La Tribune

Renault et surtout Nissan accélèrent fort au Brésil

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Alain-Gabriel Verdevoye  |   -  440  mots
Les immatriculations des deux partenaires ont crû plus vite que celles de leurs rivaux sur deux mois. Le japonais va accélérer le démarrage de son usine dans l'Etat de Rio.

Renault et surtout Nissan accélèrent au Brésil. Les deux constructeurs sont ceux qui ont le plus progressé en ce début d'année sur un marché pourtant légèrement en repli. Renault y a immatriculé sur les deux premiers mois 26.730 unités  (+19%), selon l'Anfavea (Association des constructeurs brésiliens). Son partenaire Nissan a écoulé 14.100 véhicules. Soit une hausse de 135%! Et ce n'est pas fini. Dans le même temps,Volkswagen, Ford, Hyundai, Honda, PSA, ont fléchi.

Démarrer plus vite que prévu

"Le démarrage de notre usine brésilienne (Nissan) doit se faire plus vite que prévu", a indiqué ce lundi Carlos Ghosn, double PDG de la firme automobile japonaise et de son actionnaire Renault. La limitation par le Brésil des importations en provenance du Mexique pour protéger son industrie automobile "rend notre usine au Brésil encore plus nécessaire", précise le patron né lui-même dans ce pays. Acteur historique au Mexique, où il produit annuellement 600.000 véhicules à destination du marché local et des Etats-Unis, mais aussi accessoirement de l'Amérique du sud, Nissan est encore peu présent industriellement dans le Mercosur. 

Usine à Rio

Absent industriellement d'Argentine, Nissan ne fait au Brésil qu'assembler des pick-ups Frontier et des breaks-monospaces Livina ou Grand Livina chez... Renault, dans l'usine de ce dernier à Curitiba (Etat du Parana). Mais, début octobre, Carlos Ghosn a signé un accord pour implanter sa propre usine, dans l'Etat de Rio, moyennant 1,1 milliard d'euros d'investissement. Les capacités initiales sont de 200.000 véhicules par an. Démarrage prévu en 2014.

Hausse de capacités

Pionnier de l'industrie automobile en Argentine - où il produit depuis les années 60 -, le constructeur au losange ne s'intéresse pour sa part au Brésil que depuis la fin des années 90. Si l'on exclut une timide tentative avortée, également dans les années 60. Après un démarrage problématique et de fortes pertes cumulées, le Brésil est devenu aujourd'hui l'une des zones les plus rentables pour Renault dans le monde! Le français fabrique (en trois équipes) à Curitiba les Logan, Sandero, Clio II, Fluence ainsi que le 4x4 Duster depuis août 2011. Le Brésil est devenu le deuxième marché du constructeur de Boulogne-Billancourt, avec 194.300 ventes en 2011 et 5,7% de part de marché. En Argentine, la firme française a écoulé dans le même temps 106.040 unités l'an passé avec une pénétration de 13%. Le 5 octobre dernier, Renault a annoncé un investissement de 200 millions d'euros à Curitiba pour augmenter les capacités de 100.000 unités supplémentaires à l'horizon 2013 (225.000 jusqu'ici).

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Commentaires

bbrzep  a écrit le 31/03/2012 à 10:54 :

Effectivement renault est devenu est grand mondial et se préépare avec Nissan à prendre une participation majoritaire chez Avtovaz qui deviendra un membre de l'Alliance à part entière, car la Russie est aussi l'autre eldorado de Renault.