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Les héritiers de Louis Renault réclament réparation pour la nationalisation de Renault

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Alain-Gabriel Verdevoye  |   -  698  mots
Les héritiers de Louis Renault, fondateur et patron emblématique de la firme automobile, ont demandé mardi, à la cour d'appel de Paris, réparation pour la nationalisation-sanction de 1945 par le gouvernement provisoire du général de Gaulle. La cour doit s'exprimer le 21 novembre.

Renault, longtemps symbole de l'industrie française, n'arrive décidément pas à être une entreprise comme les autres. Son histoire la rattrappe toujours. Les héritiers de Louis Renault, fondateur et longtemps patron de la firme automobile, ont demandé mardi, à la cour d'appel de Paris, réparation pour la nationalisation-sanction de 1945 par le gouvernement provisoire du général de Gaulle. La cour doit s'exprimer le 21 novembre sur sa compétence pour trancher un dossier, sur lequel le TGI avait refusé en janvier dernier de se prononcer. Elle dira le cas échéant si elle juge opportun de transmettre au Conseil constitutionnel une "question prioritaire de constitutionnalité" (QPC) déposée par les héritiers de l'industriel français.

Action initiée par les petits-enfants

L'action a été initiée par sept petits-enfants de Louis Renault (1877-1944) qui contestent la validité de l'ordonnance de confiscation du 16 janvier 1945 ayant transformé Renault en Régie nationale des usines Renault, pour faits de collaboration avec l'occupant allemand. L'avocat des héritiers Renault, Maître Thierry Lévy, a estimé que cette confiscation sans indemnisation avait constitué une "voie de fait", relevant donc des juridictions judiciaires et non administratives. Une " théorie totalement impossible", avait répliqué l'avocat de l'Etat, Maître Xavier Normand-Bodard, affirmant que l'ordonnance concernée avait "valeur législative".

Historiens divisés

Les historiens restent divisés sur les faits reprochés à Louis Renault, mort en détention.  A la Libération, un mandat a été délivré contre lui, le 19 septembre 1944, pour "atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat". Le 23 septembre 1944, malade, il se rend librement à la convocation d'un juge qui l'inculpe et le fait incarcérer à Fresnes. Mis au secret et battu à maintes reprises, il voit sa santé déjà chancelante (insuffisance rénale grave) se dégrader rapidement. Il décède le 24 octobre 1944 à l'âge de 67 ans, un mois après son incarcération.

Taxis de la Marne

C'est en 1898, à l'âge de 21 ans, que Louis Renault avait construit sa première voiturette, en modifiant un tricycle De-Dion-Bouton. Ce sera la Type A. L'année suivante, la société Renault Frères est fondée. La société reçoit sa première grosse commande de 250 taxis en 1905.  Louis Renault devient en 1909, à 32 ans, seul héritier de la fortune familiale et unique maître de sa société. Deux ans plus tard, il fait un voyage aux Etats-Unis où il est séduit par les méthodes de production de Ford. En 1914, 1.200 taxis Renault sont réquisitionnés. Les fameux "Taxis de la Marne"  propulseront Renault au sommet de la popularité. Pendant les quatre ans de guerre, Louis Renault participe à l'effort de la guerre. En plus des voitures, camions, tracteurs, obus et fusées, il construit des éléments de fusils et de canons, des moteurs d'avion et même des appareils de reconnaissance.

Luttes sociales

L'empire Renault se développe après la Première guerre mondiale, avec une filière complète comprenant fonderies, forges, carrières, scierie, aciers, carton, caoutchouc, huiles, lubrifiants, matériel électrique... En 1929, il démarre la production dans ce qui deviendra l'usine historique de l'île Seguin à Boulogne-Billancourt. Le site sera le symbole du progrès mais aussi des luttes sociales, qui culmineront en 1936. Patron autoritaire, Louis Renault restera aux yeux des syndicats le patron à abattre, symbole du capitalisme. A la déclaration de guerre en 1939, la firme devient le fournisseur de l'armée française.

