Mais que va faire le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers ?

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Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d'être aveuglément suivi, a estimé le général Pierre de Villiers
"Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d'être aveuglément suivi", a estimé le général Pierre de Villiers (Crédits : STEPHANE MAHE)
Restera-t-il ou pas à la tête des armées? C'est le chef d'état-major des armées qui maîtrise aujourd'hui le tempo. C'est aussi la première crise majeure du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Que va faire le chef d'état-major des armées (CEMA)? Le général Pierre de Villiers va-t-il démissionner comme c'était plutôt la tendance encore en fin de weekend? Ou rester non pas pour s'accrocher mais pour défendre jusqu'au bout les armées et les militaires dont il a la responsabilité, face à Bercy? Réponse au plus tard vendredi lors de sa rencontre en tête-à-tête à l'Elysée avec Emmanuel Macron, qui lui a reproché de façon très inélégante d'avoir exprimé son désaccord sur les coupes budgétaires que doit supporter le ministère des Armées en 2017 (850 millions d'euros). Parfaitement dans son rôle, le général Pierre de Villiers a jugé la trajectoire budgétaire "non tenable".

Comme l'a révélé La Tribune dès mercredi matin, le chef d'état-major des armées était furieux contre cette décision lors de son audition à l'Assemblée nationale. En off, il avait même lâché aux députés : "Je ne me laisserai pas b..... comme cela" par Bercy. Ces propos ont toutefois fuité et ont été repris par toute la presse. "Je regrette que ces propos soient parus dans la presse. C'était à huis clos, j'avais demandé à tous mes collègues de tenir la confidentialité de ces propos", a expliqué le président  de la commission de la défense de l'Assemblée nationale Jean-Jacques Bridey (La République en marche). Mais "je comprends le raisonnement du chef d'Etat-major qui est un excellent officier général, un excellent chef d'Etat-major, apprécié des armées et qui travaille en toute confiance avec le chef de l'Etat et le ministre", a-t-il assuré.

Nouvelle passe d'armes

Ni le président de la République, ni le chef d'état-major des armées n'ont encore désarmé en dépit des appels aux cessez-le-feu depuis le très (trop) violent recadrage en public d'Emmanuel Macron dans les jardins de l'Hôtel de Brienne contre le général de Villiers, aujourd'hui apprécié par les Français. Dimanche, le Chef de l'Etat, cité par le Journal du dimanche (JDD), a estimé que rien ne doit opposer le président de la République et le chef d'état-major des armées trois jours après le premier recadrage du général Pierre de Villiers.

" La République ne marche pas comme cela", a affirmé le président au JDD. "Si quelque chose oppose le chef d'état-major des armées au président de la République, le chef d'état-major des armées change".

De son côté, le chef d'état-major des armées a disserté sur Facebook sur la confiance. Il conclut sur cette recommandation : "Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle ; qu'on vous l'accorde ou que vous l'accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d'être aveuglément suivi. La confiance est une vertu vivante. Elle a besoin de gages. Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l'obéissance active, là où l'adhésion l'emporte sur la contrainte".

Appel aux cessez-le-feu, Parly silencieuse

Emmanuel Macron souffle le chaud mais aussi le froid. Conscient peut-être des dégâts et du trouble (y compris dans sa majorité) que pourrait représenter une démission du chef d'état-major des armées, il a envoyé ses troupes devant la presse pour affirmer que le général Pierre de Villiers garder malgré cet épisode la confiance de l'exécutif. Après Edouard Philippe vendredi, le porte-parole du gouvernement a estimé lundi sur France Info que le "rappel à l'ordre" du chef d'état-major des armées par Emmanuel Macron n'annonce pas forcément une démission de Pierre de Villiers.

Interrogé sur une éventuelle démission du chef d'état-major, Christophe Castaner a répondu qu'il "n'y a pas de logique" en la matière. "C'est un militaire : il sait aussi le sens de l'autorité", a-t-il dit. "Je pense qu'un militaire sait aussi que le rappel à l'ordre est nécessaire dans le management entre deux hommes qui vont discuter, se voir, échanger. Ils prendront une décision ensemble".

