LVMH : Clara Gaymard bientôt nommée au conseil d'administration

 |   |  414  mots
Au 1er janvier 2017, toutes les entreprises du CAC 40 - cotées ou non - devront compter au sein de leur conseil d'administration (ou de leur conseil de surveillance) 40% de femmes. Sur la photo, Clara Gaymard.
Au 1er janvier 2017, toutes les entreprises du CAC 40 - cotées ou non - devront compter au sein de leur conseil d'administration (ou de leur conseil de surveillance) 40% de femmes. Sur la photo, Clara Gaymard. (Crédits : DR)
LVMH a annoncé mardi que le groupe allait proposer à ses actionnaires de nommer Clara Gaymard, ancienne présidente de General Electric France, à son conseil d'administration. Le numéro un mondial va également nommer Natacha Valla, économiste et ancien directeur exécutif de Goldman Sachs.

Le numéro un mondial du luxe LVMH a annoncé mardi 1er mars qu'il proposera, lors de sa prochaine assemblée générale prévue le 14 avril, la nomination à son conseil d'administration de la dirigeante d'entreprises Clara Gaymard.

Diplômée de Science-Po et de l'ENA (promotion Diderot), Clara Gaymard a dirigé pendant trois ans l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII) entre 2003 et 2006.

Epouse de l'ancien ministre Hervé Gaymard, avec lequel elle a eu neuf enfants, elle a rejoint "le groupe General Electric (GE) dont elle a été successivement présidente pour la France et pour le Nord Ouest de l'Europe (2006-2016)", souligne le communiqué de LVMH. Début février, Clara Gaymard a quitté son poste à la tête de la branche française du conglomérat américain, après avoir pris part à la reprise par GE du pôle énergie d'Alstom.

En plus de sa participation depuis mars 2015 au conseil d'administration de Veolia, elle est également pressentie pour intégrer celui de Bouygues au cours des prochains mois.

Nomination d'une ancienne de Goldman Sachs

Le groupe a également annoncé la nomination de Natacha Valla, directrice-adjointe du CEPII (Centre d'études prospectives et d'informations internationales) et membre de la Commission économique de la nation et du conseil scientifique de l'ACPR, le gendarme du secteur bancaire.

Natacha Valla a débuté sa carrière à la Banque centrale européenne de 2001 à 2005 puis à la Banque de France entre 2005 et 2008. Elle a ensuite occupé le poste de directeur exécutif chez Goldman Sachs, jusqu'en 2013.

Le conseil d'administration de LVMH ne compte actuellement que quatre femmes membres, parmi lesquelles figure Bernadette Chirac, ex-première dame de France.

En 2017, les CA du CAC 40 devront compter 40% de femmes

Une étude du cabinet Russell Reynolds Associates publiée en septembre rapporte que les conseils d'administration des entreprises du CAC 40 comptent en moyenne 35% de femmes, contre 30% en 2014. Elle note également que, en 2015, environ 50% des nouveaux mandats d'administrateurs ont été attribués à des femmes dans les 120 plus grandes entreprises françaises. Mais la parité est encore loin d'être acquise.

Pourtant, au 1er janvier 2017, toutes les entreprises du CAC 40 - qu'elles soient cotées ou pas - devront compter au sein de leur conseil d'administration (ou de leur conseil de surveillance) 40% de femmes, comme le prévoit la loi Copé-Zimmermann de 2011.

Si les entreprises veulent respecter la loi, elles doivent recruter 150 femmes supplémentaires dans leurs conseils d'administration cette année, souligne l'étude de Russell Reynolds Associates.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/03/2016 à 14:42 :
Voilà comment on récompense ceux qui ont bradé Alstom aux Américains.
Réponse de le 01/03/2016 à 17:33 :
Cela lui sera pardonné car, comme son mari (ex ministre naguère logé dans le luxe de la République), elle fait partie de l'Opus Dei !
a écrit le 01/03/2016 à 11:36 :
"Natacha Valla a débuté sa carrière à la Banque centrale européenne de 2001 à 2005 puis à la Banque de France entre 2005 et 2008. Elle a ensuite occupé le poste de directeur exécutif chez Goldman Sachs, jusqu'en 2013"

Comment un tel parcours peut ne choquer aucun décideur économique ou politique ?

Elle connaît parfaitement les rouages des institutions économiques publiques françaises et européennes et ensuite va travailler pour GS qui comme chacun sait est irréprochable.

ET on s'étonne ensuite que circuits d'argents de la finance et de la mafia soient indissociables.

Non mais de qui se moque t'on comme d'habitude hein...

Notre système économique et politique est une véritable honte.
Réponse de le 01/03/2016 à 14:40 :
Je suis bien d'accord avec vous. L'exemple que vous citez montre une fois de plus que ces gens là (banquiers, politiques...) combattent leur peuple et leur nation.
Réponse de le 01/03/2016 à 15:07 :
"Il y a bien une lutte des classes mais c'est ma classe celle des riches qui la fait et nous gagnons." Warren Buffet.

Difficile d'être plus explicite...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :