La patronne de Chanel démissionne pour "divergences d'opinions"

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Maureen Chiquet laisse derrière elle, un bilan positif. (Photo: à New York, le 10 novembre 2008, lors de la cérémonie où Maureen Chiquet a reçu un Glamour Woman of the Year.)
Maureen Chiquet laisse derrière elle, un bilan positif. (Photo: à New York, le 10 novembre 2008, lors de la cérémonie où Maureen Chiquet a reçu un Glamour Woman of the Year.) (Crédits : Reuters)
L'Américaine Maureen Chiquet a annoncé sa démission du poste de PDG du groupe Chanel. Elle sera remplacée provisoirement par Alain Wertheimer, un des principaux actionnaires de ce groupe familial.

Chanel a annoncé mercredi le départ de sa directrice générale, Maureen Chiquet, d'ici à la fin du mois, rapporte le "New York Times".

Maureen Chiquet, en poste depuis 2007, part "en raison de divergences d'opinion sur l'orientation stratégique de la société", écrit le NYT en citant Chanel.

Le président Alain Wertheimer, membre de la famille qui contrôle la maison de couture et de luxe, assumera les responsabilités opérationnelles dans l'attente d'un successeur à Maureen Chiquet, ajoute le quotidien.

Un bilan positif

Maureen Chiquet est une ancienne de L'Oréal et Gap. Elle était entrée chez Chanel en 2003 pour diriger la filiale américaine de la griffe de luxe française. Elle accédera au poste de PDG monde en 2007. Les analystes ont jugé positivement le bilan de Maureen Chiquet.

En 2014, le chiffre d'affaires a progressé de 9,4% à 6,65 milliards d'euros. Le bénéfice net avait bondi de 38% à 1,2 milliard d'euros. Le groupe doit néanmoins affronter le ralentissement du secteur du luxe au niveau mondial, particulièrement en Chine.

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Commentaires
a écrit le 28/01/2016 à 13:58 :
Chanel dispose d'une participation de 5% dans l'américain Coty. Cette société vient de reprendre l'important portefeuille de marques de beauté et de soins de Procter & Gamble d'environ 12 milliards. Si le géant américain de la lessive peinait à développer ce segment face aux français Dior et L'Oréal, on imagine que son repreneur au chiffre nettement plus modeste de 5 milliards de dollars environ, n'en a pas plus les moyens. La prise de participation de Chanel dont on pouvait penser qu'il s'agissait d'un début d'alliance, se voit donc comme clairement plus stratégique. Chanel serait donc à vendre avec à son bord une sérieuse option bloquante sur Coty. Les frères Wertheimer, ses propriétaires, entreraient ainsi en force au capital de L'Oréal, probable interlocuteur, alors que cet ensemble serait à la suite en capacité d'augmenter sa position tour de table de Coty, voire de l'absorber. Petit problème : Chanel a des propriétaires qui demeurent en Suisse de telle sorte que La marque de cosmétiques française pourrait bientôt ne plus l'être...d'autant que Nestlé un autre actionnaire est également Suisse, même si "teneur de bougie", il rend néanmoins l'opération possible. On comprend mieux alors pourquoi le président du groupe, Madame Chiquet, n'apprécie pas de devenir numéro 2 ou 3 du nouvel ensemble. S'ouvre à elle l'opportunité de prendre la tête de Estée Lauder qui voudrait bien s'emparer de Avon en faillite. Simple supposition stratégique à une question dont nous connaîtrons bientôt le déroulé.
Réponse de le 28/01/2016 à 17:08 :
Merci Corso, ça au moins c'est compréhensible, et cela fait sens.
Phidias
Réponse de le 29/01/2016 à 14:52 :
J'ai bien ri en lisant votre commentaire ! Votre Monopoly ne tient pas la route un instant. Vous ne voyez que la facette beauté et soins... Mais Chanel c'est aussi (surtout ?) la mode et la haute-couture.
Quant à l'hypothèse des frères Wertheimer (dont un seul réside en Suisse...) qui vendraient Chanel pour entrer en force au capital de l'Oréal, pensez rentabilité plutôt que chiffre d'affaires. Et n'oubliez pas que la participation de Chanel dans Coty provient de la cession de Bourjois... pas d'une volonté de prendre le contrôle de ce groupe de marques bien éloigné du sélectif.
a écrit le 28/01/2016 à 12:21 :
Si l'on en croit Hume, la nature de la relation entre la question et la réponse est un des sujets les plus difficiles de la philosophie et de la sémantique. L'article ci-dessus étend ce principe à celui de la causalité en relatant de façon décousue des considérations qui ne sont en rien reliées entre elles, pour expliquer un départ, que précisément il n'explique pas. Misère de l'incompétence.
a écrit le 28/01/2016 à 9:40 :
"Le groupe doit néanmoins affronter le ralentissement du secteur du luxe au niveau mondial, particulièrement en Chine."

Ke lmarché chinois, sur lequel se reposé les actionnaires pour les 50 ans à venir, est déjà saturé donc, bravo les gars encore une prévision à la noix, encore des pertes de profits pour vous qu'il va falloir que les états vous remboursent.

Le néolibéralisme c'est simple c'est toujours les riches qui gagnent à la fin même quand bien souvent ils perdent.

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