Œufs contaminés au fipronil : France et Royaume-Uni touchés, Europe désorganisée

 |   |  1653  mots
Sur son site, le ministère de l'Agriculture français précise que les autorités belges ont informé la Commission européenne via le Réseau d'alerte européen le 20 juillet, laquelle Commission n'a informé la France que le 5 août en fin d'après-midi et le 6 août, de la livraison des 13 lots d'œufs contaminés, en provenance des Pays Bas, à deux établissements de la Vienne et du Maine et Loire entre le 11 et le 26 juillet 2017.
Sur son site, le ministère de l'Agriculture français précise que les autorités belges ont informé la Commission européenne via le Réseau d'alerte européen le 20 juillet, laquelle Commission n'a informé la France que le 5 août en fin d'après-midi et le 6 août, de la livraison des 13 lots d'œufs contaminés, en provenance des Pays Bas, à deux établissements de la Vienne et du Maine et Loire entre le 11 et le 26 juillet 2017. (Crédits : Reuters)
Le ministère de l'Agriculture avait parlé un peu vite et l'on attend la suite de ses investigations en France. En Europe, l'enquête met au jour des ramifications jusqu'en Roumanie où une société belge, PoultryVIsion, aurait acquis de grandes quantités de fipronil, une molécule interdite qui aurait été intégrée illégalement à un antiparasitaire dénommé DEGA 16, utilisé par ChickFriend, société néerlandaise de désinfection des poulaillers. La chronologie des événements révèle la désorganisation de la gestion de crise sanitaire à l'échelle européenne.

La France n'était pas touchée, avait un peu vite évalué le ministère de l'Agriculture français samedi dernier, alors que les Pays-Bas, l'Allemagne, la Belgique et la Suède annonçaient retirer de la vente des lots d'œufs soupçonnés d'avoir été contaminés par un insecticide interdit, le fipronil. Pour autant, le ministère diligentait des investigations. Lesquelles ne tardaient pas à révéler que notre territoire était effectivement concerné :

"Treize lots d'oeufs contaminés en provenance des Pays-Bas" ont été livrés en juillet à des entreprises de transformation alimentaire situées dans l'Ouest de la France, a précisé lundi le ministère français de l'Agriculture.

Le ministère reconnaissant en outre, lundi soir également, ne pas connaître toute l'étendue du problème sanitaire :

"Les autorités françaises n'ont pas, à ce jour, d'informations de contamination d'œufs en coquille et de viande destinés à la consommation", précise le ministère dans son communiqué intitulé : "Fipronil dans les œufs : la France renforce ses contrôles".

On apprend qu'avec la France, le Royaume-Uni est également touché par la crise du fipronil, après la livraison dans ces pays d'oeufs contaminés par cet insecticide depuis les Pays-Bas, où il est prévu d'abattre des millions de poules.

La Belgique savait depuis le mois de juin

Ce scandale sanitaire a été révélé au grand public la semaine dernière aux Pays-Bas, où jusqu'à 180 élevages ont été mis à l'arrêt et où des rappels massifs dans les grandes surfaces, entre autres, ont été ordonnés. En cause : les taux de fipronil - la molécule de base d'un insecticide utilisé pour éradiquer le pou rouge sur les poules - dépassaient, parfois largement, les seuils autorisés par la réglementation européenne. Sachant, faut-il le redire, que l'usage de cet insecticide est absolument interdit dans les élevages industriels. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) précise qu'en grande quantité, le fipronil est considéré comme "modérément toxique" pour l'homme, mais qu'il est strictement interdit pour les animaux destinés à la consommation humaine.

Selon le site Internet de l'hebdomadaire belge "Le Vif", les autorités belges savaient depuis début juin qu'il y avait "un problème" dans des élevages dû à la contamination d'œufs par un insecticide, mais ils ont expliqué, samedi 5 août, avoir gardé le secret jusqu'à fin juillet en raison d'un enquête judiciaire pour "fraude" en cours.

Ainsi, selon la chronologie révélée samedi 5 août par l'Agence fédérale belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), celle-ci a reconnu avoir eu connaissance depuis juin d'un "problème de fipronil dans le secteur avicole", mais n'en avoir informé ses pays voisins, par un système d'alerte européen, que le 20 juillet. L'Afsca explique cette discrétion par le fait qu'elle était tenue de respecter le "secret de l'instruction".

Une gestion européenne de crise sanitaire problématique

Pour compléter cette chronologie, le ministère de l'Agriculture français précise sur son site que, si les autorités belges ont informé la Commission européenne via le Réseau d'alerte européen (RASFF) le 20 juillet, ces mêmes autorités européennes n'ont informé la France que le 5 août en fin d'après-midi et le 6 août, de la livraison des 13 lots d'œufs contaminés, en provenance des Pays Bas, à deux établissements de fabrication d'ovoproduits de la Vienne et du Maine et Loire entre le 11 et le 26 juillet 2017.

Signalons au passage que la RTBF (la radiotélévision belge de Communauté française) se faisait l'écho de l'affaire dès le 25 juillet dans un article on ne peut plus explicite titré : "L'Afsca retire des rayons des oeufs contaminés par un insecticide."

Face aux critiques, notamment des autorités allemandes, le ministre belge de l'Agriculture Denis Ducarme a commandé un "rapport circonstancié" à l'Agence et promis de "faire la transparence la plus complète".

Le Royaume-Uni cherche à rassurer

La crise s'est ensuite propagée en Allemagne, en Suisse et en Suède, où des millions d'œufs provenant des Pays-Bas (qui comptent près de 50 millions de poules pondeuses) ont été rappelés et détruits.

■ Au Royaume-Uni, lundi 7 août, l'Autorité britannique de sécurité alimentaire cherchait à rassurer le public :

"Le nombre d'oeufs [concernés] est très limité (21.000) et le risque pour la santé publique très faible, mais nous enquêtons en urgence sur la distribution de ces œufs au Royaume-Uni."

Les éleveurs néerlandais demandent des indemnités

■ En France, un élevage de poules pondeuses du Pas-de-Calais (Nord) est par ailleurs bloqué, et ce, depuis le 28 juillet, en raison de craintes d'une contamination découlant du même traitement insecticide au fipronil. Les œufs de cet élevage, placé sous surveillance, n'ont pas été mis à la vente

■  Aux Pays-Bas, certains éleveurs frappés par la crise ont commencé à détruire leur cheptel. Plus de 300.000 poules contaminées, qui atteignaient la limite d'âge de 18 à 24 mois pour la ponte, mais étant de ce fait exclues du circuit de transformation alimentaire habituel, ont déjà été abattues, selon l'organisation agricole néerlandaise LTO.

> Lire aussi : Scandale des œufs contaminés au fipronil : Pays-Bas et Belgique sous pression

Le gouvernement de La Haye a promis un plan d'aide d'urgence alors que le secteur estime déjà les pertes à "plusieurs millions d'euros". Des représentants des exploitations touchées aux Pays-Bas, en Belgique ou de Basse-Saxe (ouest de l'Allemagne) ont déjà annoncé qu'ils réclameraient des indemnités, une fois que les responsabilités auront été clairement établies.

Du fipronil acheté en grandes quantités en Roumanie

Ces exploitations affirment avoir eu recours aux services de ChickFriend, une société néerlandaise spécialisée dans la désinfection d'élevages par pulvérisation, soupçonnée d'avoir frauduleusement employé du fipronil dans un produit antiparasitaire commercialisé sous le nom de DEGA 16.

Des enquêtes pénales sont en cours aux Pays-Bas comme en Belgique. Elles viseraient également le fournisseur belge Poultry-Vision, qui avait acquis de grandes quantités de fipronil en Roumanie, selon les médias.

En tout cas, rapporte Le Vif, les éleveurs belges qui ont utilisé le produit se sentent floués car le produit vendu par Chick Friends leur avait été présenté comme un produit naturel.

L'Allemagne voit, quant à elle, derrière cette contamination, une intention criminelle et demande une enquête approfondie en Belgique et aux Pays-Bas.

Infraction à la loi sur les denrées alimentaires

■ En Allemagne, en Basse-Saxe, une enquête préliminaire contre "les responsables" de plusieurs élevages "dans lesquels les œufs ont été testés positifs au fipronil" a été ouverte pour infraction à la loi sur les denrées alimentaires.

■ En Belgique, 51 exploitations suspectées d'être contaminées étaient encore bloquées lundi, dont 22 élèvent des poules pondeuses. "Une teneur faible en fipronil a été détectée dans 21 de ces élevages, mais toujours bien en deçà des limites fixées par la réglementation européenne", a assuré l'Agence fédérale belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca).

____

ENCADRE

5 questions sur la crise des oeufs contaminés (Afsca)

Voici ce qu'explique, sur son site internet, l'agence de sécurité sanitaire belge, l'Afsca (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire) dans un communiqué daté du 2 août à propos de la crise des œufs contaminés au fipronil, en procédant sous forme de questions-réponses (Q&A):

L'AFSCA effectue actuellement une enquête sur l'utilisation du fipronil dans le secteur avicole, en collaboration avec le Parquet. En effet, l'utilisation de cette substance n'est pas autorisée dans ce secteur. Sur base de l'analyse de risque effectuée, aucun danger pour la santé publique n'a été mis en évidence jusqu'à ce jour. L'enquête se poursuit, ce produit ne pouvant pas se retrouver dans les œufs. Le commerce des œufs dont la contamination a été mise en évidence a été stoppé par l'Agence alimentaire.

Qu'est-ce que le fipronil ?
Fipronil est un composant utilisé dans des produits vétérinaires contre les puces, les acariens et les tiques. Il ne peut pas être utilisé pour des animaux destinés à la chaîne alimentaire, comme les poulets. L'organisation mondiale de la santé (OMS) classe le fipronil comme étant moyennement toxique pour les humains. En grandes quantités, il peut causer des dommages hépatiques, au niveau de la thyroïde ou des reins.

Comment le fipronil se retrouve présent dans les œufs?

Le fipronil s'est retrouvé de manière illégale dans un produit utilisé contre les poux dans le traitement des poules pondeuses.

Quelles mesures prend l'AFSCA pour éviter que des œufs contaminés ne se retrouvent sur le marché?

L'AFSCA a contrôlé toutes les entreprises où il est possible que ce produit ait été utilisé cette année, et des échantillons ont été prélevés pour analyses. Ces analyses portent sur le fipronil. Dans l'attente des résultats de ces analyses, la distribution des œufs est bloquée au niveau des entreprises et également dans les autres maillons de la chaîne alimentaire. Lorsque les résultats indiquent que le fipronil n'est pas présent, les entreprises sont à nouveau libérées.

Quelles suites sont données lorsque les analyses montrent que du fipronil est présent dans les œufs?

Lorsque les résultats sont non conformes et que donc du fipronil a été détecté, l'ensemble des œufs est détruit.

Est-ce toujours sûr de consommer des œufs?

Oui, dans les analyses qui ont été effectuées jusqu'à présent, aucun résultat n'a montré des concentrations liées à un danger direct pour la santé publique.

___

| [ DIAPORAMA ] Peur sur l'alimentation : 1986-2011, une chronologie des scandales sanitaires

