Ces Anglais qui s'attaquent au champagne !

 |   |  1022  mots
(Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2010. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le sparkling english wine, qui le connaît en France? Pourtant, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, certains vont jusqu’à le comparer au champagne… Au fur et à mesure que l’industrie du vin s’étend et s’affine, les bulles anglaises gagnent des palais, comme du marché...

La blague d'été, autrefois, était qu'en enfer le vin serait anglais. Mais les saisons ne sont plus les mêmes... à tel point qu'aujourd'hui le english wine (fait en Angleterre à partir de raisins locaux) commence à acquérir une certaine renommée. Surtout le sparkling, c'est-à-dire le pétillant, que parfois l'on compare même au champagne.

Une telle témérité, évidemment, ne s'explique pas que par les bulles. Bien de vins effervescents sont produits dans d'autres pays, comme les spumante et prosecco italiens ou le cava espagnol. Or, ces derniers n'utilisent pas les cépages caractéristiques de la Champagne (pinot noir, pinot meunier et chardonnay). Ce qui est  en revanche le cas du sparkling english wine, qui partage d'ailleurs un élément de plus avec les plus nobles des bulles françaises: le sol calcaire, typique du Sud de l'Angleterre tout comme du Nord-Est de la France. Si l'on prend aussi en compte une certaine proximité géographique (le Kent et le West Sussex, d'où viennent les meilleurs vins pétillants anglais, se trouvent à seulement 145 kilomètres de la Champagne), ainsi que le changement climatique que connaît aujourd'hui l'Angleterre, on comprend bien les raisons du parallèle, comme de l'investissement croissant des vignerons anglais dans le pétillant.

Du muller-thurgau aux cépages du champagne

Le vin anglais traverse en effet une véritable révolution. Les premières bouteilles produites et commercialisées en Angleterre, après une interruption remontant à la Première Guerre mondiale, datent de 1955 et celles de la variante pétillante des années 60. Mais en raison du climat, les premiers cultivateurs préféraient des variétés qui mûrissent rapidement, peu propices à des vins de qualité, comme le bacchus et le muller-thurgau. C'est seulement depuis les années 80 que certains vignerons ont introduit les cépages du champagne. Et depuis 1984, les surfaces cultivées au raisin ont plus que triplé, passant de 430 hectares à 1384 hectares en 2011, année où la Wine Standard Branch dénombrait 419 vignobles en Angleterre. En 2010, pour la première fois, plus de la moitié des récoltes ont été utilisées pour produire du sparkling wine. Et les cépages propres au champagne représentent désormais presque 50% des cultures.

La progression n'est d'ailleurs pas seulement quantitative. En 2013, les vins anglais ont gagné quatre médailles d'or à l'International Wine Challenge (IWC), dont trois pour du vin pétillant, ainsi que 19 médailles d'argent et 25 de bronze. Selon un critique du magazine Evening Standard, Andrew Neather, le meilleur vin pétillant anglais serait aussi bon qu'un champagne correct, et celui le plus vendu au Royaume-Uni, commercialisé à 30 livres sterling, serait plus intéressant qu'un champagne vendu (hors discounts) à 33 livres sterling.

Selon Fabrice Tessier, membre de la revue spécialisée Le Rouge & Le Blanc, «parler de concurrence avec le champagne serait néanmoins prématuré. Tout d'abord parce que les tailles des vignobles champenois et anglais ne sont pas comparables. Ensuite, en raison de la tradition plus que centenaire de la France et de la  lecture de ses sols,  qui ne peuts'acquérir en quelques années et qui est une spécificité qualitative de la Champagne». De surcroît, les producteurs, dont les investissements dans des vignobles ou procédés nouveaux sont souvent récents, ont besoin d'un rendement rapide, ce qui les empêche de laisser le vin vieillir très longtemps.

La taille des vignobles explique aussi une différence nette de volumes : 3 millions de bouteilles par an pour l'ensemble du vin anglais en 2011, contre plus de 300 millions de bouteilles de champagne. Au Royaume-Uni, en 2011, le english wine ne représentait encore que 0,14% de l'ensemble des ventes de vin, selon l'organisme English Wine Producers. Malgré le changement climatique, la météo reste d'ailleurs une menace: la BBC cite l'exemple du plus grand domaine, Nyetimber, qui en 2012, après un été horrible, aurait été obligé de jeter toute sa récolte.

Un marché en plein essor

Il n'empêche : le sparkling english wine, doucement, s'impose. Selon la BBC, au Royaume-Uni la demande interne, probablement portée par le nouvel engouement pour les produits locaux, voire par un certain patriotisme, commence à dépasser la production. En douze ans, la maison Chapel Down aurait multiplié par huit ses ventes de brut non millésimé et par trois fois ses prix. En 2012, selon The Independent, les ventes de sparkling english wine ont été propulsées par les Jeux olympiques et les célébrations des soixante années de règne d'Élisabeth II. English wine producers espère qu'en 2015 la production de sparkling wine dépassera les 5 millions de bouteilles, en atteignant ainsi 1/8 du volume des importations de champagne au Royaume-Uni et 100 millions de livres sterling de ventes au détail.

Les maisons anglaises semblent aussi de plus en plus se tourner vers les marchés internationaux. «Leur présence au grand salon mondial ProWein de Düsseldorf, qui a attiré  plus de 40000 visiteurs en trois jours, n'est pas anodine», observe notamment Fabrice Tessier. Des sociétés comme ESW Exports sont spécialisées dans l'exportation du sparkling. Même la famille royale s'en mêle. Camilla, la duchesse de Cornouailles - qui, en plus d'être l'épouse du prince Charles, descend d'un commerçant de vin et préside l'Association de vignobles du Royaume-Uni (United Kingdom Vineyards Association) - a suggéré aux producteurs de trouver un vrai nom pour le pétillant anglais, qui lui confère une aura comparable à celle du champagne.

Cependant, en France, l'essor des nouvelles bulles d'outre-manche semble encore se heurter à une certaine résistance culturelle. «Sur le marché français le sparkling english wine est difficile à trouver, sans doute parce qu'il n'est pas très connu, y compris parmi les professionnels. Ceux qui l'apprécient craignent probablement de ne pas réussir à convaincre», analyse Fabrice Tessier: «Le plus prometteur que j'ai goûté était d'ailleurs une version non dosée d'un sparkling qui sera malheureusement commercialisée à 9g de sucre, le non dosé étant trop sec pour le goût anglais». Shocking! Du moins pour les Français.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/08/2013 à 7:19 :
Faire tout un article sur du MOUSSEUX sans employer le mot, ça ne manque pas de piquant.
a écrit le 10/08/2013 à 18:14 :
étant moi même viticulteur en champagne je pense que le terroir au sud de l'Angleterre d'apparente a celui de la champagne maintenant le climat joue pour beaucoup et en 2012 la récolte en champagne a été moyenne mais il en résulte un futur grand champagne par contre en Angleterre la récolte a été catastrophique
je pense qu'il faut 10 a 20 années pour que les vignes en Angleterre expriment le potentiel du terroir amis je suis convaincu que d'ici 2 décennies et sous réserves que le réchauffement climatique continue le vin effervescent issu du terroir Anglais sera de grande qualité
a écrit le 10/08/2013 à 14:22 :
Le snobisme n'a pas de frontière...
a écrit le 10/08/2013 à 13:12 :
Le principe de Parmentier. Pour imposer la pomme de terre en France il avait facilité son vol sur une parcelle gardée par des endormis. Les voleurs ayant trouvé cela très bon l'on cultivée à leur tour. La France depuis est le premier producteur mondial de pomme de terre avec une multitude de varités. Pareil pour le Champagne. Nous faisons mine de nous faire dépasser ou piquer un cru régulièrement par des anglais (et surtout des américains) avant de reprendre la main une fois l'habitude prise et le produit diffusé. Les spécialistes anglais du vin français sont donc payés par nous pour remplir cette mission. N'hésitez pas non plus à boire du vin de tous pays....il est toujours français à très large majorité ou diffusé dans l'autre cas par des français. N'hésitez pas non plus à stocker quelques centaines de bouteilles car au train actuel il n'y en aura bientôt plus pour tout le monde. D'autre part n'ayez aucune modération sur l'achat des plus grandes marques de whiskies et autres vodkas... elles sont elles aussi françaises. Il sera très très difficile de faire grise mine sur le sujet pour lequel il est vrai , habitués au talent, nous avons la victoire sobre.
a écrit le 10/08/2013 à 8:36 :
Les rosbifs, piètres cuisiniers et viticulteurs mais amateurs de bonnes choses ont toujours été jaloux de notre mode de vie, qui comprend bien évidemment notre gastronomie au sens large. Au même titre que Jammy Oliver ne sera jamais feu Bernard Loiseau, leur vin pétillant restera éloigné d'un grand brut millésimé. Vivant en Bretagne dans une petite bourgade du bord de mer et les ayant longtemps côtoyé "touristiquement" comme professionnellement, leur hypocrisie à notre égard n'a d'égale que le ridicule de leurs tenues vestimentaires. Ils passent leur vie à dénigrer du "frenchy" mais dès qu'ils arrivent à la retraite ne rêvent que de s'offrir une maison en campagne feançaise. Drôles de personnages... Et peu de risques quant à la pérennité du secteur viticole français.
Réponse de le 10/08/2013 à 10:28 :
@Pitcho: t'as sans doute raison sur le fonds, mais nous vivons dans une société de consommation dans laquelle 1 milliard de consommateurs réguliers à 2 balles valent plus qu'1 riche qui paie sa boutanche au prix fort. Il n'est donc pas impossible que dans l'avenir, tu ne trouves plus que le Grand Margnat sur l'étagère de ton hyper :-) au fait, ça existe encore le Grand Margnat ??
a écrit le 10/08/2013 à 0:54 :
J'adore les variétés qui mûrissent rapidement, peu propices à des vins de qualité, comme le bacchus et le muller-thurgau
a écrit le 09/08/2013 à 17:22 :
muais, attention aux effets de mode .la presse ,souvent britannique et par autopromotion parle de ces sparkling wine depuis déja quelques années mais tous les spécialistes vous diront qu on est loin du champagne tant en terme de qualité que de quantité , meme a long terme . le champagne a déja une marque ( son nom) qui traversera les ages .
ce sparkling anglais arrivera certainement a seduire des masses et notemment les jeunes mais les riches, britanniques ou pas, prefereront toujours la qualité et le prestige car eux n ont rien a fiche de quelconque patriotisme
a écrit le 09/08/2013 à 14:55 :
La cour de France a joué un rôle important dans l'ennoblissement du petit vin de Champagne. C'est pratique, pour les producteurs anglais actuels, d'avoir conservé un dispositif identique...
a écrit le 09/08/2013 à 11:48 :
Le Champagne, comme le vin français en général, est un mythe surfait?
Il est temps qu'en France on s'en rende compte !
(Italie, Argentine, Californie, Australie, New Zealand, Chili et j'en passe)

D'ailleurs parmi les plus grand oenologue une majorité n'est-elle pas britannique ?
Réponse de le 09/08/2013 à 12:43 :
Selon vous le pays comptant le plus gd nombre de gynecologue pourrait se prevaloir des plus beaux bebes du monde? Le vin est une question de terroir et de savoir faire. Or la France dans ce domaine jouit d'un avantage historique. Cela ne signifie pas que nous sommes les seuls a produire du bon vin mais don't disposons d'un avantage relative, ne vous en deplaise. Pour le reste rejouissez vous avec du vin chilien.
Réponse de le 09/08/2013 à 13:18 :
Myrmidon doit boire du vin "français" acheté en cubitainer, d'où son mépris, Par ailleurs, sa (mé) connaissance des vignobles étrangers le conduit à tout mélanger; le vignoble italien comme le français est très typé et varié avec des produits grandissimes, les vignobles chiliens ou NZ sont bien plus standards, produisant des vins bien faits, au gout "américain" dont on se lasse vite. Il reste que la France a un avantage quantitatif et qualitatif vu l'étendue et la diversité des terroirs, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de bons vins ailleurs, du Liban au Luxembourg, de la Roumanie au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Hongrie, en Tunisie, pour s'en tenir à des terroirs qui nous sont proches (sans oublier l'outre-manche, bien sûr).
Réponse de le 09/08/2013 à 14:21 :
il y a de tres bons vins dans pleins de pays .le francais devrait tester au lieu de ciitiquer sans avoir bu ....
c'est comme les gamins: j'aime pas les ca ! ! ! mais ourquoi,? tu n'y a pas encore gouté. !
non sans blague .. il y a de grands vins pas qu'en france... !
Réponse de le 09/08/2013 à 15:52 :
@hades; tu as raison, mais il existe aussi de bons vins ailleurs. Personnellement, je trouve que la qualité du champagne en Russie est équivalent à celle de la France, mais la boutanche est 10 fois moins chère. Faut pas non plus se la raconter en pensant qu'on est les plus beaux :-)
Réponse de le 09/08/2013 à 17:15 :
Il y a du vin en cubi trés bon, bien meilleur que certains en bouteille , ne vous en déplaise SCEPTICK...
Réponse de le 09/08/2013 à 17:29 :
moi je suis partant pour faire le test du champ russe...no problem ...
je test tout sans probleme... ;-)
Réponse de le 09/08/2013 à 22:33 :
Cher Magicamille, qu'il y ait de mauvais vins en bouteille, c'est vrai, mais je n'ai jamais bu de château Margaux ou de Montrachet ou l'équivalent sortant d'un cubitainer. Ceci étant, je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses, car chacun fait ce qu'il veut et ce n'est pas parce que je n'aime pas le vin dans cet emballage, que je dois en dégouter les courageux amateurs de celui-ci.

Réponse de le 09/08/2013 à 23:57 :
@hades et Patrickb: si je peux me permettre de vous donner un conseil... Essayez: http://www.massandra.co.uk/ du bonheur en bouteille!
Allez, un petit deuxième "pour la route": http://www.fuerst-von-metternich.com/en/
Je suis incorrigible, un dernier :-)
http://bock.hu
Réponse de le 10/08/2013 à 9:29 :
@ fl57mdy
merci je vais voir ca ! ;-)

Réponse de le 10/08/2013 à 10:22 :
@fl57: je voyage beaucoup et je sais que des vins autres français méritent notre attention :-) je ne dis pas que les vins français sont mauvais, mais que d'autres ont tout aussi bons ...et souvent moins chers :-)
Réponse de le 11/08/2013 à 15:29 :
À votre service... Le bonheur de vivre hors de France et de voyager bcp :-)
a écrit le 09/08/2013 à 11:43 :
le Kent ou le West Sussex à 145 km de la Champagne ??? plutôt 300 km! ;-)
Réponse de le 09/08/2013 à 15:27 :
Bien vu !
a écrit le 09/08/2013 à 11:25 :
La recette anglaise est simple Patriotisme cad privilegier les pdts anglais et qualite. En France favoriser le made in France est une insulte et pour ce qui est de la qualite n'en parlons pas, notre pays dans tous les domaines est un supermarche low cost. Apres on peut se demander quelle est la formule qui a de l'avenir l'anglaise ou la francaise?
a écrit le 09/08/2013 à 11:04 :
SI les anglais commençent à faire du champagne, on est pas sortis de l'auberge!!!
Réponse de le 09/08/2013 à 19:48 :
@ plop ;
ils ne font pas du Champagne, mais un pétillant.....comme on en fait en France( Vouvray, Clairette de Die, la blanquette de Limoux et les créments de Loire,Bourgogne et Alsace ) .
Réponse de le 10/08/2013 à 11:05 :
@plop: commentaire typiquement franchouillard qui suggére que le monde n'évolue pas, tourne autour de la France et que tous les autres sont des c... qui ne savent rien faire !!! tu voyages un peu au moins pour appuyer ton point de vue ? -)
a écrit le 09/08/2013 à 11:03 :
"comme des marché." ? Moi, j'aurais mis un "s" à marché... Mais, bon, c'est vous qui voyez !
a écrit le 09/08/2013 à 10:40 :
attention,il faut etre vigilants et pas s'endormir sur les lauriers.La menace ne vient pas seule
ment de l'Angleterre mais de l'Europe et bientot du monde entier.
Les italiens avec le Prosecco docg pour 2012 ont produits 320 millions de bouteilles.
Export dans 80 Pays pour un total de 28 millions de bouteilles avec chiffre d'affaire de 115.
millions euro.Le danger souvent est devant la porte,voir GB........(Mme Giraud wine export)
Réponse de le 09/08/2013 à 11:37 :
Menace ? Danger ? Vous voulez qu'on envoie la bombe ?
Réponse de le 09/08/2013 à 12:08 :
@Chic: no,pas nécessaire en raison que les rafales sont en panne.....
a écrit le 09/08/2013 à 10:31 :
Pourquoi pas?!

Il faut arrêter de croire qu'on peut exclusivement bien manger et boire en France!
Réponse de le 10/08/2013 à 10:59 :
Bravo pepper. D'ailleurs je profite de votre pragmatisme pour dire ceci : et si on arrêtait de penser que la qualité et le luxe serait exclusivement allemand pour les voitures ? A méditer.....
a écrit le 09/08/2013 à 10:20 :
Lire ..."la lecture de ses sols"... pour :... "la texture de ses sols".
Réponse de le 09/08/2013 à 10:31 :
Erreur, je voulais dire : Lire ..."la texture de ses sols"... pour :... "la lecture de ses sols".
Réponse de le 09/08/2013 à 10:54 :
300 millions de bouteilles par an? N'importe quel oenologue sérieux et objectif vous dira que ce n'est pas possible juste avec les raisins poussant sur le territoire de la Champagne. Il faudrait au moins le double de surfaces viticoles. Je comprends mieux maintenant le pourquoi de tous les camions-citernes chargés de moût traversant la vallée du Rhône en direction du nord.
Réponse de le 09/08/2013 à 11:53 :
@Oeno; c'est du made in Italy ou made in Spain.....honny soit qui mal y pense!!!!
Réponse de le 09/08/2013 à 15:33 :
C'est comme pour le Beaujolais primeur je crois...
Au niveau mondial il s'en vend pour près de dix fois la production française je pense...
C'est une pratique vieille comme le monde. Faut rester vigilant mais pas naïf hein...
Réponse de le 28/08/2013 à 12:04 :
Etant viticulteur champenois, je tombe des nues en lisant "Oeno". C'est une parfaite méconnaissance du fonctionnement du vignoble. Venez plutot gouter nos champagnes et visiter les maisons pour parfaire vos connaissances !
J'ai gouté du pétillant anglais, mais alors pas inquiet du tout...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :