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Alain-Gabriel Verdevoye | 11/10/2012, 12:33 - 430 mots
"On est très loin des déclarations alarmistes de la direction de PSA Peugeot Citroën, de certains commentateurs et du rapport Sartorius", claironne la CGT après la présentation du premier volet, ce matin, du rapport du cabinet Secafi sur la santé financière du groupe automobile. Les autres syndicats sont toutefois nettement plus nuancés. Le rapport va même, pour les autres organisations, dans le même sens que celui remis en septembre par l'expert du gouvernement Emmanuel Sartorius, lequel critiquait durement direction et actionnaires pour leur stratégie et leur manque de dialogue mais estimait que la nécessité d'un plan de réorganisation n'était "pas contestable". La direction de PSA indique quant à elle que, '"après le rapport Sartorius, le diagnostic sur la situation financière du groupe qui a été établi par le cabinet Secafi confirme la gravité de la situation".
Résultats faussés
"Le rapport souligne que les résultats du 1er semestre 2012 -perte nette de 819 millions d'euros- sont faussés par un jeu de provisions "non courantes" très lourd. Ainsi le résultat net présenté est plombé par 612 millions de provisions exceptionnelles et par un niveau d'investissement record, principalement à l'international", argue le communiqué de la CGT.
Mise dans le rouge artificielle
Le cabinet Secafi avait été mandaté par le CCE de PSA fin juillet. Son rapport, d'après la CGT, met en évidence que la division automobile de PSA est "mise dans le rouge artificiellement par des transferts aux autres sociétés du groupe, réalisés notamment par le biais des surfacturations". La CGT affirme donc que 'le rapport conteste l'assertion de Philippe Varin (patron de PSA) selon laquelle "le groupe PSA brûlerait 200 milions d'euros de cash par mois".
La CFDT et de la CFTC, comme le SIA, principal syndicat de l'usine d'Aulnay qui doit fermer d'ici à 2014, réfutent cette interprétation de la CGT. Ils estiment que Secafi confirme que le groupe brûle bien 200 millions d'euros de liquidités par mois.
Casse de l'emploi
Le rapport incrimine, selon le syndicat, "la politique de rachat d'actions et de dividende", qui, "depuis 12 ans, a coûté 6 milliards d'euros à l'entreprise, dans le seul intérêt des actionnaires, au détriment du développement économique et de l'emploi. Elle s'est poursuivie jusqu'en août 2011". Secafi "ne considère nullement que la production automobile en Europe n'est pas rentable". La CGT y trouve la confirmation que "ce qui est en cause, ce n'est pas le coût du travail en France, mais plutôt le coût du capital et l'appétit de Philippe Varin pour une globalisation à marches forcée avec son cortège de délocalisations et la casse de l'emploi en Europe".
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rb a écrit le 11/10/2012 à 17:00 :
C marrant a lire tout les commentaires,ce rapport serait pilote par les syndicats,par contre le rapport donne par l'entreprise ne serait pas pilote en faveur de l'entreprise....Etrange. Il serait plus sage de lire les 2 rapports histoire de trouver la veritee qui est probablement au milieu
PIC SOUS a écrit le 11/10/2012 à 15:34 :
Ah, ces rapports politiquement commandés et dont les conclusions sont "légèrement" orientées...
churchill a écrit le 11/10/2012 à 15:28 :
comme on dit a la cgt ' tt va bien, vu que psa degage -3.3% de marge sur chaque vehicule vendu'...... que psa depose le bilan, et on n'en parle plus ( de la cgt, je voulais dire)
Gilles1 a écrit le 11/10/2012 à 15:14 :
On connait ces cabinets à la solde des syndicats bien que la facture soit réglée par l'entreprise (une exception française sans doute). Donc tout va bien. il faut continuer à remplir les parkings de voitures qui ne se vendent pas et garder tout le personnel sans oublier évidemment les délégués syndicaux ! Ou alors nommer PDG Montebourg avec comme adjoints les représentants de la CGT.
Pastorius a écrit le 11/10/2012 à 15:04 :
Ce rapport Secafi sera t-il rendu public et accessible en ligne (comme le rapport Sartorius)?
gerardc27 a écrit le 11/10/2012 à 14:38 :
Il est vrai que la part de la "famille" dans le groupe avait repassé la barre des trente pour cent ou s'en approchait depuis ces dix dernières années.
