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Alain-Gabriel Verdevoye
Le constructeur allemand est une véritable cash-machine. Son bénéfice net record de 2011 de 15,4 milliards d'euros est sept fois plus élevé que celui de Renault et vingt-cinq fois supérieur à celui de PSA!Ou s'arrêtera-t-il? Tout sourit aujourd'hui à Volkswagen. Le premier groupe automobile européen a annoncé ce vendredi 24 avril un bénéfice net (part du groupe) record de 15,4 milliards d'euros au titre de l'an dernier, un résultat plus que doublé par rapport à 2010. Cette forte croissance s'explique toutefois en partie par la consolidation dans ses comptes du fabricant de poids-lourds MAN en novembre.
Le profit opérationnel atteint 11,3 milliards d'euros, en hausse de 57,8%, tandis que le chiffre d'affaires a bondi de 25,5% à 159,3 milliards. Du coup, le consortium germanique propose un dividende de 3 euros par action ordinaire (2,20 euros au titre de 2010) et de 3,06 euros par action préférentielle (contre 2,26 euros). Malgré ces résultats historiques, la bourse s'est montrée déçue. Confiante dans l'invincibilité du consortium germanique, elle attendait mieux! Les résultats détaillés seront annoncés le 12 mars.
Le premier constructeur mondial en 2018
Le groupe, qui comprend les marques Volkswagen, Audi, Seat, Skoda, Bentley, Lamborghini et Scania (poids-lourds), a écoulé 8,3 millions de véhicules l'an dernier, en hausse de 14,7%. C'est la première fois qu'il dépasse la barre des 8 millions d'unités. Volkswagen s'est classé au deuxième rang mondial l'an dernier, doublant Toyota. GM est toutefois devant. La marque Volkswagen proprement dite a enregistré des volumes record l'an passé, tout comme Audi et Skoda. Le groupe dans son ensemble a enregistré une belle performance en Europe de l'ouest (+7%) et en Allemagne (+11,4%). Il a cartonné en Chine (+17% à 2,25 millions d'unités!), où il vend deux fois plus qu'en Allemagne. Il a également percé aux Etats-Unis (+23%), mais aussi en Russie (+75%) et en Inde (+110%).
La firme germanique compte cette année faire mieux que la progression du marché mondial. Elle veut devenir le premier constructeur auto mondial en 2018 avec plus de dix millions d'unités annuelles. Pour cela, il investit massivement, avec plus de 62 milliards d'euros escomptés sur cinq ans.
Le champion de la profitabilité
Volkswagen a affiché un résultat net l'an dernier, qui se révèle être le triple de celui de Ford (7,8 milliards de dollars hors gain exceptionnel, soit 5,7 milliards d’euros)! C'est aussi bien mieux que GM, qui a annoncé pour sa part un profit net de 7,6 milliards de dollars (5,8 milliards d'euros). Renault a engrangé, de son côté, à peine 2,14 milliards. Et encore, à ce résultat l'allié Nissan a contribué pour 1,33 milliard. Quant à PSA, il a enregistré un petit gain inférieur à 600 millions. Le constructeur de la célèbre Golf est vraiment bien parti. Après l'acquisition de MAN, dont il détient désormais la majorité du capital, Volkswagen a aussi l'intention de boucler son rachat de... Porsche.
lecteur69 a écrit le 24/02/2012 à 13:49 :
La stratégie allemande du haut de gamme paye, Skoda reprend les pièces Volkswagen et hop on recycle avec de la qualité.
chuchill a écrit le 24/02/2012 à 13:39 :
ca va donner des idees d'impots a sarko et hollande, tt ca...
sl91 a écrit le 24/02/2012 à 13:21 :
Et oui, on voit la l'échec évident du système des grandes écoles, spécialité franchouillarde...et qui produisent les mêmes abrutis convaincus aux même postes de responsabilité et qui fonctionnent de la meme manière depuis 1960-1970. Un vrai drame dont on ne voit pas le bout.
Bravo a répondu le 24/02/2012 à 14:06:
"sl91" dresse un parfait bilan, quelle tristesse ces grandes écoles de bons à rien et de mauvais à tout, de prétentieux et carriéristes capables de marcher sur père, mère, enfants et petits enfants pour assouvir leur soif d'argent "capté" en se prélassant dans leurs bureaux luxueux et passant leur temps dans des voyages inutiles et ruineux qui n'ont rien de professionnels amis ne sont que des voyages de gloriole et de confort, de train de vie de rois et de reines.
Yves a répondu le 24/02/2012 à 14:28:
si91 et Bravo, Quels préjugés vous avez sur les grandes écoles ! De plus, votre commentaire est hors sujet...
Stratégie a écrit le 24/02/2012 à 12:53 :
VW a une stratégie payante depuis 10 ans. En France nous avons les stratèges auto-proclamés, dessortes d'auto-margoulins qui se trompent depuis 10 ans avec la bénédiction des Jospin, Raffarin, De Villepin, et notre Fillon brouillon national avec ses sous ministres stagiaires ignares de l'indsutrie Novelli, Estrosi, Besson ... qui sont en adoration devant Ghosn, Pelata, Tavarez ... il ne faut pas oublier les impuissants Parlemenataires qui ont approuvé la désindustrialisation sans bouger un cil, mais en oubliant d'ovrir leur porte monaie pour toucher ...
Réalité d'aujourd'hui a répondu le 24/02/2012 à 13:18:
+1. Je suis d'accord avec Stratégie, très bon résumé.
psallemand a répondu le 24/02/2012 à 14:30:
PSA a eu une stratégie entre 1997 et 2007, mais elle a marché jusqu'en 2005. Si le groupe n'avait pas gonflé ses coûts fixe en misant sur un succès ultérieur qui tardait à s'affirmer, il se porterait très bien aujourd'hui... à part l'épisode Streiff, et les débuts peu prometteurs de l'ère après. Après 2007, ils se sontt remis à copier des produits des autres, du groupe Volkswagen notamment. Il s'avère que les clients préferent l'original à la copie. Morale: il faut savoir qui on est, et faire bien ce qu'on sait faire.
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PSA a eu une stratégie entre 1997 et 2007, mais elle a marché jusqu'en 2005. Si le groupe n'avait pas gonflé ses coûts fixe en misant sur un succès ultérieur qui tardait à s'affirmer, il se porterait très bien...
par psallemand le 24/02/2012 à 14:30
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Les français sont écrasés par la recherche de la perfection allemande a écrit le 24/02/2012 à 14:27 :
No comment, l'euro a joué en faveur des allemands, mais pas seulement, puisque les allemands (hors implantations pays de l'Est) paient leurs ouvriers et ingénieurs bien plus cher que les constructeurs français, donc c'est simple, la qualité, le design, la rigueur, l'effort permanent, un bon management, l'effort encore, l'association de tous les étages pour l'amélioration permanente...donc l'opposé du style de direction français, voilà ce que ça donne.