Embraer, une année 2015 sur un air de samba

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Le chiffre de 221 appareils livrés pour les deux marchés représentent le plus haut volume de livraisons de ces cinq dernières années, a expliqué le troisième constructeur mondial
"Le chiffre de 221 appareils livrés pour les deux marchés représentent le plus haut volume de livraisons de ces cinq dernières années", a expliqué le troisième constructeur mondial (Crédits : © Roosevelt Cassio / Reuters)
L'avionneur brésilien a livré 221 appareils (101 avions commerciaux régionaux et 120 jets d'affaires) en 2015. Soit le plus haut volume de livraisons depuis cinq ans.

Grâce à une très bonne performance au dernier trimestre (78 appareils livrés), l'avionneur brésilien Embraer a livré 221 appareils (101 avions commerciaux régionaux, notamment 82 Embraer 175, et 120 jets d'affaires) en 2015. Soit treize appareils de plus qu'en 2014 (92 et 116). L'avionneur a livré un appareil régional supplémentaire par rapport à ses prévisions de livraisons de 2015 et a respecté son objectif pour les jets d'affaires. Soit une hausse de livraisons des avions régionaux de près de 10%.

"Le chiffre de 221 appareils livrés pour les deux marchés représentent le plus haut volume de livraisons de ces cinq dernières années", a expliqué le troisième constructeur mondial dans un communiqué publié jeudi (208 en 2014, 209 en 2013, 205 en 2012 et 204 en 2011).

Un carnet de commandes en hausse

Le carnet de commandes d'Embraer s'élevait au total en valeur à 22,5 milliards de dollars. Fin décembre, l'avionneur avait dans son carnet 513 appareils régionaux, contre 459 en 2014. Soit une croissance de près de 12% de son carnet de commandes grâce aux nouvelles commandes en 2015 pour la nouvelles génération de biréacteurs de transport régional (70-130 places) : 190-E2 (17 appareils commandés) et 195-E2 (40). Au total, l'avionneur a obtenu 155 commandes en 2015. Soit un ratio livraisons/commandes en volume largement supérieur à 1.

Les trois versions (175-E2, 190-E2 et 195-E2) entreront en service entre 2018 et 2020. S'agissant du carnet de commandes pour les avions de l'actuelle génération, il est stable (246 appareils, contre 249 en 2014).

Embraer pas encore touché par la crise de l'aviation d'affaires

Enfin, Embraer ne souffre pas pour le moment de la crise de l'aviation d'affaires comme Dassault Aviation, qui n'a livré que 55 Falcon en 2015, contre une prévision de 65 (66 en 2014). Notamment touché par la situation économique des pays émergents. L'avionneur brésilien a quant à lui livré quatre appareils supplémentaires par rapport à 2014 (120 contre 116).

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a écrit le 16/01/2016 à 9:13 :
En réponse à 11, en effet je reviens sur ce que j'ai écrit concernant les actionnaires puisqu'il s'agit plutôt de raisons fiscales et de charges patronales, la société ayant délocalisé son siège social à Amsterdam. Certains postes étaient supprimés et d'autres transférés mais très peu ont suivi.
a écrit le 15/01/2016 à 8:34 :
Oui bien sûr qu'Embraer va bien. Mais Embraer a tout de même licencié plus des 2/3 de son effectif c'est à dire 150 personnes sur son site français de Villepinte en juin 2015!! La raison économique avancée pour ce PSE était un passage de 3 années dit de "vallée" qui serait difficile à passer sans se restructurer! Des centaines de personnes privées d'emploi pour que les actionnaires se portent mieux.
Voilà une information qui aurait pu actualiser votre article pour ce qui est d'Embraer en France.
Réponse de le 15/01/2016 à 19:57 :
Pourquoi "pour que les actionnaires se portent mieux" ? Encore la rengaine actionnaires-profiteurs. Il ne vient pas à l'esprit de 56 qu'il y avait un plan de charge trop faible ? Qui aurait payé les salaires des personnes en sureffectif ? Et qui pouvait être assuré du redressement des ventes ? Une restructuration est toujours coûteuse, elle ne se fait que par nécessité, et pas pour le confort des actionnaires.
Réponse de le 04/08/2016 à 11:49 :
Je fais parti de ceux qui ont été licenciés économiques à Villepinte.
La vérité est que la délocalisation vers Amsterdam était uniquement motivée par une importante diminution d'impots pour la société, réduire sa masse salariale et augmenter ses profits.
il n'y avait pas de sur effectif et Villepinte était rentable.

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