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Salariés de Continental : la justice tranchera le 5 février

Source : La Tribune.fr - 13/01/2010 | 22:08 - 224 mots  | 
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Le tribunal qui jugeait les salariés de Continental, les "Contis", condamnés en septembre 2009 à des peines de trois à cinq mois de prison avec sursis pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne, a mis sa décision en délibéré au 5 février.

Le procès en appel des salariés de Continental, les "Contis", condamnés en septembre 2009 à des peines de trois à cinq mois de prison avec sursis pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne le 21 avril dernier, s'est tenu ce mercredi après-midi devant la cour d'appel d'Amiens. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 5 février.

Le ministère public a requis de deux à cinq mois avec sursis contre les "Contis" dont le délégué CGT et leader de la fronde des "Contis", Xavier Mathieu, qui s'était illustré en critiquant vertement le patron de la CGT, Bernard Thibault. Leur coup de colère avait suivi l'annonce du tribunal de grande instance de Sarreguemines (Moselle) qui les déboutait de leur demande d'annulation du plan de fermeture de leur usine de Clairoix, près de Compi, qui comptait 1.100 salariés.


Les peines avec sursis pourraient être commuées en travaux d'intérêt général. D'autant que le chiffrage des dégâts, d'abord donnée par la partie civile en première instance à hauteur de 63.000 euros, n'est plus évoqué désormais.

Une manifestation de soutien, réunissant 1.500 personnes selon les organisateurs, 750 selon la police, a eu lieu en fin de matinée dans les rues de la ville, alors que les syndicats demandent la relaxe des salariés condamnés en première instance. Ces derniers ont aussi reçu le soutien de plusieurs partis et organisations de gauche.

 

latribune.fr - 13/01/2010, 22:08  | 
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  • errico a écrit le 14/01/2010 à 12:15 :

    • C'est bien dans l'aigreur générale qu'on peut se permettre d'écrire de pareilles bêtises à propos d'un procès d'une telle importance. Si la justice, qui représente la loi et donc l'Etat (faut il rappeler qu'un ministère suit de près ce genre d'affaire et peut, malgré la neutralité à laquelle il est sensé être tenu, largement influencer ce procès) hésite cette fois à condamner "pour l'exemple", c'est bien parce qu'elle sent (ou plutôt que ses agents, magistrats et juges sentent bien) que le climat social -qui prête au "risque révolutionnaire" selon Dominique de Villepin lui même- lui ne s'y prête pas. Car en effet, l'affaire des salariés de continental intéresse les foules, et les élus de matignon savent combien ce procès sera vu comme celui de la classe ouvrière. Souvenons nous aussi que malheureusement pour eux, les jeunes adoléscents de villiers lebel condamnés à 3ans de prison (quand on est pas un ignare sur l'état des prisons françaises, on sait ce que ça représente) pour jet de pierre n'ont quant à eux bénéficié d'aucun "laxisme". L'avenir est aux colères des opprimées et des opprimés.

  • Le Renard a écrit le 14/01/2010 à 08:09 :

    • C'est bien le moins que le ministère public réclame une sanction pénale qui d'ailleurs est le reflet du laxisme ambiant et de l'impossibilité pour l'État de faire appliquer la loi. La porte est ouverte à l'impunité pour toutes les exactions que le contribuable devra payer. Les auteurs de tels faits constaté publiquement auraient du être jugé en flagrant délit et placés sous mandats de dépôt - Leur action illégale fera que des centaines de travailleurs victimes de la triste image donnée à leur entreprise ne retrouveront sans doute jamais d'emploi. Les pouvoirs publics indulgents envers les auteurs connus se rendent responsables et complices de la détresse de ceux qui n'ont rien à se reprocher.

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