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/08/2017 à 15:01 :
bonjour,
Les œufs pondus par les poules traitées au Fipronil mis en boite pour être directement commercialisés dans des supermarchés français auraient été marqués 0NL43651-01, ce qui fait supposer qu'ils sont issus de l'agriculture biologique.
Si j'en avais acheté, je porterais plainte pour escroquerie, infraction à la législation... car ils ne sont manifestement pas bio du tout.
Ceux qui en ont acheté pourraient organiser un recours collectif, questionner les système qualité des fournisseurs, le principe du contrôle de marquage...
Une telle démarche a-t-elle été amorcée ?
merci d'avance à la rédaction de LaTribune de revenir sur ce sujet,
a écrit le 10/08/2017 à 15:09 :
C'est beau l'ouverture des frontières!!!
a écrit le 10/08/2017 à 10:41 :
Je me demande ce qu'il advient de ces poules dans la chaîne alimentaire. Je crains un recyclage dans les produits animaliers pour les animaux domestiques. Les croquettes au poulet par exemple...Comment savoir?
a écrit le 09/08/2017 à 17:53 :
Toutes les filières industrielles de l'agro alimentaire sont vérolées.
Il faut éviter absolument de "bouffer" leurs produits.
L'idéal, cultiver et élever soi-même. Pas facile pour la majorité d'entre nous.
Le plus simple, privilégier les filières bio et les produits de saison.... et moins manger.
Réponse de le 10/08/2017 à 1:23 :
@valbel89: le bio est une nouvelle méthode de marketing pour vendre plus cher les mêmes produits. Okay, tu ne mets pas de produits chimiques dans ton champ, mais le vent se charge de t'amener ceux des voisins... sauf si bien entendu le nuage chimique s'arrête à la frontière de ton champ :-)
a écrit le 09/08/2017 à 14:22 :
Pardon pour mon dernier commentaire, j'ai fait une erreur GRAVE par ignorance : la hollande a bien un service sanitaire qui a détecté le fipronil en OCTOBRE 2016. Ils sont donc attentifs à empoisonner du moment qu'il y a du pognon à gagner. Heureusement que les Allemands considèrent ce nouveau scandale comme une action CRIMINELLE!
a écrit le 09/08/2017 à 12:07 :
On se calme! Cette question relève de la fraude: utilisation de produits interdits dans des produits destinés à l'alimentation. Le problème est clairement identifié, les conséquences sanitaires probablement inexistantes, les filières responsables retirent les produits, et les mesures, y compris judiciaires, vont être prises. N'allons pas jusqu'au boutisme, c'est à dire interdire les insecticides qui ne doivent évidemment pas être utilisés n'importe comment, mais qui se révèlent quand même bien utiles.
a écrit le 09/08/2017 à 11:47 :
Pour rappel, la Belgique a découvert le produit DEBUT JUIN mais n'a pas prévenu sous prétexte d'enquêter sur un traffic. (?). Cette affaire montre CLAIREMENT que la hollande n'a de surveillance sanitaire. Et comme pour les antibiotiques, les produits sont utilisés car il n'y a PAS de nettoyage sérieux des chaines de fabrication de viande. Car on ne peut plus vraiment parler d'élevage.
Réponse de le 09/08/2017 à 15:22 :
les Pays-Bas auraient détecté le produit en novembre 2016 (Lematin point CH), mais ça ne les a peut-être pas inquiétés, trop faible teneur même si c'est anomal, pas prévu de l'ingérer même comme traces. e crois qu'ils sont second producteur mondial d’œufs, peut-être la raison de l'inertie ? Mais si y a fraude il faut la faire cesser, ça ne s'épuisera pas tout seul.
a écrit le 09/08/2017 à 10:49 :
eh bien :!! quelle Europe ,? meme le bio est touché ! que dire maintenant avec le C ETA ?
a écrit le 09/08/2017 à 10:49 :
eh bien :!! quelle Europe ,? meme le bio est touché ! que dire maintenant avec le C ETA ?
Réponse de le 09/08/2017 à 12:09 :
Qui dit bio ne dit pas non-utilisation de produits phytosanitaires ou pesticides (tout le monde sait cela).
a écrit le 09/08/2017 à 10:39 :
"Produit naturel" ne veut rien dire.
Parmi les produits naturels citons:
la toxine botulique
le venin de cobra, crotale, vipère
les aflatoxines
le mycotoxines
Sans parler des toxiques bio (vers, amibes, bactéries)
Réponse de le 09/08/2017 à 15:24 :
la digitale, les amanites phalloïdes (que les limaces aiment bien, c'est pas un critère pour les imiter), la colchique, ... Les feuilles de rhubarbe (acide oxalique), ... Le persil si on en ingère un kilo, me semble.
Les plantes se défendent contre les animaux qui veulent les grignoter.
a écrit le 09/08/2017 à 8:40 :
" ...Le ministère de l'Agriculture avait parlé un peu vite ... " .
NON ! il aurait fallu écrire " le Ministere de l'Agriculture avait menti rapidement " !
... de l'habituel !!!
a écrit le 09/08/2017 à 8:07 :
u n oeuf ne fait pas de politique ! il n y a pas que les oeufs de contaminés..... il y avait .. grippe aviaire vaches folle ext .....
a écrit le 08/08/2017 à 19:31 :
Encore un ministre à virer pour incompétence
a écrit le 08/08/2017 à 18:24 :
Réponse de @milonguero974 le 08/08/2017 à 14:15 :
vous mangez les poils de votre chat vous ?

