Ariane 6 se rapproche un peu plus des étoiles

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Le premier vol d'Ariane 6 reste confirmé pour 2020
Le premier vol d'Ariane 6 reste confirmé pour 2020 (Crédits : ESA)
Le futur lanceur européen a passé un nouveau cap industriel. Airbus Safran Launchers a lancé la production des modèles de qualification, destinés aux essais au sol.

Ariane 6 se rapproche un peu plus des étoiles. Le futur lanceur européen, développé par Airbus Safran Launchers (ASL), a passé un nouveau cap en franchissant le passage de la "Maturity Gate 6.1" (jalon de maturité). "Une étape majeure du développement d'Ariane 6", a d'ailleurs assuré ASL dans un communiqué publié vendredi. La revue du programme, qui s'est déroulée entre le 27 mars et 20 avril, a confirmé que la maturité de l'industrialisation d'Ariane 6 est "suffisante pour lancer la production des modèles de qualification, destinés aux essais au sol", a précisé le maître d'oeuvre industriel.

"Nous respectons les délais et nos engagements", a affirmé le président exécutif d'ASL, Alain Charmeau, lors d'une visite d'un groupe de journalistes sur le site des Mureaux.

ASL prévoit un test complet réalisé au sol des procédures de remplissage et de mise à feu du lanceur, simulant la totalité d'un vol (10 minutes). Il sera réalisé au deuxième semestre 2019, a dévoilé le responsable du programme Ariane 6 Patrick Bonguet. Dans ce cadre, le premier vol d'Ariane 6 reste confirmé pour 2020. Particulièrement adapté aux constellations selon ASL, le futur lanceur, réalisé pour le compte de l'agence spatiale européenne (ESA), sera un lanceur flexible et modulaire, qui existera en deux versions, Ariane 62 et Ariane 64. Il garantira la continuité de l'accès européen à l'espace. Il sera également "compétitif" face à la concurrence qui s'annonce extrêmement rude avec les SpaceX, Blue Origin et consorts, estime ASL.

Un développement qui colle à l'industrie aéronautique

Cette étape fait suite à la "Maturity Gate 5" qui, en 2016, avait permis à ASL de valider les caractéristiques techniques, industrielles et programmatiques d'Ariane 6 et de poursuivre le développement du lanceur au rythme prévu. La "Maturity Gate 6.2" doit se tenir fin 2017, pour démarrer la production des premiers lanceurs Ariane 6 pour vols. "Le futur lanceur européen est développé en utilisant des étapes de validation appelées Maturity Gates, comme dans l'industrie aéronautique", a expliqué le président exécutif d'ASL. Chaque "Maturity Gate" se déroule sous la responsabilité d'ASL, en associant des experts indépendants.

"Cette mise en production des éléments de qualification d'Ariane 6 est une étape importante, qui traduit l'originalité et l'efficacité du processus industriel mis en place pour son développement, sa production et son exploitation", a estimé Alain Charmeau.

La méthode de développement d'Ariane 6, appelée "Ariane 6 Way" (feuille de route, ndlr), comporte quinze étapes majeures, dont six ont déjà été franchies. La "Maturity Gate 11" donnera le feu vert au premier vol d'Ariane 6 tandis que la "Maturity Gate 15" marquera la fin du développement et la pleine capacité opérationnelle d'Ariane 6. Pourvu que ça dure... une expression lancée par Maria Letizia Bonaparte, la mère de Napoléon 1er, en évoquant les victoires de son fils, Napoléon Ier ("Pourvou qu'ça doure !" disait-elle avec l'accent corse).

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Commentaires
a écrit le 23/04/2017 à 12:04 :
Toujours en retard d'une technologie c est le problème de l Europe spatiale !
a écrit le 23/04/2017 à 7:49 :
Bien, pour vue que sa dure, dans tous les cas la crise en Guyane a clairement exprimé que la zone de décollage et de maintenance n'êtes pas clairement sécurisé , ensuite il me semble important de passer des accords avec un pays tier , pour pouvoir avoir accès à s'est installation ( Russie ) en cas de crise et de bloquage du pas de tir actuelle ... Il n'est pas question d'être otage de chaque revendication de quelque sauvage ( trop peu courageux pour travailler ) .... Donc pour que sa dure, certaine chose devrons être entrepris sans délai....
Pour revenir à l'article, cela est positive , même si nous restons dans la ligner dès lanceur conventionnel.... Pour vu que sa dure, mais pas trop, car le progrès passe par l'innovation, la recherche, la construction de prototypes....
Réponse de le 25/04/2017 à 13:41 :
...pourvu que vous puissiez améliorer votre orthographe !! J’ai vraiment eu mal aux yeux en vous lisant.
a écrit le 22/04/2017 à 14:25 :
"Il sera également "compétitif" face à la concurrence qui s'annonce extrêmement rude avec les SpaceX, Blue Origin et consorts, estime ASL."

Très drôle.

J'attend de voir les lancements à moins de 56 millions de dollars.
Car c'est le prix qu'offre actuellement SpaceX avec ses fusées récupérés.
Et ce prix risque de diminuer dans un avenir rapproché.

Bonne chance Ariane 6... tu vas en avoir besoin.
Réponse de le 22/04/2017 à 17:53 :
Space X est très innovant mais subventionné outrageusement via des contrats institutionnels, c'est un véritable dumping. Cependant, le coût affiché ne tient pas compte des coûts d'assurance au lancement qui ne sont pas vraiment comparable avec Arianespace. Il faut considérer le coût global.
a écrit le 22/04/2017 à 12:13 :
C'est de l'argent perdue dans une technique rétro , même pas au même niveau que L'URSS des années 50 qui propulsait déjà beaucoup plus lourd . Faut diriger l'argent vers des innovations en propulsion , seul gage d'avenir pour ne plus suivre certains avec 65 ans de retard .
Réponse de le 22/04/2017 à 17:58 :
L'efficacité de propulsion n'est pas un élément déterminant dans le coût du lanceur. Ceci étant, si on compare la technologie avec celle de l'URSS des années 50, celle-ci n'utilisait pas de propulsion solide ni de cryogénique LOx H2. Si vous voulez argumenter votre précédent commentaire, vous lire sera certainement très instructif.
Réponse de le 22/04/2017 à 20:47 :
Je réitère Ariane est un pétard mouillé , face à ce que j'ai déjà vu dans le ciel à 60 mètres de moi il y a bien des années.
- 100 mille ans d'écart en étant gentil et toute fois si on arrive jusque-là
vous voyez à quoi je pense .
Réponse de le 22/04/2017 à 21:49 :
1/ Je doute que vous ayez réellement été à 60m d'un lanceur (russe) au décollage....vous devez avoir quelques problèmes auditifs et dermiques en souvenir ;-)
2/ Je vous défie de donner un élément argumenté démontrant votre propos.
Réponse de le 23/04/2017 à 10:27 :
Votre imagination débordante terre à terre ne vous permet d'envisager la teneur des mes propos , j'espère que vous n'êtes pas dans la recherche. Ce que j'ai vu vous effraierez à vie .
Réponse de le 23/04/2017 à 17:55 :
"Votre imagination débordante terre à terre ne vous permet d'envisager la teneur des mes propos ,"
Effectivement, j'ai beaucoup de mal avec les propos délirants ;-)
" Ce que j'ai vu vous effraierez à vie . " Je vous en prie, étayez donc vos propos de quelques faits bien sidérants, j'en tremble déjà.
Réponse de le 23/04/2017 à 19:16 :
Je vous reconnais le droit de douter comme Saint Mathieu ! ceci est légitime , pour le reste , sommes nous seul dans l'Univers à quoi doit on s'attendre ?
Réponse de le 24/04/2017 à 22:22 :
Ah là, si on convoque les hommes en noir, les petits gris et le lézards, effectivement on ne parle plus de la même technologie ;-) Vous avez une adresse pour les embaucher? A moins qu'ils ne travaillent chez Space X!!

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