Mais le général Pierre de Villiers est un homme libre... "Le président de la République lui a confirmé sa confiance en le prorogeant dans ses fonctions", a rappelé Christophe Castaner. Le général Pierre de Villiers a été maintenu jusqu'au 31 juillet 2018 à la tête des armées par un décret de la ministre des Armées, Florence Parly, paru mercredi dernier au Journal officiel. "Quand vous êtes chef, de temps en temps, il faut aussi montrer votre autorité", a toutefois estimé lundi  le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Ce "rappel à l'ordre" n'est "pas une défiance" ni "une mise en cause", a-t-il poursuivi, "mais le président de la République a tenu à rappeler q'il était le chef des armées, et le chef des armées n'est pas sous l'influence de qui que ce soit". A la question Pierre de Villiers peut-il rester en fonction ? Le Premier ministre avait répondu sur BFMTV, après le défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées: "bien entendu. Vous savez, un message, quand il est exprimé par un chef, est formulé de façon forte et claire et il est reçu". En revanche, la ministre des Armées Florence Parly est aux abonnées absentes dans cette première crise majeure du quinquennat.

Fronde dans la majorité?

Dans la majorité, certains députés ne cachent pas leur désarroi. "Je suis consterné par les arbitrages et le ton du discours (d'Emmanuel Macron), dit l'un d'entre eux. Exactement ce qu'il ne fallait pas faire...". Le président  de la commission de la défense de l'Assemblée Jean-Jacques Bridey ne va pas jusque là mais "regrette" le "choix" d'imposer 850 millions d'euros d'économies au ministère des Armées en 2017. "C'est un choix. Personnellement, je le regrette, surtout quand je vois l'explication qui a été donnée par Bercy, puisqu'on nous dit qu'il faut faire 4 et quelques milliards d'économies mais que dans le même temps, on ouvre 1,5 milliard d'ouverture de crédit pour la capitalisation d'Areva", a expliqué le 14 juillet Jean-Jacques Bridey sur RFI.

"Je trouve un peu délicat de donner cette explication, et je comprends que les armées se (le) disent, alors que nos hommes risquent leur vie tous les jours sur les théâtres d'opération... On leur demande de faire des sacrifices budgétaires, des coupes budgétaires, pour recapitaliser une société qui est certes importante, mais on aurait pu trouver un autre moyen", a poursuivi le député du Val-de-Marne.

Mercredi, le député la République en Marche du Morbihan, Gwendal Rouillard estimait sur la chaîne BFM Business "la proposition du ministère des Finances est inacceptable, carrément inacceptable". "On ne peut dire d'un côté qu'on doit protéger nos concitoyens en raison aujourd'hui de l'état de la menace et dans le même temps au premier coup de rabot budgétaire se planquer et assumer ce genre de décisions. Moi je ne l'assumerai pas"... Pour sa part, le député LREM Jean-Charles Larsonneur a estimé qu'"entamer ce quinquennat par une entaille de 900 millions d'euros dans le budget de la défense appelle à une certaine vigilance alors que 55% des Français considèrent que celui-ci est insuffisant pour que les Armées puissent remplir leurs missions au demeurant toujours plus nombreuses". Aussi une démission du général de Villiers pourrait jeter un peu plus le trouble dans la majorité d'Emmanuel Macron...

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Commentaires
a écrit le 19/07/2017 à 16:38 :
N'oublions pas qu'en 2018 les militaires pourront se syndiquer...
a écrit le 19/07/2017 à 9:27 :
quand on est militaire on ne discute pas les ordres encore moins ceux du President est en parlez franc ont ferme sa g mais un general
Réponse de le 19/07/2017 à 12:44 :
Quand on a pas fait son service militaire, on ferme sa gueule devant un Général, "chef d'état major"...
Pour qui se prend t'il ce petit roquet pour manquer de respect à un homme à qui il n'arrive pas à sa cheville...
a écrit le 18/07/2017 à 21:58 :
comme la porcelaine '' porte ses décorations mais craint le feu'' !

sortez moi ce clown !
a écrit le 18/07/2017 à 12:00 :
Pourquoi en est on arrivé là aujourd'hui ?
C'est la conséquence de ce qui s'est passé sous le quinquennat Hollande...les caisses sont vides et le nouveau gouvernement n'a plus aucune marge de manœuvre et il faut bien faire des arbitrages à tord ou à raison ...pour rentrer dans les 3%.
C'est lamentable de constater que certains politicards ne savent pas gérer le budget de la nation et dont certains comptes ont été faussés (clientélisme) et bien sûr ils ne sont aucunement inquiétés !
La moralisation de la politique devrait commencer par là...avec des sanctions.
Réponse de le 18/07/2017 à 13:18 :
Rappelez-moi qui était le ministre de l'Economie du quinquennat Hollande?
Réponse de le 18/07/2017 à 13:40 :
@chap: gouvernement pas si nouveau que cela. Ona tendance à oublier que Macron a été le minsitre de l'économie de Hollande et qu'il est en partie responsable des "caisses vides". Les 3% sont la limite qu'il ne faudrait pas dépasser, car toute bonne gestion implique des garde-fous, faute de quoi ce n'est plus de la gestion mais le grand bordel :-)
Réponse de le 18/07/2017 à 22:57 :
Il ne faudrait pas refaire l'histoire : en 2012, c'est SARKOZY /FILLON qui a laissé un trou à 4.8 % du PIB (Et encore, on oublie que la cour des comptes l'avait estimé en juillet 2012 égal à 5.2 % du PIB si rien n'était fait, ce qui a valu les premières hausses d'impôts)
Alors que l'ALLEMAGNE elle a obtenu un excédentt public de 0.2 % du PIB.
C'est l'explosion des dépenses et du déficit sous SARKOZY / FILLON qu'on paye encore.
Mais certains ont une mémoire courte et sélective.

Là, la cour des comptes a estimé en juillet 2017 que le déficit serait proche de 3.2 % du PIB, à fin 2017 si rien n'était fait, soit une baisse de 2 ù par rapport à juillet 2012
Réponse de le 19/07/2017 à 0:30 :
@monti python: les premiers déficits remontent à l'emprunt Giscard qui a coûté une fortune à l'État. Depuis, les choses se sont empirées de gouvernement en gouvernement, mais la cerise sur le gâteau, c'est quand même Hollande. Quant aux promesses, on connait la chanson et on attend de voir :-)
Réponse de le 19/07/2017 à 11:49 :
@ Pierre Monti :
Vous avez occulté en 2008 sous Sarkozy la grave crise des SUBPRIMES....
Et d'autre part Mr Hollande était 5 ans aux manettes...donc tout ça est très facile de dire que ce sont les autres...La paranoïa est là....
a écrit le 18/07/2017 à 9:50 :
La cerise sur le gateau serait une greve generale chez les bidasses. Meme illegale, que pourrait faire le locataire de l'elysee ? Rien, il serait tel un roi nu.
Le general a raison de s'opposer a ce ridicule compte d'apothicaire, de toute les maniere ce sont des budgets sans provisions, tout a credit.
Il souhaite restorer un etat fort avec une fonction presidentielle forte ? Quelle illusion, c'est trop tard, le ver est dans le fruit. Decadence installee dans toutes les strates de la societe.
a écrit le 18/07/2017 à 8:55 :
Les militaires ont bien compris que traiter de la sorte un soldat qui a combattu pour son pays ,qui a risqué sa vie n est pas correct !!!!pour les militaires le président a perdu leur estime !!c est lui le chef !!mais quel chef???le Général de Villiers est un bon et grand soldat que l on a pas le droit d insulter ainsi compte tenu de ses états de service !!il a raison de dire tout haut que ce n est pas normal d amputer ainsi le budget de la défense !!il est dans son rôle !!!
Réponse de le 18/07/2017 à 9:19 :
D'accord avec vous : mais il n'est pire supérieur qu'un chef de service promus !!!
Réponse de le 19/07/2017 à 12:50 :
Je suis entièrement de votre avis et j'espère que l'armée entière se révoltera contre ce petit prétentieux de Président qui se prend pour Jupiter.
a écrit le 18/07/2017 à 7:30 :
MACRON petit chef des armées préfère économiser 850 M€ plutôt que d'assurer l'équipement des armées assurant des missions extérieurs et intérieurs de sécurité pour nous les français. En sous équipant nos forces à combien estime -t-il la vie d'un soldat mais au delà du soldat d'un homme ou d'une femme ?
Derrière ces économies budgétaires affichées se cacherait donc un calcul purement financier ou veut-il faire plaisir à quelques lobbies en déplaçant certaines lignes budgétaires ?
que les journalistes fassent leur travail en s'interrogeant et informant sur les dessous de toutes ces annonces (sécurité, marchés publics, conséquence sur les services publics etc)
Sans parler de plus de 260 millions d'économie sur le budget informatiques de BERCY nos ministres semblant oublier que nous vivons à l'ère du numérique. ainsi c'est plus de 1 milliards sur ces 2 administrations qui ne vont pas être investies, les entreprises privées qui espérer ces marchés vont donc devoir faire sans et donc licencier...beau message de MACRON et de son équipe. Moins d'investissement pour l'état c'est donc cela la solution de MACRON ?
a écrit le 17/07/2017 à 22:45 :
Tous les candidats sauf Asselineau promettaient de « renégocier les traités européens », ce qui est impossible compte tenu du fait que l’Union européenne est un attelage baroque entre 28 États-membres dont les intérêts, constamment divergents, sont impossibles à satisfaire en même temps.

Il en résulte que l' heureux ..élu n’ a pas d’autre choix que d’appliquer les potions amères dictées par la Commission européenne et la Banque centrale européenne, ce qui se répercutera inévitablement, tôt ou tard, sur le budget, déjà anémié, de la défense.

La messe est dite ..
a écrit le 17/07/2017 à 22:42 :
Je souhaite que ce lamentable épisode de petit chef lui colle à la peau comme un sparadrap.
En une semaine du ventre des femmes africaines à la rafle du vel hive pour quelqu un qui ne se melerait pas de tout la on a été servi. On se demande pourquoi on entretient des administrations et des ministres puisqu il sait tout sur tout et le déclaré.
Bon j espère qu il eteint les lumières et arrosé les plantes.
a écrit le 17/07/2017 à 18:27 :
Il faut toujours tenter de comprendre ce qui se dessine en creux et là, il est intéressant d' observer la proposition « de Kiesewetter »

Roderich Kiesewetter est un député allemand (CDU), membre de la commission parlementaire des Affaires étrangères du Bundestag, et un ex-officier d’état major général de la Bundeswehr.

Cette activité consiste à mettre des idées sur la table, comme si elles étaient les leurs, sans engager des personnalités ou des institutions plus officielles, qu’elles soient allemandes ou européennes (tels Juncker ou la Commission européenne). Le but étant de voir si ces idées ne provoquent aucune réaction notable chez les autres responsables politiques, la presse et l’opinion publique, ou bien si elles suscitent au contraire une levée de boucliers.

Afin de tester discrètement les opinions publiques, nationale et internationale, Roderich Kiesewetter, député allemand de la CDU, est régulièrement chargé de lancer des « ballons d’essai » pour le compte des élites d’Outre-Rhin.

Or, Roderich Kiesewetter a lancé, en novembre 2016, une idée qu’il présente comme étant la sienne, tout à fait en rapport avec sa double casquette militaire Affaires étrangères.
https://www.upr.fr/actualite/france/se-cache-derriere-projet-euro-nukes-dossier-etabli-vincent-brousseau
a écrit le 17/07/2017 à 18:25 :
ces propos n'ont pas étés tenus publiquement mais lors d'une réunion ou les choses se disent clairement et sans langue de bois , il a respecté le jeu démocratique et ceux qui ont rapportés ses propos sortis du contexte ne méritent plus de participer à ces débats honnêtes
a écrit le 17/07/2017 à 17:55 :
que connait macron des armées? a t' il au moins fait son service militaire? on a l'impression de revivre du sarko. dès qu'une tete bouge du rang il coupe. il ne supporte aucune remarque tel un enfant gaté, un petit napoléon. ca promet!
Réponse de le 17/07/2017 à 19:36 :
@ chino


Napoléon au tout début nous fait le coup du 18 Brumaire de l' an 2...( calendrier Républicain). On connait la suite.....Le président est le chef des armées, mais pas que...faudrait peut être pas oublier qu'il a été élu pour faire des réformes! et le fameux déficit budgétaire hein
a écrit le 17/07/2017 à 17:38 :
La grande muette dans ce feuilleton, c'est quand même la ministre des armées.
Quel est son rôle exactement ? N'est-ce pas plutôt à elle de défendre le budget de son ministère ?
Si elle l'avait fait peut-être que le Général n'aurait pas eu à intervenir.
Réponse de le 17/07/2017 à 19:35 :
Il y a quand même pas mal de potiches des deux sexes dans ce gouvernement.
Macron a obtenu l'inverse de l'effet escompté. Il parait tout petit petit ...
a écrit le 17/07/2017 à 17:07 :
Bravo Monsieur le Général, vous êtes le maitre du timing ! : Vous avez piégé le coquelet de l'Elysée qui aime tant s'entendre parler et jouer au chefaillon de pacotille qui s'est dévoilé et dont les valets Castaner et Philippe sont obligés de faire croire le contraire de ce qu'il a lancé dans son inexpérience juvénile. Bravo et Merci à vos hommes qui eux nous défendent tous les jours !
a écrit le 17/07/2017 à 16:34 :
Macron serait-il atteint du syndrome du gros 4X4? Des coups de gueules, des poignées fermes pour montrer qu'il en a dans le pantalon. Il a plus l'air de s'entourer de mignons (Philippe, Castaner, ..).
a écrit le 17/07/2017 à 16:17 :
Les Français doivent comprendre que les coupes budgétaires dans tous les ministères, – et notamment les coupes concernant la Défense -, résultent d’abord et avant tout de notre appartenance à l’Union européenne et à l’euro. Tant que les Français ne le comprendront pas – ou ne voudront pas le comprendre -, ils continueront de voir l’État, l’ensemble de nos services publics et en particulier notre outil de Défense dépérir.

S’ajoutent à ce sombre tableau, les perspectives nouvelles et terrifiantes révélées par Vincent Brousseau dans son article du 15 juillet 2017, selon lesquelles notre technologie nucléaire militaire, nos armements stratégiques et notre siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies pourraient passer sous le commandement de l’Union européenne, pour le plus grand bénéfice de l’Allemagne, et cela toujours au nom de la prétendue « construction européenne ».



2°) M. Macron qui avait pris l’engagement solennel, y compris devant Pierre de Villiers à travers sa réponse à la Revue de Défense nationale, d’augmenter le budget des armées pour le porter progressivement à 2% du PIB se révèle donc – aux yeux des militaires comme de tous les Français – n’être qu’un bonimenteur cynique, n’ayant aucun égard pour la parole donnée, aucun honneur et aucune compassion pour des soldats français envoyés combattre avec des équipements scandaleusement insuffisants.

Cette « crise majeure » – comme la qualifie le journal Le Monde du 17 juillet – de confiance entre les armées et le président de la République est sans précédent depuis plus d’un demi-siècle : il faut remonter au putsch des généraux d’Alger du 21 avril 1961 – il y a 56 ans – pour trouver semblable parfum de rébellion de la « Grande muette ».
https://www.upr.fr/armees/budget-armees-francaises-constat-mensonges-electoraux-de-macron-ouvre-crise-majeure
Réponse de le 17/07/2017 à 22:31 :
Arrêtez de faire croire que les coupes claires dans le budget de l'armée sont liées aux exigences budgétaires. Ce n'est pas le cas.

Si les armées avaient eu 200 millions de restrictions le problème ne serait absolument pas le même qu'avec les 850 millions décidés par Junior. Participer à l'effort commun c'est normal, mais faire l'essentiel de l'effort, c'est autre chose. Surtout si on compare avec les efforts consentis par les autres ministères.
Réponse de le 19/07/2017 à 10:26 :
le problème budgétaire ne vient pas de notre appartenance à l'euro ou à l'europe mais, et surtout, à notre dette dont le remboursement est le 1° poste de dépense.
a écrit le 17/07/2017 à 16:08 :
Le seul grand président que la France a eu était ...un militaire, et ce militaire avait une exigence pour les armées de la France autre que celle d'un jeunot civil, qui ne connait probablement rien, autant à la chose militaire qu'à la nécessité et l'importance d'une armée pour un pays. Le "Général" avait propulsé la France, dans le clan des armées ayant une force de frappe réelle et une indépendance .
Le général Pierre de Villiers ne fait que dénoncer une réalité, moult fois dénoncées. Il est en fin de carrière alors que M.Macron n'est à ce jour qu'un jeune prétentieux, qui n'a rien fait de notable sur le plan politique. Il ferait mieux d'écouter ceux qui fréquentent un domaine si particuliers que sont les armées. Et Il faudra dire à notre président que faire de la politique à son niveau, ne peut se réduire qu'à faire de la "com", en girouette ni de droite ni de gauche, ou à ne s'occuper de l'économie.
Ne pas oublier que ce sont nos soldats qui se font tuer, en mission; pas ceux qui décident des restrictions budgétaires...
Réponse de le 17/07/2017 à 18:49 :
Le-dit Général et Président avait trouvé également les finances de l'Etat en piteux état, si je ne me trompe, et il avait pris ou fait prendre les mesures correctives nécessaires, ce qui avait restauré le prestige de la France, chose dont ses successeurs se f..tent plus que de leur rémunération et autres avantages.
a écrit le 17/07/2017 à 16:07 :
Loin de moi l'idée de diminuer les mérites de cet excellent général, mais nous ne sommes en guerre avec personne à ma connaissance; il est certainement plus difficile de préparer une armée à d'éventuelles opérations militaires en temps de paix; les deux dernières guerres mondiales nous le démontrent; d'ailleurs nous avons affaire actuellement par la faute de nos gouvernants passés au terrorisme qui se "traite" différemment puisque ne nécessitant pas un armement lourd. Cela dit, ce général a raison en réclamant l'exécution DU contrat; nos députés ont, comme d'habitude, voté un budget en déficit, ce qui montre à quel point ils se f...ent de ceux dont ils défendent les intérêts; vivement qu'ils soient rémunérés à la présence et à l'exécution du budget!
Réponse de le 17/07/2017 à 18:28 :
@henry: "nous ne sommes en guerre avec personne" !!! tu ne dois pas bien suivre l'actualité, à moins bien entendu que, sémantiquement parlant, ce soit les autres qui sont en guerre avec nous :-)
a écrit le 17/07/2017 à 16:07 :
Le président de la commission de la défense de l'Assemblée nationale devrait peut-être faire valoir son droit à être informé loyalement par la Chet d'Etat Major.
a écrit le 17/07/2017 à 15:53 :
Macron a tord dans cette affaire, Pierre de Villiers n'a pas parlé en public , mais devant une commission parlementaire qui l’interrogeait sur le budget de l'armée. A moins que Macron ne décide de se laisser pousser une petite moustache sous le nez, nous sommes (encore) en démocratie , et le parlement a son rôle à jouer.
a écrit le 17/07/2017 à 15:43 :
Si ce général qui a déjà tout et ne risque rien a un peu de dignité, il laissera sa place. Sinon Macron aura gagné et pourra lui faire avaler son képi !
a écrit le 17/07/2017 à 15:36 :
C'est bien ce que l'on constate depuis pourtant le peu de temps qu'il est au pouvoir, il parle beaucoup trop le manu et du coup ses réflexes de castes ont tendance à régulièrement le faire déraper verbalement. Heureusement que les médias sont vraiment très conciliants avec lui.

Mais bon les propriétaires des médias étant son propriétaire il est un peu logique qu'ils se serrent les coudes les uns les autres, en tant que valets. Alors heureusement que ce n'est pas lui qui décide, que derrière lui il y a toute une machine rodée et efficace qui prend les décisions, maintenant tout ceci ne fait que confirmer le rejet que nous autres citoyens avons de cette politique là, totalement déshumanisée, entre dogmes économiques inégalitaires imposés et faux semblants permanents.

C'est pour quand la véritable démocratie ?
a écrit le 17/07/2017 à 14:42 :
Un Général garde tous ses avantages à vie. Il trouvera sûrement un emploi réservé comme directeur d'une assurance etc... C'est à ce système que notre Président doit s'attaquer. Empêcher le cumul d'emploi à tous ces hauts fonctionnaires et laisser leur place à notre jeunesse. Eux ils en ont déjà trop perçu durant toute leur carrière.
Réponse de le 17/07/2017 à 15:41 :
"Il trouvera sûrement un emploi réservé comme directeur d'une assurance etc..."

Non un ancien général de l'armée ne finira pas directeur d'une assurance, un ancien cadre supérieur de berçy oui par contre.

Les anciens généraux et diplomates finissent bien souvent comme négociateurs à l'international au service du privé et autant je trouve lamentable de voir les cadres de berçy aller pantoufler dans le privé accentuant ainsi l'évasion fiscale autant je trouve normal que des personnages de ce rang, habitués à traiter avec des personnalités étrangères, se retrouvent à ces postes là.

Maintenant vous oubliez que l'inverse fonctionne également et que dernièrement le directeur de la société générale qui avait ouvertement menti devant le sénat se retrouve à pantoufler à Berçy avec un salaire hallucinant, là c'est une véritable honte, un scandale.

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