"Oui en omelettes"
a écrit le 08/08/2017 à 17:48 :
Et c'était connu depuis DEBUT JUIN !!! Heureusement que d'autres pays vont considérer cela comme une intention criminelle. D'habitude, leur spécialité était le trafic de cheval, qui doit être moins rentable, donc... Et c'est NOUS qui allons payer les dégâts !!!
a écrit le 08/08/2017 à 17:45 :
Une fois de plus en marge de cette affaire il est urgent d'avoir le pays de production de chaque composant entrant dans un produit transformé en France. Le pays de transformation n'est pas une indication fiable et même si il faut se fâcher avec nos producteurs de charcuterie régionale qui se servent de porc élevés en Roumanie où ailleurs , alors tant pis , mais tout le monde s'y retrouvera !
a écrit le 08/08/2017 à 15:14 :
Une poule peut se nourrir seulement de nos restes, du coup c'est très intéressant d'un point de vue écologique et en plus ça vous pond des oeufs que vous pouvez manger en toute sécurité.

Et peut être que les roumains payés 250 euros par mois pour faire le sale boulot commencent à en avoir marre et du coup se mettent à commettre de multiples boulettes par épuisement naturel.

Pas grave ils achèteront des chinois...
a écrit le 08/08/2017 à 14:52 :
Les Hollandais exportent les fientes de leurs millions de poules comme engrais.Pas de risque ?
a écrit le 08/08/2017 à 13:29 :
ceci est une preuve que l'Europe
espere, ne fonctionne pas
lesgislation disparate, fiscalite commune
enterre par vge pour cause de privilege personnel
tout est a revoir trop de corruption créer par les lobbies
et la finance
a écrit le 08/08/2017 à 12:54 :
Si l'on a traité son chien ou chat contre les parasites avec du Filpronil (Frontline) du fait des contacts son animal domestique et de la contamination qu'ils déposent dans la maison on ingère cet insecticide. Probablement beaucoup plus qu'en mangeant une omelette faite d’œufs pondus par une poule séjournant dans un poulailler désinfecté avec cette molécule. Molécule dont la toxicité n'est pas majeure, il appartient à la classe II de l'OMS modérément dangereux. La leçon est que les risques sanitaires sont mal maîtrises et que des corrections sont à apporter mais qu'en l'espèce le risque sanitaire est extrêmement faible. Donnons aux lecteurs les moyens de fonder une opinion plutôt que jouer avec les peurs enracinées dans la méconnaissance
Réponse de le 08/08/2017 à 13:15 :
Exact concernant le traitement mensuel anti tiques etc. J'ai trois cabots que je traite moi-meme depuis plus de dix ans. Aucuns troubles a noter.
Réponse de le 08/08/2017 à 14:15 :
vous mangez les poils de votre chat vous ?
Réponse de le 08/08/2017 à 17:20 :
etes vous payé par les lobbies de l'industrie chimique?
en fin de compte ce n'est pas une question....
Réponse de le 09/08/2017 à 10:44 :
George Orouelle semble payé par les lobbies de l'industrie écolo.
a écrit le 08/08/2017 à 12:41 :
"La France n'était pas touchée, avait un peu vite évalué le ministère de l'Agriculture français samedi dernier"
"à ce jour", c'était précisé !! Mais pas grand monde ne l'a vu, y avait une réserve (normale, quand on commence des contrôles c'est soumis aux découvertes à venir, qui sait). Pour dire "on investigue mais pas de défaut, y a peu de risque" (c'est oublier l'industrie de transformation qui achète les ovo-produits n'importe où selon le prix. Mayonnaise, crème dessert, meringues, les besoins varient).
Reste à voir l'Espagne et l'Italie, voire le Portugal.
Dommage que les belges aient actionné la justice belge et pas européenne, un mois de "perdu" à vérifier si les soupçons belges étaient avérés.
(pour ça qu'en justice, on parle de 'présumé coupable', tant que pas jugé, on ne peut l'affirmer. Innocent "à ce jour" puis coupable une fois jugé :-) )
a écrit le 08/08/2017 à 12:19 :
"DEGA 16" c'est sûr au vu des Dégâts avérés que cela aurait dû lever des soupçons
a écrit le 08/08/2017 à 11:28 :
"Le gouvernement de La Haye a promis un plan d'aide d'urgence alors que le secteur estime déjà les pertes à "plusieurs millions d'euros". "

Le milieu agro-industriel qui est le premier responsable de ses pratiques mafieuses réclament dorénavant des indemnités !

Au secours, cosa nostra est notre dirigeante.
Réponse de le 08/08/2017 à 12:00 :
Il ne faut pas exagérer ! La majeure partie des industriels de l'agro-alimentaire sont parfaitement honnête, et il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier.
Réponse de le 08/08/2017 à 12:01 :
Il ne faut pas exagérer ! La majeure partie des industriels de l'agro-alimentaire sont parfaitement honnête, et il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier.
Réponse de le 08/08/2017 à 14:18 :
tout a fait d accord, ils magouillent et apres viennent pleurer. c est comme les paysans francais qui vont se fournir en espagne de produit interdit en france et qui apres vont venir se plaindre que leurs produits ne se vendront pas si ca se sait

enfin comme ca on sait que la FNSEA hollandaise est pas meilleure que la francaise: pas question de se poser des questions, solidarite avec les brebis galeuses et demande de subvention
Réponse de le 08/08/2017 à 14:49 :
" La majeure partie des industriels de l'agro-alimentaire sont parfaitement honnête"

Tiens je vous ai déjà répondu mais il semblerait que ma réponse ne soit pas passée, tu m'étonnes...

J'ai des preuves que la totalité des acteurs de l'agro-industrie sont plus au moins impliquées dans des pratiques mafieuses liées à la production de nourriture que nous consommons, et vous vous avez les preuves du contraire ?

On compare ?
Réponse de le 08/08/2017 à 16:54 :
Pour Bruno cd et Citoyen Blasé. Je ne suis pas du tout d'accord. je peux vous confirmer que la majeure partie des industriels de l'agro-alimentaire, en FRANCE, sont parfaitement honnêtes et font de vrais efforts pour améliorer la qualité de leurs produits. Mais c'est long.

Je peux aussi vous confirmer que la majeure partie des fournisseurs de produits pesticides sont aussi parfaitement honnêtes.

Mais par contre, ce que je peux vous confirmer, c'est que la majeure partie du problème en FRANCE provient de nos agriculteurs de type FNSEA, dont la plus grosse partie de l'activité consiste à bloquer les routes afin de se gaver de subventions, d'exiger, entre autres exemples, des prix garantis du lait supérieurs aux prix allemands (tout en achetant des chemises fabriquées au Vietnam par des enfants), de polluer les nappes d'eaux.

Quant à leurs vantardises sur leur quantité de travail, n'en parlons même pas.
Les agriculteurs bio, et il y a 40 ans oui, mais pas la FNSEA aujourd'hui..
Pour montrer le niveau d'incompétence de la FNSEA : quelques dizaines de méthanisateurs de déchets agricoles en FRANCE, contre plusieurs milliers en ALLEMAGNE.
Réponse de le 08/08/2017 à 17:12 :
D'après vous :
Je peux aussi vous confirmer que la majeure partie des fournisseurs de produits pesticides sont aussi parfaitement honnêtes.

Vous rigolez !!!
Honnête ... La chimie faite pour anéantir les insectes est bonne pour l'humain ?

Vous plaisantez , vous prenez votre décoction journalière de Monsanto pour vous mettre en forme avant d'écrire vos posts ?
Réponse de le 10/08/2017 à 14:34 :
@ René MONTI

Ne vous fatiguez pas pour rien on vous voit et en effet il y a eu quelques efforts d’effectués maintenant c'est rien comparé aux ultras mauvaises habitudes prises par ce secteur pour engranger des bénéfices et vous le savez parfaitement.

Par ailleurs vous savez, deux pseudos scientifiques de chez BAYER ou autres du milieu, ont fait paraitre deux articles bidons ici-même pour défendre l'agro-industrie, démontrant à tout le monde, étant donné que leurs arguments étaient tout simplement ridicules et surtout bourrés de mauvaise foi montrant à tous ce qu'il en est des sales baitudes prises par ce secteur qui trop puissant trop longtemps n'est pas capable de voir que son discours est obsolète.

On veut manger des produits sains, on ne veut pas que nos enfants mangent le poison que nous avons mangé pendant longtemps même si l'initiative de macron de favoriser l'agro-industrie sur l'agriculture bio prise ces derniers jours en se cachant derrière l'europe est particulièrement inquiétante.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :