15 295 Pts (c)
-0,08 %
14 228 Pts (c)
-1,77 %
|
latribune.fr | 24/01/2011, 12:48 - 468 mots
" Les antibiotiques, c'est pas automatique ! " clamait une récente campagne d'information publique destinée à limiter le recours à ce type de médicaments. D'autant que, normalement nécessairement prescrits par un médecin dans le cadre d'une ordinnance, ils coûtent cher à la collevctivité à l'heure où le déficit de l'assurance - maladie et de la sécurité sociale, le fameux "t rou de la Sécu " contribue à alourdir les déficits publics et l'endettement de la France.
Pourtant, l'association de consommateur UFC-Que Choisir dévoile les résultats préoccupants d'une enquête sur les prescriptions d'antibiotiques, et à la lumière de ces derniers, exige du ministère de la Santé la mise en œuvre sans délai de mesures concrètes à même de garantir une information objective des médecins.
Alors que la consommation d'antibiotiques repart à la hausse depuis 2008 (+ 4 % par an), l'UFC-Que Choisir a mené une enquête auprès de 50 médecins, qui a pris la forme de visites par un patient unique en bonne santé, se plaignant d'un mal de gorge fictif. Ces consultations ont donné lieu à des prescriptions aberrantes :
- Alors que la personne était en parfaite santé, 52 % des visites ont conduit à la prescription d'antibiotiques. Faut-il à nouveau rappeler que l'efficacité des antibiotiques diminue quand leur usage se développe ?
Notre enquête dédouane les patients, dont l'influence sur les prescriptions est faible : seul un médecin de l'échantillon a retiré les antibiotiques de l'ordonnance après que notre enquêteur a émis un doute sur leur utilité.
- L'enquête souligne également la surprescription de médicaments: en moyenne, chaque
ordonnance comprenait 2,4 médicaments, en plus des antibiotiques ! Certains médecins ont même prescrit des corticoïdes, pourtant non recommandés pour un mal de gorge.
Pour l'UFC Que Choisir, "voilà donc une nouvelle preuve du caractère irrationnel des prescriptions, qui explique que la France se singularise tristement dans le paysage européen. 9 consultations sur 10 se concluent par une prescription de médicaments (deux fois plus qu'aux Pays-Bas), et la consommation de médicaments par habitant est supérieure de 40 % à celle de nos voisins européens. Non seulement en totale contradiction avec les impératifs les plus élémentaires de santé publique, ces prescriptions irrationnelles sont en outre inacceptables compte tenu de la charge financière qu'ils font supporter à la collectivité, dans un contexte où les déficits de l'assurance maladie menacent la pérennité du système et l'égal accès aux soins.
L'effort doit donc porter sur l'information scientifique donnée aux médecins, à propos de l'usage des médicaments et des bonnes pratiques thérapeutiques. Cette information objective est d'autant plus cruciale qu'elle doit contrebalancer la pression exercée sur les praticiens par l'industrie pharmaceutique. Décidée à obtenir cette information non-biaisée des médecins, gage de prescriptions adaptées aux besoins, l'UFC-Que Choisir rappelle sa proposition de création d'un corps de 1 700 visiteurs médicaux publics et indépendants, placés sous l'égide de la Haute Autorité de Santé."
|
|
bolbreton a écrit le 23/05/2011 à 17:57 :
Hier un médecin de garde m'a prescrit des antibiotiques, pour... une sinusite! (alors que je n'ai PAS de sinusite, par contre j'ai une belle angine, virale, constatée, par un autre médecin compétent!!) Hallucinant!... :-(
tsarineuse a écrit le 25/01/2011 à 17:23 :
dans les pays développés, la science détruit en grande partie nos barrières naturelles, actuellement les gens prennent plus de médicaments, ils en deviennent dépendants, au point, d'une fébrilité bizarre, les hommes et les femmes parlent tout seuls, sursautent au moindre bruit, deviennent aigris, ne supportent pas le voisinage, en bref, trop de med.Quand ça ne va pas , je rappe un oignon après un dîner léger, et je le mange, religieusement, c'est horrible, mais je pense aux pays du sub-saharien, comme au temps d'égypte, qui en consommaient comme on mange une pomme, je vous assure que vous êtes comme neuve, un véritable télénéttoyage, sans parler de l'ail, tous les jours ! c'est ça mon médicament, et en plus ça ne coûte rien, pour le rhum, c'est le citron c'est pareil, pour les dents en attendant de voir le dentiste, prendre se la poudre de girofle, pour enrober la dent, douleur disparue, et abcès crevé, voilà. ,
momo a écrit le 25/01/2011 à 17:10 :
...et bien , c'est comme les taxes de l'État, automatiques et régulières......
Jojo a écrit le 25/01/2011 à 00:11 :
N'oublions pas les grands services que rendent les antibiotiques quand ils sont prescrits de façon raisonnable. Ainsi, aujourd'hui même, les vives douleurs que me causait un abcès dentaire ont disparu en quelques heures après la prise du premier comprimé. Eh oui! Alors, messieurs les journalistes, soyez plus nuancés.
Jojo a écrit le 25/01/2011 à 00:11 :
N'oublions pas les grands services que rendent les antibiotiques quand ils sont prescrits de façon raisonnable. Ainsi, aujourd'hui même, les vives douleurs que me causait un abcès dentaire ont disparu en quelques heures après la prise du premier comprimé. Eh oui! Alors, messieurs les journalistes, soyez plus nuancés.
frop a écrit le 24/01/2011 à 18:06 :
Il existe chez les medecins un moyen de connaitre l'origine virale ou bacterienne d'une affection dans la gorge.Un simple froti avec un coton tige puis en plongeant celui-çi dans un réactif permet de preciser le diagnostic d'ou le traitement les antibio ne sont d'aucune efficacité sur les origines virales.Que choisir ne semble pas etre au courant d'autant qu'il existe plusieurs classes d'antibio aux applications efficacitées et dosages differents et que sur une petite iritation saisoniere par exemple on peut prescrire un antibio leger d'application locale sans danger pour la resistance future des bacteries à son encontre.Faut se renseigner avant d'écrire des bétises.
Pascal a répondu le 25/01/2011 à 13:54:
Appliquez à vous-même votre dernière phrase!! Le patient de Que choisir n'était pas malade, c'était un mal de gorge FICTIF? Où est-alors le diagnostique du médecin? Est-il simplement un distributeur de médicaments comme il y a des distributeurs de boisson?
gazuis a écrit le 24/01/2011 à 17:50 :
Il y aurait donc prescription de médicaments sans que le medecin ne fasse son diagnostic?Avez vous de la temperature ,tirez la langue faite hhaa, toute pratique permetant de detecter un "vrais foyer infectieux"qui debouchera sur des prescriptions adequates.Faire croire le contraire est une insulte contre les medecins voire une accusation d'incompétence, mais sur que les journalistes de que choisir ont des bac plus 12 pour pouvoir en remontrer aux medecins.Quelle pantalonade cette pseudo enquete d'un magasine qui veut vendre à tout prix connaissant par coeur les sujets sur lesquels la polémique peut faire vendre ,seul objectif poursuivi,faire du fric au tirage en dehors de toute honneteté intellectuelle, de toute ethique pour au final mais sans le dire bien sur sous pretexte d'informer, prendre ses lecteurs apres les avoir baisés pour des cons.
zouzou a répondu le 24/01/2011 à 20:52:
Les médicaments ce ne sont pas des bonbons et les visiteurs médicaux devraient comprendre qu'ils ne travaillentpas pour HARIBO. Les médecins (pas tous heureusement) sont tellement contents de gagner leur voyage au Kénya qu'ils en oublient souvent leur serment. Le trou de la sécu est dû en très grande partie à toutes les professions libérales qui pompent allègrement le système et mettent en plus en danger la santé de leurs "clients". Déplorable!
Pascal a répondu le 25/01/2011 à 13:58:
Vous défendez une corporation au mépris de la vérité.