Voiture autonome : l'ONU lève le verrou réglementaire

 |   |  222  mots
La voiture autonome sera bientôt autorisée sur les routes.
La voiture autonome sera bientôt autorisée sur les routes. (Crédits : © Stephen Lam / Reuters)
Alors que les constructeurs travaillent sur le développement de la technologie autonome, ils étaient jusque-là contraints par la Convention de Vienne. L'ONU a adopté une réglementation qui permettra, au plus tôt en 2017, d'autoriser les systèmes de "délégation de conduite".

Un nouvel obstacle réglementaire à la voiture autonome vient de sauter ! La commission économique des Nations unies pour l'Europe a adopté, mercredi 23 mars, une modification de la Convention de Vienne. Ce texte harmonise les règles de circulation routière depuis 1968.

Désormais, les voitures qui disposent de systèmes "de conduite automatisée" seront autorisées sur les routes à conditions qu'ils "puissent être contrôlés voire désactivés par le conducteur". Le nouveau texte exige également que ces systèmes fonctionnent "sous le contrôle permanent du conducteur".

La limite des 10 km/h saute

La convention de Vienne était considérée comme le principal obstacle à la mise en circulation de voitures autonomes, hormis les aspects techniques en, cours de développement par les constructeurs. Jusque-là, elle obligeait effectivement à ce que le conducteur à ne pas quitter le volant. L'article 8 stipulait ainsi que "tout conducteur doit constamment avoir le contrôle de son véhicule".

L'ONU est également favorable à la révision de l'article 79 de son règlement qui limite à 10 km/h les systèmes de délégation à la conduite. Ainsi, les constructeurs pourront proposer des solutions qui ne se limiteront pas à la gestion des embouteillages, mais à une conduite automatique sur route, voire autoroute. L'entrée en vigueur de ces textes est prévue "au plus tôt" pour 2017.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 25/03/2016 à 15:26 :
J'ai lu qq part que Uber aurait commandé un grand nombre de classeS modèle haut de gamme. Devinez donc pourquoi. Maintenant que ces voitures Google car vont être autorisées à rouler sur nos routes, c'est le modèle même des taxis et des chauffeurs Uber qui est en sursis. Tout autant pour les auto écoles, pour nos assureurs (en tout cas pour le risque auto), etc.
Uber utilisera ces voitures sans chauffeur pour faire le job dès que possible. Si j'étais taxi, je vendrai en vitesse ma licence avant que ce soit terminé et qu'elle ne vale plus rien, et me recyclerais dans autre chose !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :