Premier contrat pour Ariane 6 : Arianespace lancera quatre satellites de Galileo

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Les lancements des quatre nouveaux satellites de la constellation Galileo sont prévus, entre fin 2020 et mi-2021, par deux Ariane 62
Les lancements des quatre nouveaux satellites de la constellation Galileo sont prévus, entre fin 2020 et mi-2021, par deux Ariane 62 (Crédits : ESA)
Arianespace lancera quatre nouveaux satellites de la constellation Galileo à bord de deux Ariane 62, depuis le Centre spatial guyanais. Ce contrat sera mis en œuvre par l’Agence Spatiale Européenne pour le compte de la Commission Européenne.

Ariane 6 a ses premiers passagers dans son carnet de commande. C'est signé. Le président exécutif d'Arianespace Stéphane Israël, et le directeur de la navigation de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) Paul Verhoef,ont signé le contrat de lancement pour quatre nouveaux satellites du système de navigation européen Galileo depuis le Centre spatial guyanais (CSG). Cet accord sera mis en œuvre par l'Agence Spatiale Européenne pour le compte de la Commission européenne.

"Arianespace est particulièrement fière de se voir confier le premier contrat de lancement d'Ariane 6 par ses clients et partenaires fidèles, la Commission Européenne et l'ESA, s'est félicité Stéphane Israël. (...) Par cette décision, prolongeant les deux missions prévues avec Ariane 5 ES, la Commission Européenne et l'ESA donnent un signal clef d'engagement en faveur de la prochaine génération de lanceurs d'Arianespace, qui réaffirme plus que jamais sa mission d'assurer à l'Europe un accès autonome à l'espace".

Pour autant, ces satellites ne seront pas les premiers à être lancés par Ariane 6, le premier lancement étant prévu le 16 juillet 2020. D'ailleurs, Stéphane Israël pourrait être tenté de le mettre aux enchères, tant les clients se bousculeraient, selon le patron d'Arianespace. Les lancements des quatre nouveaux satellites Galileo sont prévus, entre fin 2020 et mi-2021, par deux Ariane 62, "la version du nouveau lanceur européen la plus adaptée pour cette orbite", a expliqué Arianespace. Si nécessaire, le contrat prévoit un backup avec la possibilité d'utiliser le lanceur russe Soyuz depuis le CSG. Chaque mission emportera deux satellites afin de poursuivre le déploiement de la constellation.

18 satellites Galileo déjà lancés

Les satellites, d'une masse d'environ 750 kg, circuleront sur une orbite moyenne à 23.222 kilomètres d'altitude et feront partie de la constellation de navigation par satellite Galileo. Première infrastructure commune produite et financée par l'Union européenne qui en sera également propriétaire, Galileo intègre des technologies innovantes développées par l'Europe au bénéfice des citoyens du monde entier. Le segment spatial de Galileo est actuellement constitué de 18 satellites.

Quatorze satellites ont été dans un premier temps lancés deux par deux par Soyuz, puis quatre supplémentaires ont été mis en orbite par Ariane 5 ES en novembre 2016. Deux autres missions sur ce lanceur sont prévues, respectivement le 12 décembre 2017 et à l'été 2018.

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a écrit le 14/09/2017 à 14:38 :
Ariane 5, records :
80 lancements d’affilée sans échecs.
Performance, plus de 10,7 tonnes mis en orbite géostationnaire le 25 mars 2017
Ariane 5, c’est 80% de lancements commerciaux et 20 % d’institutionnels
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Ariane 6 > 2020 :
Airbus : intégration
Safran : les moteurs des 3 étages et les boosters.
Casa : Composites.
NT Aerospace : Métallique.
Coiffe : Ruag
21 partenaires industriels au total.
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Objectif retour géographique sur le programme Ariane 6 (données ESA) :
L’objectif de l'ESA : « les pays membres récupèrent une charge de production équivalente à leur investissement financier ». Pas simple !
France 52%
Allemagne 23,55%
Espagne 6% (à 3% sur Ariane 5)
Belgique 3,5%
Suisse 3%
Suède 1,86%
Pays-Bas 1,85%
Italie 1,40% (se consacre au futur Véga C, était à 6% sur Ariane 5)
Roumanie 1%
Norvège 0,33%
Ireland 0,31%
Australie 0,036%
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Ariane 6 sera assemblée à l’horizontale, comme les fusées Soyouz, au contraire d’Ariane 5.
L’ensemble ne sera relevé qu’après l‘assemblage des 2 premiers étages.
Les boosters à poudre seront intégrés en position verticale, ainsi que la coiffe qui porte les satellites.
L’assemblage horizontal devrait permettre au CNES de gagner tu temps, l’objectif est de le diviser, ce qui permettra d’accélérer les lancements. Objectif final : passer de 8 (maximum) avec Ariane 5 à une douzaine avec la nouvelle fusée.
Et puis l’horizontalité permet de travailler dans un espace mois volumineux, plus facile à gérer pour la sécurité, la manutention et la climatisation.
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Est pensé pour rééquilibrer les marchés, institutionnel et commercial, donc pour consolider l’indépendance de l’espace pour l’Europe.
Le marché institutionnel (surtout l’observation), se situe principalement hors espace géostationnaire, dans l’héliosynchrone.
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Ariane 62, missions non géostationnaire et géostationnaire, 2 boosters, jusqu’à 5 t.
Ariane 64, géostationnaire, 4 boosters, jusqu’à 11,5 t, poussée au décollage à plus de 1500t, masse totale au décollage 860 t (780 t pour Ariane 5).
Les boosters à poudre (plus puissants) seront identiques à celui qui accélérera le futur Vega C qui ne possède pas de moteur sur son 1er étage.
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Ariane 62 et 64 possèderont un nouvel étage ré-allumable qui permet d’atteindre différents orbites, ce dont Soyouz est capable, mais pas Ariane 5.
A l’avenir, nous pourrons éventuellement nous passer des lanceurs russes et américains, et répondre à tous les appels d’offres.
La France étant déjà le 1er intégrateur mondial de satellites (Airbus + Thales Aliena), ceci va lui permettre de nouvelles opportunités, qui seront bien utiles, dans un marché ou de nouveaux concurrents vont prochainement arriver.
Ce 3ème étage ré-allumable permettra aussi de désorbiter les fonctions supérieures (dont la coiffe de 20m de hauteur qui transportera et protègera les satellites), ce qui permettra de ne pas encombrer l’espace plus que nécessaire.
Le désorbitage, serait une première mondiale, volonté du gouvernement français, qui était l’un des points de discorde avec les allemands sur ce projet.
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Cout visés :
Ariane 62 70 M€ maxi
Ariane 64 115 M€ maxi
Celui de l’actuelle Ariane 5 : ~ 160 M€
Ces chiffres sont la démonstration, qu’en d’innovation et en remise en cause de projets industriels, il ne faut jamais trainer et toujours aller de l’avant.
Parce que la concurrence est rude et ascendante. L’Europe et la France n’ont pas le droit à l’erreur.
Les picsou allemands freinent souvent le binôme, comme pour le drone MALE.
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La production des tuyères des P120C d’Ariane 6 s’automatise
https://www.aerospatium.info/production-tuyeres-p120c-dariane-6-sautomatise/
a écrit le 14/09/2017 à 14:11 :
Galileo, c'est bien ce système qui est équipé d'horloges allemandes qui tombent en panne ?
Réponse de le 14/09/2017 à 16:26 :
Les horloges ne sont pas allemandes mais suisses. Enfin pour être plus précis, elles sont fournies par la société suisse SpectraTime crée en 2004 filiale du groupe français Oriola coté en bourse sur Alternext (ALORO).
a écrit le 14/09/2017 à 13:30 :
Galileo à déjà cotise à l'échec du lanceur russe à kourou . Est ce judicieux de choisir un lanceur prototype . Le GPS français à déjà 20 ans de retard ?
Réponse de le 14/09/2017 à 22:14 :
@vega - vous avez oublié de préciser: "Le GPS allemand est formidable"

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