Le français Navya lance le premier robot-taxi du monde

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Autonom Cab a obtenu l'autorisation de circulation à Paris.
Autonom Cab a obtenu l'autorisation de circulation à Paris. (Crédits : Navya)
Après sa navette autonome, le lyonnais Navya a présenté Autonom Cab, le premier robot-taxi du monde. Christophe Sapet veut le commercialiser dès juillet prochain. Mais le succès dépendra des innombrables autorisations de circulation que chaque acheteur devra nécessairement négocier avec les autorités.

Américains, Chinois, Allemands... Les pays du monde entier ont les yeux rivés sur la voiture autonome ! Uber en a fait son cheval de bataille, tandis que Tesla prend du retard dans sa promesse d'être l'un des leaders des voitures autonomes.

Ces mastodontes pourraient bien avoir été doublés par Navya, cette petite entreprise lyonnaise qui a présenté Autonom Cab, le premier robot-taxi du monde. A Saint-Denis, à la cité du cinéma, Elisabeth Borne, ministre des Transports est venue saluer le lancement d'Autonom Cab avec une bonne nouvelle : Navya s'est vu octroyé l'autorisation de rouler à Paris.

Sans chauffeur, ni volant, ni pédales...

Une dérogation pas évidente puisque Autonom Cab est une voiture sans chauffeur ni volant, ni pédales. C'est bien simple, les six places qu'elle compte sont tournées vers l'intérieur. Jusqu'ici, toutes les voitures autonomes expérimentales connues étaient notamment des voitures classiques dont il était possible de reprendre le volant en cas de danger.

Navya va ainsi mettre sur la route une voiture totalement autonome qui pourra rouler en moyenne jusqu'à 50 à 60 km/heures. Elle sera 100% électrique et disposera d'une autonomie de 10 heures.

Pour Christophe Sapet, patron de Navya, il s'agit de la voiture autonome « la plus sophistiquée du monde ».

« Il y a des querelles de chapelles sur le choix des technologies à embarquer, nous avons fait le choix de toutes les embarquées : des radars, des lidars, des caméras, des capteurs... », a-t-il expliqué lors de la conférence de presse de lancement d'Autonom Cab mardi 7 novembre.

Serial entrepreneur

Celui qui se définit comme un serial entrepreneur puisqu'il compte à son passif la fondation d'Infogrames, puis d'Infonie, s'est donné comme défi de faire voyager un citadin sur deux en voiture autonome d'ici à dix ans. En attendant, il présentera son Autonom Cab en janvier au CES de Las Vegas, le plus grand salon du monde d'électronique et de plus en plus tourné vers les technologies de connectivité et d'autonomie automobile. Et il a donné rendez-vous en juillet prochain aux donneurs d'ordres pour la commercialisation officielle de Navya.

Avec un prix compris entre 230.000 et 260.000 euros, Navya met en avant un modèle économique compétitif. Christophe Sapet a ainsi estimé qu'amorti sur 7 ans, l'Autonom Cab pourrait être plus rentable qu'un taxi. Il n'a toutefois pas spécifier les coûts de maintenance et éventuellement de la station de recharge. A cela, cette voiture sera exploitée 10 heures, soit une autonomie de 200 km, et un temps de recharge de 5 heures (sur prise spécifique de 16 ampères).

« Si l'on vend 1.000 voitures en un an, cela nous fera un chiffre d'affaires de 260 millions d'euros », a-t-il lancé.

Vers un nouveau tour de table

Une belle somme pour une entreprise qui a levé en tout près de 30 millions d'euros ces dernières années auprès de partenaires importants comme Keolis, mais également Valeo qui fournit les capteurs Lidars et les radars. Christophe Sapet reconnaît néanmoins qu'il aura besoin de nouveaux fonds pour poursuivre son développement même si les 30 millions n'ont pas encore été brûlés. Il a indiqué que ce sera probablement via un nouveau tour de table.

Il a également admis que la principale difficulté sera de négocier des autorisations avec les autorités sans lesquelles la commercialisation d'Autonom Cab ne sera pas possible. En effet, le droit n'autorise pas, sauf dérogation très spécifique, des véhicules avec ce degré d'autonomie. Autrement dit, il faudra du temps pour que Navya trouve son rythme de croisière et ses 1.000 ventes par an. « Si nous sommes rentables dans trois ans, nous serons contents », a déclaré Christophe Sapet.

« Avec Autonom Shuttle (la navette autonome de Navya, ndlr), avec lequel nous avons déjà transporté plus de 200.000 personnes, nous avons acquis une expérience et une légitimité qui nous aidera dans nos démarches avec les autorités », a-t-il toutefois ajouté.

Ce qui est certain, c'est que l'aventure de la voiture autonome ne fait que commencer et Navya espère qu'elle démarrera en France...

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Commentaires
a écrit le 09/11/2017 à 12:51 :
Un moment il faut arrêter d’être «  sucidaire » et faire des choix pour ne plus tromper les populations .

Explication :
soit on choisit les voitures autonomes qui vont créer la richesse à des groupes déjà très riches , ce qui va plonger d’autres personnes du même métier dans la faillite, la précarité , des maladies , l’augmentation des chômeurs
Après c’est une histoire de «  conscience humaine » soit on est humain soit on l’est pas. Voilà chacun sa position.

Après ce n’est pas la peine de laisser libres sans contrôle aux naissances si il n’y a pas d’avenir et si tout le monde est en «  survie »
a écrit le 09/11/2017 à 7:54 :
Bonjour,
pourquoi ne pas parler dans cet article de la grande proximité de Navya avec Bruno Bonnell, député LREM du Rhône et *très* proche de Gérard Collomb ?
N'est-ce pas une question intéressante quand le Ministère des transports accorde une autorisation de circulation dont l'obtention est le frein le plus important à l'émergence de ce genre d'innovation ?
Surtout quand d'autres expérimentations proches (par exemple le taxi bateau sur la Seine) n'ont pu avoir lieu faute d'autorisation.
Sachant que par ailleurs, il y a déjà une navette Navya qui circule à Lyon depuis 2016.

Ceci ne diminue évidemment en rien l'excellence de l'innovation de Navya et la fierté qu'une entreprise française dame le pion aux géants US et Chinois.

Mais la problématique administrative et assurantielle autour des véhicules autonomes est cruciale pour le développement de ce secteur, il est pertinent de s'interroger sur les manières dont elle évolue.

L'autre problématique fondamentale qu'il faudra aussi interroger, c'est l'impact économique et sociale de la robotisation du transport, surtout en terme d'emploi;
a écrit le 09/11/2017 à 5:27 :
J'ai eu la chance de tester la navette automatique testée à la défense sur le parvis.
La vitesse reste encore bridée à 5-10 km/h, mais c'est clairement ce type de véhicules qui sont l'avenir de la circulation en milieu urbain.
il est heureux que des entreprises françaises soient présentes sur ce marché porteur
a écrit le 08/11/2017 à 16:41 :
Chouette, les chauffeurs de taxis n'auront plus à batailler contre la concurrence déloyale et ils viendront grossir les chiffres du chômage !
Réponse de le 08/11/2017 à 19:27 :
Il y a mieux et plus utile comme jobs que chauffeur de taxi dans les embouteillages pollués
a écrit le 08/11/2017 à 13:33 :
Cette entreprise est super tout comme 2 autres (Easymile, Transdev etc) en France dans les navettes autonomes. Mais il faut aussi penser à l'intégration des technologies de Nawa Technologies (encore rare aussi) qui permettent d'utiliser du carbone très courant pour les batteries et permettre des recharges ultra-rapides comme une durée de vie très prolongée. C'est encore plus efficace au plan énergétique et environnemental pour les véhicules beaucoup utilisés comme taxis, navettes, bus etc. Et il ne faut pas oublier l'intégration solaire qui s'avère de plus en plus rentable et améliore encore le bilan (Lightyear One etc)
a écrit le 08/11/2017 à 9:41 :
Mr Bourassi a vraiment de gros problèmes avec la conjugaison des verbes. Rien n'est perdu, il est encore temps de s'y mettre. Allez, un petit effort !
Très cordialement
Adregal
a écrit le 08/11/2017 à 9:30 :
Que diable M. Bourassi, relisez vous !
"nous avons fait le choix de toutes les embarquées..." !!!
Réponse de le 08/11/2017 à 10:18 :
TheFox,

Ce n'est qu'un détail.
Pour information, le trait d'union n'est pas facultatif.
"relisez vous !" devrait être écrit "relisez-vous !"
a écrit le 08/11/2017 à 8:54 :
Comme si les juges n'étaient déjà pas assez débordés par des histoires à deux sous.
Réponse de le 10/11/2017 à 15:52 :
"Toujours à se plaindre ?"

Moi une réponse qui m'agresse d'entrée de la sorte je ne lis pas le reste et je le signale.

Arrêtez de me harceler svp, merci.

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