Pas de pluie de commandes civiles au Bourget mais de belles averses pour Airbus et Boeing

 |   |  545  mots
Boeing devrait assurer un feu d'artifice avec le lancement ce lundi du B737 MAX-10, lors de cette 52e édition du Salon du Bourget ou Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget (Paris Air Show en anglais) (Photo: Samedi 17 juin, au Salon du Bourget, avec au premier plan un Boeing 737 MAX  en cours de déplacement, et notamment au second plan, des lanceurs de l'ESA/Arianespace)
Boeing devrait assurer un feu d'artifice avec le lancement ce lundi du B737 MAX-10, lors de cette 52e édition du Salon du Bourget ou Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget (Paris Air Show en anglais) (Photo: Samedi 17 juin, au Salon du Bourget, avec au premier plan un Boeing 737 MAX en cours de déplacement, et notamment au second plan, des lanceurs de l'ESA/Arianespace) (Crédits : Reuters)
L'heure n'est pas aux prises de commandes pour les constructeurs. Néanmoins, le lancement du B737 MAX-10 par Boeing s'accompagnera de plusieurs commandes de lancement. Le groupe américain a prévu sept annonces ce lundi.

Si d'énormes contrats sont attendus dans la défense, il ne faudra pas s'attendre à une pluie de commandes d'avions civils au cours de cette 52ème édition ensoleillée du Salon du Bourget. Malgré les très belles averses qui accompagneront le lancement ce lundi du Boeing B737 MAX-10, une version allongée du B737 remotorisée (dit MAX) et quelques beaux contrats qu'aura réussi à concentrer Airbus durant cette semaine, le niveau de prises de commandes devrait être largement inférieur à celui des éditions précédentes. L'heure n'est pas aux prises de commandes pour les avionneurs.

Plusieurs raisons dissuadent en effet les compagnies aériennes de passer commande. Il y a notamment les énormes délais de plusieurs années entre la commande et la livraison du fait de l'ampleur des carnets de commandes d'Airbus (6.874 avions) et de Boeing (5.175 appareils).

Des carnets de commandes pleins à craquer

Au rythme actuel de production, Airbus a, par exemple, 10 ans de production assurée. D'où les énormes efforts des constructeurs et de leurs fournisseurs pour augmenter les cadences de production au cours des prochaines années. De fait, avec le contexte géopolitique incertain aujourd'hui (Brexit, Corée du Nord, terrorisme, Moyen-Orient...), les compagnies sont réticentes à passer commande. D'autant plus qu'avec la relative faiblesse du prix du baril de pétrole, elles n'ont aucune urgence à devoir remplacer leur flotte actuelle. Même anciens, des avions (déjà amortis), restent rentables à 50 dollars le baril. D'où certaines décisions de reports de livraisons d'avions observées ces derniers mois, essentiellement des avions long-courriers.

Accalmie sur le marché des gros-porteurs

Certaines compagnies qui veulent remplacer leur flotte ont également la possibilité de le faire avec des avions d'occasion, de plus en plus nombreux sur le marché, notamment sur les gros-porteurs. Cette accalmie sur le marché des avions long-courriers devrait durer plusieurs années encore. Dans une interview accordée à La Tribune, le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, table en effet sur « un très important cycle de renouvellement des flottes de gros-porteurs au début de la prochaine décennie ».

Pas d'impact sur les livraisons

Pour autant, ce frein sur les prises de commandes n'a pas d'impact sur les livraisons. Les annulations restent faibles par rapport à la taille des carnets de commandes.

« Par le passé, cela concernait environ 5 à 6 % du carnet de commandes. Nous continuons d'enregistrer des prises de commandes, avec des taux d'annulations et de reports de 1 % à 2 %, nettement inférieurs aux moyennes historiques », précise Dennis Muilenburg.

Nombreuses commandes de 737 MAX-10 en vue

Et pourtant, malgré ce contexte, il y aura tout de même des beaux contrats de signés au salon aéronautique du Bourget. Si Airbus va regrouper un certain nombre de contrats pour faire bonne figure pour le dernier Paris Air Show de son emblématique directeur commercial, John Leahy, Boeing devrait assurer un feu d'artifice avec le lancement ce lundi du B737 MAX-10, lequel s'accompagnera de plusieurs contrats des compagnies de lancement. China Air Lease Corporation, Jet Airways, SpiceJet, Ryanair, United, CDB Aviation étaient tous en discussion pour acheter cet appareil. Grâce à cet avion, Boeing pourrait remporter le match symbolique des commandes d'avions au salon du Bourget. Sept annonces sont prévues ce lundi par le groupe américain, contre deux pour Airbus.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/06/2017 à 10:58 :
Une fois de plus les Américains sotn sur le marché et malgré le fait que de " grosses commandes d'avions" ne seront pas dites au salon du Bourget, la concurrence fait toujours rage en Airbus et Boeing ! Nouvelle technologie, avion de ligne moins consommateur, des matériaux composites, des commandes de vol electrique, plus de sécurité dans les avions, du wifi ? Oui le futur de l'avion passe bien par le solaire, les materiaux les pluslégers qu'il soit, des moteurs moins consommateurs de kérozène, des systèmes électriques améliorés oui l'avionique est aussi améliorer avec des systèmes informatiques redondants ( doublé). La concurence entre Airbus et boeing continue de se developper, avec l'emergence de Comac et son C919, des russes ou encore des hindous. Il faut plus de 35000 avions de ligne pour 2040 donc la croissance de l'aérien ne fera que de se developper et l'on peut dire que le salon du Bourget à Paris ne desemplira pas avec 350.000 visiteurs attendus. Donc vive l'aéronautique et vive l'aérien au XXIeme siècle ! Vive l'électrique et les avions modernes !
Réponse de le 29/06/2017 à 23:12 :
L'avenir dépend de la paix, tout le reste est accessoire !
a écrit le 19/06/2017 à 9:16 :
Et pourtant la com tourne à plein régime.. ....

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :