Scandale des œufs contaminés : deux dirigeants arrêtés, l'enquête s'accélère

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Ce jeudi, quelque 160 élevages étaient encore bloqués aux Pays-Bas, et 50 en Belgique.
Ce jeudi, quelque 160 élevages étaient encore bloqués aux Pays-Bas, et 50 en Belgique. (Crédits : Francois Lenoir / Reuters)
L'enquête sur la fraude à l'origine de la contamination de millions d’œufs en Europe par l'insecticide fripronil s’accélère. Ce jeudi aux Pays-Bas, deux dirigeants d'une entreprise au cœur du scandale ont été arrêtés.

L'enquête sur la fraude à l'origine de la contamination de millions d'œufs en Europe par l'insecticide fripronil s'est accélérée jeudi en Belgique et aux Pays-Bas, où ont eu lieu deux arrestations.

Aux Pays-Bas, deux dirigeants "de l'entreprise qui a probablement appliqué le produit dans les élevages avicoles" ont été arrêtés, selon le parquet, qui ne révèle pas de nom. Les médias néerlandais cependant évoquent ChickFriend, une entreprise déjà mise en cause par les éleveurs touchés par le scandale.

En Belgique, onze perquisitions ont été menées "dans tout le pays" dans le cadre de l'enquête qui cible désormais 26 personnes et entreprises suspectes, selon le parquet d'Anvers (Nord).

> Lire aussi : Œufs contaminés: la Belgique accuse les Pays-Bas, la France enquête chez les fabricants

Le parquet précise que "près de 6.000 litres de produits interdits" - du fipronil selon les médias- ont été saisis en juillet dans une société belge. Là encore la justice n'a pas désigné nommément la société, mais cette dernière a été identifiée comme le distributeur Poultry-Vision, à l'origine du scandale avec ChickFriend, selon les médias. Son dirigeant a été entendu en juillet, puis "relâché sous strictes conditions", précise le parquet.

"Le parquet tient à souligner qu'elle prend les faits très au sérieux, vu leur gravité, leur ampleur, leur caractère organisé et leur contexte international", a indiqué le parquet d'Anvers dans un communiqué.

"L'appât du gain"

"Ajouter des produits interdits à des produits utilisés dans l'industrie alimentaire par appât du gain met en danger la sécurité alimentaire et abîme la confiance du consommateur", a insisté le parquet.

Ces opérations interviennent alors que la crise des œufs contaminés continue de préoccuper les autorités sanitaires en Europe, même si les risques pour la santé du consommateur sont, a priori, limités.

En cause, donc, l'utilisation par des sociétés de désinfection intervenant dans des exploitations agricoles aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne du fipronil, un antiparasite pourtant strictement interdit dans les élevages de poules. Plus largement, son utilisation est interdite sur les animaux destinés à la chaîne alimentaire dans l'Union européenne. En grande quantité, le friponil est considéré comme "modérément toxique" pour l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), présentant notamment un danger pour les reins, le foie et la thyroïde.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 13/08/2017 à 14:01 :
l homme et un loup pour l homme qand il s agit d argent roi ,li faut punir sévèrement ces hommes vereux pour que personne ne recommence, la sante de millions de gens en dependent???
a écrit le 11/08/2017 à 9:18 :
Ah les gars ils savaient qu'ils pouvaient faire office de fusibles, c'est bien pour ça qu'ils sont si bien payés d'ailleurs.

Mais il ne faut surtout pas s'arrêter là, tirer le fil et la pelote suit et la pelote elle est gigantesque.

Mais bon les 3/4 de nos politiciens et la moitié de nos hommes d'affaires n'y ont certainement pas intérêt donc...
a écrit le 10/08/2017 à 19:05 :
L'appat du gain. Avec ça tout est dit. J'ai un copain hollandais qui vit en France qui m'a dit que tout est bon aux Pays Bas (et aussi en Flandres) pour faire du fric et en dépenser le moins possible. L'histoire de la viande de cheval, c'était aussi un hollandais

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