Reezocar lève 3 millions d'euros et veut accélérer à l'international

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De gauche à droite, Laurent Potel, Vladimir Grudzinski et Vincent Deboeuf, les fondateurs de Reezocar.
De gauche à droite, Laurent Potel, Vladimir Grudzinski et Vincent Deboeuf, les fondateurs de Reezocar. (Crédits : Reezocar)
La start-up qui veut révolutionner la transaction de voitures d'occasion a annoncé avoir bouclé un tour de table auprès de fonds spécialisés dans les innovations, dont Kick Club mais également Kima Ventures, le fonds de Xavier Niel, le patron de Free. Avec ses nouveaux actionnaires, Laurent Potel, fondateur de Reezocar, espère développer de nouveaux services pour affiner son modèle économique.

Les investisseurs sont de plus en plus intéressés par cette nouvelle intermédiation des ventes de voitures d'occasion. Après Carizy qui a levé un million d'euros il y a quelques mois seulement, c'est au tour de Reezocar d'annoncer un tour de table de 3 millions d'euros.

Un leader européen potentiel ?

Le site est spécialisé dans la transaction de voitures d'occasion à travers un système qui sécurise l'achat du côté vendeur et qui établit un diagnostic de la voiture pour rassurer l'acheteur. Reezocar a ainsi été pionnier en France, avant d'être rejoint par d'autres start-up comme Kyump, Carizy ou Winicar. Reezocar revendique toutefois le leadership en France avec plusieurs centaines de transactions par mois, avec l'objectif d'atteindre le millier à la fin de l'année 2017, là où ses concurrents comptent encore entre 20 et 50 transactions par mois.

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Avec cette levée de fonds, Reezocar veut consolider sa croissance en France. La société va ainsi renforcer ses équipes (entre 10 et 20 personnes supplémentaires). Mais l'objectif est aussi d'accélérer à l'international. La société a ouvert cet été en Belgique et vise d'autres pays européens d'ici la fin de l'année comme l'Allemagne, l'Espagne ou l'Italie. Pour Laurent Potel, Pdg et co-fondateur de la start-up, Reezocar n'a pas encore d'équivalent en Europe dans son business model, ce qui le pose potentiellement en position de leader.

Le fonds de Niel dans le tour de table

Laurent Potel est parvenu à convaincre des fonds très en pointe dans les innovations. Kick Club, un syndicat de business angels, a pris la tête du tour de table. Cyril Grislain, qui dirige ce fonds, entre au Conseil stratégique de Reezocar. Pour Laurent Potel, il était important d'aller chercher pas seulement des fonds, mais également une expertise. C'est le rôle que devrait également avoir Kima Ventures, un véhicule d'investissement issu de la galaxie Xavier Niel, Pdg de Free.

Enfin, l'arrivée de Via ID qui participe à ce tour de table doit permettre à Reezocar de faire évoluer son modèle. Ce fonds est une émanation de Mobivia Groupe (nouveau nom du holding qui réunit Norauto, Midas...) qui a déjà investi dans des sites internet innovants comme Heetch (service de transports entre particuliers) ou Drivy (location de voiture entre particuliers).

"En devenant investisseur principal dans Reezocar, Via ID ouvre son expertise à un acteur disruptif, qui fait bouger les lignes du marché du véhicule d'occasion. Cette approche servicielle, au plus près du client, s'inscrit dans notre souhait d'accompagner les changements actuels et profonds des comportements de mobilité. Notre mission est d'aider au développement de Reezocar pour en faire un leader européen. Cela passe aussi par une fertilisation croisée entre Reezocar et les métiers historiques de Mobivia Groupe, avec ses enseignes européennes fortes telles que Norauto ou Midas", explique dans un communiqué Yann Marteil, Directeur Général de Via ID.

Un modèle économique qui évolue

Pour Laurent Potel, Mobivia Groupe est une opportunité de développer une nouvelle offre aux clients : "Cela correspond bien à notre promesse d'accompagner le client de bout en bout sur la vie du véhicule, ce qui était une vraie demande." Et d'ajouter : "Notre objectif est d'être la clé d'entrée dans le marché de l'occasion et d'être le référent dans la vie de l'automobile." Autrement dit, Reezocar réfléchit à assortir son offre de services de maintenance automobile en profitant du réseau Norauto et Midas. A cette fin, Yann Marteil rejoindra également le comité stratégique de Reezocar.

Reezocar va donc continuer à se développer et à peaufiner son modèle économique. Laurent Potel, lui, estime être sur de bons rails. "Notre appel de fonds a été sursouscrit mais nous sommes restés sur notre objectif de levée de 3 millions d'euros. Nos projets de développement nous permettent de poser les jalons d'un prochain financement à terme", a indiqué celui qui reste encore, avec les autres co-fondateurs, l'actionnaire majoritaire de Reezocar.

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