Faurecia plonge en Bourse malgré des résultats annuels solides

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Faurecia a enregistré une hausse de son activité supérieure au marché.
Faurecia a enregistré une hausse de son activité supérieure au marché. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
L'équipementier automobile a annoncé un chiffre d'affaires en hausse de 10% à 20,69 milliards d'euros. En 2016, Faurecia s'attend toutefois à un fort ralentissement de son activité en tablant sur une hausse de 1 à 3% de son chiffre d'affaires. L'action baisse de plus de 5% dans les premiers échanges.

Faurecia a fait état jeudi de résultats solides en 2015, avec une forte hausse de sa marge et une amélioration du dividende proposé, et a dit viser cette année une nouvelle hausse de sa rentabilité opérationnelle malgré des marchés moins porteurs.

L'action Faurecia plonge de 5% dans les premiers échanges boursiers. Depuis le 1er janvier, le titre a été amputé de 23,5% de  sa valeur.

Lire aussi: Valeurs automobiles: jusqu'où s'arrêtera la dégringolade?

Un chiffre d'affaires en hausse de 10%

L'équipementier automobile, dont PSA Peugeot Citroën détenait encore au 15 janvier 46,4% du capital - et 63% des droits de vote - a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 20,69 milliards d'euros, en progression de 9,9%.

Si l'on gomme un effet de change positif de 1,29 milliard d'euros et l'impact périmètre, la croissance organique ressort à 5,2%, toujours nettement supérieure à celle de la production automobile mondiale.

Faurecia a également amélioré sa marge opérationnelle, qui passe de 3,6% à 4,4% grâce notamment au redressement de sa rentabilité en Amérique du Nord. La dette a reculé de 31%, passant sous la barre du milliard d'euros (963 millions), et le bénéfice net, part du groupe, a plus que doublé à 370 millions.

Un dividende en hausse de 86%

Dans ce contexte, il propose de porter son dividende à 0,65 euro par action, soit une augmentation de 86% par rapport aux 35 centimes de l'exercice précédent.

L'année 2016 sera marquée selon Faurecia par une croissance "très modérée" de la production automobile mondiale et par la finalisation attendue de la vente des extérieurs automobiles à Plastic Omnium. Le groupe vise ainsi un ralentissement de la croissance de son chiffre d'affaires, avec une hausse de 1% à 3% attendue, mais une nouvelle amélioration de sa marge à 4,6%-5,0%. Il prévoit également un cash flow net d'environ 300 millions.

(Avec Reuters)

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a écrit le 12/02/2016 à 17:16 :
Et pendant ce temps là, nous salariés de FAURECIA on nous dira qu'il n'y a pas d'argent encore une fois pour nous augmenter! Mais on ira le chercher notre pognon
Réponse de le 14/02/2016 à 18:07 :
Absolument d'accord. Tout va toujours mieux... plus tard! Dans l'immédiat il faut se serrer la ceinture (PRI, perte d'avantages sociaux ou financiers...) Mais quand on voit les chiffres, on se dit franchement que le salarié n'est pas reconnu ni récompensé. Ne parle-t-on pas de ressources humaines? comme si on était un baril de pétrole... En France, avec la conjoncture et suivant les régions, cela ressemble à du chantage: soit on dit amen aux décisions restrictives, soit les sites ferment. Quelle latitude reste-t-il aux salariés ?
a écrit le 11/02/2016 à 14:25 :
Faurecia restructure son portefeuille de compétences. Les équipementiers français de premier rang devraient voir leur chiffre d'affaire multiplié par 3 sur une base 2014 dans les 10 ans qui viennent. Ils pâtissent cependant de la mauvaise note attribuée aux américains pour la plupart en faillite. Cet effet sera gommé dans les 3 ans par le remodelage inévitable de ces éléments négatifs.
a écrit le 11/02/2016 à 10:12 :
Les gens n'ont plus d'argent de ce fait la vente des voitures neuves baisse constamment, il est donc logique de voir ce secteur à la baisse de façon générale.

Le secteur automobile aurait tout intérêt à simplifier les véhicules neufs afin d'en réduire les coûts, bientôt l'équipement électronique et informatique sur un véhicule pèsera plus que le moteur et la caisse de celui-ci.

Le fossé se creuse de plus en plus entre des décideurs économiques complètement déconnectés des réalités et des citoyens obligés de faire de plus en plus attention à leur budget.
Réponse de le 11/02/2016 à 18:13 :
Presque :

Il s'agit d'une étude normalement confidentielle, réservée aux constructeurs, et qui concerne le profil de ceux qui, en France, achètent une voiture neuve. Cette étude montre quelque chose qui inquiète Renault, PSA et les autres et va dans le sens des nouvelles formes de transport comme BlablaCar. L'âge moyen auquel on achète une voiture neuve est de 55,3 ans, soit cinq ans de plus qu'en 2005 et presque douze ans de plus qu'en 1990. Acheter du neuf, c'est un luxe réservé aux seniors, les jeunes soit ne peuvent pas, soit ne veulent plus – et c'est probablement un peu des deux.
Réponse de le 11/02/2016 à 19:38 :
Disons que les gens commencent à s'habituer à se passer d'objets au final pas forcément si utiles que cela, mais à la base c'est bel et bien un problème de pouvoir d'achat.

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