Contraint de réparer les chars allemands

En mai 1940, Louis Renault  part aux États-Unis. Il y rencontre notamment le président Franklin Roosevelt ainsi que plusieurs industriels et généraux américains. Mais, entretemps, la défaite face à la Wehrmacht a entraîné l'occupation des deux-tiers de la France. Ses usines sont réquisitionnées par l'armée d'occupation allemande. Renault est alors contraint de réparer des chars de combat. Les usines Renault sont en effet passées sous administration allemande. Le groupe tourne au ralenti. Les ateliers manquent de matières premières, et subissent de nombreux bombardements anglo-saxons. La production des usines Renault pendant l'Occupation représentera environ 60% de la production de la seule année 1939.

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Commentaires

Mémoire sélective  a écrit le 20/09/2012 à 8:25 :

Ce qui est arrivé dans les années 1940 est une chose étrange... Mais c'est marrant, tout le monde oublie que dans les années 80, c'est l'état (donc le peuple) qui a sauvé Renault de la faillite! A l'époque, que vous achetiez ou non une Renault, vos impôts sauvaient Renault. Sans l'état, Renault serait mort et enterré aujourd'hui!

Gerardgm  a répondu le 01/10/2012 à 0:03:

Effectivement, il me revient qu'en 1972 nous avions acheté une R4L et on disait à cette époque que c'était une façon de récupérer une partie de ses impôts !! En effet, chaque Renault produite coûtait 1000F au contribuable.
Quelle époque !

JeanL  a écrit le 20/09/2012 à 6:11 :

Une page honteuse de l'histoire de France... Comment peut-on priver un créateur d'entreprises qui a servi son pays pendant la première guerre mondiale ? a tout fait pour résister passivement pendant la deuxième guerre mondiale.
Une saleté d'engeance communiste et syndicaliste a seulement voulu lui faire payer 1936 : au nom de quoi ? Lorsqu'on n'est pas satisfait de l'emploi que l'on a, on le quitte...

Il est vrai que maintenant le racket social et les constructions sociales et alambiquées des 40 dernières années ont bien ruinée la France, jadis industrielle. Pas de quoi être fiers syndicalistes et politiques de tout poil. Vous avez cassé le pays...

Honte à vous et honneur aux descendants de Louis Renault, fleuron de l'industrie française et de l'esprit d'entreprise.


JeanL

STONE1  a écrit le 19/09/2012 à 21:52 :

@ matthieu Et à l'époque actuelle Renault n'appartient plus à l'Etat même si ce dernier reste l'actionnaire de référence!

dbjcs  a écrit le 19/09/2012 à 15:40 :

Il faut être bien naïf, pour ne pas voir que les petits enfants sont motivés par le gain financier qu'ils espèrent tirer du procès.

oshe  a répondu le 19/09/2012 à 16:08:

Et alors?
A leur place, tu aurais fais quoi?

Moi je comprends leur démarche et l'approuve. En plus je considere que laisser Renault dans les mains de l'Etat français est une erreur. Les entreprises les mieux gérer sont les entreprises où le capital est dans les mains d'une famille.

carlfrenchy  a répondu le 19/09/2012 à 16:33:

comme psa?!

nEtRICk  a écrit le 19/09/2012 à 14:44 :

Louis Renault a été assassiné dans sa cellule par les communistes. Ceci par vengeance
pour les faits remontant à la "Drole-de-Guerre" de septembre 1939 à mai 1940.
Aprés la signature du pacte nazi-sovétique (Ribbentrop/Hitler & Molotov/Staline) de fin
aout 39, il y a eu l'agression conjointe des deuz états criminels contre la Pologne, et
l'entrée en guerre de la France et de la Grande-Bretagne. Des ouvriers communistes
de Renault, collaborateurs des nazis, ont saboté la fabrication des chars Renault 35
et surtout des chars lourds B1 (dont certains devaient équiper la 4° Division cuirassée,
commandée par un certain....Charles de Gaulle !). Plusieurs de ces traitres ont été
démasquée et fusillés. C'est la raison pour laquelle les communistes , devenus des
héros aprés l'entrée en guerre de l'URSS, ont assassiné Louis Renault et fait confisquer
son entreprise. Aprés juin 40, Renault était sous le controle d'un commissaire Allemand,
le baron von Ourach, un ancien de Daimler-Benz. C'est alors que vrais ouvriers Français
patriotes ont saboté les productions pour la Wehrmacht, en particulier des moteurs pour
l'équipement des véhicules tous-terrains et amphibies pour le front de l'Est, la Laponie
et l'Afrique du nord. Ils ont aussi signalé auz Alliés les ateliers ou les productions pour
l'allemagne étaient fabriquées pour qu'ils soient bombardés.

Jeannot 2  a répondu le 19/09/2012 à 15:54:

Vous avez raison et le Gouvernement provisoire de 45 s'est très mal comporté dans cette affaire. Les communiste ont profité de la situation de deux façons :
Pour masquer leurs agissements responsables avec Hitler.....
Pour capter une entreprise à leur profit (syndicat CGT courroie de transmission du PC dirigeait en fait renault).
A la libération on était assez vite un traitre ou un résistant au gré des intérêts plus ou moins légitime de certain.
Les petits enfants de Renault ont complétement raison de vouloir réhabiliter leur ancêtre sali par certains pour des intérêts non avouables
Bien cordialement

STONE1  a écrit le 19/09/2012 à 14:11 :

Ils ont pèté une durite? Et si l'Etat français leur demandait réparation pour délocalisations abusives?

Matthieu  a répondu le 19/09/2012 à 14:33:

Quelles délocalisations? A l'équipe des délocalisations Renault n'appartenait plus à la famille Renault depuis longtemps...

alex  a répondu le 19/09/2012 à 18:05:

STONE1, tu devrais aussi demander réparation aux gens qui achètent des voiture produites en dehors de la France, et là l?État serait beaucoup plus riche. ah... OUI. ça s'appelle la TVA sociale, mais les français n'en veulent pas car ils aiment scier la branche sur laquelle ils sont assis.

morano2017  a écrit le 19/09/2012 à 14:06 :

connaissant la fermeté des socialistes,tout ceci va se terminer par une taxe rétroactive sur tous les détenteurs de renault

gesmap  a écrit le 19/09/2012 à 12:58 :

Si l'on suit ce genre de propos, pourquoi ne pas rembourser les aristocrates spoliés à la Révolution ou réhabiliter Louis XVI?

cdg  a répondu le 19/09/2012 à 15:48:

tout a fait. mais apres tout tapie a bien eut gain de cause ...

sinon l article est assez gentil avec Renault. Contrairement a Peugeot par ex, il a vraiment collabore et n a pas eut la finesse de retourner sa veste a temps comme beaucoup

rb  a écrit le 19/09/2012 à 12:37 :

C quoi ce racket deguise?....
Dans ce cas je demande que toutes les subventions deguises ou pas,les licenciements boursiers,soient rembourse par renault et leurs petits enfants toujours actionnaire probablement

claudus  a répondu le 19/09/2012 à 12:56:

t'as rien compris pourquoi du racket ? ce qui etait la famille Renault est a la famille Renault ..... y a t'il eu un jugement non c'est tellement facile de spolier aucune base legale pour nationaliser Renault a l'epoque si ce n'est un decret signé par De Gaulle Louis Renault il a été tué a Fresnes c'est lamentable ............................................il faut saluer le courage des petits enfants.............................................

Déesse  a répondu le 19/09/2012 à 15:37:

Entièrement d'accord avec rb, les petits enfants, sont surtout motivés par le gain financier qu'ils espèrent en tirer.

syllabus  a écrit le 19/09/2012 à 11:44 :

- Le rédacteur de l'article oublie de mentionner le FT17, premier vrai char à tourelle du monde, produit à 20 000 ex et utilisé par des dizaines d'armées dans le monde, encore en service dans l'AdT en 1940;
-L. Renault avait déjà subi une nationalisation avant la 2° G.M: les ateliers d'Issy les Mlx, qui deviendront AMX;, fait omis par la pensée unique
- Indépendamment des luttes avec les syndicats, L. Renault n'avait pas le soutien de l'opinion, la photo de sa poignée de main avec A.H au salon de Berlin ayant été largement diffusée par Thorez & Co.
- Il a été lâchement assasiné (cervicales brisées), mais personne ne s'en est ému. Son tort est de n'avoir eu personne à Londres au bon moment.

aka  a écrit le 19/09/2012 à 11:11 :

Il y a eu des boites dans le domaine militaire en France qui sous l'occupation on eu le choix de ne pas collaborer avec l'occupant? non. J'ai l'exemple dans ma famille : le refus de travailler avec les allemands a eu comme conséquence la fermeture de l'usine et le transfert de toutes ces machines en Allemagne. Bilan une usine fermée, les employés au chômage. Après la guerre les dédommagements liés a cette spoliation on été ridicules. Bien des boites on collaborées et on même prospéré pendant et après la guerre. Renault a expié pour l'ensemble de l'industrie française de l'époque.

Jules  a écrit le 19/09/2012 à 10:54 :

Heu... Je veux pas dire, mais l'info à plus d'1 an, si c'est pas plus même... ! Je vois pas trop l'intérêt de l'article ! Autant attendre le 21 novembre... Enfin bref !

DRRW  a écrit le 19/09/2012 à 9:43 :

Incroyable histoire que celle de Louis Renault. Industriel genial ayant eu raison avant tout le monde et seul contre tous, il fnit par etre isole dans un monde qui n'etait plus le sien. Le prejudice economique evoque par les heritiers doit etre regarde de pres, 70 ans c'est long, mais c'est aussi le temps necessaire a un debat apaise. Sur la responsabilite morale, je pense qu'il serait de l'interet de l'Etat francais de reconnaitre sa responsabilite. Cet homme, l'un des plus grands industriel francais, est mort en prson dans des circonstanes plus que troubles. La encore, la comparaison avec l'allemagne et des firmes comme BMW serait interessante...

gfa  a écrit le 19/09/2012 à 9:26 :

la conclusion de @Etat socialiste sur ces années sombres me parait bien rapide et sans aucune objectivité.

Je crois que les héritiers de Renault ont beau jeu aujourd'hui, de revendiquer la pépite, une société multinationale qui a passé des alliances startégiques au bon moment (vs Peugeot) ... le tout grâce au soutien sans faille de l'Etat qui l'a sauvé de la faillite, n'en déplaise à certains.
Alors demander réparation d'un préjudice, certe réel je ne le démens pas, mais vieux de 70 ans et dont personne n'est capable aujourd'hui d'en mesurer le niveau, parait délirant...

Les Renault ne sont pas les seuls à avoir été blessés, spoilés, humiliés durant ces années sombres, chaque famille à son niveau, la page doit être tournée.

Soit dit en passant, dans le monde de la méritocratie que je défends, le seul à mériter réparation me semble être Louis Renault... et bizarrement je doute que la famille Renault ne demande simplement à l'Etat que l'on réhabilite celui-ci !

Oui, la page doit être tournée  a répondu le 19/09/2012 à 10:06:

Si la page doit être tournée, c'est par la disparition de l'Etat socialiste obèse et spoliateur. C'est d'ailleurs bien parti, avec la crise des social-démocraties surendettées.

Democratix  a répondu le 19/09/2012 à 11:58:

On a tourné la page de l'ultralibéralisme qui ne favorisait que les rentiers comme BETTENCOURT. Des obèses spoliateurs des salariés corvéables à merci pour donner 15% de rendement aux actionnaires (fonds de pension, familles au bord du lac Léman...).

noshe  a répondu le 19/09/2012 à 16:17:

@democratix,

arrete avec ta vision communiste. Sans patron, pas d'entreprise et donc pas de salariés. Les salariés doivent arreter de regarder l'argent que gagne leur patron, parce que s'ils veulent gagner plus ils ont qu'à devenir patron à leur tour.
Une entreprise bien gérée est une entreprise qui ne donne pas trop à ses salariés sinon elle n'est plus compétitive si cette entreprise vend des produits sur les marchés français et étrangers.
Quand on voit Peugeot, on voit que ses difficultés viennent du fait que les ouvriers français ne sont pas compétitifs (35h et 1700E brut par personne). Ce n'est pas un probleme d'appétit des actionnaires ou de mauvais choix de la direction comme le gouvernement socialo-communiste et les syndicats cherchent à graver dans la tete des français

Ian  a répondu le 20/09/2012 à 14:40:

@noshe, arrête avec ta vision ultra-libérale. Sans salariés, pas d'entreprise non plus.
Les patrons doivent comprendre que les salariés ne sont pas un côut mais ce qui leur rapporte. La soi-disante compétitivité à outrance n'apporte que du moins-disant social ; à moins de s'aligner sur les salaires des pays les moins développés, les patrons ne seront jamais satisfaits. Quand on voit Peugeot, on constate que leurs problèmes viennent des surcapacités de production dont la direction n'a pas vu du tout l'apparition. Le cout de l'assemblage représente moins de 10% du prix d'un véhicule, donc ce n'est pas là le problème. C'est un problème de vision de l'avenir de la direction

Laurent68  a écrit le 19/09/2012 à 9:16 :

Tout est dit dans l'article :
1-Louis Renault restera aux yeux des syndicats le patron à abattre
2-La production des usines Renault pendant l'Occupation représentera environ 60% de la production de la seule année 1939.
On peut en conclure que la collaboration n'a pas été aussi massive que ce qu'on prétend et que la raison majeure de l'expropriation est l'achat de la paix sociale. Les communistes alliés aux syndicats étaient à l'époque une formation politique de tout premier plan.
Quant à réparer une préjudice aux hériters, la question est complexe et sur quelle base seraient ils dédommagés: l'estimation me semble impossible. La seule chose faisable c'est la réhabilitation de Louis Renault.

bouc émissaire  a répondu le 19/09/2012 à 10:11:

Qui se souvient que le front populaire avait nationalisé les industries d?armement françaises, dont par exemple les usines d?aviation ?

Les usines des SNCAO, SNCASO, SNCAC, SNCASE (une par grande zones géographique françaises, Nord, Centre, Sud-Ouest, Sud-Est) ont-elles de leur côté, dans un réflexe de patriotisme voire de résistance, simplement refusé de réparer voire construire des avions pour l?occupant ? Il suffit de rappeler que certains types d?avions produits en France après guerre n?étaient rien d?autre que des modèles allemands que les mêmes usines avaient été contraintes de produire : MS 500 alias Fieseler 156, NC 900 alias Focke-Wulf 190 ; AAC 1 Toucan alias Junkers 52, Nord 1100 alias Messerschmitt 108, etc?

Certes on se souvient aussi que les ouvriers de ces usines, comme beaucoup d?autres en France, sabotaient régulièrement ces avions, mais personne après la libération n?a songé à confisquer ces usines, car?elles appartenaient déjà à l?état ! Que penser alors de Marcel Bloch, constructeur d?avions renommé qui, lui, n?avait pas été nationalisé, et qui poursuivra son bonhomme de chemin, sous son nouveau nom de Marcel Dassault, comme chacun sait, avec les commandes de l?état, il est vrai dans l?ambiance des débuts de la guerre froide?

Je ne crois pas que les ouvriers de Renault sabotaient moins les véhicules sur lesquels ils travaillaient que les ouvriers des usines d?avions. Donc, probablement, les remarques de Laurent68 sont justifiées : il fallait un bouc émissaire, un sale patron à sanctionner, ce fut Louis Renault?

Etat socialiste  a écrit le 19/09/2012 à 8:51 :

A l'époque, l'Etat français était déjà obèse, déjà étreint par le socialisme immoral, antipatriotique et injuste. Avec la spoliation et le meurtre prémédité de Renault, double crime fondé sur un mensonge d'Etat, le socialisme français a démontré qu'il ne valait pas mieux que le socialisme soviétique. Presque 70 ans plus tard, il n'a pas changé et continue à trahir son pays et son peuple.

Désastre UMP  a répondu le 19/09/2012 à 9:05:

Les héritiers de Renault devraient plutôt attraire les administrateurs et les dirigeants de Renault, Ghosn, Pelatta, Tavarez, Briatore pour leurs de mander réparation des préjudices consécutifs aux souillures de Renault par la gestion piteuse de ces édministrteus et dirigeants précités. Pour le reste, le désastre économique et industriel de Renault s'est installé depuis une dizaine d'années sous le "haut commissariat" de l'Etat RPR/UMP Chirac / Raffarin De Villepin et Sarkozy avec son collaborateur Fillon.

jeff  a répondu le 19/09/2012 à 10:52:

Totalement. La politique de délocalisation de Renault a reçu pendant des années la bénédiction de la droite qui vient aujourd'hui donner des leçons de "produire en France"

Democratix  a répondu le 19/09/2012 à 12:00:

100% d'accord. Pour la droite, seuls les dividendes ont toujours compté (normal, quand on voit où ils sont implantés). La niche fiscale Copé montre bien que le but est de faire travailler à l'étranger, pas en France.