NH90 : Airbus Helicopters décroche un beau contrat en Australie

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Airbus Helicopters gagne à nouveau en Australie contre le Black Hawk (Sikorsky)
Airbus Helicopters gagne à nouveau en Australie contre le Black Hawk (Sikorsky)
L'Australie va lancer une modernisation profonde de douze NH90 pour équiper ses forces spéciales. Le montant du contrat s'élèverait à quelques centaines de millions d'euros.

En dépit des relations parfois tendues avec Airbus Helicopters, l'Australie continue de lui accorder sa confiance. Ainsi, Canberra a récemment décidé de lancer une modernisation profonde de douze de ses MRH90 pour équiper ses forces spéciales, selon des sources concordantes. Ce programme de modernisation de la version terrestre du NH90 (TTH) doit prochainement être annoncé par les Australiens, qui avait passé une commande en 2005 pour 46 MRH90, puis avait obtenu un appareil supplémentaire en 2013 dans le cadre du règlement d'un contentieux. L'ensemble des appareils seront livrés cette année.

Cette opération va profiter à la France où une part importante du développement du NH90 FS sera effectuée. Le montant du contrat s'élèverait à quelques centaines de millions d'euros. En 2001, l'Australie avait également acheté à la France l'hélicoptère de combat Tigre (22 exemplaires).

Une victoire face à Sikorsky

C'est une très bonne nouvelle pour Airbus Helicopters. D'abord la signature d'un contrat est toujours bonne à prendre surtout dans l'environnement déprimé du marché mondial des hélicoptères. C'est d'ailleurs pas si mal également dans le contexte très compliqué, voire suspicieux dans lequel travaillent les commerciaux d'Airbus. En outre, une part du contrat sera confiée aux bureaux d'études de Marignane, où sont assemblés les TTH. Surtout, Airbus Helicopters gagne à nouveau en Australie contre le Black Hawk (Sikorsky). Ce qui est important pour le constructeur européen.

Enfin, cette commande pourrait également être un déclic pour la France ainsi que la Norvège, qui doit lancer prochainement un appel d'offres pour équiper ses forces spéciales. En France, le commandant des opérations spéciales (COS), le général Grégoire de Saint-Quentin, avait estimé en juin 2016 lors d'une audition à l'assemblée nationale que "le besoin est de l'ordre de 24 appareils". Et il souhaitait "équiper rapidement le 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales de machines de dernière génération telles que le NH90. Un tel appareil est indispensable pour assurer la mise au bon niveau d'exigence et de capacité du COS pour les quinze prochaines années".

Des appareils à reconfigurer

Pour répondre aux exigences d'une opération spéciale, le général Grégoire de Saint-Quentin avait estimé qu'il était "nécessaire de compléter les capacités dont dispose" le NH90, qui n'a pas été développé initialement pour les forces spéciales. "Cela suppose de procéder à plusieurs évolutions concernant, sans être exhaustif, l'avionique, les communications, l'armement ou encore l'ajout d'équipements optionnels pour l'aérocordage", avait-il précisé. En matière de radar, il souhaitait disposer de meilleures capacités en matière d'imagerie infrarouge frontale (FLIR), permettant une observation lointaine des obstacles et de l'ennemi, et de se poser sans visibilité, par nuit noire et dans la poussière, en toute sécurité. Il faudrait également déplacer l'armement de sabord afin de libérer l'accès aux portières, essentiel pour les commandos.

Ce dossier, qui n'a pas encore abouti, revêtait à ses yeux "une importance particulière", notamment pour disposer d'un même parc de machines adaptées aux missions. Selon le général, cet hélicoptère accroîtra considérablement l'aéromobilité des forces spéciales et permettra d'homogénéiser les flottes, "un gage d'efficacité".  Car il s'agit d'une plateforme récente, en service dans le reste des armées, ce qui permet de mutualiser la maintenance en recourant aux mêmes mécaniciens. "C'est essentiel alors que notre armée demeure de dimension modeste en projection", avait-il expliqué.

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Commentaires
a écrit le 04/10/2017 à 18:21 :
Donc ne surtout plus jamais perdre son temps, à répondre aux " appel d'offres " des Polonais

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