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L'usine de Flins démarre la production de la Clio IV, nouveau fer de lance de Renault

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Alain-Gabriel Verdevoye  |   -  703  mots
Le site de la région parisienne devrait produire 40% des nouvelles Clio IV, contre 60% pour l'usine turque de Bursa. Flins en produit 30 unités par jour actuellement et devrait monter à 500 d'ici à novembre. Le site tourne en 1,5 équipe.

« Fin juillet, nous avons démarré la production en série de la Clio IV. Nous en fabriquons 30 par jour actuellement. Et nous serons capables d'en faire 500 d'ici à huit semaines », explique Eric Marchiol, Directeur des fabrications de l'usine Renault de Flins, en région parisienne. Livrable aux premiers clients début octobre, le nouveau fer de lance du constructeur français prend le relais de la Clio III de 2005, qui continuera toutefois en production, mais à un rythme réduit, de 30 à 50 par jour. Une grande première: le site de Flins démarre deux nouveaux modèles quasi-simultanément, avec également le début de la fabrication des Zoé électriques, livrables dès la fin de l'année. « Nous en faisons 5 par jour et devrions passer à 30-40 en novembre », soulignait mercredi Eric Marchiol, lors d'une visite du site réservée au Jury européen de la voiture de l'année - dont nous faisons partie.

Une capacité de 125.000

La capacité du site dans les conditions actuelles (1,5 équipe) est de 125.000 unités annuelles. Soit en diminution par rapport à la production de l'an dernier (147.971 unités de Clio III). « En trois équipes, le potentiel maximal serait de 250.000 unités », précise le Directeur des fabrications. Mais, ce n'est pas vraiment prévu ! Renault nous affirmait en février dernier avoir des prévisions de ventes de 350-400.000 Clio IV par an, contre 650.000 Clio III en 2006, sa meilleure année. Depuis, la concurrence s'est il est vrai élargie singulièrement. Mais ces estimations ont été, semble-t-il, récemment réduites au vu de l'évolution négative des marchés européens. Selon des informations officieuses, Flins fabriquerait 40% des Clio IV... et le site turc, qui vient également de commencer la production, 60% ! Bursa doit notamment assembler le break Clio IV, commercialisé  début 2013. Carlos Tavares, Directeur général délégué de Renault, avait souligné récemment qu'une Clio IV produite à Flins coûterait 1.300 euros de plus que son homologue turque, 30% dudit écart étant imputable aux fournisseurs.

150 millions investis

Renault a investi 150 millions d'euros à Flins pour la Clio IV, mais aussi la Zoé. Dans son souci d'améliorer la qualité, Renault a notamment ajouté 340 nouveaux  outils à l'emboutissage et 150 robots en tôlerie, « automatisée à 99% » selon  Eric Marchiol. La Clio IV comprend 300 points de soudure supplémentaires par rapport à la Clio III ; soit 4.000 en tout. "L'investissement total pour la Clio IV aura été réduit de moitié par rapport à la précédente Clio III", nous affirmait en février dernier Carlos Tavares. En conséquence, l'investissement pour ce nouveau modèle devrait tourner aux alentours du demi-milliard d'euros, selon le patron opérationnel. La Clio III avait requis 950 millions. La Clio IV reprend la plate-forme de l'actuelle Clio III. Elle conserve globalement les dimensions de la précédente génération et mesurera 4,05 mètres de long, mais pèsera une centaine de kilos de moins que son aînée, assure-t-on au sein du constructeur. La Clio IV bénéficiera des moteurs dernier cri, avec un tout nouveau trois cylindres à essence de 0,9 litre de cylindrée développant avec un turbo 90 chevaux, un quatre cylindres 1,2 turbo, un diesel 1,5 en plusieurs puissances. La Clio la plus "verte" émettrait "autour de 80 grammes de CO2 au kilomètre", selon Renault. Des valeurs très basses, comparables à la Toyota Yaris hybride.

Un créneau pesant 4 millions d'unités

La Clio IV, dont les prix démarreront à 13.700 euros, arrivera, comme sa rivale Peugeot 208 sur un segment très populaire en Europe, le premier du marché, qui représente 4 millions d'unités annuelles. Cette future Clio IV aura du travail, car la Clio actuelle n'était, en 2011 que la quatrième petite voiture la plus vendue sur le Vieux continent, derrière la Volkswagen Polo, la Ford Fiesta et l'Opel Corsa

3.000 salariés

L'usine de Flins emploie aujourd'hui 3.000 salariés, contre 22.000 pour 400.000 unités annuelles à la fin des années 70 ! A l'époque, le site était toutefois très intégré puisqu'il employait 600 personnes rien que dans l'atelier de couture des sièges. Le site, situé à 45 kilomètres de Paris, a démarré en 1952 pour produire la « 1000 kilos », une fourgonnette sur la base de la Juvaquatre d'avant guerre
 

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Commentaires

Pascal  a écrit le 11/09/2012 à 11:43 :

Impatient de découvrir cette Clio 4 au Mondial de Paris !

Durieu  a écrit le 09/09/2012 à 5:52 :

Ce que personne ne nous dit, c'est comment s'assurer que la Clio IV que l'on pourrait commander sera un modèle assemblé en France. Si je ne peux pas en avoir la certitude au moment du signer un bon de commande chez Renault, alors je vais acheter la 208 qui, pour le moment, est uniquement fabriqué en France. Je serais parfaitement d'accord pour payer un modèle "Made in France" un peu plus cher qu'un modèle Turc...

nh2o2  a écrit le 06/09/2012 à 23:30 :

Bravo !

Enfin la production de zoe démarre.

Bientôt Flins tournera à 100% pour zoe.

JLT  a répondu le 11/09/2012 à 23:03:

Hi Hi HI...c'est trop drôle, je suis mort de rire!!

Tuto  a écrit le 06/09/2012 à 20:18 :

Achetez une Dacia Sandero. 2 fois moins cher peu de panne.et vous fera le même usage pour aller au boulot.

Viking  a répondu le 06/09/2012 à 22:22:

Certes je suis en accord avec votre remarque mais ce n'est pas non plus la meme chose quand meme au crash test entre ces 2 vehicules ...

Bof  a répondu le 14/09/2012 à 17:31:

Dans la vie, fort heureusement, l'on n'achete pas un bien que pour son usage mais aussi pour son plaisir... Et le plaisir en Dacia Sandero, je cherche encore !

françois h  a écrit le 06/09/2012 à 16:45 :

demandons à montebourg de déménager l'usine turque de Bursa sur le site PSA d'aulnay quand il sera libre!

Fabfab  a écrit le 06/09/2012 à 12:01 :

L'article nous dit (avec un point d'exclamation bien sur) que la part de flins est de 40%, mais l'article ne donne pas la proportion actuelle, sachant qu'actuellement la clio III est fabriquée en france, en turquie, mais aussi en Espagne....
L'article se contente de dire que la capacité de Flins va baisser (en ne donnant pas la production prévisionnelle (2013) de Zoe) mais on ne sait pas si cela est du a la baisse générale de la production de clio, ou a la baisse de la répartition. En d'autres termes, qu'en est il à Bursa ? La production baisse peut etre la bas aussi... L'article mentionne que le break sera assemblé exclusivement en Turquie, mais sans signaler que c'est déjà le cas de la génération actuelle

Pour la partie comparaison avec les années 70, c'est vraiment totalement hors de propos, surtout résumé en trois lignes...

alex  a répondu le 06/09/2012 à 15:23:

non, pas en Espagne, vous confondes avec la Modus.

oliv  a répondu le 06/09/2012 à 17:25:

les Clio 3 sont aussi fabriquées en Espagne en complement de la Modus....

Samy  a répondu le 06/09/2012 à 19:34:

Clio 3 Break (version Estate, fabriquee uniquement en Turquie a Bursa, comme la Fluence electrique

alex  a écrit le 06/09/2012 à 10:34 :

Merci a la Tribune pour ces articles, cela permettra d'informer les incultes que toutes les voitures ne sont pas produites en dehors de notre pays, la France

Criscarro  a répondu le 06/09/2012 à 11:52:

40% in et 60% out, effectivement on fait encore des voitures en France et pour une boite dont l'etat et actionnaire le 50/50 aurait été de rigueur n'est ce pas monsieur montebourg. Il me semble que celui qui fabrique le plus en France reste Peugeot, et ce malgré tout ce qu'on peut lui reprocher, leur erreur stratégique à bien été de garder autant de production en France et de ne pas faire de meilleure alliance plus tôt avec des fabricant japonais comme à su le cultiver renault

alex  a répondu le 06/09/2012 à 15:17:

L?État possédé seulement 15% du capital de RENAULT. Et je ne pense pas que RENAULT arrive a vendre 40% des CLIO fabriqués à FLINS en France, l'usine va aussi exporter. sauf pour la break. Moi je comprends RENAULT, dans un pays où on achète de moins en moins de voitures françaises, on impose des taxes de plus en plus sur les entreprises. Vous avez oublié que notre nouveau président vient de mettre une taxe de supplémentaires sur les emplois industriels depuis juillet, pour financer les retraites de ceux qui pourront partir à 60ans.

Gépé001  a écrit le 06/09/2012 à 8:09 :

Comment les robots vont-ils financer leur retraites,et les nôtres par la même occasion?

alex  a répondu le 06/09/2012 à 9:56:

les robots permettent aussi d?éviter pas mal d'accidents du travail. de taches pénibles, et des souffrances pour les ouvriers

Le Sage  a répondu le 06/09/2012 à 11:28:

C'est vrai alex mais pendant ce temps là ils remplacent des gens sans emploi, alcooliques et futurs suicidés...
je sais je me suis fait l'avocat du diable

alphadelta64  a répondu le 06/09/2012 à 12:37:

Sauf que les robots sont fabriqués eux aussi par des hommes, le tout est de savoir si ce sont des robots franco français ou made in ailleurs. Je sais par expérience qu'il ne faut pas s'affoler à chaque fois qu'on introduit un robot ou un ordinateur, ça crée des emplois aussi, je me souviens de la mise en route à Paris des machines à pointer, on remplaçait 1 ou 2 poinçonneurs (travail d'un intérêt certain) par des dizaines de machines et tout le monde criait à l'assassin d'emploi, sauf qu'on a surement créé plus d'emplois de meilleur niveau dans l'industrie, pour fabriquer et maintenir ces machines et aussi les faire évoluer régulièrement.qu'on a perdu d'emploi de poinçonneur. Par contre je serais d'accord pour que les robots cotisent aux caisses de retraites.

alex  a répondu le 06/09/2012 à 15:22:

Si on cherche bien , je suis sur qu'il a une taxe sur les robots pour financer quelque chose. Je vous rappelle que 200000 emplois ne sont pas pourvus en France car certains emplois sont trop durs et personne n'en veut. Je connais personnellement un artisan qui cherche un maçon depuis 2 ans et n'en trouve pas. je peux vous indiquer un resto qui cherche un serveur et qui ne trouve pas.

FFF  a répondu le 06/09/2012 à 17:16:

Même s'il y avait une taxe, les machines sont là pour augmenter les profits des actionnaires et des patrons de ces entreprises. C'est tout, c'est de la simple logique libérale. Au lieu évidemment d'être mis au service de Tous.

Et pendant ce temps là, en 2012, vous nous proposez un boulot de maçon surement très mal payé en comparaison de la difficulté et de la dangerosité du métier.

Dans un monde idéal, la technologie et les ressources devraient être mis à disposition pour le bien de toute la planète (maison, nourriture, eau, santé, éducation, transport, ...) afin de faire travailler ces machines pour tout le monde. L'Homme n'aura donc plus à se soucier des biens matériels et pourra se concentrer totalement à l'accroissement de nos connaissances scientifiques, artistiques, ...

Dès aujourd'hui, avec une gestion très fines de nos ressources planétaires (mathématiques non linéaires) et l'utilisation massives de machines et technologies récentes, il suffirait de 50%šde la population active mondial pour subvenir au besoin (voir plus haut) de tous. Ce chiffre baissera par la suite au gré de l'augmentation de nos connaissances.
Dans le système actuelle, 50% de chômage serait significative de misère.

alphadelta64  a répondu le 06/09/2012 à 17:23:

En effet, dans l'artisanat presque tous les métiers cherchent des ouvriers, rien que dans mon patelin, l'électricien, le maçon, le plombier, les pâtissiers, les ébénistes, il n'y a presque plus personne dans les lycées professionnels, dans l'informatique il manque environ 120 000 informaticiens, il y a un vrai problème d'adéquation entre les offres et les demandes, et surtout entre les formations et les besoins. Les jeunes ont vue leurs parents trimer et ils ne veulent pas faire pareil, on peut comprendre mais après il ne faut pas se plaindre qu'on est au chômage.

FFF  a répondu le 06/09/2012 à 17:53:

Le risk-reward des métiers que vous proposez est vraiment horrible. On est bien sur un site de financier.

alphadelta64  a répondu le 06/09/2012 à 19:05:

Nous ne sommes pas aux états unis ou un pompier est payé dans une ville comme NY + de 6000 euros, non ici le pompier est un salarié qui n'a même pas de prime de risque. Mais les choses évoluent, le maçon est mieux payé qu'il n'a été, un bon ouvrier pâtissier ou ébéniste sont payés tout à fait correctement, mais que ferons nous dans quelques temps dans nos campagnes, plus de médecin, plus d'artisans plus de commerçant, plus de pompiers ou gendarmes, c'est en voie de devenir, On n'aura même pas quelqu'un pour creuser notre dernière demeure, on fera comme les animaux on ira sur un chemin à attendre les vautours, ici on a cette chance il y en a plein.