Sanofi dévoile sa proposition aux actionnaires de Genzyme à 18,5 milliards de dollars

 |   |  342  mots
Le groupe pharmaceutique français a présenté aux actionnaires du groupe américain de biotechnologies son offre de rachat, alors que la direction de sa cible réclame un prix plus élevé.

Après plusieurs approches infructueuses ces dernières semaines, Sanofi-Aventis a rendu publique dimanche une proposition de rachat du groupe américain de biotechnologies Genzyme d'un montant de 18,5 milliards de dollars (14,5 milliards d'euros), qui devrait accroître la pression sur sa cible.

"Sanofi-Aventis rend public le contenu de cette lettre dans le but d'informer les actionnaires de Genzyme de la valeur significative et de la forte complémentarité stratégique que constituerait le rapprochement des deux sociétés", explique le communiqué publié ce dimanche. "Le plus important, c'est que les actionnaires de Genzyme nous entendent", a précisé le directeur général du groupe, Chris Viehbacher, lors d'une téléconférence.

Le groupe français se dit prêt à débourser 69 dollars par action en numéraire pour prendre le contrôle de Genzyme, un spécialiste des traitements des maladies rares. Ce prix correspond à celui évoqué dès la fin juillet, lorsqu'ont commencé à circuler sur les marchés des informations faisant état de l'intérêt de Sanofi.

Ce dernier a expliqué dimanche avoir envoyé sa proposition au PDG de Genzyme, Henri Termeer, le 29 juillet "après plusieurs tentatives infructueuses visant à engager des discussions". Genzyme n'était pas disponible dans l'immédiat pour réagir à l'initiative de Sanofi.

Le groupe américain assure être prêt à étudier "toute option qu'il jugera appropriée dans le but de mener à bien ce rapprochement". Des sources avaient auparavant déclaré à Reuters que Genzyme souhaitait une offre d'au moins 75 dollars par action avant d'ouvrir ses comptes à Sanofi.

Interrogé dimanche sur l'évolution possible de sa démarche, Chris Viehbacher a répondu: "Il n'y a aucune raison de débattre de la prochaine étape alors que nous en sommes à cette étape-là aujourd'hui (...) Aucune raison de débattre d'un autre prix."

Sanofi, numéro six mondial de la pharmacie, est en quête de relais de croissance car les brevets de plusieurs de ses principaux médicaments, comme l'anticancéreux Taxotère ou l'anticoagulant Plavix, doivent expirer au cours des prochaines années.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :