Disponibilité des hélicoptères militaires : c'est cataclysmique !

 |   |  1140  mots
La disponibilité du Tigre atteint péniblement 25,6% en 2016, après être tombée à 21,4% en 2015 pour un âge moyen de 5,5 ans à fin 2016 (59 appareils en service).
La disponibilité du Tigre atteint péniblement 25,6% en 2016, après être tombée à 21,4% en 2015 pour un âge moyen de 5,5 ans à fin 2016 (59 appareils en service). (Crédits : <small>DR</small>)
La disponibilité des flottes d'hélicoptères militaires français - Alouette III, Gazelle, Fennec, Tigre, Cougar, Puma, EC 725 Caracal, Dauphin, Lynx, NH90 NFH (version marine), NH 90 TTH (version terrestre) - est très médiocre. Revue de détail.

Une catastrophe, un désastre, une faillite... Les mots restent pourtant faibles au regard de la très médiocre disponibilité des flottes d'hélicoptères militaires français - Alouette III, Gazelle, Fennec, Tigre, Cougar, Puma, EC 725 Caracal, Dauphin, Lynx, NH90 NFH (version marine), NH 90 TTH (version terrestre). Ce problème étant identifié depuis des années, les chiffres publiés sont très, très mauvais en dépit des mesures correctrices déjà en vigueur. Un dossier que devra résoudre au plus vite le prochain ministre de la Défense. "Seuls cent hélicoptères décollent au quotidien, pour un contrat opérationnel de 149 machines", avait résumé début février à l'Assemblée nationale le député Les Républicains, Philippe Vitel.

"L'aérocombat s'est imposé comme une capacité déterminante dans le succès des opérations, tant conventionnelles que spéciales, mais nos capacités en la matière sont limitées par la faible disponibilité de nos hélicoptères, résultat de défaillances dans l'organisation de leur maintien en condition opérationnelle", avait estimé en octobre dernier dans un rapport le député PS François Lamy.

Aucune des flottes d'appareils citées n'atteint un taux de disponibilité de 50% en 2015 et en 2016, y compris pour des appareils de nouvelle génération comme le NH-90 (un comble !), selon le ministère de la Défense qui répondait à une question posée début janvier par le député Les Républicains François Cornut-Gentille. Seule exception, le Dauphin qui culmine à 51,10% de disponibilité en 2015, mais elle est toutefois retombée sous la barre des 50% en 2016 (49,60%). Une vraie faillite symbolisée par le Cougar dont la disponibilité est lamentable. Elle ne dépasse pas les 10% (9,90%) en 2016 (26 appareils) pour un coût de maintien en condition opérationnelle de 40,27 millions d'euros l'année dernière. Soit 1,54 million d'euros par appareil.

Le Tigre, une disponibilité à hauteur de 25% à peine

Autre symbole de cette faillite, l'hélicoptère d'attaque Tigre pourtant indispensable aux forces armées françaises en opérations extérieures. Sa disponibilité atteint péniblement 25,6% en 2016, après être tombée à 21,4% en 2015 pour un âge moyen de 5,5 ans à fin 2016 (59 appareils en service). C'est à peine croyable... Pourtant, le coût du MCO en crédits de paiement en faveur du Tigre s'est élevé à 88,6 millions d'euros en 2016. Soit en moyenne 1,5 million par appareil en 2016. Cher, très cher. Pour le Tigre, les visites périodiques devraient normalement durer 183 jours mais elles durent en réalité 383 en moyenne.

Dans le même temps, le taux de disponibilité de la flotte des Gazelle, dont l'âge moyen s'élève pourtant à plus de 30 ans (31,4 ans pour 101 appareils), est pratiquement deux fois plus élevé que celui des Tigre : 42,10% en 2015 et 45,10% en 2016. Et pour un coût bien moindre (54,13 millions). Soit trois fois moins par appareil : 537.000 euros par Gazelle qui est certes un hélicoptère léger.

Coût du MCO par NH90 (TTH) : près de 3 millions d'euros en 2016

La disponibilité du NH90 est également dans le rouge foncé. Avec pourtant des flottes moyennes de trois ans d'âge, plus de la moitié du parc de cet hélicoptère dans ses deux versions (terre et marine) est cloué au sol. Le TTH (21 appareils) a vu sa disponibilité baisser, passant de 47,6% à 41,4% entre 2015 et 2016 tandis que celle du NFH (18) s'est redressée de 32% à 38,4% dans la même période. Les militaires attendaient mieux d'un appareil jeune et de nouvelle génération. Le coût du MCO en crédits de paiement en faveur des NFH et des TTH s'est pourtant élevé à respectivement 47 millions et 61,5 millions d'euros en 2016. Soit 2,6 millions par NFH et 2,93 millions par TTH !

"La situation des hélicoptères NH90 est inquiétante, avait écrit en novembre 2016 dans son rapport le député d'En Marche Gwendal Rouillard. La marine compte actuellement 17 unités, dont dix sont en entretien. En outre, le 17e appareil, pourtant récent puisqu'il a été livré cette année par l'industriel NHIndustrie (NHI), ne peut pas voler en raison de problèmes constatés au niveau du harpon et du système de pliage, ce qui est totalement inacceptable s'agissant d'une machine neuve.

Fer de lance de l'aéromobilité de l'armée française, notamment pour les opérations extérieures, les Caracal offrent eux-aussi une disponibilité médiocre pour les militaires : 34,4% en 2015 et 31,70% en 2016. Pourtant, l'armée y met le prix pour entretenir une flotte de 18 Caracal (40,4 millions). Soit 2,24 millions en moyenne par appareil en 2016. Constat également inquiétant pour les Puma et les Super Puma de l'armée française. Sur une flotte de 105 appareils, moins d'un tiers sont en état de voler et le taux de disponibilité baisse, de 32,70% en 2015 à 27,70% en 2016. Pourtant, là aussi, l'armée a dégagé 106,9 millions d'euros en 2016 pour le MCO de ces appareils.

Un constat insupportable

Il est temps de trouver des solutions pour améliorer significativement la disponibilité des hélicoptères de l'armée française. D'autant que le rôle des hélicoptères dans les opérations extérieures est de plus en plus important. Comme le répète le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser, "aujourd'hui, sans hélicoptère, il n'y a pas d'opération".

"À l'évidence, les contrats de soutien sont sous-calibrés par rapport aux besoins réels et des goulets d'étranglement existent dans le circuit industriel de la maintenance, ce qui accroît les durées d'immobilisation, jusqu'à les doubler, avait expliqué Philippe Vitel. L'organisation de la chaîne du maintien en condition opérationnelle est, quant à elle, bien trop complexe, car elle fait intervenir un trop grand nombre de partenaires publics et privés".

Un constat partagé par Jean-Yves Le Drian, qui na pas su prendre ce problème à la mesure de l'enjeu. C'est l'un de ses rares échecs à l'hôtel de Brienne. Pourtant le ministre de la Défense, "très mécontent de cette situation", a essayé de prendre des mesures correctrices salvatrices. Sans beaucoup d'effet jusqu'ici. "Dans un premier temps, a-t-il expliqué en février à l'Assemblée nationale, j'ai pris une série de mesures : d'abord, renforcer les moyens du maintien en condition opérationnelle ; ensuite, demander l'acquisition de plusieurs Tigre et NH90 supplémentaires".

