Estée Lauder installe l'enseigne M.A.C sur les Champs-Elysées

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Dans un entretien exclusif accordé à La Tribune, John Demsey, président des marques d'Estée Lauder, détaille la stratégie d'internationalisation de M.A.C, spécialiste du maquillage.

M.A.C prépare l'ouverture d'un « flagship store » sur les Champs-Elysées. La marque de maquillage détenue par Estée Lauder s'installera, fin 2012, sur l'avenue la plus réputée de la planète mode, à la place d'un magasin Infinitif, sur 250 m2. Cette inauguration relève de la stratégie d'internationalisation qu'imprime Estée Lauder à cette marque haut de gamme acquise en 1998. « M.A.C est l'un des moteurs de la croissance du groupe Estée Lauder », explique à La Tribune John Demsey, président du géant américain aux 8,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires.

Fondée en 1984 à Toronto, cette marque connue des maquilleurs professionnels réalise 54% de ses ventes en dehors du continent nord-américain. « D'ici à cinq ans, 60% de son chiffre d'affaires proviendra de l'international », jure John Demsey. Comme L'Oréal mise sur ses « nouveaux marchés », Estée Lauder compte sur le Brésil, l'Inde et l'Asie pour accélérer la croissance de ses marques Clinique, M.A.C et autres Origins. Mais pas seulement, note le patron d'Estée Lauder. M.A.C convertit les femmes d'Europe à ses gammes hautes en couleurs. Avec succès : en 2011, sa croissance aurait surpassé les 7,7% de progression qu'a affichés le marché des produits cosmétiques de luxe.

La méthode M.A.C passe par un développement de son réseau à l'enseigne. « Chaque magasin génère en moyenne 1 million de dollars de chiffre d'affaires. Le plus gros de nos magasins réalise 12 millions de dollars de vente », indique John Demsey. Mac en exploite aujourd'hui 1.749 dans le monde, répartis dans 79 pays. « Nous procédons comme une marque de mode. Notre expansion est d'abord passée par l'ouverture de boutiques de quartier, puis de stands dans les grands magasins, avant d'aborder les aéroports et les quartiers underground de la mode. Nous ouvrons désormais des megastores dans les grandes villes, à l'instar du magasin de Times Square à New-York », raconte John Demsey. Estée Lauder projette d'ouvrir encore « cinq à dix » de ces vaisseaux-amiraux. Le magasin des Champs-Elysées en relèvera. « Son chiffre d'affaire annuel le rangera très probablement parmi le top 4 des magasins de l'enseigne dans le monde », juge ce dernier.

Cette nouvelle adresse devrait améliorer la notoriété de M.A.C à l'étranger mais aussi en France. Ses 36 boutiques françaises (dont 12 stands dans des grands magasins) rencontrent un franc succès auprès des femmes de peau noire, mate et métissée. « En France, ce marché est négligé », note John Demsey. Pour mieux les aborder, l'enseigne pousse d'ailleurs ses pions dans les centres commerciaux à la clientèle plus populaire. M.A.C s'annonce également dans les centres Lyon Part Dieu et V2 à Villeneuve d'Ascq.

 

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