Armement : les cinq clés de la réussite de la France à l’export

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Après un trou d'air en 2012 (4,8 milliards), les ventes d'armes « Made in France » ont depuis véritablement décollé : 6,8 milliards en 2013, 8,2 milliards en 2014 et enfin 16,9 milliards en 2015.
Après un trou d'air en 2012 (4,8 milliards), les ventes d'armes « Made in France » ont depuis véritablement décollé : 6,8 milliards en 2013, 8,2 milliards en 2014 et enfin 16,9 milliards en 2015. (Crédits : Dassault Aviation A. Pecchi)
En 2015, la France a exporté pour 16,9 milliards d’euros de systèmes d’armes. Un record incroyable… "Pourquoi les armements Made in France s'arrachent à l'export", sera l'un des sujets du Paris Air Forum (organisé le 21 juin à la Maison de la Chimie par La Tribune).

Sous-marins Shortfin Barracuda vendus à l'Australie, avions de combat Rafale à l'Égypte et au Qatar, frégate FREMM à l'Égypte et au Maroc, satellites-espions aux Émirats Arabes Unis, au Maroc, au Pérou... Depuis trois ans, la France cartonne à l'exportation partout dans le monde. Après un trou d'air en 2012 (4,8 milliards d'euros), les ventes d'armes « Made in France » ont depuis véritablement décollé : 6,8 milliards en 2013, 8,2 milliards en 2014 et enfin 16,9 milliards en 2015.

Et l'année 2016 pourrait être également un excellent cru grâce au succès de DCNS en Australie, qui a acheté douze sous-marins Shortfin Barracuda si... le contrat est signé avant la fin de l'année. Sur un programme de 34,5 milliards d'euros, les industriels français peuvent espérer gagner 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires environ. La France joue aujourd'hui dans la cour des très grands avec les États-Unis et la Russie, alors qu'elle remportait jusqu'alors en moyenne 5 à 6 milliards d'euros de prises des commandes chaque année.

1/ Jean-Yves Le Drian, le chef d'orchestre

Pourquoi un tel succès ? Cinq clés l'expliquent : le duo efficace Le Drian/Hollande à la tête de l'équipe de France export, la légitimité de la France à signer des partenariats stratégiques, un contexte géopolitique favorable aux ventes d'armes, une offre française opérationnelle de qualité (« combat proven ») et, enfin, la capacité des industriels tricolores à gérer les transferts de technologies. Les mérites de Jean-Yves Le Drian sont connus, ceux de François Hollande un peu moins. « Le président a un réel savoir-faire », confirme un grand commercial, pourtant peu suspect de sympathie pour le Chef de l'État. Durant les trois dernières années, ce duo très rodé a largement aidé les industriels français à remporter de nombreux succès à l'export.

La méthode de Le Drian, qui peut désormais s'appuyer sur une équipe de France soudée, est désormais bien connue. Elle a fait largement ses preuves. Le ministre de la Défense entretient de bonnes relations avec la plupart de ses homologues internationaux ainsi qu'avec certains des principaux dirigeants de la péninsule arabique. Une région clé pour la France, car très prolifique en matière de contrats : sur les 43,3 milliards de prises de commandes entre 2011 et 2015, plus de la moitié a été signée par les pays du Proche et Moyen-Orient (23,4 milliards).

Son mode opératoire ? L'accompagnement politique. « Dès les premières rencontres, chacun doit bien jouer sa partition dans son domaine, explique-t-il. Ce n'est pas au ministre de la Défense d'arriver dans un pays avec le catalogue de produits des industriels. En revanche, je m'attache à créer une relation politique de confiance entre la France et les pays intéressés par les équipements français à travers un partenariat stratégique. Enfin, je facilite si nécessaire la mise en place d'une coopération industrielle pour réunir le maximum de chances d'aboutir à une décision favorable pour la France ».

2/ Des partenariats stratégiques

L'une des forces de la France dans le domaine de l'exportation est sa capacité à signer des partenariats avec des pays dans le monde entier en raison de sa légitimité diplomatique (membre permanent au conseil de sécurité de l'ONU) et militaire (nombreuses opérations extérieures). Ainsi la France peut mener des dialogues stratégiques avec des pays aussi divers qu'Israël, la Malaisie, Singapour, le Chili, le Pérou, l'Allemagne, la Pologne...  Au final, les pays partenaires de la France en matière d'exportations d'armement tissent des relations qui vont bien au-delà d'une simple relation commerciale.

Par exemple, un contrat majeur tel que Prosub (sous-marins) signé au Brésil en 2009 verrouille ce grand pays émergent pendant 30 ans dans ce qu'il a de plus stratégique et intime : sa défense. Tout comme l'Égypte (Rafale, FREMM, satellites...). Ce sera le cas aussi si la France parvient enfin à signer les contrats Rafale en Inde et en Australie avec les sous-marins Shortfin Barracuda. Un succès que DCNS doit en partie à la marine française, une marine océanique de très haut niveau. Cette capacité était recherchée par la marine australienne pour ce partenariat stratégique France / Australie.

3/ Un contexte géopolitique favorable

Bien sûr le contexte géopolitique favorise les ventes d'armes ... Tout comme les grands pays exportateurs d'armements, la France en profite. D'autant qu'elle s'est résolument engagée dans une lutte contre les mouvements djihadistes, en particulier ceux qui contrôlent des territoires et utilisent leurs ressources pour menacer sa sécurité. Dans un même temps, la crise ukrainienne a reposé, de façon inédite depuis de nombreuses années, la question de la sécurité internationale et de la stabilité des frontières sur le continent européen lui-même.

La France a également su profiter de la brouille de certains pays avec les États-Unis. C'est le cas par exemple de l'Égypte, dont les relations bilatérales avec les États-Unis se sont très nettement refroidies à la suite de l'éviction de l'ancien président Mohamed Morsi en 2013. En deux ans (2014 et 2015), Paris a profité de l'absence des États-Unis en vendant au Caire pour 6,2 milliards d'euros d'armements : 24 Rafale armés, quatre corvettes Gowind et une frégate FREMM. D'autres pays comme le Qatar sont des clients plus traditionnels des industriels français.

4/ Des armements de haute technologie

Les industriels français disposent d'une panoplie d'armements en tout genre qui intéresse les armées du monde entier : avions, satellites-espions, blindés, navires de guerre, missiles... Des matériels en outre souvent labellisés « combat proven » (éprouvés au combat) grâce aux très nombreuses opérations extérieures auxquelles participe l'armée française : Côte d'Ivoire, Libye, Mali, Syrie, Irak... Ce qui est indéniablement un plus pour les commerciaux des groupes d'armement français quand ils présentent leurs produits aux pays intéressés. C'est bien sûr le cas du Rafale qui a été le premier avion de la coalition à être entré dans l'espace aérien libyen. Pour autant, le label « combat proven » n'est pas toujours synonyme de succès à l'export. Ainsi, le VBCI de Nexter pourtant très impressionnant au Mali, n'a toujours pas trouvé son premier pays export en dépit de nombreuses marques d'intérêt.

En outre, ce que la France vend le mieux c'est très souvent du matériel de haute technologie (satellites, Rafale, hélicoptères, frégates FREMM, sous-marins...). Et ce en dépit d'un débat récurrent en France depuis une dizaine d'années entre les partisans de plus de rusticité et ceux qui recommandent de développer des technologies pour garder un temps d'avance sur les pays émergents.

5/ Un savoir-faire dans les transferts de technologies

Pour les industriels de la défense français, il n'y a qu'une règle qui compte en matière de transfert de technologies (ToT) : "Take it or leave it". Car les ToT ne sont déjà plus une option pour l'industrie française, mais une réelle nécessité pour le gain de contrats à l'export, expliquent-ils. "Il ne faut pas être bloqué par les transferts de technologies et il ne faut pas non plus en avoir peur. Il s'agit simplement de respecter le client et ses demandes", explique un industriel interrogé.

Et cela marche aussi bien en Corée du Sud pour Airbus Helicopters (programme LAH) qu'en Australie, en Inde et au Brésil pour DCNS (sous-marins Shortfin Barracuda Scorpène). Les industriels français ont un réel savoir-faire. Mais la France est-elle armée pour remporter une course poursuite sans fin avec un budget de Recherche & Technologies beaucoup trop modeste de 730 millions d'euros par an depuis plusieurs années?

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a écrit le 09/06/2016 à 18:50 :
A l’export la Corée serait passée devant la France, devenons-nous monsieur la 7ème exportateur ?
S’il existe des protestataires contre l’Europe est-ce parce qu’on publie que la masse monétaire serait quatre fois plus élevée qu’aux USA pour une FBCF au niveau des années de crise, avons-nous plus de croissance ? L’indice des libertés économiques serait à la 73ème place… Eurostat publie en numérique un produit des habitants en 2014 sous le niveau 2007, est-ce une stagnation ? Existe-t-il une gestion par l’offre ou une demande sans offre et des affres fiscaux ?
http://www.contrepoints.org/2015/01/29/196107-bce-lerreur-fatale-sur-les-agregats-monetaires
http://chevallier.biz/2012/09/france-agregats-monetaires/
a écrit le 08/06/2016 à 16:23 :
en réaction, à quelques points de cet article :
3/ sur le contexte géopolitique "favorable" (comprendre aux ventes d'armes, pas forcément à la paix). Je ne suis pas convaincu par l'incidence de ce contexte sur les ventes. Comme M. Cabirol le souligne, nos industriels ont su tisser des relations à long terme avec leurs clients, avec souvent des "transferts de technologies". Ces aspects jouent sur plusieurs contrats importants. Le refroidissement entre l'Ouest et la Russie favorise les achats d'armes par les pays de l'est mais pas du tout auprès de la France. Pourquoi en est-il ainsi? Car notre armée de terre n'est plus conçue que pour lutter contre des milices en 4*4... Il serait intéressant que M. Cabirol fasse un article spécialement sur les ventes d'armes terrestres! Le début de course à l'armement en Asie a joué un peu sur le contrat australien j'imagine, mais on est encore loin d'un contexte "favorable". La Chine s'arme, mais l'effet d'entrainement ne s'est pas encore manifesté.
4/ sur les armements de haute technologie, le terme est tellement trompeur; il y aurait tant à dire. Il s'agit surtout de comprendre les besoins du client, ses contraintes, les risques spécifiques qu'il encoure... De mon point de vue, en matières d'armes, l'offre créée la demande, plus que la technologie. Prenons un exemple très simple. Les occidentaux conçoivent de bons avions, mais ils visent tous plus ou moins le même créneau. Rafale, Typhoon, F18 voire F16 , bientôt F35... Tous ces avions ont globalement le même rayon d'action ; ils ont besoin de ravitailleurs pour les missions lointaines. Ce seul fait est d'une incidence considérable, comme le signalait un article récent de DSI sur la "tyrannie de la distance" sur l'aéronavale américaine. Même si le groupe aéronaval américain à horizon 2030 est autrement plus puissant que celui de 1980, la doctrine américaine en limitera l'emploi car il est trop coûteux et le manque d'allonge le met en danger. Ce n'est pas sans raison que les russes conçoivent des avions à long rayon d'action avec des moyens finalement limités.
a écrit le 08/06/2016 à 14:06 :
Il me semble que le cours du dollar a aussi contribué à ces ventes.
a écrit le 08/06/2016 à 11:43 :
j'y vois de bonnes nouvelles pour notre propre Défense car ça crédibilise ce qu'avait annoncé le gouvernement en matière budgétaire: on crache moins au pot mais on affecte le produit des ventes. En situation budgétaire tendue, c'est plutôt habile d'autant que sur ce trend ça devrait nous permettre des économies d'échelle pour nos propres matériels et c'est pas comme si on en avait pas besoin...
Quand même, je ne peux m'empêcher de me dire que c'est bien dommage qu on ne soit pas capable de déployer autant d'énergie et d'intelligence dans bien d'autres secteurs, notre balance commerciale aurait bien meilleure mine...
a écrit le 08/06/2016 à 10:52 :
un article qui n'apporte pas énormément de mon point de vue, compte tenu de ceux qui l'ont précédé en ce domaine, qui plus est avec une connotation "cocorico" un peu trop marquée... Bien sur c'est a priori une bonne nouvelle de vendre nos produits. Au moins, ils seront moins chers pour nous et cela améliore globalement la capacité de notre industrie à répondre aux besoins de nos armées. Ecrire un article de presse, fut elle économique, sur le monde de la défense, est un exercice très difficile. Il faut savoir de quel point de vue on se place et pouvoir tenir son positionnement. A la base, l'armée procède pas pur prélèvement sur la population pour maintenir ses capacités. A partir du moment où le business devient un facteur, l'équation change. Pour moi, la pensée/doctrine militaire doit être indépendante de l'appareil politico/industriel, alors que ce dernier tente toujours d'asservir la première pour ses propres besoins. Lorsque c'est le cas, (assez probablement selon moi,avec le programme F35, qui finira j'imagine par être un bon avion, la question n'est pas là), quelle est la nature de l'article de presse? un article sur la défense, alors qu'on la dessert? sur l'économie, alors qu'elle sort de son rôle? sur le rôle de telle ou telle personne ou réseau, mais quel lecteur s'en préoccupe?
a écrit le 08/06/2016 à 6:37 :
Vous verrez qu'au final ces deux agents commerciaux spécialisés dans la vente d'instruments de mort seront proposés au prix Nobel de la Paix !
a écrit le 08/06/2016 à 5:49 :
Bien joue !.... On vend pratiquement a tous les muzes qui s'en sevent pour supporter les leurs a envahir l'Europe.... Et l'argent ? Ou va t-il ?.....
a écrit le 07/06/2016 à 21:53 :
Pour information, ENI a trouvé il y a deux/trois un très gros gisement de gaz dans les mer egyptiennes,soit en première estimation environ 850 Milliards de m3, l'exploitation démarre en 2017, de quoi assurer un revenu gazier capable à lui seul de faire fonctionner l'egypte pendant plusieurs décennies, il faut ajouter à cela la mine d'or que représente le doublement du traffic du canal de suez, vous comprenez pourquoi tout le monde veut vendre à l'egypte et pourquoi l'AS se porte garant pour l'egypte tout en regardant les champs gaziers et les mirifique profits à venir du fromage egyptien. donc de l'argent, l'egypte va en avoir plein.
Réponse de le 09/06/2016 à 18:12 :
bien vu en dehors du fait que nous ne savons pas ou en ai la techno
actuelle....mais alors pas du tout....
a écrit le 07/06/2016 à 21:29 :
A part certaines monarchies du golfe qui ont du cash pour payer on voudrait savoir avec quel argent certains pays pauvres (Egypte ,Maroc ext ....)se paient de l'armement moderne comme l'Egypte qui se paie 2 Mistral dont tout le monde sait qu'elle n'en a nullement besoin pour sa defense !Alors qui fait l'avance de l'argent !On sait deja que les occidentaux pretent de l'argent a des pays pour qu'ils passent commande d'armement (neuf ou occasion !)Qui a prété de l'argent ,l'état ,un pool bancaire garantie par la Coface?Ca serrait bien de le savoir un vrais travail de journaliste si on se couche pas devant la raison d'état ......
Réponse de le 07/06/2016 à 21:38 :
L'Arabie Saoudite pour l'Egypte ...
Le secret de polichinelle !
Réponse de le 07/06/2016 à 23:14 :
Les pays du Golfe renfloue régulièrement l'Egypte.
En 2015, Ils ont versé 20 milliards de dollars a la banque centrale égyptienne ce qui a fait passer sa balance de paiement excédentaire.
a écrit le 07/06/2016 à 20:59 :
J'ai comme l'impression, parmi les commentateurs, que ceux qui nous parlent d'accepter le cycle naturel de la mort ne se sentent pas concernés par celle-ci. Bon, en même temps, ce sont les mêmes qui réclament des efforts aux autres, les salariés, et des cadeaux pour eux, les possesseurs de patrimoine.--- Pour en revenir à l'article, vendre des armes à des alliés, très bien, mais à des régimes corrompus et dictatoriaux, c'est déjà plus problématiques puisque ces armes ont toutes les chances de se retourner contre nous, directement ou indirectement ( ex : les armes pour armer les kurdes en Irak qui se retrouvent aux mains de ISIS...). De même, le choix d'intervenir partout tout en réduisant nos propres dépenses militaires ce qui aboutit à ce que 1/3 des matériels sont inutilisables...
a écrit le 07/06/2016 à 16:40 :
Vendre des armes, se compromettre avec les régimes ultra autoritaires du Golfe, inonder d'armes des monarchies qui sont en voie de délitement (et oui...) dans une des zones les plus instables du monde. Quelle stratégie stupide.

Et maintenant, on voit M. Sissi, Maréchal d'opérette président de l'Égypte, être encensé par le Figaro pour avoir acheté des rafale. C'est de la folie !
a écrit le 07/06/2016 à 16:38 :
Tous ceci est vrai.
Un cadeau de l'oncle sam aussi pour s'être enchainé à l'otan.
a écrit le 07/06/2016 à 15:34 :
C'est parceque la France fabrique un Armement Original qui n'est pas comme ce que nous fabrique la Chine avec son system de Piratage.Merci!
a écrit le 07/06/2016 à 13:08 :
En gros Le Drian et Hollande font tout le contraire que le précédent locataire de l'Elysée, qui arrivait avec ses tics, ses mouvements d'épaule ridicules dans ses costards trop grands, et son arrogance légendaire qui agissait comme le plus sûr des repoussoirs !
Réponse de le 07/06/2016 à 19:33 :
Oui mais sa cravate était droite ... vous avez la mémoire courte avec ce genre de commentaire . Vous roulez pour Marine ?
a écrit le 07/06/2016 à 13:01 :
Comment peut-on être fier lorsque quelqu'un a été tué avec une arme qu'on a fabriqué et vendu?
Réponse de le 07/06/2016 à 14:45 :
Comment peut-on être fier d'étaler à longueur de commentaire qu'on est un pacifiste bêlant ?
a écrit le 07/06/2016 à 11:46 :
Se réjouir de ventes records en matière d armement... L Histoire ne nous apprend donc rien!! Triste espèce que nous sommes, êtres humains
Réponse de le 07/06/2016 à 14:43 :
" L Histoire ne nous apprend donc rien!!"
Si, elle nous apprend justement que les naïfs pacifistes bêlants finissent toujours par se faire bouffer par les loups.
"Triste espèce que nous sommes, êtres humains"
La violence et la mort sont à la base du cycle naturel de la vie, l'espèce humaine ne fait que s'y conformer.
Réponse de le 07/06/2016 à 15:23 :
@Niko et @Toto
ça va les Bisounours? Vous vous portez bien? Bienvenue dans le monde réel que vous essayez d'éviter. Soit vous en faites partie et vous vous donnez les moyens d'y jouer un rôle de premier ordre (sachant qu'il y a des dizaines de milliers d'emploi à la clef), soit vous refusez l'ordre naturel des choses et de la Nature humaine tout simplement. Mais dans ce cas là, ne venez pas vous plaindre le jour où on ne pourra plus se défendre et où on aura 15% de chômage.
Réponse de le 07/06/2016 à 18:21 :
Mais oui, bien sûr tonton carlos et Alex, les "bisounours" sont de sortie !
Vendre des tonnes d'armes à des monarchies à bout de souffle (oui, à bout de souffle, il faut ouvrir les yeux aussi !!) dans la zone la plus instable du monde, le Moyen Orient, c'est absurde, stupide, dangereux. Vendre à l'Australie, pourquoi pas, pays stable sans rivalité majeure. Vendre à des pays comme le Qatar des armes alors qu'ils n'ont pas d'armée mais seulement des milices étrangères, c'est prendre le risque que ces armements soient repris par d'autres. La Libye, sur-armée sous Kadhafi et démembrée par Sarkozy, laisse planer une menace pour la paix dans le monde.

Armons la France, protégeons nous, dissuadons autant que possible, soyons fort pour être indépendant. Mais par pitié arrêtez de donner des armes qui peuvent se retourner contre nous. Cela n'a rien d'un discours de "bisounours", c'est justement prendre en compte les réalités géopolitiques d'aujourd'hui !
Réponse de le 07/06/2016 à 23:07 :
L'histoire nous apprend qu'en 39, nous avons perdu a cause des pacifistes qui ont empêche la France de s'équiper en armements lourds jusqu’à la dernière minute.
.
Il a fallu les bruits de botte de la dernière année pour enfin laisser les militaires produire le matériel dont ils avaient besoin mais il était trop tard.
Réponse de le 08/06/2016 à 16:19 :
La Libye était tellement surarmée qu'elle n'a pas tenu 48 heures !
.."laisse planer une menace pour la paix dans le monde...", oui avec des kalachnikovs, pas des chasseurs ni des frégates !
Réponse de le 08/06/2016 à 16:25 :
..des Bisounours, je ne sais pas, mais probablement des gens à l'abris du besoin, qui se foutent de savoir si leur voisin aura toujours un job dans 5 ans. Et qui ne savent pas non plus qu'un Rafale sans pièces de rechanges ni munitions, ce n'est qu'un tas de ferraille !
a écrit le 07/06/2016 à 11:08 :
Il est "curieux" de ne rien lire sur les montages financiers qui sont essentiels voire majeurs dans la conclusion de ces contrats ! peut être parcequ'ils mettraient en valeur le rôle important des banques francaises et que dire du bien des banques c'est tabou ?
a écrit le 07/06/2016 à 9:14 :
Interessant a savoir a quel (juste) prix les armes sont vendus. Et combien on a regré dessous la table, par le vendeur, avec support de FH, donc le contribuable. Souvenirs du Karachi?
a écrit le 07/06/2016 à 9:01 :
Bel article , mais qui met de coté l'aspect financement des gros contrats et notamment le role de la coface ( donc l'état français ) . Exemple : le contrat des rafales avec l'égypte est cofacé à 50% ... Est ce cela le fameux "savoir faire " ?
a écrit le 07/06/2016 à 8:50 :
Ce que nous pouvons dire c'est que l'industrie de l'armement en France fonctionne bien avec de très belle reussite commerciale et des retombées politiques pour le ministère de la Defense. C'est très positif pour la France et prouve aussi que la techonologie française est d'une très bonne fiabilité pour le monde de l'armement; Quand j'ai pu moi même m'inpregner de l'ambiance d'une entreprise d'armement français avec 5 ans chez GDI Simulation, j'ai été très captivé par le niveau de commercialisation des armements français : la technologie mise en oeuvre et intégrer dans des usines à Bourges est d'une fiabilité à quasi toute epreuve comme les combats lors d'une bataille ou d'une guerre. Le monde de l'armement est un peu a part avec ses propres règles, ses paradigmes et sa vista (la chance). On dit qouvent qu'une guerre sert " à tester les armes" comme les drones, les chars ou autres missiles mais c'est avant tout un très grand salon pour developper la technologie (armes tactiques, STC, drones ou autres système antichar milan par exemple). Si les ventes de Dassault Aviation sont reparties à la hausse ce n'est pas pour rien, le Rafale est une technologie eprouvée, multi-missions et très en pointe techniquement donc sur , très sur très fiable. Oui le monde l'armement peut faire peur à certain voir les rebute totalement mais au vu du nombre d'emplois en jeu, on ne peut que souhaiter que celà continue et que Dassault reussisse d'autres contrats commerciaux d'envergures à l'international. Oui la vente d'armes va de pair avec les accords politiques et les variations geopolitiques donc pour plus de succès de l'industrie technique d'armement en France, il nous faut plus de clients !
a écrit le 07/06/2016 à 7:15 :
Allez y comprendre quelque chose? Dans les grandes réunions internationales , Holand nous fait des beaux discours en réclamant la Paix ! et par derrière , en douce il envahit des pays , pour vendre des armes ; le dernier en date , la Libye , en s'immisçant dans le conflit musulman entre Chiites et Sunnites qui ne nous concerne pas mais qui nous a valu de nombreuses victimes innocentes avec le boomerang islamique !!
Réponse de le 07/06/2016 à 9:17 :
En 2011, Hollande n'était pas encore président...
Réponse de le 07/06/2016 à 9:40 :
Dans l'article il est écrit par deux fois que 'éprouvé au combat" est un argument vendeur !!!!
Mais ce que l'article ne dit pas qui paie et quand ????
Réponse de le 07/06/2016 à 11:31 :
On ne sait pas d'où vous tenez ce genre de délire. Et réclamer la Paix est l'obsession de tout le monde. J'espère que vous n'êtes pas en train de réclamer des guerres....
Réponse de le 07/06/2016 à 15:27 :
Il nous concerne depuis qu'une des factions est passée à l'acte à Paris et à Bruxelles et menace la France régulièrement.

Ils n'étaient ni chiites ni sunnites au Bataclan, juste fan de (mauvais) rock.

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