Puis, Jean-Yves Le Drian a lancé un plan de restructuration, "une véritable révolution culturelle et technique dans la chaîne du maintien en condition opérationnelle de ces machines, qu'il s'agisse des industriels, des services ou des armées", a-t-il précisé. Selon le ministre, "ces mesures sont engagées mais il faudra beaucoup de détermination, tant les habitudes en la matière sont tenaces". Au prochain ministre de cueillir le fruit du travail lancé , voire de renforcer ce plan...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/05/2017 à 20:08 :
Un petit peu de lean management ferait le plus grand bien là-dedans.
a écrit le 22/05/2017 à 18:15 :
.... (j'ajoute)
que le prix estimé de la rénovation/modernisation du Porte-avion est de 1.5 Milliards d'Euros (et qu'il ne s'agit pas d'une sous traitance à la légère, mais Dcn/Marine), au regard du prix de 3 à 4 Milliards d'euros pour un exemplaire neuf... (copie de l'existant, ou nouveau modèle après étude).
A vos calculettes....
Réponse de le 22/05/2017 à 20:04 :
Le neuf, on ne le rénove jamais?
a écrit le 22/05/2017 à 18:05 :
La discussion, elle au moins est intense et file en tout sens.
Or, un contributeur qui avait perdu les documents de son dossier... pointait le vrai problème : c'est partout pareil dans l'Armée (sans parler de l'Education nationale, ou des cabinets ministériels...). Certes un hélicoptère est très fragile, mais qu'il s'agisse des avions de chasse (Mirage 2000/Rafale) ou des tanks (Leclerc), c'est plus ou moins pareil. Et le grand exemple, c'est tout de même "le" porte-avion (Ch de Gaulle), qui après quelques mois en mission, est à l'arrêt pour... 17 mois ! (mieux vaut prier entre temps). Et ce n'est pas du tout, parce qu'il aurait eu un incident majeur, non c'est tout à fait "normal". Tout les deux/trois ans, le temps de prendre la mer, de savoir où aller... hOP! une bonne remise à niveau de routine...
a écrit le 22/05/2017 à 10:45 :
Le Drian aussi n'a pas eu aussi un taux de disponibilité supérieur à 25% en tant que ministre de Hollande. Souvent absent, souvent cherché par ses collaborateurs , sans doute la maintenance de la prostate, les corps aux pieds, la goutte etc....
a écrit le 22/05/2017 à 9:15 :
C'est le problème de toute cette quincaillerie sur-informatisée ! Tout le monde croit que le travail va se faire partout "en ligne", que les patates et les carottes vont pousser "en ligne" (C'est pour ça d'ailleurs qu'on urbanise sans soucis nos plus riches terres fertiles en faisant pousser quelques salades sur les balcons pour se faire illusion), que les jeunes vont apprendre les réalités de la vie "en ligne", que le compte bancaire s'alimente "en ligne" ... etc
Et si on revenait un peu sur terre ?
a écrit le 22/05/2017 à 7:14 :
et quel est le taux de disponibilité dans le privé ? ...sachant que un hélicoptère c'est en gros 1 heure de maintenance pour 1 heure de vol ! ...on retombe bien sur un taux de disponibilité de 50%.

N'est-ce pas là une polémique inventé pour faire passer l'achat de 160 machines neuves à Airbus et remplir les fouilles des copains du CAC40 aux frais du con-tribuable ??? ;)
Réponse de le 22/05/2017 à 12:26 :
Comme d'hab la réaction sur le CAC40 et les actionnaires. Mais pas un mot sur les employés, les sous traitants, bref tous ceux qui participent à la réalisation de ces contrats et qui par leur salaires (et leurs impôts) font vivre le pays (boulanger, coiffeur, garagistes, dentistes, aides sociales...) quelle incroyable méconnaissance des mécanismes de base de l'économie. Les slogans gauchistes onhtbt la vie dure.
a écrit le 18/05/2017 à 19:43 :
Oui, mais on a la patrouille France que l'on nous gave avec toute la journée (déplacements au USA etc.). C'est un gouffre, mais personne là, n'ose en parler.
a écrit le 17/05/2017 à 14:47 :
Si un seul appareil sur deux peut voler, il n'y a qu'à supprimer celui qui ne peut pas voler .
Plus sérieusement, il ne sert à rien d'accroitre le nombre d'appareils : on aura le même rapport . Par contre améliorer les services de maintenance me semblerait intéressant : des hommes sur le terrain quoi, pas faire plaisir seulement au complexe militaro-industriel .
Réponse de le 17/05/2017 à 20:16 :
Mon député m'avait donné le rapport sur l'armée , le hic est que quasiment tout est disponible à 50 %, je ne l'ai plus l'ayant donné à mon petit fils qui faisait une prépa à Saint Cyr ....Moralité on veut "pêter" plus haut ......
c'est comme en 1939 voire en 1870 où il ne manquait pas un seul bouton, de guêtre ???? mais l'essentiel
Réponse de le 17/05/2017 à 20:20 :
Mon député m'avait donné le rapport sur l'armée , le hic est que quasiment tout est disponible à 50 %, je ne l'ai plus l'ayant donné à mon petit fils qui faisait une prépa à Saint Cyr ....Moralité on veut "pêter" plus haut ......
c'est comme en 1939 voire en 1870 où il ne manquait pas un seul bouton, de guêtre ???? mais l'essentiel
a écrit le 17/05/2017 à 13:38 :
Il serait souhaitable d'avoir une comparaison avec les taux de disponibilité des autres modèles concurrents (difficile à établir car cela dépend probablement des conditions d'utilisation mais cela donnerait une idée).
Il y a peut-être des erreurs de design: nos hélicoptères sont peut-être utilisés dans des conditions différentes de celles prévues lors de la conception.
Cordialement
a écrit le 17/05/2017 à 10:50 :
"la privatisation du soutient a coûté très cher et ne semble pas être si efficase lors des opérations..." La "privatisation", c'est d'abord la rentabilité pour faire du profit... pour les actionnaires. La disponibilité des matériels, la sécurité des militaires, c'est pas leur problème. C'est un non-sens de privatiser certains secteurs de l'armée, car c'est la porte ouverte à la privatisation totale de l'armée. La privatisation devrait être exclue de la Défense, la Banque, l'Education supérieure, l'Energie et étroitement surveillée dans d'autres secteurs, comme les assurances, la santé...
Réponse de le 17/05/2017 à 19:22 :
"La "privatisation", c'est d'abord la rentabilité pour faire du profit... pour les actionnaires. "
S'agissant des industriels de défense, leur actionnaire principal est l'état, en direct ou via l'une ou l'autre de ses très nombreuses agences. Quand aux dividendes touchés par les actionnaires privés, 65% retournent dans les caisses de l'état sous forme d'impôt ou de prélèvements sociaux. Parmi ces actionnaires privés on trouve d'ailleurs de nombreux employés de ces entreprises.

Bref, le constat est réel, la privatisation coûte en effet plus cher au final (quoique, difficile d'établir des comparaisons à long terme en tenant compte des pensions des personnels qui ne sont plus employés dans la chaîne directe de maintenance, plus tout les équivalents temps plein des autres emplois qui les soutenaient à leur tour...) mais pas parce qu'on verse des dividendes à des actionnaires. Plutôt parce que l'état prend une beaucoup trop grosse part du gâteau pour en laisser suffisamment aux autres.
Réponse de le 22/05/2017 à 19:56 :
la privatisation permet de faire du "profit" car elle rationalise davantage!!!
a écrit le 17/05/2017 à 9:37 :
Eh oui, j'ai regardé l'article, ça fait peur, mais c'est le résultat de la réduction du nombre de militaires. En fait, ils ne coûteraient pas plus cher que la sous-traitance avec la sécurité et la disponibilité en plus.
a écrit le 17/05/2017 à 7:04 :
C'est bien pourquoi le cumulard Le Drian n'est plus socialo pour repiquer au truc bien payé !!
a écrit le 17/05/2017 à 5:09 :
Il y a au moins trois causes dont certaines sont connues depuis plus de 20 ans:

La réorganisation du circuit logistique des pièces de rechange avec en autre une baisse des volumes disponibles dans les unités. Un composant défectueux n'est plus disponible immédiatement donc une indisponibilité plus longue de l'appareil.

La baisse des effectifs de maintenance avec un nombre d'OPEX en progression. Donc moins de disponibilité humaine pour l'entretien

Les choix stratégiques du matériel acheté. Quand on achète des hélicoptères sans filtre pour le sable alors que la France intervient principalement dans des zones sablonneuses, il ne faut pas être surpris d'un taux élevé de problème. Le livre blanc actuel fait abstraction des interventions en Afrique. Le choix politique était la fin de la France-Afrique donc fin des OPEX. On connait la réalité.....
Réponse de le 18/05/2017 à 9:45 :
Merci d'avoir parfaitement recadré ce problème, qui a clairement donc des solutions techniques.
Réponse de le 18/05/2017 à 9:47 :
Merci d'avoir parfaitement recadré ce problème, qui a clairement donc des solutions techniques. Il est certain que s'il faut mettre en fabrication une ou des pièces de rechange à chaque panne, ça peut prendre du temps...
a écrit le 17/05/2017 à 4:01 :
effrayante cette info :

on voit le niveau des politicards de tout bord...
a écrit le 16/05/2017 à 22:40 :
La lecture de cette article relève deux problèmes: la fiabilité technique des nouvelles machine, avec une disponibilité médiocre alors qu'ils n'ont pas énormément trop d'heure de fonctionnement ( trop d'électronique ) .... Ensuite la MCO n'est pas à hauteur de l'attends , la privatisation du soutient à coûté tres chere et ne semble pas être si efficase lors des opérations.... Ne me dite pas que la situation est le fait de l'opérationnel , une machine de guerre sa doit fonctionner du. Feu de dieux....
Réponse de le 17/05/2017 à 3:33 :
La maintenance mecanique d'un helico est tres minutieuse. Le rotor en particulier est equipe de pieces tres mobiles qui permettent de modifier l'angle d'attaque des pales.
Les turbines et toute l'electronique de gestion se doit d'etre au top.
Et on oublie les contraintes de fuselage et accessoires permettant les manoeuvres.
Lors d'une visite de maintenance les surprises sont tres nombreuses malgre les rapports de controles precedants sur la meme machine.
Il n'est donc pas etonnant que l'approche actuelle soit si catastrophique.
Enfin dernier point, nous avons affaire a de la gestion typiquement francaise. Il ne faut par consequent pas s'etonner des depassements de budget et de non prevoyance.CQFD
Réponse de le 22/05/2017 à 19:48 :
Je ne suis pas certain que l'électronique soit la principale source d'indisponibilité. D'une part parce que des modules électroniques durcis et bien conçus sont très résistants, d'autre part parce que leur remplacement sur le terrain (si l'élément est disponible) est en général simple et rapide. Beaucoup plus simple et rapide que d'intervenir sur un élément de la BTP par exemple.
Par contre, la réparation de l'élément défectueux n'est pas toujours possible, et une carte électronique réparée ne retrouvera jamais sa fiabilité initiale. Rien n'est parfait en ce monde.
a écrit le 16/05/2017 à 22:22 :
C'est un problème en réalité très simple : soit on n'a pas budgété assez d'argent pour assurer le maintien en conditions opérationnelles, soit les équipements ne sont vraiment pas au point et manquent de la rusticité élémentaire que doit manifester un matériel militaire. Dans les deux cas, nos honorables politiciens sont gravement responsables de cette gabegie.
Réponse de le 17/05/2017 à 14:53 :
Vous avez raison, mais les politiques subissent la pression des lobbies militaro-industriels .
Réponse de le 22/05/2017 à 20:02 :
euh vous aussi vous subissez la pression de lobbies..donc aucun interet ou bien vous savez que le politicien est corrompu et obéit ..donnez les preuves ou bien...vous vous abstenez.

bien sûr la volonté d'acheter du matériel français est imposée par les lobélies..ben voyons
a écrit le 16/05/2017 à 19:46 :
Il faudrait aussi connaitre le nombre d'heures de vol par type d'appareil. Comparer le MCO de la Gazelle et du Tigre n'a aucun sens sinon. Certains hélicoptères cités nécessitent plusieurs dizaines d'heures de maintenance par heure de vol et ne volent quasiment pas et ce ne sont pas les plus anciens.
Réponse de le 22/05/2017 à 10:04 :
@Jean-Michel : Si un hélico nécessite plus d'heures de maintenance que d'heures de vol, il faut arrêter de les acheter non? Ou même commencer à penser à un autre appareil? Pour faire court, si ma bagnole va chez le garagiste aprés chaque déplacement, je la ramène au concessionnaire...Si on regarde un peu, à part un faible nombre d'unités opérationnelles, notre armée est remplie de secrétaires et de gamins qui sont là pour la sécurité de l'emploi...Mal barré. Sans compter l'alcoolisme et le manque de conscience professionnelle. J'ai fait 6 ans d'armée, entré par idéal combattant, j'en suis parti à cause de l'oisiveté des militaires.Même un chômeur travaille plus...
a écrit le 16/05/2017 à 19:09 :
dur pour les futures OPEX , surtout qu'il faudra du temps pour rectifier le tir
a écrit le 16/05/2017 à 18:03 :
Problème connu. L’hélico c’est complexe et donc cher au niveau MCO. Sans compter les conditions d’emploi en zones chaudes et abrasives qui sont très consommatrices en GTM et ensembles mécaniques en rotation (rotors, pales). Déjà dans les années 83 la mission Manta avait révélé les problèmes de consommation de Groupe Turbo Moteur importantes particulièrement sur les SA330 ba Puma.
Il est bien évident également que la déflation en matériels et personnels de maintenance depuis les années 1995 2005 n’ont rien arrangé. J’ai bien connu cette période de déflation et de réduction des matériels ALAT. Comme d’habitude, seules les logiques financières, ont orienté les décisions. Il est vrai que c’était bien avant l’Afghanistan.
@ juv.La compétence et le transfert vers le privé du maintien en condition c’est déjà fait en partie, depuis plus de 10 ans et ça coute très cher, plus cher que prévu, avec une efficacité qui n’est pas toujours au rendez-vous.
Et puis, les mise en service de matériels toujours plus complexes, demandés par les états-majors, sont-elles réalistes face à un ennemi équipé de façon rustique et animé d’une volonté farouche ?
Par contre Il est étonnant que les équipes de suivi des programmes récents NH90, TIGRE n’aient pas suffisamment traité de ces problèmes avec les industriels. Même dans l’armée, on oublie trop vite certaines expériences.
a écrit le 16/05/2017 à 16:34 :
http://www.20minutes.fr/montpellier/societe/2069123-20170516-gard-sabote-avion-armee-francaise-vengeance-envers-patron#xtor=RSS-149


Et voici un, parmi d 'autres, exemple d 'externalisation de la MCO......
a écrit le 16/05/2017 à 14:29 :
Ne faudrait-il pas revenir à des appareil plus simple et moins couteux en entretient ?
Réponse de le 16/05/2017 à 21:04 :
Oui on va de stocker les bananes et les sikorsky..
a écrit le 16/05/2017 à 10:33 :
Les arbitrages ont conduit à favoriser la rentabilité d'un complexe militaro-industriel (dans lequel l'Etat a par ailleurs des participations.) pour préparer une consolidation qui peine à émerger. Est-il normal qu'à l'heure où les taux d'intérêt sont au plus bas que ces groupes affichent des résultats proche de 2 chiffres ? Que des actionnaires privés (parfois étrangers) s'enrichissent sur des fonctions régaliennes de la commande publique ? L'inflation des contrats et la contraction du budget clouent les opérationnels au sol, pas les actions. Consternant.
Réponse de le 22/05/2017 à 19:55 :
Si les sociétés du CAC 40 n'étaient pas possédées à près de 50% par des fonds de pensions étrangers, la pression sur les dividendes serait sans doute bien plus faible, et la gestion de ces groupes, plus saine. Mais que fait-on pour inciter les Français à investir dans leurs entreprises, pour qu'au moins les dividendes restent en France ?
a écrit le 16/05/2017 à 10:05 :
soit la mco est gérée par l'armée soit elle est sous traitée..

Il faudrait dépasser les chiffres et caractériser les pannes... et comparer avec des pays de puissance équivalente UK, USA et Allemagne.

Les hélicos sont fragiles par nature et si on prend les conflits récents et même si on remonte au Vietnam le parc hélicoptère a toujours été un point sensible avec des taux de perte relativement élevé.

Un crash d'hélico ça fait tout de suite beaucoup de monde au tapis.
Réponse de le 16/05/2017 à 19:04 :
@ benoit
Lors du conflit balkanique en 1992 1995, des essais avaient été réalisés entre l’industriel et l’ALAT
Pour mettre en place un soutien civil au contact de la zone hostile. Fiasco.
Le problème actuel c’est la fiabilité des nouveaux appareils qui n’a pas été suffisamment prise en compte par le constructeur. C’est également la disponibilité des rechanges, qui manquent cruellement et qui oblige à « cannibaliser » plusieurs appareils pour rendre les autres disponibles.
Au niveau des personnels, savait et sait encore former des spécialistes de haut niveau, adaptés au milieu militaire qui impose une formation très spécifique. Il faut y mettre le prix. En période de conflit actif soit on trouve l’argent, soit on se retire.
Réponse de le 16/05/2017 à 20:43 :
Annule et remplace le mail précédent
@ benoit
Lors du conflit balkanique en 1992 1995, des essais avaient été réalisés entre l’industriel et l’ALAT,
pour mettre en place un soutien civil au contact de la zone hostile à Split. Fiasco. Le problème actuel c’est la fiabilité des nouveaux appareils qui n’a pas été suffisamment prise en compte par le constructeur. C’est également la disponibilité des rechanges, qui manquent cruellement et qui oblige à « cannibaliser » plusieurs appareils pour rendre les autres disponibles.
Au niveau des personnels, l’armée savait et sait encore former des spécialistes de haut niveau, adaptés au milieu militaire qui impose une formation très spécifique. Il faut y mettre le prix. En période de conflit actif soit on trouve l’argent, soit on se retire.
Réponse de le 17/05/2017 à 9:47 :
@charly10
Bonjour,
Vous écrivez " c’est la fiabilité des nouveaux appareils qui n’a pas été suffisamment prise en compte par le constructeur" mais le constructeur ne fait que répondre, pour ses études et ses fabrications, à une STB (Spécification Technique de Besoin) émanent du Ministère et/ou des clients. Si l'aspect fiabilité (ou un autre) n'a pas été ou a été mal spécifié on à le résultat d'aujourd'hui. Quelqu'un ici, Rafale je crois, parlait des filtres pour le sable non prévus (?), ça illustrerait mon commentaire. Tout ça pour dire que le constructeur n'est sans doute pas le seul en cause.
Réponse de le 18/05/2017 à 19:18 :
@jcml
Bien évidemment le constructeur n’est pas toujours le seul en cause. Pour chaque programme il existe au sein de l’armée une « équipe de marque », composée d’officiers ingénieurs. Pour les programmes aéromobilité et air, la grande majorité de ces ingénieurs militaires, ont fait l’EPNER et sont ingénieurs navigants d’essai ou pilotes d’essai. Ces gens-là sont en contact régulier avec l’industriel, mais sur des programmes comme celui du Tigre, commencé en fin des années 1980 et mis en service DEBUT 2000 !!!! 20 ANS se sont écoulés ; et dans les équipes de marque, à l’époque les officiers affectés, changeaient en moyenne tous les 4 ans. Carrière oblige !! Ce changement valable également aux échelons de décision supérieurs, chef état-major et ministre, il ne faut pas s’étonner que l’industriel, bénéficiant d’une équipe plus stable, ait les clés du système. J’ose espérer que le système a été modifié depuis, mais j’en doute.
a écrit le 16/05/2017 à 9:46 :
Il conviendrait de concéder à des sociétés privées la maintenance des hélicoptères militaires, non seulement le taux de disponibilité s'améliorera et de surcroit le coût sera moindre.
Réponse de le 16/05/2017 à 16:23 :
Le taux de disponibilité dépend de la somme d 'argent que l'on veut bien y consacrer, dans l'entreprise privée comme dans le public quelque que soit le parc à maintenir et non pas de l''opérateur qui s 'en occupe.....

Que le privé soit plus efficient que le public reste à prouver.
Et pour moi, qui ait pu connaitre les deux systèmes ,'il s'agit de transfert de charge pour le budget de l'état en non de réelles économies...
Réponse de le 17/05/2017 à 8:37 :
Hmm oui mais comment aller vous faire pour maintenir le matériel sous le feu du Mali ?

Un contractuel n'est pas militaire... Il faut le garder en vie sinon la condamnation judiciaire sera terrible.
a écrit le 16/05/2017 à 9:32 :
"L'organisation de la chaîne du maintien en condition opérationnelle est, quant à elle, bien trop complexe, car elle fait intervenir un trop grand nombre de partenaires publics et privés".

Externalisation à tout va....... Le privé sait mieux que le public ...... La défense coute cher ....... Hypocrisie depuis plus de 40 ans ....

Voilà le résultat ! Et cela ne concerne pas que les hélicos.......
a écrit le 16/05/2017 à 9:06 :
Ces chiffres semblent parfaitement plausible, car en Allemagne c'est encore pire...

Alors continuons à subventionner Airbus avec l'argent du contribuable.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :