Faute de trésorerie, les ex-Fralib appellent au soutien populaire

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L'ancien président de la République François Hollande en visite chez Scop-Ti en 2015.
L'ancien président de la République François Hollande en visite chez Scop-Ti en 2015. (Crédits : REUTERS/Philippe Laurenson)
En dépit de carnets de commandes pleins, la société de de thés Scop-Ti, née après des mois de luttes face à Unilever, risque de manquer de liquidité, selon son directeur général délégué.

En manque de trésorerie, la Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions (Scop-Ti) lancée en 2014 par les salariés de l'ex-Fralib, à Gémenos (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, lance lundi une campagne de financement participatif pour récolter plusieurs centaines de milliers d'euros.

"Malgré la reconnaissance de notre savoir-faire et la qualité de nos produits, nous manquons d'environ 700.000 euros pour nous développer et ainsi pérenniser notre modèle économique", a expliqué à l'AFP Olivier Leberquier, ancien délégué syndical CGT des Fralib (ex-Unilever), aujourd'hui directeur général délégué de la Scop.Ti. "Bien que nos carnets de commandes soient remplis, il y a un risque que nous ne puissions les honorer, faute de fonds: car il faut que nous puissions acheter les premières premières, les emballages...et tout cela ne peut se faire sans trésorerie."

Dons par internet

Pour l'heure, les donateurs sont invités à envoyer un chèque à la coopérative. Le don en ligne sera également possible "dans la semaine" via le site internet de la coopérative, a promis le directeur général délégué.

En mai 2014, après avoir fait annuler en justice plusieurs plans de sauvegarde de l'emploi (PSE), les ex-Fralib avaient réussi à arracher à Unilever un accord de fin de conflit ainsi que 19,26 millions d'euros pour pouvoir monter leur projet de coopérative, y investissant toutes leurs indemnités de licenciement. Depuis, ils ont lancé deux marques: "1336", correspondant au "nombre de jours de lutte" contre Unilever, ainsi que "Bio SCOPTI", une nouvelle marque de tisanes destinées aux magasins bio.

Selon Olivier Leberquier, l'entreprise a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 1,86 millions d'euros et compte actuellement 41 salariés en CDI. La coopérative espère pouvoir intégrer dans l'année encore quatre salariés de l'ex-Fralib, a-t-il ajouté.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 17/07/2017 à 18:08 :
Le syndicat CGT est un défenseur des salariés ... C'est un fait même si certains les trouvent un peu trop virulent , on ne peut pas leurs en vouloir !

Question gestion ils sont nuls !
Combien de CE mis en faillite alors que leur seul rôle est de distribuer l'argent de l'entreprise ...

Quand on dirige une société un ancien syndicaliste doit défendre avant tout l'outil de travail et le salarié ensuite sinon faillite ...

Expliquez moi comment on peut prendre des commandes que l'on ne sait pas honorer faute de liquidités ...
Comment peut on prétendre embaucher 4 personnes si on a besoin de dons pour honorer ses commandes .
Avec 41 personnes en prenant en compte les charges sociales et en réalisant un chiffre d'affaire énoncé , l'entreprise est au bord du dépôt de bilan ...

La CGT en gestion d'entreprise à des leçons à recevoir ... On ne s'improvise pas chef d'entreprise , on prend des cours ( du soir si on n'a pas la journée de disponible ).
Mais c'est vrai on peut toujours faire une quête au drapeau !
a écrit le 17/07/2017 à 17:02 :
Injecter 19 millions dans une société qui fait 1.8 millions de chiffre d'affaires... j'ai bien compris? Clairement ces ouvriers n'étaient pas à la recherche de la rentabilité! On peut se demander où est passé l'argent!
Réponse de le 17/07/2017 à 19:22 :
Le monde est tel qu'il est ...je vais essayer de répondre à ta question.
Ou est passé l'argent ?

19 millions injectés pour un chiffre d'affaire de 1,8 millions est un chiffre ( 10 % de ta mise ).
Qu'elle part prend le salarié dans le chiffre d'affaire pour une rentabilité minime : 200 000 € par an et tu es en droit de pouvoir prétendre à une marge de 3% soit 6000€ par an par salariés.
Avec un tel chiffre d'affaire il faut 9 personnes pour la faire fonctionner , ce qui te fera 54 000€ de bénéfice soit 0,02% de ta somme investie .C'est pas un rendement extraordinaire mais tu faits vivre 9 personnes et tu peux même réinvestir tes 54 000€ dans l'entreprise .C'est ce qu'on peut appeler une danseuse ou tu mets ton argent pour développer une entreprise et tu ne t'attends pas forcément à un retour d'investissement faramineux .

Avec 41 personnes leur chiffre d'affaire devrait être de 8 millions € et la tu vois qu'il y a problème de suite. La part du salarié dans cette entreprise par rapport au chiffre d'affaire est de 44 000€ ... Trouver un investisseur est impossible ce n'est plus une danseuse c'est un gouffre , et le plus dommage c'est que leurs produits doit être de très bonne qualité .
Une entreprise c'est comme un enfant , si tu veux qu'elle s'épanouisse il faut de la rigueur et une bonne gestion .
Quand elle devient grande , si tu peux plus fournir son investissement tu t'en sépare .



Salutations
a écrit le 17/07/2017 à 13:37 :
Moi je veux bien les soutenir en faisant un prêt à 0%, mais un don à une entreprise rentable c'est non.
Réponse de le 17/07/2017 à 14:57 :
Je suis d'accord. Un don et puis quoi encore, Qu'ils vendent des parts de la société aux investisseurs et non donateurs ou qu'ils échangent contre une quantité de boite de thé au moins. Le financement participative je suis pour mais il faut que le donateur recoive en retour quelque chose.
Réponse de le 17/07/2017 à 16:52 :
Tout à fait d'accord. Mais 41 salariés pour 1 860 000 €, ça m'étonnerait qu'ils soient rentables.
Réponse de le 17/07/2017 à 21:03 :
Ils disent que c'est un problème de trésorerie et pas de carnet de commande. Mais oui ca ne fait pas beaucoup effectivement...
a écrit le 17/07/2017 à 13:00 :
Les banquiers détestent la liberté et ne sont pas près de la financer.

Quand notre économie néolibérale devient idéologie appliquée, alors que l'absence de hiérarchie est reconnu par tout le monde comme augmentant la capacité de production d'une entreprise elle ne trouve pas de fonds privés car ces derniers étant
Réponse de le 17/07/2017 à 13:54 :
... contre l'idée d'égalité.

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