selon le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, "personne n'a le droit d'intervenir dans les décisions indépendantes" de la Turquie. (Crédits : DR)
L'OTAN demande à la Turquie de tenir compte de son appartenance à l'Alliance dans le cadre d'un achat d'un système de missiles antimissiles chinois. Le Premier ministre turc a rappelé que "personne n'a le droit d'intervenir dans les décisions indépendantes" de la Turquie.

Le ton monte entre la Turquie et l'OTAN. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a une nouvelle fois justifié mercredi le choix d'un groupe de défense chinois pour équiper la Turquie de missiles de longue portée. Une décision qui a irrité autant les Etats-Unis que l'OTAN.

Pour autant, Recep Tayyip Erdogan a affirmé qu'une décision finale sera prochainement annoncée. La Turquie est en négociation avec la Chine pour se doter de son premier système de défense antimissiles à longue portée.

"Pour l'instant, la Chine offre les meilleures conditions", a rappelé Recep Tayyip Erdogan devant la presse à Ankara. Et de rappeler que China Precision Machinery Import-Export Corporation (CPMIEC), pourtant frappée par des sanctions pour avoir livré des armes à l'Iran et la Syrie, sous embargo, s'engageait à une production commune avec la Turquie. Une condition sine qua non pour son pays.

Les systèmes doivent fonctionner "de concert", selon l'OTAN

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a quant à lui espéré mardi que la Turquie gardera à l'esprit le point de vue de l'Alliance en cas d'accord avec la Chine sur l'achat de missiles. "Du point de vue de l'OTAN, il est de la plus grande importance que les systèmes qu'un pays de l'Alliance souhaite acheter puissent fonctionner de concert avec des systèmes similaires présents dans d'autres pays de l'Alliance", a-t-il souligné au cours d'une conférence de presse à Bruxelles en marge de la réunion des ministres de la Défense de l'organisation atlantique.

"Je suis sûr que la Turquie est consciente de cette position de l'Otan ... et qu'elle en tiendra compte avant de prendre sa décision finale", a-t-il précisé. L'OTAN craint notamment de possibles problèmes de compatibilité avec les systèmes et radars utilisés par les alliés de la Turquie. Les Etats-Unis ont déjà exprimé leur "profonde préoccupation" au sujet de ce projet. Pour sa part, la Chine a également réagi face à la levée de boucliers de la part de l'OTAN et des Etats-Unis. La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying a souligné début octobre que les préoccupations des pays occidentaux étaient déraisonnables et inutiles.

Un argument non recevable, selon Erdogan

Un argument balayé par Recep Tayyip Erdogan, estimant "des pays membres (de l'Alliance, ndlr) ont toujours dans leur inventaire (d'armement) du matériel et des armes russes". Le Premier ministre a martelé que "personne n'a le droit d'intervenir dans les décisions indépendantes" de la Turquie. Ce qu'a convenu Anders Fogh Rasmussen : "Notre position est très claire. Le choix que fait un pays des équipements militaires qu'il veut acheter relève de sa souveraineté nationale".

Membre de l'OTAN, la Turquie est un allié régional clé des États-Unis et a déployé sur sa frontière avec la Syrie des systèmes de missiles américains Patriot pour dissuader toute attaque en provenance de ce pays.

Négociations entre Ankara et Pékin

Recep Tayyip Erdogan a expliqué que les autorités chinoises et turques étaient actuellement en discussions étroites pour la signature d'un éventuel contrat, qui scellera ce projet estimé à 3 milliards de dollars. Il a cependant tenu à préciser qu'une commission constituée de lui-même, du chef d'état-major et du ministre de la Défense prendra une "décision finale" à une date encore indéterminée pour concrétiser tout accord.

Le mois dernier, les autorités turques ont annoncé l'ouverture de négociations avec CPMIEC, qui fabrique le missile Hongqui (ou HQ-9 SAM). Ankara avait lancé un appel d'offres en 2009, pour un marché de 12 batteries.

Diversification des achats d'armements

La Turquie, membre de l'Otan, envisage à la fois de renforcer sa protection contre des attaques aériennes ou de missiles, de diversifier ses fournitures d'équipements et de trouver des partenaires en vue de la coproduction d'armements. Ankara a déjà défendu le choix d'un équipement chinois par le prix que CPMIEC a proposé, largement inférieur aux autres pays en lice : trois milliards de dollars contre 4 milliards de dollars. Le ministre turc de la Défense, Ismet Yilmaz, avait déclaré début octobre au journal "Vatan" que "les Chinois nous ont offert le meilleur prix".

Outre CPMIEC, trois autres firmes s'étaient portées candidates pour le marché: la russe Rosoboronexport, le duo américain Lockheed Martin-Raytheon et l'alliance européenne Eurosam (MBDA et Thales). La firme chinoise aurait offert un transfert complet de sa technologie.

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a écrit le 26/10/2013 à 16:03 :
Je vous invites a jeter un coup d'oeil sur cet article.

http://french.cri.cn/621/2013/10/25/302s349263.htm
a écrit le 25/10/2013 à 13:50 :
Les grecs ont des missiles Russes S-300 et personne c'est normal!
http://fr.wikipedia.org/wiki/S-300

Quand la Turquie fait un appel d'offrede 4 milliards de $ pour avoir un system de defense aerienne et que les sois disant alliés de l'OTAN Usa Eu ne veulent aucun transfert de technologie y'a un problème.
Les Chinois eux ils l'ont proposés 1 milliards de $ moins chère avec un transfert de Technologies.

1 milliards de $ ca fait réflechire non? avec transfère de Technologies? non??

La Turquie à pour vocation de rattraper sont retard au niveau de l'industrie de l'armement elle le rattrape a grand pas et pour but de diminuer l'armement exterieur.
Divers programme comme le Char d'assault Altay, l'Helicopter de combat T-129, des navires de guerre furtifs, le drone de surveillance et bientot d'attaque ANKA, le satellite espion GÖKTÜRK avec aucune contrainte d'observation (Israel) à été mis en orbite récement.

avec une bonne economie la Turquie monte en puissance comme les Chinois.

Alors les sois disant allié de l'Otan nous vous invitons allez vous faire voir chez les grecs!!
Réponse de le 26/10/2013 à 13:37 :
Pour le programme de char principal altay il serais important de savoir quel à été le transfére de technologie des industrie française.... Surtout pour la conduite de tir... Ne somme nous pas encore les dindon de cette histoire...
Réponse de le 26/10/2013 à 15:39 :
0 transfert de la part de la France.

Le Char Altay a été conçu avec le transfert de Technologie Coréen

http://fr.wikipedia.org/wiki/Char_Altay_T1

La Turquie aimerai beaucoup travailler avec la France mais certaine position politique prise contre la Turquie (UE,Pseudo Genocide Armenien,et les préjugés) ont fait que la France quand elle participe a un appel d'offre de la Turquie pour X projet bah les chances que la France gagne le contrat est très mince.

J'espère que ca changera.
Réponse de le 01/03/2014 à 18:11 :
Tant pis personnellement je préfère empêché l'entrée de la turquie dans l'UE que avoir cette ce marché.

J'ai toujours apprécié les turcs( grosse communauté turc près de chez moi). Mais la violence de la réaction lors de l'affaire du génocide arménien m'a définitivement convaincu du danger de ce pays.
a écrit le 24/10/2013 à 23:12 :
La Turquie comme à son habitude fait du chantage.Il serait temps que ce pays sorte de l'OTAN et de que l'Europe arrête de verser des milliards pour son "développement". J'espère que personne ne voudra la faire revenir sur sa décision. Que les Turcs se débrouillent tout seuls.
Réponse de le 04/11/2013 à 11:19 :
Fausse idée que l'UE verse des milliards à la Turquie.
Juste de quoi rembourser les frais de déplacement des diplomates turcs à Bruxelles.
Personne ne verse rien à personne sans contre-partie.
Pour l'instant ce sont les pays membres de l'UE qui profite du marché turc, sans contre-partie ou presque.
Réponse de le 18/11/2013 à 9:57 :
Albert, il n'y a pas de chantage. Il s'agit d'une hostoire de gros sous.
Il faut que les pays membres de l'OTAN traitent la Turquie avec un peu plus d'attention, la Turquie n'est pas la vache à lait de l'OTAN, et d'une.
En plus détrompez-vous. Ca n'est pas l'UE qui verse des milliards à la Turquie, mais c'est bien la Turquie qui vient au secours de l'UE en ouvrant son énorme marché intérieur aux appétits des membres de l'UE... et ceci pour l'instant sans grande contre-partie.
Les subventions auxquelles vous semblez faire allusion, sont négligeables par rapport au prix payé par les turcs pour les négociations qui s'éternisent. Ces subventions sont tout juste de quoi financer les frais de déplacement des diplomates turcs qui négocient à Bruxelles.
Réponse de le 01/03/2014 à 18:16 :
le partenariat privilégié est dans les deux sens, aucun ne vient au secours de l'autre. La Turquie est très heureuse de bénéficié du premier marché mondial et l’Europe d'une économie turc dynamique. Je comprends la turquie qui sait que pour des raison politique et économique elle ne rentrera probablement jamais dans l'UE ( elle deviendrait la premiere délégation au parlement européen ou la deuxieme au coude a coude avec l'allemagne ) sans parlé de la PAC ...
a écrit le 24/10/2013 à 13:03 :
Mais de quoi se mêlent ces americains? quand ils vendent des F16, ils sont bien content... pourquoi l'OTAN n'achète pas des RAFALES? Chaque pays est dans le droit d'acheter ce qu'il veux
a écrit le 24/10/2013 à 12:44 :
Commentaire ridicule.
Les turcs ont signé un contrat pour le nucléaire avec les russes déjà...
Et des discussions sont en cours avec les japonais (AREVA ramassant quelques miettes) pour une 2ème centrale... Il s'agit des contrats pour des montants des dizaines de milliards d'euros. Ca ne se réalise pas en quelques mois.
Et puis ils sont libres d'acheter des armes ou autres avec qui ils veulent, non ?
Cela vous plairait que l'OTAN nous impose des avions militaires américains à la place de nos rafales ?
Réponse de le 24/10/2013 à 21:00 :
@ bienvenue ;
La vulgarité est la force des faibles ...Ok avec Foulon.
a écrit le 24/10/2013 à 12:29 :
Les Turcs ridiculisent les occidentaux depuis 30 ans avec leurs soit disant programmes nucléaires dont pas un seul n'a vu la première pierre. Si russes et occidentaux sont suffisamment débiles pour se comporter comme des Caniches je comprend que les Turcs leur crache à la figure en allant acheter des armes stratégiques en Chine..
a écrit le 24/10/2013 à 9:42 :
Les armées de l'air des pays de l'OTAN utilisent au moins 10 chasseurs différents dont des productions russes sans que cela ne pose problème. Mais quand c'est la Turquie (deuxième puissance de l'OTAN) qui ose!
a écrit le 23/10/2013 à 21:24 :
la turquie veut s'affranchir des franchises des uns et des autres de l'Otan , que je sache l'Otan a fourni du matériel aux turcs comme aux grecs au prix fort , meme des pays européens donc je ne citerais pas , qui fut la cause partielle de la crise grecque , les turcs sont devenus méfiants et ne veulent pas finir comme les grecs , alors ils diversifient leurs achats , mais bien sur cela ne plait pas a tout le monde .. déjà que nous français sommes obligés d'acheter des drones américains au prix fort .. faute de mieux .. ??
Réponse de le 23/10/2013 à 21:48 :
Et Thales , ils font quoi ? de cocottes en papier ?

https://www.thalesgroup.com/en/content/thales-recompense-linnovation-des-pme-dans-les-systemes-de-drones
Réponse de le 24/10/2013 à 10:02 :
Comment finir comme les Grecs? La Turquie a une croissance économique qui fait rêver l'UE!
a écrit le 23/10/2013 à 21:16 :
Si Marine Lepen gagnait les élections elle ferait comme le Général de Gaulle , elle sortirait la France de ce Machin qu'est l'Otan .
Alors Messieurs les grands stratèges géopolitique , rira bien qui rira le dernier .
Sur le terme "alliés" c'est du foutage de gueule , nous sommes en pleine guerre économique !!!
a écrit le 23/10/2013 à 20:23 :
""Je suis sûr que la Turquie est consciente de cette position de l'Otan ... et qu'elle en tiendra compte avant de prendre sa décision finale"

Quel dommage que les pays de l'Otan n'on pas pris en compte des conditions turc (prix inférieur à 4 milliard + partage de la technologie) lorsqu'ils ont répondu à la demande du gouvernement Turc pour s'équiper d'un synthème de défense.

Ils étaient certainement convaincu que la Turquie n'osera pas acheter ailleurs et non donc pas prix la peine de s'ajuster à l'offre Chinoise.

Si la Turquie recule maintenant, plus jamais les Chinois et les Russe ne prendrons au sérieux les prochains projets des Turcs, et la Turquie sera condamnné à acheter plus chère et sans partage de technologie leur armement auprès de l'Otan.

D'ailleurs c'est trole, j'aurais pensé que les pays alliés de l'Otan aurait donné un prix plus compétitive et meilleurs partage technologie...mais il faut croire que la Turquie est un allié appart....
a écrit le 23/10/2013 à 20:20 :
Au moment ou les discutions sur l' accession redémarre , ce choix est ambigu et dénote une option stratégique
hors des clichés . Pour le coup la NSA est à la ramasse....à suivre !
a écrit le 23/10/2013 à 18:28 :
UE ou les USA n ont qu'à faire une offre similaire . -25% + transferts de technologie
a écrit le 23/10/2013 à 16:41 :
La Turquie faisant partie de l'Otan,achèteras du matériel américains comme tout le monde.Non mais sans blague.
a écrit le 23/10/2013 à 15:51 :
La Turquie a raison de signaler son indépendance... Que dira-t-elle lorsque certains pays européens renverront ses compatriotes chez elle?
a écrit le 23/10/2013 à 15:47 :
Déjà que les européens ne montre pas l'exemple en achetant US pas soucis de respecter le dogme de concurrence libre et non faussée, voilà que maintenant, l'on les empêche d'aller voir ailleurs pour les mêmes raisons!
a écrit le 23/10/2013 à 15:42 :
La Turquie a été un des piliers les plus solides de l'Otan quand la menace du Pacte de Varsovie était bien réelle, et il ne faut pas l'oublier.
Le vrai problème, c'est l'Otan, qui ne sert plus à rien à présent.
Faisons enfin l'Europe de la Défense, avec la Turquie et une frontière avec l'Iran : çà remettra enfin les pendules géopolitiques à l'heure.
Réponse de le 23/10/2013 à 21:10 :
Mais bien sur une frontiere avec l'Iran et pourquoi pas l'Iran dans l'europe ,puis Israel et l'Irak puis les pays de magrebh et comme l'Angleterre à des relations avec l'Afrique du sud et nous avec certains pays asiatiques on peut faire l'europe avec les 3/4 de la terre .
Réponse de le 29/10/2013 à 8:41 :
ASIMON TON ANALYSSE EST BONNE ? LA GRANDE QU ESTION EST OU EST L EUROPE???
a écrit le 23/10/2013 à 15:27 :
L'union européenne s'est faite uniquement dans un but économique, en maintenant les indépendances des Etats constitutifs. Actuellement, en en voit parfaitement les limites : l'UE rame pour avoir un semblant de cohérence. En ce qui concerne le Turquie, elle n'a jamais intégré l'UE parce qu'elle fait peur à l'Allemagne et la France malgré sa position géostratégique importante. Résultat des courses, elle cherche maintenant d'autres partenaires dans tous les domaines, y compris militaires. Et maintenant l'UE et les ricains sont inquiets ?
a écrit le 23/10/2013 à 15:22 :
Pour mémoire , les européens de l'époque , ont fait rentrer la Grèce en Europe (avec l'aide de Goldman) pour faire barrage aux turcs , les turcs ont tout fait pour accomplir le réquisitoire de Bruxelles , mais ils ne sont pas fout , constatant le foutoir qu'est devenue L'UE , il est beaucoup plus intéressant pour eux de se tourner vers d'autres zones du monde plus rationnelles.
La majorité des Français veux déjà se tirer , pourquoi les Turcs voudraient y entre , pas folles ces guêpes ;-)
Quand a l'Otan , c'est toujours un "Machin"...
a écrit le 23/10/2013 à 14:56 :
Peut-être aurait-il fallu rappeler, Monsieur Cabirol, que le "chef suprême généralissime" de l'otan avait, il y a quelques mois, sermonné ses troupes vassales européennes sur le fait qu'elles devaient acheter du matos ricain... J'attends votre mail sachant que j'ai appelé votre service abonnement qui vous ont fait un message interne. Et là, il va être TRES intéressant de voir la Turquie plier, ... ou non. Premier pays test. Les autres suivront.
a écrit le 23/10/2013 à 14:13 :
Choix uniquement financier? Erdogan ne connaît visiblement pas la mentalité asiatique, et risque de grosses déconvnues s'il signe avec la Chine... Mais peut.être s'en fout-il... En attendant, il fait tout pour ne pas rentrer dans l'Europe. Déjà que nous étions circonspects, nous sommes maintenant carrément méfiants!
Réponse de le 18/11/2013 à 12:57 :
Si je comprends bien carpatrick, l'UE = OTAN. Ben voyons, bravo.
a écrit le 23/10/2013 à 12:59 :
Les turcs ont raison, on fait ce qu'on veut.. ; les européens ne sont même pas capables d'acheter un avion européen, qui achètent américains, mémoire sélective...?
Réponse de le 23/10/2013 à 13:34 :
Cher Godrev, je suis d'habitude d'accord avec vous mais sur ce point je me dois de vous contre-dire : aucun rapport. La Turquie fait partie de l'OTAN (elle l'a choisit) et doit donc se plier à ses règles (bien qu'elle essaye de se construire une industrie de la défense et que l'offre chinoise représente la meilleure opportunité pour se faire). Cordialement
Réponse de le 23/10/2013 à 14:58 :
@Columbo :
Je ne suis pas d'accord avec vous. La Turquie fait partie de l'OTAN certes mais c'est elle qui choisit les unités et équipement mutualisé dans les forces de l'OTAN pour des opération mutualisées.
Donc elle est libre d'acheter des batteries de missiles pour sa défense nationale et son armée d'autodéfense qui ne dépend absolument pas de l'OTAN mais du gouvernement turc exclusivement.
De plus le transfert de techno donne à terme une certaine autonomie à la Turquie sur le sujet et cela permettra d'ajouter un acteur dans le futur dans ce milieu très restreint de l'auto-défense militaire.
A mon avis c'est ce dernier point qui chagrine l'occident en plus du fait que le contrat n'a pas été remporté par des entreprises occidentales. Tout cela est un faux problème.
Il en va de la souveraineté nationale turque. Être allié ne veux pas dire être aux ordre ... .
C'est comme si demain on disait à la France de ne plus produire de chars Leclerc mais d'utiliser des chars Cherman ou Tigre sous couvert de l'OTAN ... . Ce serait bien entendu n'importe quoi ... .
a écrit le 23/10/2013 à 12:47 :
Et dire qu'Areva fanfaronne d'avoir réussi à vendre aux Turques la technologie nucléaire...les négociations avec cette grande démocratie vont devenir particulièrement ardues dans quelques années, merci M. Oursel !
Réponse de le 23/10/2013 à 13:18 :
+1, A relire d'urgence cette fable: Il était un fois un Matou Turque très susceptible, pas vraiment en pointe sur la démocratie et la parole donnée. Un Coq Gaulois, aux abois pour sauver son industrie radioactive, passait par là et fanfaronnait partout son attachement à la démocratie et à la commémoration du centenaire du génocide Arménien prévue en 2015. Alors le Matout Turque conçu un piège à destination du Coq Gaulois pour qu'il ferme son grand bec en 2015. Il lui dit: " Joli Coq Gaulois j'ai très envie de t'acheter tes réacteurs nucléaires Atmea tout nouveau tout beau pour éclairer mon peuple, tu veux bien signer un protocole de négociations ?" le Coq Gaulois, flatté par cette offre et pressé de sauver son industrie nucléaire lui répondit promptement "D'accord je te fais confiance, commençons immédiatement des négociations pour le financement de ton projet". Le Matou, le Coq et son ami l'Oie Japonaise, conclurent un joli protocole en papier recyclable. Le Coq ne pu s'empecher de crier dans les médias "Victoire, victoire !". Bien entendu le Coq Gaulois n'avait aucun souvenir des fourberies imaginées par le Matou Turque depuis 30 ans pour soit disant avoir du nucléaire et qui n'ont jamais abouties...je vous laisse imaginer la suite de l'histoire ou sinon attendez tranquillement la commémoration du génocide Arménien en 2015...
Réponse de le 23/10/2013 à 20:34 :
+1 ! On est effectivement en droit de se demander comment les occidentaux réagiront quand la Turquie accentuera le répression contre ses minorités et voisins (Kurdes, Arméniens, Gréce, Irak...) alors qu'elle aura été dotée de la technologie nucléaire par Aréva and Co...
Réponse de le 23/10/2013 à 22:43 :
La première centrale nucléaire turque est déjà en construction au sud de la Turquie par un groupe russe.
Le Japon et la France sont en négociation pour la seconde près de la ville de Sinop au nord du pays.
Il est prévu une troisième plus tard.
Réponse de le 24/10/2013 à 11:26 :
FAUX ! Il n'y a actuellement AUCUNE centrale nucléaire en construction en Turquie. Le contrat signé en 2010 avec la Russie pour une centrale à Akkuyu prévoie un début de chantier en 2015. Mais depuis y'a eu Fukushima et la re-découverte qu'Akkuyu est...située sur un belle faille sismique ! Pour le contra signé avec Areva attendez vous à de sérieuse déconvenues en 2015 lors de la commémoration en grande pompe du génocide Arménien par la France...Donc d'ici qu'on voit une centrale nucléaire fonctionner en Turquie va y avoir beaucoup d'eau qui va couler dans le canal du Bosphore !
Réponse de le 24/10/2013 à 12:11 :
+ 1 ! En effet pour le moment on a de la chance, la construction de la centrale Russe d'Akkuyu n'est pas prête de commencer http://uk.reuters.com/article/2013/10/08/turkey-nuclear-delay-idUKL6N0HY14J20131008
Réponse de le 26/10/2013 à 0:17 :
Les Turques excellent dans le chantage et la répressions contre les minorités. Quand ils auront des centrales nucléaire, ils finiront par obtenir des armes nucléaires et alors les démocraties ne pourront plus empêcher la reprise du génocide des Arménien et des Kurdes...regardez donc un peu les actu de la répression contre la population Turque l'été dernier pour comprendre à qui vous avez à faire.
Réponse de le 04/11/2013 à 11:33 :
Commentaire de haine et de pré-jugés... sans intérêt.
Réponse de le 18/11/2013 à 12:58 :
Boffff... n'importe quoi...!
a écrit le 23/10/2013 à 12:30 :
Une nouvelle démonstration que la Turquie n'a rien à faire dans l'Europe; STOP aux négociations d'entrée de ce pays dans l'UE
Réponse de le 23/10/2013 à 12:57 :
Cela parait d'autant plus justifié que ce foirail délétère qu'est l'U.E est un chef d'oeuvre d'interdépendance dans
l'indépendance de souveraineté des maquignons du foirail ; la grosse Turquie casserait la porcelaine du souk de Bruxelles.
Réponse de le 23/10/2013 à 13:02 :
Vaut mieux te taire que dire des sottises.
Si tu étais mon enfant, je te priverai de dessert pour avoir parler sans réfléchir ...
Ou va notre Europe avec de tels incultes, et démunies de toutes capacité de discernement.
Réponse de le 23/10/2013 à 13:32 :
Et moi je te priverai de dessert pour tes fautes d'orthographe mon enfant !
Réponse de le 23/10/2013 à 19:12 :
il est clair que pour les turcs faire partie de l'UE n'est plus qu'une légende qui date du siècle passée,ils se tournent vers l'Est,quand on voit que même les européens veulent quitter cette Europe et qu'en France la fuite des plus riches vers l'étranger est annonciateur d'un réel malaise.Peut être que les turcs veulent aussi quitter l'OTAN qui ne sert plus à grand chose le conflit syrien l'a démontré.
Réponse de le 23/10/2013 à 22:53 :
En réalité Erdogan n'a jamais eu l'intention d'adhérer à l'UE, ce qui l'intéresse c'est le processus d'adhésion qui lui permet de moderniser son pays et surtout de neutraliser ses généraux kémaliste.
C'est quasiment réaliser, alors l'UE il sent fout comme la majorité des turcs.
Réponse de le 24/10/2013 à 10:34 :
L'UE n'a rien avoir dans cette histoire. Les turcs ont parfaitement le droit de choisir leur fournisseurs. Qu'en dirons-nous si l'OTAN nous imposait d'acheter des chasseurs américains en lieu et place des Rafales ?
Réponse de le 28/10/2013 à 16:55 :
+1000

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