Tabac : Reynolds (Camel) rachète Lorillard (Newport) pour 27,4 milliards de dollars

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Les actionnaires du groupe Lorillard détiendront 15% des actions de Reynolds. (REUTERS/Lucas Jackson)
Les actionnaires du groupe Lorillard détiendront 15% des actions de Reynolds. (REUTERS/Lucas Jackson) (Crédits : REUTERS/Lucas Jackson)
À l'issue de la transaction, approuvée par les conseils d'administration des deux groupes, la nouvelle entité aura un chiffre d'affaires annuel situé autour de 11 milliards de dollars, avec un bénéfice opérationnel situé à près de 5 milliards.

27,4 milliards de dollars (20,1 milliards d'euros), c'est que va dépenser le cigarettier américain Reynolds American, numéro deux sur le secteur américain avec environ 25% de part de marché, pour le rachat de son concurrent (et numéro trois) Lorillard, spécialisé dans les cigarettes mentholées (Newport, Maverick). 

Reynolds cède Winston mais conserve Camel

Dans le cadre de l'accord, Reynolds a annoncé la cession des marques Kool, Salem, Winston. À elles trois, ces marques représentent environ 5,1% du marché américain d'après le site de Reynolds. 

La compagnie va également procéder à la vente de la marque de cigarette électronique blueCigs et d'autres actifs au britannique Imperial Tobacco Group pour 7,1 milliards de dollars en numéraire, a-t-elle annoncé dans un communiqué.  

Reynolds conservera néanmoins ses marques historiques Camel et Pall Mall, mais surtout sa marque de cigarettes électroniques VUSE, sur laquelle il compte beaucoup pour se renouveler.

11 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel

À l'issue de la transaction, approuvée par les conseils d'administration des deux groupes, la nouvelle entité aura un chiffre d'affaires annuel situé autour de 11 milliards de dollars, avec un bénéfice opérationnel situé autour de 5 milliards.

D'après les analystes financiers interrogés par Reuters, ce mariage entre les numéros deux et trois du marché américain (deuxième mondial des produits du tabac derrière la Chine) leur permettra de rivaliser avec le numéro un, Altria, propriétaire de Marlboro.

British American Tobacco emprunte pour se maintenir au capital

Le groupe British American Tobacco, propriétaire de Dunhill et Lucky Strike notamment et actionnaire majoritaire de Reynolds, a de son côté annoncé qu'il allait débourser 4,7 milliards de dollars (via des liquidités et le recours à l'emprunt) pour maintenir sa part à 42% au sein du capital de la compagnie, tandis que les actionnaires de Lorillard en détiendront 15%.

"Nous pensons qu'il s'agit d'un bon investissement pour nos actionnaires. Nous soutenons entièrement l'accord qui permettra de maintenir notre position dans ce qui sera un ensemble plus large et plus compétitif", a expliqué le PDG de BAT, Nicandro Durante, dans un communiqué.

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a écrit le 15/07/2014 à 17:44 :
En plus du groupe des premières 500 entreprises américaines, les USA disposent de 2600 entreprises consolidées dont le chiffre d'affaire est supérieur à 1 milliard et monte jusqu'à 5 milliards. Ce stock fond à vue d'oeil car il n'est plus alimenté par des sociétés montantes de la catégorie réalisant moins de 1 milliards de chiffre. Il disparaît actuellement sur une moyenne estimée à 100 sur les 6 années en cours soit une perte de 600. Ensuite les rythme moyen passera à 200 sur les 10 ans prochains. c'est à dire qu'il n'en restera plus. Ne resteront que les 500 premières qui pourront alors se concentrer à leur tour. Un phénomène nouveau dont on a pas bien conscience. Les fusions actuelles en sont pourtant une belle illustration.

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