3 482 Pts (c)
+0,87 %
15 318 Pts (c)
+0,91 %
13 245 Pts (c)
+1,83 %
6 374 Pts (c)
+0,69 %
|
|
Alain-Gabriel Verdevoye | 15/02/2012, 16:21 - 432 mots
Philippe Varin veut rassurer les investisseurs. Il a donc annoncé des économies... qui font toujours plaisir à la Bourse ! En revanche, ceux qui espéraient un grand plan stratégique, des perspectives mobilisatrices à moyen terme avec une vraie vision géopolitique, à la Carlos Ghosn (patron de Renault et Nissan), à la Alan Mulally (PDG de Ford) ou à la Martin Winterkorn (président de Volkswagen), en sont pour leurs frais ! Le président du groupe automobile en crise s'est borné à promettre « un désendettement significatif du groupe » et la « mise en place d'un plan d'action sur le cash ». Il a énergiquement refusé en revanche d'édicter le moindre objectif de part de marché ou de résultat financier pour cette année. Philippe Varin a juste souligné :« il faut améliorer de un milliard d'euros les comptes de résultat ». Bref, un discours centré sur l'opération survie à court terme. La vision stratégique devrait être dévoilée dans un second temps...
1,5 millards de cession d'actifs
Le président veut « réduire ses coûts en 2012 de 1 milliard d'euros », au lieu des 800 millions annoncés en fin d'année dernière. Il a promis de « baisser les stocks, trop élevés fin 2011 », et de « céder pour 1,5 milliard d'euros d'actifs ». Dans ce programme, certaines cessions avaient déjà été annoncées précédemment, comme la cession de l'activité de location Citer. A cela devraient s'ajouter 500 millions d'euros escomptés de cession d'une partie du parc immobiliser et un autre demi-milliard provenant de l'ouverture du capital de la filiale logistique Gefco.
Réduction des investissements
Le patron de PSA a aussi indiqué sa volonté de « réduire les investissements cette année pour l'automobile », avec le retard du projet indien, le « report des augmentations de capacités prévues », notamment au Brésil. Il a enfin mentionné l' « arrêt des projets les moins profitables », qu'il a refusé d'identifier.
Surcapacités inquiétantes
Philippe Varin a en tous cas clairement indiqué que l'Europe croulait sous les surcapacités dans l'automobile, qu'il estime supérieures à 20% du potentiel installé. « Les réductions de capacités sont inévitables », a-t-il martelé, précisant que « le segment B (petites voitures) pose problème. Le taux d'utilisation de nos capacités en Europe dans ce segment de voitures était de 76% seulement l'an dernier en deux équipes ». Même s'il ne l'a pas mentionnée, l'usine d'Aulnay, centrée sur la production des petites Citroën C3, est en conséquence très fortement menacée ! Toutes ces mesures suffiront-elles à relancer la machine grippée de PSA et à redonner le moral à des équipes démoralisées ? Pas sûr.
|
|
JPDE a écrit le 16/02/2012 à 13:22 :
La structure, encore familiale en partie, est un frein à la nécessaire recherche de nouveaux partenaires et en particulier du côté de l'Extrème Orient. Quant aux types de gammes il leur faudrait s'inspirer des modes opératoires de Renault.
paul92 a répondu le 17/07/2012 à 12:06:
Pour l'instant c'est surtout la communication de Peugeot qui parait discutable ; ; la question n'est elle pas celle des partenariats de psa , ce qui est curieux c'est de fermer Aulnay et reprendre une autre usine sur-dimensionnée soi disant en reprenant la part d'un autre constructeur , d'autres informations nous apprendraient que peugeot a du réduire ses ventes à l'iran est ce vrai et pour quelles raisons ; quand à dé-concentrer la région parisienne je trouve celà positif mais évidemment celà implique un changement humain qu'il faut accompagner ; par contre je crois que la direction a voulu créer un choc médiatique qui pour moi n'est pas vraiment favorable car il dramatise la situation d'une entreprise qui a quand même pas mal de succés à son actif ; elle a peut etre trop investi en capacité de production , mais elle pourrait l'utiliser en faisant de la sous traitance pour d'autres constructeurs qui ont beaucoup de demande plutot que de brader son outil industriel et ses salariés mais évidemment dans le contexte de la concurrence celà ne passe pas meme s'il y a des partenariats négociés ; on nous dit qu'il y a surproduction générale ce qui est une vue assez particulière alors que de nombreux pays sont mal équipés la preuve en est des véhicules anciens qui sont recyclés en Afrique disons plutot que beaucoup de pays moins développés n'arrivent pas à payer nos véhicules au prix neuf et celà devient aussi le cas pour les plus modestes chez nous . En plus de tout celà est organisée une spéculation sur les métaux encore par des financiers . Quand à sa valeur en bourse il ne faut pas la voir à court terme ce n'est qu'une opportunité passagère des financiers mais la famille peugeot a bien agi en rachetant des actions
pat a écrit le 15/02/2012 à 20:11 :
Je crois que PSA n'a pas démenti un éventuel rapprochement avec BMW. Plusieurs facteurs y seraient favorables: un actionnariat familial, et de nombreuses coopérations, notamment sur les moteurs. Affaire à suivre...
Versl'idée a écrit le 15/02/2012 à 17:48 :
PSA, c'est un peu la même problematique que Daimler en Allemagne. Pas de cap visible à atteindre. C" est pourtant indispensable pour un constructeur auto de grande taille, bcp moins vrai dans l'industrie du poids lourd qui reste une industrie de biens d'equipement. Versl'idée
Soit... a répondu le 16/02/2012 à 03:38:
Enfin vu les miliards de benefices faits par Daimler, je pense que la comparaison est pour le moins inadequate