Le probléme c'est le marché a écrit le 11/10/2012 à 14:02 :
PSA ne se porte pas plus mal que ses concurrents. C'est le marché qui pose probléme. Il serait temps d'examiner dans quelle mesure les accords de "libre"- échange conclus par nos représentants sont avantageux ou désavantageux pour notre industrie et l'emploi (exploitation des différentiels socio-économiques entre les pays ou la "compétitivité"). Outre la mise en place d'une législation équitable sur le marché européen, que peut-on faire pour les marchés d'Afrique frappés par la violence?
Pastorius a répondu le 11/10/2012 à 15:06:
PSA se porte aussi mal que ses concurrents directs, mais il est isolé. FIAT se renfloue avec Chrysler, Renault avec Nissan/Dacia, Opel avec GM.
Bernard a écrit le 11/10/2012 à 13:46 :
Il serait bien de préciser que ce que vous publiez est l'interprétation de la CGT, et en premier lieu de lire le rapport SECAFI si vous y avez accès ?
Eric a écrit le 11/10/2012 à 13:29 :
attention SECAFI est une emanation des syndicats, donc le rapport est orienté. Je les ai déja pratiqué lors d'une restructuration des entrepôt dans la distribution, le rapport est orienté dans le sens de la vision des syndicat, bien entendu le rapport de PSA va dans le sens de la politique de l'entreprise. La vérité se situe au milieu comme d'habitude.....
Arnaud a répondu le 11/10/2012 à 13:43 depuis un Iphone :
Éric totalement en phase avec vous
Curieux a répondu le 11/10/2012 à 13:58:
On ne vous a pas entendu faire ce commentaire lors de la sortie du premier rapport. La mise en rouge artificielle des comptes des filiales française par les grands groupes est une pratique courante que seuls les aveugles ne veulent pas voir. TOTAL est le champion en la matière. Et Entendre tous ces commentateurs qui pensent avoir tout compris à l'économie alors qu'ils se font ballader à logueur de journée me fais doucement rigoler. Peut-on seulement dans ce pays parler sereinement de choses sans se faire qualifier d'idéologique. A entendre certaines milieux, les chefs d'entreprises ne sont responsables de rien (c'est la faute aux salariés, aux syndicats, aux..., mais jamais la leurs). Mais par contre ils ont tous les mérites, même de planter leurs entreprises tout en se rémunérant un max. Si les gens pensent que dans un marché de plus en plus ouvert il s'agit de concurrencer les pays à bas coût sur des produits bas de gamme, ils se trompent lourdement. Il suffit de voir les sollicitations que nous avons de la Chine (j'y étais encore la semaine dernière) pour leur transférer notre savoir faire et surtout l'avis même des industriels chinois sur leur propres produits pour se rendre compte de la stupidité de notre démarche. Ces industriels n'achètent du matériel chinois que parce que l'état chinois les y obligent.
M92 a répondu le 11/10/2012 à 14:45:
Et l'inverse? Pourquoi les deboires des entreprises ne serait uniquement la cause des directions et absolument pas celles des salarié ou syndicats... Vous devriez commencer par appliquer vous-meme la reflexion que vous faites concernant la qualification d'ideologue....
john galt a répondu le 11/10/2012 à 15:18:
@ Curieux : que les chefs d'entreprises "plantent leur entreprises" ou se "servent un max", et alors ? si l'entreprise leur appartient, où est le problème ? Si vous voyez un problème alors je vais vous demander comment vous vous servez de votre voiture, déclarer que vous vous en servez mal selon mes principes, et vous la confisquer ? Connaissez vous le droit de propriété, qui est l'autre nom du plus grand de tous les droits, la Liberté ?
churchill a répondu le 11/10/2012 à 15:31:
total ne gagne pas un kopec en france, il gagne sur l'exploration production, pas sur l'elevage en batterie de syndicalistes dans des usines a essence ( alors que le consommateur veut du diesel)... ces petits syndicalistes creve la faim a 3 briques par mois, ca me fait verser une larme